1.6.4 Hiérarchie ?

La dominance, la domination et le signal honnête de dominance arriment l’existence à des quais que les savants ne cherchent pas à explorer. La domination est la recherche de la dominance ; elle construit des hiérarchies de domination. L’évolution n’a pas été chiche avec l’être humain. Elle lui a donné des attributs, des talents multiples qui sont sans cesse améliorés dans de multiples théâtres d’opérations où la compétition s’épanouit même là où on ne l’attend pas. Les artistes ne sont pas censés s’intéresser aux chiffres de vente. Ils exècrent bien sur les classements. Il chante l’amour sur tous les tons car Pascal Nègre a bien compris que l’ersatz de chienlit qu’il vend chèrement fait les meilleurs parts de marché. Pascal a pris la porte, l’argent garde toujours l’appartement et les murs. Les cérémonies guindées d’auto congratulation nous rappellent que la profession souffre d’un manque cruel de reconnaissance académique. Qu’importe, les artistes pérorent dans les médias comme des premiers de la classe à propos de tout et n’importe quoi pourvu que leur mince domaine de compétence ne soit pas impliqué. Le traitement émotionnel de l’information est une conséquence directe de l’influence de la classe artistique tellement pourrie par le fric qu’elle se croit autorisée à professer sa petite vertu aux quatre coins de l’immonde. Résultat : tous les journalistes télés sont des metteurs en scène qui veulent nous faire oublier que la simple présence d’une caméra change la réalité. Leurs micros font le trottoir. Ils trouveront bien des idiots qui pensent comme eux. Le travail statistique est la partie la plus éreintante du métier, elle prend du temps.

La recherche du bonheur ou domination est sexuée, mot brutal, j’en conviens mais la grossièreté n’est pas mon genre. Deux types de hiérarchies émergent d’une observation sans complaisance de la domination humaine. Le statut qu’il soit social, sexuel ou motorisé est l’obsession des hommes. Il faut toujours être le premier partout et en mettre plein la vue. On est comme ça et personne n’a le droit de nous faire de leçons de morale. Il ne s’agit pas de faire de la morale féministe, il s’agit d’établir des constations pour ne pas se prendre au sérieux. Rire de nous-même et de notre condition est une des facultés qui distingue l’homme des féministes fanatiques dont le jeu vulgaire égalent ceux qui étalent leur indigences dans le cirque médiatique qui récompense grassement la provocation à la condition obligatoire qu’elle soit aussi convenue que respectant les normes ISO 9001. Nous nous autorisons à renvoyer Orelsan et ses deux belettes miroirs dos à dos. Tout cela sent le transgressif rance et ramolli. La provocation est un business. Surtout qu’on ne touche pas aux marchands. Le bas pourrait se blesser, et le porte-jarretelle subir une déculottée. La provocation ne peut être que d’ordre sexuel, toute autre provocation est interdite puisqu’offensant la bienséance des lois du marché. La subversion artistique tient en ce triste constat. 40 ans qu’ils nous servent le même plat et les mêmes platitudes. Les artistes ne connaissent pas la réalité des entreprises. Ils sont plus au courant des engrenages faisant monter le pont levis. On les excusera, ils ne sont pas responsables. Ce sont juste des abrutis. Sauf ceux qui savent lire.

La femme ne peut échapper à son obsession pour la beauté. Sa soumission aux modèles acceptés et répandus d’apparence physique la rend vulnérable au n’importe quoi dont le dénominateur commun est l’affichage de leur corps pensé comme instrument de puissance. Il n’est pas sûr que la conquête d’un corps soit une campagne où les deux parties investissent tout leur être. Il ne s’agit pas d’interdire, il s’agit de s’interroger sur l’origine et de comprendre de quoi on est le jouet. L’influence de la pornographie se fait sentir jusque dans la rue. Les jeunes filles ont un mal fou à ne plus enfiler des pantalons qui laissent passer de l’air entre le corps et le tissu. Elles ont bien des jambes et une paire de fesse, c’est la propagande rassurante qui descend dans la rue et augmente les risques d’infections vaginales. Ce mimétisme moulant n’a rien à voir avec une stratégie d’allumage ; c’est le résultat de la compétition intra-spécifique femelle. Dans 50 ans, elles porteront toutes un string pour faire leurs courses car les successeurs de Beyonce et de Lady Gaga leur intimeront l’ordre inconscient qu’il est avantageux de montrer leurs culs pour affirmer leur féminité et leur liberté de femme. A moins que la pudeur, instinct inhibé uniquement lors d’un rapport sexuel, soit encore la cible de la grande page blanche des nazis de la théorie du genre. On pissera tous au grand air. L’ennui, c’est le vent. Quand il sera contraire, on rira tous, jaune.

Dès qu’on parle de sexe, la liberté est hors sujet. On fait croire aux femmes que leurs paires de fesses est un pouvoir. Demandez-vous pourquoi les revues érotiques sont périodiques. Plus profondément, accède-t-on à la liberté par le pouvoir ou en supprimant le rapport de force ? Certaines artistes comme Beyonce ont bien compris que le cul porte drapeau d’un pouvoir, d’un chantage entre les sexes fait vendre. Elle a abondamment tortillé son cul devant Kadhafi, who ran the world at that time? Il semble que les chars soient plus efficients à écrire l’histoire que ses danses lascives. Je n’ai rien contre les danses lascives, je mets en doute la croyance que l’arrière train des femmes soient un instrument de pouvoir ou d’émancipation. L’ennui avec la subversion par le corps est sa limite corporelle. La pensée est beaucoup plus dangereuse car la subversion qu’elle permet n’a pas de limite. Les marchands l’ont bien compris, ils encouragent la première et interdisent d’antenne la seconde. La première décourage biologiquement même la seconde, dès que je vois une paire de nichon, mon néocortex est inhibé. Le pubis public empêche de réfléchir ; décidemment, la télé a tout compris. Du pain, des jeux. L’empire romain avait oublié les parties érogènes primaires par manque de bande passante. Les choses ont empiré avec Constantin. La vocation d’un empire, c’est d’empirer avant d’expirer. Les vendeurs de vent feraient bien de s’en souvenir. Leurs vents seront balayés devant toutes les portes.

Pour certains éthologistes, la beauté signale honnêtement la fertilité, un système immunitaire performant. Pour d’autres, elle est une surprise de notre circuit vidéo interne qui aime des proportions et des symétries. Il est possible que la beauté n’indique rien de spécial en termes d’adaptation darwinienne, une sélection sexuelle est sûrement la cause de notre attirance pour le beau chez le sexe opposé. A cet égard, les expériences sur les animaux mettent en évidence un curieux phénomène. Lorsque les poissons subissent une pression sélective intense des prédateurs, les femelles vont sélectionner les mâles qui naviguent incognito dans l’eau. Si vous supprimez la pression sélective, les femelles s’accoupleront de préférence avec les mâles qui afficheront de nombreux distinctions picturales sur leurs écailles. Après quelques générations, un feu d’artifice de couleurs égayera le cours d’eau. L’extrapolation à l’être humain est intéressante. Nous vivons dans un monde d’apparence car tous nos prédateurs ont été neutralisés. Ceux qui critiquent ce monde satanique d’apparence regrettent le bon vieux temps où l’homme était un loup pour l’homme, son pire prédateur. Il faut bien réfléchir à ce que l’on dit avec Darwin et toujours avoir un point de vue équilibré, même quand on est un bipolaire funambule.

A l’heure actuelle, il est évident que les hiérarchies de domination sont de moins en moins sexuées. Les femmes font rien qu’à vouloir piquer les jobs de managers. Arrivera un temps béni, où elles pourront s’occuper de la gestion des multinationales. Elles présideront le board ou le comex, arriveront en réunion avec une chevelure conquérante comme dans cette pub débile pour shampoing pléonastique. Le mâle, enfin libéré des tâches ménagères désagréables, pourra faire ce que l’évolution lui commande de faire. Au choix, la guerre, l’escalade du Mont Blanc avec deux doigts de pied ou un 400 m départ arrêtés sur les Champs Élysées. En résumé on pourra enfin faire les cons librement. Les femmes ne nous emmerderont plus avec leurs gosses. Elles iront réchauffer du sperme congelé au micro-onde avant de se faire inséminer par des banques d’affaires eugénistes. Elles se demerderont avec leurs progénitures que nous ne pourrons plus reconnaître. Tiens celui-là on va l’appeler mister Freeze, celle-là Reine des Neiges. Et la tendresse dans tout ça ? Je ne sais pas, on ira aux putes si copuler est encore permis par Caroline Fourest et ses femens hystériques. L’imprimatur visible de la Kommandantur journalistique télévisuelle apporte de l’eau au moulin de ceux qui pensent que la raie menteuse communique par poil de cul interposé. Je ne vois pas pourquoi on condamnerait la prostitution. Après tout, certains clips vidéo sont purement et simplement du racolage que les féministes évitent de dénoncer, il y’a trop d’argent américain en jeu vous comprenez. La publicité gratuite pour la pornographie et la prostitution couplé à un matraquage comminatoire de baiser sa prochaine fabrique un troupeau médusé qui évite de remettre en cause le pouvoir des puissants qui, eux, sont bien mariés, ont cinq gosses et un conseil d’administration à leur botte. On accuse ensuite les hommes et les jeunes mâles de faire sonner le trébuchant pour arrêter l’hypocrisie. Les armées d’Ubu ont envahi le meilleur des mondes et elles ont l’aplomb nécessaire pour voler à tire d’ailes. Un jour la chasse sera ouverte. Le plomb dans la tête est le pire ennemi des plateaux qui jacassent.

Les hiérarchies de domination sont donc basées sur de multiples attributs. La présence visible de ces attributs est parfaitement assimilable à des signaux honnêtes ; ce sont des signaux honnêtes de domination. La musculature, Le statut social et son écume sont visibles. Ils guident les choix conscients des femelles. Les apparences étant trompeuses, Dame Nature a complété l’arsenal informatif féminin par un autre signal vraiment honnête. Le signal honnête de la structure de dominance échappe au conscient des protagonistes de la guerre des sexes toujours attisées par des folles furieuses qui veulent nous convaincre de la supériorité de la race féminine. L’égalité, personne ne connaît. C’est un gros mot. Pour prouver l’égalité, on commence toujours par démontrer la supériorité. Nous sommes bombardés de message du genre de celui qui apparaît ci-dessous. Dès que je sens qu’on veut m’éduquer, le bras d’honneur et l’esprit du sale gosse s’échauffent. Les hommes et les femmes naissent égaux en droit. Si l’égalité des salaires n’est pas respectée alors la transparence des rémunérations serait un bon moyen de dénoncer les jeux mesquins des managers bien blancs, bien vieux et bien friqués. Les femmes, en revanche, devraient cesser de considérer l’entreprise comme une extension de l’école où, bien sûr, elles excellent car elles sont phylogénétiquement plus intelligentes que les hommes ; c’est bien connu et documenté : Einstein et Newton sont des transsexuels. L’entreprise est un rapport de force où l’expertise et l’intelligence sont asservies par le pouvoir. On peut le regretter, mais la réalité rattrape toujours les vierges effarouchées. Les femmes utilisent leurs armes dans les jeux de pouvoir. J’ai vu des comportements féminins dégueulasses en entreprise. Des comportements qui auraient occasionnés des explications hors les murs de la boite si deux hommes avaient été impliqués. Les femmes savent bien que la misogynie légendaire du sexe masculin les protégera de ce genre de désagrément. Travailler avec un homme fourbe est gérable car la fourberie ne peut pas aller trop loin à cause du risque de violence. Travailler avec une salope est impossible car elle sait que la rouerie est illimitée. Je parle d’une minorité infime de femme. Celles utilisant leurs charmes protubérants ne sont pas incluses dans le décompte. En résumé, qu’on arrête la mascarade angélique féministe nous présentant la femme soit comme une espèce en voie de disparition soit comme la vertu personnifiée. Egalité, point à la ligne. Et le tout dans l’humour. Si les hommes ne peuvent plus rire des femmes, et si les femmes ne peuvent plus nous tourner en ridicule, comment va-t-on faire pour séduire ? Demander la permission aux hyènes de garde ? Reiser, revient ! Elles sont devenues folles ! Non, pire que ça, ennuyeuses. Les acrobaties deviennent la seule distraction ; l’aire de Broca étouffe sous les édredons. Les marchands soutiennent le mouvement. Ils ont la gratuité en horreur, mais l’inhibition de la pensée et le racolage actif dont bénéficie leurs produits font pencher la balance du bon côté. Trouve un cul, ferme ta gueule devant les puissants et achète leurs merdes. From cradle to grave.


L’existence d’attribut de domination n’a aucun intérêt en soi. Vous pouvez être grand. C’est un attribut de domination. Si la taille est utilisée avec succès dans l’environnement alors Dame Nature vous récompensera par une élévation dans la structure de dominance, résultat d’une intensité accrue du signal honnête de dominance. Je le répète, le signal honnête de dominance n’a pas vocation à être sexué. Il faut se réjouir de cette égalité avant de toucher le fond. On peut lever des fonds, signal de domination et faire banqueroute, signe de mauvaise gestion.


On sent encore l’égalité la plus stricte. Les femmes recherchent la domination, pas l’égalité. La science, c’est la recherche de la vérité donc le contraire du pouvoir qui est l’appropriation unilatérale et illégitime du contrôle des récompenses et des punitions de toutes natures. La femme ressemble à Kadhafi. La femme, c’est une race de nazi. Bravo les communicants. On va prendre le maquis et tirer à vue sur les nichons.

L’hypothèse défendue est donc l’existence d’un signal honnête universel qui guide le choix reproductif des femmes et construit la hiérarchie de dominance. L’intensité du signal capture la conversion de la domination en dominance et sanctionne le succès adaptatif. Un structure se forme et ajoute aux relations de dominations des liens de dominance. La dominance est un état, la domination est un processus comportemental, une action de dominer. Chez l’être humain la phylogénie est beaucoup moins présente dans le comportement contrairement à l’animal. Les comportements sont appris et modulés par l’expérience. On pourrait donc objecter à l’éthologie qu’elle s’arroge un magistère arrogant chez l’homme. Le rayon d’action de l’éthologie est en effet l’étude comparée des comportements génétiquement déterminés chez les animaux. Certes, la phylogénie se fait moins sentir dans le comportement chez l’homme. Par contre, elle règne sans partage dans certaine motivation du comportement. Essayer d’apprendre à ne plus avoir soif et vous verrez. Dame Nature vous dit où aller. Vous pouvez choisir l’itinéraire, le moyen de transport et la couleur du véhicule. Vous restez sous la coupe de la motivation. La phylogénie cache derrière la motivation son plus puissant moteur : la recherche de dominance, la poursuite du bonheur, le sacrifice ultime pour la puissance, la volonté de vie. Cette motivation première crée de multiples motivations apprises : lire un livre, apprendre la guitare, se cultiver etc…

Personne n’est choqué par la présence des dominants de la structure de dominance. La nature les cache, rien n’est visible. Par contre l’injustice, la tricherie est détectée en amont dans le processus de domination. Le dopage est une création des marchands. Les sponsors mettent une pression hallucinante sur les sportifs qui n’ont d’autre choix que de recourir aux pots belges de toute sorte pour assouvir le désir d’un train de vie que les marchands leur font miroiter. Les marques sont gagnantes dans tous les cas ; si les sportifs se font piqué à l’insu de leur plein gré alors elles se retirent, le marchand reste tapi dans l’ombre, bien protégé, pas vu, pas pris. Personne, et surtout pas les journalistes, ne vient effaroucher les vierges perpétuelles entretenues par les vestales de la vertu permanente et bavarde. Le monde du sport télévisuel va disparaître. On pense que les forfaits n’ont pas de conséquence ; On ignore le temps qui travaille le corps social. Ce temps est une bonne mesure de l’abrutissement des masses : 20 ans ? 30 ans ? 100 ans ? Dopage et pari sportif en ligne sont les deux poisons lents mais sûrs du sport de haut niveau. Les gens vont commencer à comprendre qu’il vaut mieux jouer au foot que de le regarder à la télé. Réunir 22 gugusses et fêter la victoire au bar, c’est quand même mieux que de subir les assauts du canon à électrons. Malheureusement 22 joueurs de foot, c’est déjà un rassemblement qui trouble l’ordre public de l’état d’urgence.

L’argent est le signal honnête social qui régit la civilisation. Il créé du pouvoir, il achète des ressources de toute sorte. Il créé aussi de la hiérarchie sociale. Il ressemble à un signal honnête. Son universalité le fait ressembler au signal honnête de dominance car Il est récompense de la domination qui est l’exploitation des attributs physique et intellectuel de n’importe quel être humain. La structure de dominance n’est pas la copie parfaite de la hiérarchie sociale basée sur l’argent. Tant que la structure de dominance ne sera pas connue, il est vain de vouloir établir une comparaison rationnelle. Pourtant, un PDG qui gagne 13 millions d’euros par an ne peut pas être 700 fois plus heureux qu’un Smicard. Il serait maniaque au-delà de toute frontière connue.

L’expression populaire « l’argent ne fait pas le bonheur » est incorrecte au-delà d’un certain niveau. Au-delà de 6000 euros par mois, l’argent n’a plus d’incidence sur le bonheur. On ne compte plus les histoires tragiques des gagnants du loto qui n’ont pas su gérer la manne tombée du ciel ou de l’enfer. Certes, l’argent peut rendre heureux mais d’autres chemins existent. Les retours de vacance d’Inde sont éclairants à ce sujet. Les bronzés font du safari et sont effarés de la misère qu’ils ont trouvée. La misère matérielle est l’aune de tous nos jugements et l’absence de signe extérieur de richesse condamne n’importe quel quidam aux gémonies de la pauvreté. C’est oublié un peu vite la culture, la civilisation. Certaines cultures préfèrent un homme pauvre inséré dans une tradition humaine solide plutôt qu’un individualiste riche dont l’unique compagnon est la commande de la télé ou un verre de Jack Daniels. Pas d’inquiétude, les marchands sont déjà en Inde, ils vont nous changer cela vite fait. Espérons qu’il garde l’esprit en soulageant les misères matérielles. J’ai des doutes.


Les outils conceptuels portés par la théorie de la dominance sont simples. La domination valorise les attributs de l’être humain. L’individu exploite ses capacités pour obtenir une récompense. C’est le système d’approche ou approach system. Ces attributs « au repos » sont des signaux honnêtes de domination. La domination créée la hiérarchie de domination qui est visible dans la culture de la communauté : Art, sport, politique, monde du travail, collectionneur de timbre… On pourrait s’épuiser à faire l’inventaire de l’extraordinaire variété des structures créées par la domination. Le processus de domination est sanctionné par deux mesures voisines mais distinctes. L’argent crée une hiérarchie sociale par le système du prix de marché. La dominance crée une hiérarchie de dominance biologique. L’argent et la dominance ont toutes les deux vocation à allouer les ressources et les opportunités sexuelles. La dominance rend heureux. L’argent fait le bonheur, pour ceux qui y croient, c’est-à-dire pour les pauvres, qui n’en ont pas.

Le bonheur fait parler de lui, il fait couler beaucoup d’encre. En 2008, une étude a suscité beaucoup de battage médiatique. Il est rassurant de constater que les journalistes savent encore lire. J’ai bien peur que seul un petit nombre soit en mesure de répande la connaissance. L’information est véhiculée par le conformisme. La curiosité n’est heureusement pas en cause. Elle est en général un vilain défaut punie par le pouvoir en place. Cet article scientifique démontre que le bonheur est un phénomène collectif. Joie dans les chaumières des socialos communistes. Le bonheur se trouve dans le groupes, dans les rapports sociaux comme l’orgasme se trouve dans le rapport sexuel. Nous sommes donc des êtres sociaux et notre bonheur dépend du social. Donc le socialisme est scientifique. Les journalistes amateurs de marche blanche et de socialisme à outrance adorent ce genre de raccourci. Il y’a juste un petit détail. Le caractère collectif ou individuel du bonheur renvoie au même débat que les études de la dominance.

Source : Henri Roussel, «La valeur biologique de l’organisation sociale en hiérarchie de dominance chez l’animal», Les cahiers psychologie politique [En ligne], numéro 4, Décembre 2003.)
Ces conceptions considèrent que la dominance est une sorte d’attribut individuel. D’autres, en revanche, toujours centrées sur le comportement agonistique, soutiennent que la dominance est une mesure relative, un attribut des rencontres dyadiques et non une caractéristique des individus.

D’un point de vue de la théorie de la dominance, le caractère collectif ou individuel du bonheur n’a pas de sens. Le bonheur ou la dominance sont créés par les interactions de domination. La dominance crée la structure de dominance par un signal honnête de dominance. Le signal honnête de dominance permet, provoque la propagation du bonheur ou d’affect positif. La dominance est assurée par la capacité à rendre heureux les autres. Les autres sont récompensés de leurs soumissions non pas à la domination mais à la dominance. Cette capacité à rendre heureux rend les gens dépendants les uns des autres dans la structure. Elle assure la cohésion du groupe menacée par les confrontations dyadiques liées à la domination. La domination est centrifuge. La dominance et son signal sont centripètes. Il en résulte un équilibre dynamique naturel pour le groupe. Chaque membre du groupe attend des dominants qu’ils assurent son bonheur et sa subsistance. La dominance n’est ni bonne ni mauvais en soi, observons qu’on est loin de la loi du plus fort asservissant des esclaves pour son propre intérêt. Le devoir d’un dominant est de veiller sur ses gens. Grégoire Ponceludon de Malavoy, noble de province dans le film ridicule est le parfait exemple d’un cœur noble et dominant. Il n’a qu’une obsession dans le film, assécher le marais de la Dombes pour sauver ses gens de la mort. Il rend visite à la cour du Roi de France, symbole de la dominance dévoyée, coupée du contact avec le peuple. Ce film est un véritable avertissement à tous les pouvoirs. Le film nous parle car il utilise des leviers phylogéniques très puissants : la domination par le langage et la dominance induisant le souci du bonheur des dominés. La dominance impose des devoirs. Un grand pouvoir biologique impose de grandes responsabilités pour paraphraser l’oncle de Spiderman. Vous pouvez penser que Bernard Tapie est une fripouille, mais lui il va au contact des réalités des banlieues, il a voulu changer les choses. A sa façon. C’est une fripouille sympathique. Un dominant maladroit de la structure de dominance.

La théorie de la dominance permet de réinterpréter les propos des auteurs de l’étude scientifique de 2008. Ils commettent une erreur en voulant évaluer « si des niches de bonheur peuvent se former à l’intérieur des réseaux sociaux ». Les réseaux sociaux sont créés par le bonheur ; le bonheur et les groupes biologiques sont dépendants dans un rapport de création et de maintien. Les différentiels de bonheur créé différents groupes humain très concret où les membres se cooptent en respectant la légalité de la dominance. La compétition est plus intéressante entre égaux. C’est la dure loi de l’amitié. Elles peuvent également créer des groupes ad hoc de dépendance affective. La domination structure également les groupes humains. Il est intéressant d’étudier les groupes où l’affectif prime sur les relations de compétition. Les groupes amicaux, et bien sur les couples sont créés par la dominance. Dans un cocktail où les gens s’amusent, les appariements, les discussions les plus animés sont causés par la dominance. Les gens fuient les bougons maussades qui se vengent sur la première drogue venue agissant sur l’humeur : l’alcool. L’éthanol est le meilleur remède à un faible rang de dominance.

L’étude de 2008 est une fantastique opportunité de contempler la structure de dominance. Le bonheur est viral. Le vecteur de cette viralité n’est pas connu. Les auteurs suspectent les mimiques faciales d’être la cause du phénomène. Les mimiques faciales pourraient constituer selon les auteurs notre signal honnête de dominance. Dans le précèdent article, j’avais évoqué cette possibilité. Je continue à être sceptique mais je maintiens cette possibilité dans mon système d’analyse. Lors de la soirée maniaque de mon épisode III, je n’avais rien constaté d’anormal dans le miroir.

L’étude montre que les gens plus ou moins heureux se répartissent par grappe avec une fréquence d’appariement supérieure au hasard. La structure de dominance est dévoilée. Ce n’est pas une hiérarchie. Le mot structure rend compte du phénomène. Une forme est créée par des règles locales, individuelles. La restitution est un peu complexe. Une idée simple est à retenir. Le bonheur est viral. Reste à découvrir le signal porteur de cette viralité : le signal honnête de dominance. La conclusion de l’étude est très simple : « Les gens qui sont entourés par de nombreuses personnes heureuses et ceux qui ont une position central dans les réseaux ont une probabilité supérieure de devenir plus heureux dans le future ».

Chaque nœud représente une personne. Les ronds sont des femmes, les carrés sont des hommes. Les lignes entre les nœuds indiquent le type de relation : noir pour les frères et sœurs, rouge pour les amis et les époux. La couleur du nœud révèle le bonheur moyen de l’ego et de ses relations (1er degré), avec des dégradés de bleu indiquant les moins heureux et les dégradés de jaune indiquant les plus heureux. les dégradés de vert sont intermédiaires. Un peu compliqué.

Dead Kennedys / Saturday night holocaust
A Hitler youth in jogging suit
Smiling face banded ’round his arm
Says, ‘Line up, you’ve got work to do
we need dog food for the poor’

Dead Kennedys / California über alles
I am Governor Jerry Brown
My aura smiles
and never frowns
Soon I will be president…
Carter Power will soon go away
I will be Fuhrer one day
I will command all of you
your kids will meditate in school
your kids will meditate in school!

Alain Souchon / Foules sentimentales
Oh la la la vie en rose
Le rose qu’on nous propose
D’avoir les quantités d’choses
Qui donnent envie d’autre chose
Aïe, on nous fait croire
Que le bonheur c’est d’avoir
De l’avoir plein nos armoires
Dérisions de nous dérisoires car
Foule sentimentale
On a soif d’idéal
Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle