2.1 Introduction

« In vivo » aurait pu simplement « pratique », ou « praxis ». Le titre signifie qu’après avoir jeté les bases de la théorie, il est temps maintenant de regarder le monde et de chercher dans l’espace qui nous entoure des indices de la dominance. Il faut exercer son regard et observer le monde d’un autre promontoire. La folie bipolaire n’est pas un autre état de la biologie humaine ou une saltation évolutive dans l’inconnu. Le maniaque est un biologiquement semblables aux autres ; il supporte juste une dose d’excitation que son système est incapable de maîtriser. L’ampoule n’éclaire pas de la même façon si vous l’énergie électrique est augmentée. L’ampoule reste l’ampoule. Certes elle est conçue et possède donc quelques propriétés qui peuvent la distinguer d’autres ampoules. Les lamentables normaux ont toujours deux de tension. Que voulez-vous, il leur faudrait une sorte d’hôpital à ciel ouvert. On pourrait appeler cet hôpital « société ». Certains malades s’injectent même des saloperies dans les veines dans l’espoir frelaté de guérir leur normalité insupportable. Ceux qui dénoncent la normalité que leur impose la société sont les pires idiots qui peuplent l’espace numérique. Ils disent rarement en quoi ils sont anormaux. La société est quand même devenue très tolérante. Vous vous masturbez avec un sèche-cheveux ? Parfait, faite moi le plaisir de créer l’association des glands qui n’ont pas froid aux œufs et par pitié n’en faites tout un fromage. Réservez votre place à « c’est mon choix » et affirmez votre différence par rapport à ceux qui préfère le chalumeau. La tolérance a ce défaut rédhibitoire qu’elle transmute tous les vices en normes vertueuses. Au fond, les anormaux haïssent la tolérance, qu’il réclame pourtant à corps et à cris, parce qu’elle les normalise, ce qui est pour le moins insupportable pour les victimes professionnelles. Faudra-t-il se branler d’une main gauche maladroite pour se démarquer, pour se faire remarquer ? Vouloir être différent, ci git le troupeau qui mugit en vous. Laissons les cons enterrer les morts, beaucoup de bruit pour rien : cela fait bien longtemps que le pendule de Foucault a perdu sa boussole.

Les professionnels de l’anormalité veulent juste que leurs différences chimériques soient acceptées. Bref, que leur anormalité devienne normale. Leur orgueil ne leur sert qu’à rencontrer une perte. Je plains ces idiots, ils me font toujours rire. Rien de positif, tout est noir alors qu’ils ne sont pourtant pas tout le temps dépressifs. Mon ambition n’est pas de rendre le troupeau tolérant à mon jardin secret. La construction d’une interface permettant la vie en société n’est pas hors de portée pour des êtres complexes dotées d’intelligence. La rébellion qui cherche l’assentiment, on la connait. Elle attire à elles les simples d’esprits puis les équipe en arme de toutes sortes. Enfin elle désigne par voie de presse, disons les voies naturelles, les bons et les méchants qui finiront tous dans l’orgie sanglante d’une histoire qui avait pourtant fort bien commencé dans les bons sentiments, les marches blanches et autres billevesées éructées par une fange journalistique toujours prête à proclamer continuellement sa vertu jamais outragée et la supériorité communicante de son armée de cureton du 21ème siècle. Avec ces crétins, on est sûr que le millénaire sera spirituel. Le prérequis de la résurrection est en effet que tout le monde soit mort de rire. La plèbe ignorante jouera le jeu de l’oie ignominieuse à pas de géant en chantant à tue-tête une variante du Sieg Heil : « Nous sommes tous frères », sauf ceux qui ne le sont pas. A la fin il ne restera fatalement plus que des frères avant que la famille ne s’entredévore. Certains soupçonneront certains frères d’être génétiquement moins frères que les autres. Ils y croiront parce que la télé et le figaro.fr le leur auront dit. Puisqu’il ne restera fatalement plus rien, qui va bien pouvoir se faire entuber par la publicité ? Le néon criard se fera rare en fin de compte. Ecoutez la bonne nouvelle, pas celle qui vous fait tomber dans le panneau.

Les articles de cette partie ne prétendent pas à la vérité même si je sais que j’ai raison. C’est justement la raison qui fait douter et qui maintient le vaisseau au-dessus de la ligne de flottaison. Les convictions me sont étrangères, seuls les faits et la logique comptent. La conviction amplifiée par la manie mène au grand n’importe quoi. En règle générale, toute idée a son anti idée. Si une idée prend trop d’importance, la certitude maniaque guette. Il suffit de prendre l’anti idée pour lui taper dessus. Marcher à l’air libre sur une route ne vous donne pas une image complète. Il faut savoir traverser les égouts. L’âme humaine est ainsi faîte. Le laid, le mal et le désagréable ne constituent-ils pas une preuve de la liberté du monde ? Constater leurs nécessaires existences est une chose, accepter leurs règnes en est une autre.

La dominance n’est pas le mal. Elle un fait biologique. Sa définition doit être précisée autrement le risque est grand de perdre de vue l’objet de l’analyse. La dominance est l’état d’un individu. La domination est l’action d’un individu lui permettant d’accéder à la dominance. Alors que la domination est bien étudiée, personne ne se pose beaucoup de question sur la dominance. Pire, la domination est parfois confondue avec la dominance. La problématique est la suivante. Imaginez un leader charismatique d’une grande entreprise. Il est à ses manettes et possède tous les leviers du pouvoir. En sortant de sa boîte, il enlève tous les attributs tangibles de son statut social : Vêtement, bagnole, etc… La nudité sociale fait ressortir la dominance biologique et ses propriétés. L’individu possède des caractéristiques particulières : meilleure assurance, tonalité de la voix, éthogramme particulier ou communication non verbale spécifique comme par exemple la posture, l’énergie etc… Le postulat du blog qui rend compte de mes tribulations maniaques est qu’il existe en sus de ces attributs un signal honnête de dominance qui assure à l’individu dominant le maintien de son rang dans la structure de dominance, elle-même héritière des hiérarchies de dominance des animaux supérieurs. La nature, l’origine de ce signal m’est parfaitement inconnue. Je n’en vois que ses effets.

Le but de l’être humain n’est pas d’apprendre le piano, de faire la vaisselle, d’aller au cinéma, de voter pour des cons, de ressentir des émotions. Notre but biologique ultime est d’accéder à la dominance. Toutes nos actions, même les plus altruistes sont dirigées vers cet objectif. Nietzsche l’a parfaitement compris, il préfère toutefois se détacher de la biologie en invoquant la volonté de puissance (ou pouvoir). Nietzsche n’est pas arrivé à cette conclusion par hasard, nous verrons pourquoi ce génie philosophique a approché de près une vérité biologique peu explorée de nos jours. Cette vérité a des conséquences fâcheuses pour les professionnels de l’égalitarisme. Nous somme inégaux par la biologie. Des êtres sont dominants et d’autres ne le sont pas. Cette inégalité personne n’en parle parce qu’elle est gênante. Elle provient du patrimoine génétique, mais surtout de son utilisation dans l’environnement. Elle est fluctuante, ignore complétement les races. Elle est par définition un mode de relation entre deux homo sapiens entrant en compétition pour les opportunités sexuelles, les ressources et la reconnaissance d’autrui.

Certains philosophes comme Marx et sa lignée délétère se sont concentrés sur l’égalité par les ressources. La dominance subsistera toujours et comme disait Coluche, des individus plus égaux que d’autres feront main basse sur les ressources tout en claironnant leur attachement au communisme. La nomenklatura soviétique est le plus parfait exemple de cette vérole qui coula dans les veines des sociétés soviétiques. De son côté, Aldous Huxley a disséqué la vision cauchemardesque d’une égalité sexuelle dans son livre référence : le meilleur des mondes. Dans la société qu’il décrit, chacun appartient sexuellement à tout le monde pour ne pas faire de jaloux et la reproduction est assurée par des voies non naturelles. Le personnage d’Oliver Marx est le symbole de la différence car son processus de naissance a été perturbé. Cette différence exacerbe son individualité. Son amour pour Lenina suit cette logique. Huxley veut montrer que le soi est investi dans la relation amoureuse. Une relation où le soi n’existe pas est une relation uniquement sexuelle. Le bouquin est prophétique : Sommes-nous déjà arrivés à la fin des temps selon Huxley. Aldous Huxley appartient à la famille d’un des plus grands défenseurs de Darwin. Contemporain du génie scientifique, Thomas Henry Huxley fut surnommé le bouledogue de Darwin.

Mambo n°5 / Lou Bega
A little bit of Monica in my life
A little bit of Erica by my side
A little bit of Rita is all I need
A little bit of Tina is what I see
A little bit of Sandra in the sun
A little bit of Mary all night long
A little bit of Jessica here I am

Daniel Balavoine / Aimer est plus fort que d’être aimé
Toi qui as brisé la glace
Sais que rien ne remplace la vérité
Et qu’il n’y a que deux races
Ou les faux, ou les vrais.