2.2.1 Psy show

Nous ne nous étonnons plus. Des vagues d’informations se succèdent et nous submergent. Les ondes de choc du monde anéantissent notre faculté de nous étonner. Tout ce bruit, que nous ne parvenons pas à transformer en connaissance, nous conduit à penser que le monde est chaotique et fou. Les gazettes et leurs avatars numériques autrefois méprisées par Nietzsche fournissent quotidiennement leurs lots de nouvelles stupéfiantes. Ces drogues anesthésient ce précieux sens qu’est l’étonnement. D’autres sont indignés, moi je suis un étonné. Sur le quai d’une gare, il m’arrive parfois, soudainement, dans le vide de l’attente du train, de prendre conscience de moi-même et de m’étonner d’être, c’est très difficile à expliquer. Il m’en faut donc très peu.

Je vais donc malgré tout utiliser les gazettes pour montrer la dominance, telle que j’ai essayé de la concevoir dans ce blog. Pour la débusquer il faut affuter son sens de l’étonnement : « attendez, il y a quelque chose que je ne comprends pas ». Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ne pas comprendre n’est pas forcément être niais. Il faut de l’intelligence pour comprendre là où l’on n’a pas compris. L’imbécile ne veut pas ou ne peut pas comprendre parce qu’il ne sait précisément pas où il n’a pas compris. La dominance est l’outil qui permet de surmonter sa propre incompréhension.

La première « victime » qui va faire l’objet d’une étude de cas détaillée est un psychiatre. Je ne veux régler aucun compte mais je veux montrer que mêmes les connaisseurs les plus avertis des secrets de l’âme sont incapables de percevoir la dominance, tant elle est cachée. Lorsque les journaux en parlent, ils ne posent pas le problème dans les termes qui conviennent aveuglés peut être par un excès d’égalitarisme. Je vais donc utiliser les gazettes et mon commentaire trouvera sa source dans un certain étonnement.

Source : Lefigaro.fr
Un psychiatre de 68 ans, aujourd’hui retraité, est jugé par la cour d’assises de Loire-Atlantique jusqu’à vendredi pour viol sur trois de ses anciennes patientes. L’accusation de « viol » est assortie de la circonstance aggravante de « personne ayant autorité ». Au cours de l’audience de mercredi, deux des trois parties civiles sont venues témoigner à la barre. La première, âgée de 20 ans à l’époque des faits, avait porté plainte en mai 1998. Un premier non-lieu avait été délivré dans ce dossier en 2000 mais l’enquête avait ensuite été ré ouverte en 2007 après une nouvelle plainte.
Souffrant d’anorexie, la jeune femme aujourd’hui âgée de 33 ans, avait suivi une thérapie à partir de 1997 avec ce psychiatre. Après plusieurs entretiens « verbaux », le médecin lui avait ensuite prodigué des massages, d’abord sur le haut du corps, des attouchements qui ensuite avaient pris une tournure clairement sexuelle. Selon le médecin, il s’agissait de « touchers-massage du Hara », une technique japonaise, avait-il alors expliqué.
En juillet 2006 une infirmière, aujourd’hui âgée de 56 ans, avait elle aussi porté plainte pour viol. Suivie en thérapie entre 1995 à 2000, elle avait dans un premier temps bénéficié d’entretiens classiques avant que le psychiatre ne lui propose de pratiquer « la méditation de l’étreinte ». Le médecin et la patiente devaient se serrer l’un contre l’autre tandis que le praticien récitait des chapelets. Ensuite, sans vêtements, le médecin avait imposé des fellations à sa victime. Cette patiente avait mis fin à la thérapie en 2000, et avait porté plainte sur les conseils de son entourage et d’un autre psychiatre.
Les parties civiles, qui se disent « salies », ont affirmé mercredi à l’audience qu’elles attendaient que l’accusé « reconnaisse les faits ». L’accusé a admis avoir eu des pratiques « un peu atypiques », mais nie toujours les viols. « Je n’avais pas conscience de les blesser. Je voulais les éveiller à la sensualité », a-t-il déclaré. Jeudi, une troisième ancienne patiente du psychiatre doit témoigner ainsi que les experts psychiatres ayant examiné l’accusé. Le verdict est attendu vendredi.

Source : AFP
Un ancien psychiatre nantais a été condamné vendredi à huit ans de prison par la cour d’assises de Loire-Atlantique et immédiatement incarcéré pour avoir violé trois de ses patientes sous prétexte de thérapies « atypiques ». Dix ans de réclusion criminelle avaient été requis plus tôt dans la journée contre Charles Caillé, 68 ans, qui avait fait valoir ses droits à la retraite en 2007, au début de l’affaire. Le médecin prétendait soigner les maux de ses patientes par des contacts sexuels et le procès portait sur des faits commis sur trois d’entre elles entre 1998 et 2000.
Lors de son procès, l’ancien psychiatre a admis des « dérapages », mais a nié avoir voulu violer ses patientes, estimant que ces dernières étaient consentantes. « C’est un menteur et un manipulateur, mais aussi un pervers et un prédateur. Il utilise son intelligence pour assouvir ses désirs sexuels », a lancé Yves Gambert, l’avocat général, qui avait dénoncé le « jargon pseudo-médical » de l’accusé. Une quatrième patiente du psychiatre avait porté plainte en octobre 2009 mais la plainte avait été classée sans suite, les viols dénoncés s’étant produits plus de dix ans auparavant.
« Je demande pardon à mes victimes, je ne suis pas fier de moi », avait finalement sangloté l’ancien psychiatre, avant que les jurés ne partent délibérer. « Je remercie mes patientes de m’avoir accusé. Cela m’a permis de voir que j’étais à côté de mes pompes. »

Voilà donc un psychiatre accusé de viol par trois patientes. Le viol me révulse. Ce dégout est instinctif car il a pour origine certainement la régulation de la hiérarchie de dominance où les mâles subalternes étaient immédiatement ostracisés et punis pour avoir triché au jeu de la sélection naturelle. La loi a donc condamné la violation de la hiérarchie de dominance en stipulant dans l’article 222-23 que le viol est une « agression sexuelle impliquant tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature que ce soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise ». Ce qui est frappant dans les deux articles de journaux précédemment cités est l’absence de mention de toute violence. Encore une fois, j’aimerais bien lire les attendus du procès car je n’ai malheureusement que ces deux articles pour me forger une opinion qui sera donc révisable en cas d’informations additionnelles.

Il faut donc exclure la violence, la menace et la surprise. Je ne comprends pas ce dernier cas mais un juriste me l’expliquera un jour : un viol par surprise, ça veut dire quoi ? Il faut donc émettre l’hypothèse que le jugement s’est appuyé sur une contrainte non violente. Cela est confirmé par le procureur « C’est un menteur et un manipulateur, mais aussi un pervers et un prédateur. Il utilise son intelligence pour assouvir ses désirs sexuels ». On notera tout de suite l’extrême hostilité de la société pour tout rapport sexuel n’entrant pas dans les normes du process habituels de la cour en éthologie. La séduction doit être un procès long et parfois couteux pour tout un chacun. Il faut que le néocortex de la femme accepte l’attirance de son cerveau reptilien pour le mâle. Et cela peut prendre un certain temps. En l’espèce, notre psy est un dominant et il ne le sait pas lui-même, il n’a pas besoin de faire la cour. Il ne se rend pas compte de son pouvoir de sujétion pas plus que ses patientes. Dans les faits, il apparaît que les néocortex des patientes et du médecin se sont déconnectés ou effacés devant un phénomène profond, archaïque et animal : la dominance.

Mais enfin, comme en arriver à prodiguer une fellation à un type qui récite des chapelets ? Le respect des victimes mis à part, peut-on s’imaginer cette scène sans se mettre à pouffer ? Comment ne pas être stupéfait ou étonné ? Bien sûr, on pourrait objecter que ces femmes étaient très sottes et/ou fragiles. C’est toujours ce que l’on dit dans ces cas-là. Ca n’explique cependant rien. Les gens très fragiles sont très sensibles à l’agression. Les dépressifs considèrent même parfois la lumière comme une agression. Ce sont des personnes très fragiles et plus on est fragile, plus on se protège de l’agression, c’est une réaction humaine normale en subdominance. Alors faisons également fi des allégations de quotient intellectuel faible des victimes : elles ont été subjuguées, encore un mot français qui sent le soufre de la dominance : la faiblesse ou l’intelligence n’ont rien à voir là-dedans.

Chacun dans vie personnelle a pu connaitre l’expérience de la subjugation. Dans mon expérience professionnelle, je me rappelle d’un entretien avec un directeur d’une SSII qui avait racheté le cabinet de conseil où j’officiais. A l’issue d’un projet où, une fois encore, j’avais tout réussi, je voulais discuter des raisons pour lesquelles je n’avais pas été promu. Je me rappelle que, à la sortie de l’entretien, la magie des mots l’avait emporté. Mais entre le temps où je sortis de la salle de réunion et celui où je me trouvai en bas de l’ascenseur, le charme avait disparu : le baratin n’avait pas tenu la route plus de deux minutes et je me sentis vaguement truandé. Je collais ma dém’ une semaine après et embrassait une « carrière » de free-lance. Je crois qu’on en arrive tous à un point d’exaspération devant ces roquets prétentieux, manipulateur et menteur. Autant ne pas mettre sa vie et son destin entre des mains si peu recommandables. Nous devons prendre notre destin en main face aux bonimenteurs appuyés par la dominance. Nous avons tous le choix de nous retrouver seul avec nous-même et d’exercer notre libre arbitre, c’est-à-dire de voir les choses selon nos propres intérêts. La dominance n’est ni bonne ni mauvaise en soi et nous pouvons rester maître de nos décisions. Le dominant exerce son influence, mais notre néocortex peut et doit la contrer. Plus notre néocortex peut contrer moins le dominant est puissant. Le problème est de savoir détecter quand on est manipulé.

Pour en revenir au psychiatre déluré, la dénonciation de son intelligence par le procureur est aussi vraiment étonnante. D’un point de vue de la psychologie évolutionniste, elle est risible : cela fait des dizaines de milliers d’années que le mâle homo sapiens utilise toutes les facultés à sa disposition pour procréer. Sans la parade intellectuelle de l’homo sapiens, l’intelligence n’aura jamais pu se perpétuer après que le bonheur l’eu détecté. Combien d’hominidé sont montés dans la structure de dominance grâce à leur intelligence et à leurs facultés d’adaptation. J’avais lu quelques lignes sur Cecilia Sarkozy qui était visiblement très impressionnée par les capacités intellectuelles de son président de mari, alors au nom de quoi en faire un reproche contre ce psychiatre, peut-être parce que la dominance est acceptée lorsqu’elle est visible au sommet d’une hiérarchie de dominance ? la révolution sexuelle ne nous a-t-elle pas donné le droit d’assouvir nos pulsions sexuelles sans le contrôle d’un procureur ou d’un curé ? Elle n’a pas encore atteint les campagnes reculées françaises. Assouvir ses pulsions sexuelles, bien évidemment c’est mal. Un état, une justice ? Un père la pudeur, oui. La vraie question est de savoir quelle est la véritable nature de la contrainte. Elle est complètement éludée dans le compte rendu du journaliste.

Alors oui, éthologiquement, je déclare ce psy aussi « innocent » que le pourceau qui vient de naître. Il a joué à un jeu qui visiblement le dépasse car il n’a rien compris à ce qui lui est arrivé. Effectivement il avait une position d’autorité mais l’utilisation de cette position n’est pas plus blâmable que les milliers de manager dans les entreprises qui profitent de leur statut pour assouvir leurs pulsions sexuelles grâce à la hiérarchie de dominance du pouvoir. Il n’avait pas une position d’autorité, il avait une position de dominance. Celle qui vous place premier dans la structure de dominance que j’ai définie dans un autre article. Il faudrait bien sur plus d’information pour caractériser cela en étudiant l’insertion du psy dans la société, son réseau de connaissance, sa psychologie ou l’économie de son âme comme dirait Nietzsche. Mais je vous parie une chose. Ce psy était heureux, très heureux. La faute pénale est caractérisée mais il y a quelque chose de bizzare. Si, bien sûr, la violence ou le refus avait été de la partie alors je réviserais mon jugement mais lorsque le procureur parle de menteur, de manipulateur, d’intelligence, il n’aurait été que trop facile de compléter ce tableau par des accusations de violence. Alors je pense qu’il n’y a pas eu violence physique. J’admets que l’on puisse parler de violence psychique mais là nous entrons dans un domaine où beaucoup de chose pourrait être ainsi dénommé et légalement, le champ du viol pourrait s’étendre dans un mouvement de grande ampleur : Si chaque homme qui baratine une femme pour l’amener dans son lit devait être condamné, j’ai l’impression que 50% de l’humanité devrait se mettre en quête d’un bon avocat. Le mystère de cette affaire est comment peut-on se faire violer pendant des années et avoir besoin d’un tiers pour vous rendre compte que vous l’avez été ? On a déjà l’indice de force inconsciente qui s’exprime en arrière-plan.

Alors pourquoi donc parler de ce psy ? Ne trouvez pas troublant la ressemblance entre lui et les bipolaires ? Il y’ a également un mystère dans le consentement à l’acte sexuel. Dans le cas du psychiatre, la dominance est cachée alors que dans le cas du bipolaire elle est éruptive.

  • Hypersexualité
  • Influence (les bipos sont connus pour leur sens de la manipulation, cela dépend dans quelle phase ils sont)
  • Syntonie (comment déconnecter le cerveau des patientes pour entrer dans leur intimité)
  • Réprobation de la société, l’un fini à l’hôpital, l’autre finit au tribunal
  • Propos mystiques, farfelus.

Biens sur il y a des différences, le psy n’est pas un agité psycho moteur. Mais il apparaît que Le signal honnête de dominance est au plus haut alors que le sujet conserve une adaptation normale au milieu. Les freins dont je parlais dans un article précèdent sont déjà à l’œuvre. Ce qui m’a alerté dans cette étude de cas sont les croyances farfelues du psy. En creusant un peu sur le net, les pratiques « atypiques » se transforment en quelque chose de plus mystique, paravent d’une créativité verbale débridée et insolite et surtout témoignage d’une haute estime de soi qui permet de croire à des galimatias mystiques. Le soi protégé par l’estime de soi enferme le sujet dans des croyances qui ne sont plus sanctionnés (et sanctionnables) par la réalité.

Source : MensongePsy.com
Psychiatrie. La sodomie dernier rempart contre la psychose ? 20 mars 2011
Bienvenue dans le monde de la manipulation, où le pubis s’appelle un « hara », où la sodomie peut être le dernier rempart contre la psychose et où on ouvre ses chakras en baissant sa culotte. « Il s’abrite derrière une psychanalyse de pacotille. » L’ancien psychiatre de 68 ans jugé depuis mardi aux assises pour les viols de trois patientes a été bien chargé, hier, par ses confrères chargés de l’examiner. Charles C., qui justifiait par exemple des massages sur le sexe par son « traitement de l’énergie des chakras », utilise « des théories philosophiques et mystiques insolites » et « un matériel verbal original », relève Serge Bornstein, psychiatre parisien. Surtout, l’accusé se cache derrière « un paravent d’opacité », dès qu’on aborde précisément les fellations et les pénétrations digitales infligées à ses patientes. « Il admet avoir dérapé, mais nie le viol… Il faudrait savoir si l’image du psychiatre mystique et ésotérique ne cache pas sa véritable personne », s’interroge Jean-Luc Viaud, un psychologue.

Dead Kennedys / I fought the law (And I won)
Drinkin’ beer in the hot sun
I fought the law and I won
I fought the law and I won
I needed sex and I got mine
I fought the law and I won
I fought the law and I won
The law don’t mean shit if you’ve got the right friends
That’s how this country’s run