2.4.3.5 Sain D’Esprit

Je dois être fou. Mais c’est grisant de s’élancer à ski sur ce flanc de montagne vertigineux où deux mille ans de poudreuse éternelle ont recouvert la trace de l’homme le plus extraordinaire que la terre ait connu. Il a atteint la vallée, une vallée plus haute que tous les sommets où la neige fond et se transforme en fleuves de miel, de lait et de vin. Je suis toujours au sommet et je vois la vallée à portée de voix. J’hésite, je scrute l’étendue blanche. Elle me donne l’impression fausse que je suis le seul à pouvoir laisser ma trace sur cette surface immaculée, elle m’appelle. Un peu plus bas, j’entends Zarathoustra, qui s’est fracassé contre un arbre, me dire : « Attention le tout droit ne marche pas mais garde ce secret au creux de ton cœur, toi le charmeur de cristaux, retiens bien cette formule tragique : ce qui n’est ni bien ni mal est innocent et droite est la trace des innocents ! ». Mais je sentais son aigle tournoyer dans ma tête…Soudain, une autre voix, beaucoup plus insistante m’ordonne de travailler le planter de bâton. Instantanément, je réalise que je m’étais assoupi. Peut-être fallait-il en chercher la cause dans ces descentes et ces remontants. Le moniteur avait la fâcheuse habitude de picoler ce violent vin chaud après chaque tour de piste, un peu de vin et je deviens le prophète d’un divin interlude… J’aurais dû rester au miel et au lait dans ce froid doublement polaire.

Mais la question demeure, suis-je fou ? La lecture de « Royaume » vous a peut être définitivement convaincu que j’étais complètement cintré. Et pourtant je pense vous avoir troublé car le discours est, de mon point de vue, très cohérent. Evidemment si vous n’aviez pas lu les articles précédant cette libre et audacieuse exégèse, vous ne pouviez pas comprendre grand-chose. Je n’avais pas prévu de passer autant de temps sur Jésus. Je connaissais l’épisode du désert et de Pilate mais le dialogue fondamental entre Jésus et Nicodème m’était complètement inconnu avant que je ne relise les évangiles cet été. On pourrait considérer que le volume de versets est insignifiant par rapport au reste de la bible. Mais c’est tout le contraire si l’on considère l’impact de son contenu. On assiste à une discussion entre intellectuels échangeant des vues en utilisant les concepts de la science de leur zeitgeist. Ce dialogue a une nature particulière. En voici une exégèse prise au hasard sur le net :

Source: Interbible
Ainsi, s’accomplit la naissance de l’humain à la grâce: dans une sorte de rupture du courant de vie, relié à l’eau, à l’Esprit (voir Ézéchiel). L’immergé, qui reçoit la vie même de Dieu, meurt à la chair comme par noyade. Il cesse d’exister en « être » né de la chair (voir Jn 3,6a) pour devenir un « être » né de l’esprit (voir Jn 3,6b), apte à voir le Royaume et à participer à la vie éternelle. Sa plongée dans l’eau empêche tout contact avec le péché et la chair.

Bien, maintenant relisez, Royaume. Qui a besoin d’un stock entier de moquette marocaine? Pas moi, je le crains. Vous me direz, je n’en ai pas besoin. Alors la question demeure, suis-je fou? Qu’est-ce à dire être fou? Au vu de mon blog la réponse est immédiate. Être fou, c’est ne plus pouvoir fonctionner dans la réalité. Mon dernier séjour dans un hôpital psychiatrique remonte à maintenant 13 ans. Je travaille normalement, mon blog n’est pas une obsession alors, de mon point de vue, je ne suis pas fou. Mieux je réfléchis et la réflexivité, cette prise continuelle de la température de soi, me permet de savoir dans quel état humoral je suis. Du point de vue des autres je ne suis pas fou non plus. Je déjeunais avec un ami hier dans un bon petit resto, il ne sait pas que je suis un malade mental. Evidemment mon jardin secret est un peu décalé. Mais j’ai le droit d’avoir un grain quand même, c’est permis non?

Peut-être la question vous effleure la bouche : peut être serais-je un doux dingue se prenant pour Jésus. Vous vous méprenez sur l’objectif de ce blog qui est de rationaliser la folie pour mieux pouvoir la combattre. Certes, je n’avais pas prévu que Jésus soit aussi proche de moi au niveau des expériences liées aux hauts de dominances. Mais nul ne devrait être étonné que, lorsque l’on théorise, on trouve des invariants, des répétitions et des patterns. La moisson est fertile et si vous me trouvez fou, c’est que vous projetez sur moi un Jésus illuminé qui de mon point de vue ne colle pas à la réalité. Certes on nous a vendu cette sorte de personnage pendant deux milles ans. Mais il est temps de reconnaître à Jésus, en sus de ses qualités humaines hors norme, une intelligence supérieure et une logique implacable. Il n’était pas fou mais parfaitement adapté.

Il y’a deux choses dans le dialogue de Nicodème. La première est intéroceptive et la science, même si elle s’y intéresse aujourd’hui ne peux pas en dire grand-chose. Pourquoi ? Mais très simplement parce que l’on ne peut pas faire des expériences sur le sujet et/ou qu’on ne peut pas en mathématiser le processus. Je ne voulais pas reparler des NDE mais je m’aperçois qu’elle est tout à fait l’illustration du point que j’avais mentionné dans l’article Religion. Alors il me faut l’intellectualiser, et c’est ce que Jésus a fait, après tout. Il est parti de la sensation d’amour intense dans le tunnel pour développer un enseignement. Je peux vous garantir que Jésus a fait extrêmement attention à ce qu’il disait, car, j’aime autant vous le dire, l’Esprit ou la Chose, ce n’est pas les bisounours. D’ailleurs Jésus le dit lui-même indirectement, l’expérience a été terrible et il a peur pour les autres.

Marc 3
28 Je vous le dis en vérité, tous les péchés seront pardonnés aux fils des hommes, et les blasphèmes qu’ils auront proférés;
29 mais quiconque blasphémera contre le Saint Esprit n’obtiendra jamais de pardon: il est coupable d’un péché éternel.

La dominance a fait exploser une intelligence supérieure en un Verbe créatif et puissant. Toutes les paraboles à contenu moral découlent du simple contact de Jésus avec l’Esprit. Un contact « tangible », vécu, subjectivement réel donc impartageable pour le commun des mortels. Sauf pour Jésus. Car le fils de l’homme était expert dans l’humain et dans le zeitgeist qui exprimait l’attente d’un message. Intelligent, logique et humain. Quelle est la différence entre syntonie et empathie ? Une feuille de cigarette. A un certain point de développement, le zeitgeist devient une trainée de poudre. Jésus en l’intériorisant s’est fait l’étincelle qui fut flamme.

Jésus a donc interprété une expérience, une expérience que je n’aime pas qualifier de mystique parce que là on part dans des considérations où je ne veux pas aller. L’enseignement qui en découle lui appartient. Et il est d’une justesse incroyable par rapport à l’expérience vécue. Je crois, qu’à ce titre qu’il est bien le fils de l’Homme pour l’interprétation et le fils de dieu pour l’expérience. Et là je vous arrête tout de suite, Lui, on lui a dit qu’il était le fils de dieu moi on m’a juste dit d’écouter mon cœur. Je crois que, pour moi, c’est moins compliqué. Ouf. Quoiqu’on pense, il faut reconnaître les étonnantes facultés discursives du Christ. Il n’était pas fou et les raisonnements de Carton-Pâte de certains, qui veulent le faire passer pour schizophrène, analysent le phénomène d’un point de vue doublement haineux. Tout d’abord, Ils utilisent la figure du schizophrène qui sont nos cousins les plus malchanceux et les moins susceptibles de se défendre, pour démontrer que jésus est un malade mental donc un sous homme donc ne pouvant pas être fils de dieu. Ensuite, la haine de la religion guide l’analyse, elle est donc biaisée dès le départ. Je n’ai rien pour ou contre la religion, je me suis contenté de l’analyser d’un autre angle, d’un angle nouveau.

Source : Jésus était schizophrène, Jean Philippe Cossette
La chrétienté a dès le départ embelli le personnage de Jésus afin de le rendre plus attrayant et d’exploiter la population. Mais il était malade et avait besoin d’être aidé. Le Christianisme compte quelque 2 milliards d’adeptes à travers le monde. Il serait grand temps que tous les chrétiens se réveillent et qu’ils se rendent compte qu’ils vouent un culte à un malade mental, dont la philosophie a fait tant de mal au cours de l’histoire et encore aujourd’hui avec les sectes chrétiennes qui détruisent des vies et des familles entières. Le Christianisme est répressif, il bafoue les droits de la personne et renie ce que nous sommes en tant qu’êtres humains.

Ce discours est aussi haineux qu’il est aveugle au fait qu’il y a toujours deux niveaux d’analyse lorsqu’on parle de jésus. Il y’a les évangiles et une institution qui s’en est proclamée dépositaire. Cette dernière est critiquable, critiquée et cela est bien normal. Mais Cossette n’a jamais critiqué un seul verset de la bible, ceux à contenus moraux justement. Difficile d’être contre d’aimer et d’aider son prochain ou les humbles. Pour le reste, et je l’ai montré, il y’a bien évidemment matière à montrer qu’il y a eu maladie mentale. Mais mes conclusions et ma démarche sont à l’exacte opposé de celle de Cossette parce que moi je suis un malade mental donc je ne suis pas un sous homme et donc je sais de quoi je parle. De mon point de vue, jésus ne pouvait pas être schizophrène. Ces derniers vivent dans leurs mondes à eux et la moindre incohérence aurait été sanctionnée, on ne pardonne rien à un fils de dieu. Jésus était un personnage public, ne l’oublions pas. Voici une réponse constructive au diagnostic de Cosette.

Source : réponse d’un lecteur à Jean Philippe Cossette
Ce n’est pas le cas de Jésus [d’être schizophrène paranoïde]. Il s’habillait et se nourrissait normalement. Il travaillait, et fréquentait les autres. Il évitait de dénoncer ou de confronter l’autorité de façon directe.
1) Si on en croit les évangiles, Jésus était un rassembleur. Il avait une bande de gars et de filles autour de lui. Le groupe était très compact et le contact avec Jésus leur était fort agréable. Les schizophrènes sont incohérents et inadaptés. Leur bizarrerie produit un sentiment désagréable chez les personnes de l’entourage et conduit ces dernières à s’en éloigner. C’est le cas dans toutes les cultures, même celles où les schizophrènes sont valorisés.
2) Cognitivement, Jésus se conduisait comme un pédagogue. Il percevait la difficulté d’apprentissage de ses interlocuteurs et il utilisait des métaphores pour faire comprendre ses idées abstraites. Un schizophrène ne fait jamais ça! Les schizophrènes ne comprennent jamais bien ce qui se passe dans la tête des autres
3) Dans la paranoïa, la projection des contenus conflictuels est manifeste. La paranoïaque passe ses journées à dénoncer le « mal » chez les autres.et à en appeler au châtiment. Par exemple, c’est bien ce que faisaient les prophètes. Ce n’est toujours pas le cas de Jésus. Jésus était, bien au contraire, très indulgent, prompt à la compassion et au pardon. Il fréquentait même des personnes de mauvaise réputation et exclues de la communauté.
Il y a plusieurs autres petits détails de ce genre qui contredisent un diagnostic de schizophrénie paranoïde.

En fin de compte, les hallucinations, le dialogue directe avec dieu sont des symptômes pointant vers des maladies diverses. Chacun choisira donc son camp. Je défends la thèse qui illustre ma théorie. Jésus a apprivoisé des hauteurs de dominance qu’aucun homme n’a atteint ni maîtrisé avant lui. Quand on a dit ça on ne peut plus parler de maladie, il a bien « vaincu le monde ». La dominance lui a apporté le charisme, l’à-propos et l’empathie nécessaire à la propagation de son enseignement. Il ne faut pas oublier que le signal honnête l’a accompagné dans tout son périple décuplant la réceptivité des gens à son message. Et c’est bien la compréhension du mode de fonctionnement de ce signal qui prouve l’intelligence supérieure de jésus. Il a dû intellectualiser, par l’expérimentation, le mode de propagation inconscient du signal : « Ce comportement c’est moi qui le provoque, mais tu ne sais pas que la cause c’est moi, alors je l’appelle l’Esprit car je ne sais pas ce que c’est ». Pas mal pour un type n’ayant aucune base éthologique et aucune armature intellectuelle traitant de l’inconscient. Cela ne transpire pas que dans le verset du vent (Jean 8), on surprend Jésus à essayer de communiquer sur le signal honnête à deux reprises. L’une évidente, l’autre moins je vous le concède.

Marc 4
11 Il leur dit: C’est à vous qu’a été donné le mystère du royaume de Dieu; mais pour ceux qui sont dehors tout se passe en paraboles,
12 afin qu’en voyant ils voient et n’aperçoivent point, et qu’en entendant ils entendent et ne comprennent point, de peur qu’ils ne se convertissent, et que les péchés ne leur soient pardonnés.

Ces deux versets, je les avais déjà mentionnés. Mais le commentaire complémentaire que l’on peut en faire est que Jésus sait qu’une part de toi voit. Elle est inconsciente. Celle qui n’aperçoit pas est consciente. De même la part de toi qui entends est inconsciente alors que la raison active consciente, celle qui comprend, ne comprends pas. Jésus révèle encore ici sa dialectique du conscient et de l’inconscient.

Mattieu 11
12 Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu’à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s’en s’emparent.

Là, c’est moins évident, mais ce que veut peut être dire Jésus, c’est qu’il a découvert le mode de fonctionnement de l’Esprit. Rappelez-vous que l’Esprit existe sans Jésus (Jean 8). C’est-à-dire qu’il transmet du bonheur. Les pratiques qu’il enseigne « force » le royaume des cieux dans la mesure où il rend conscient ce que le signal faisait inconsciemment. Les violents sont en fait ceux qui, consciemment, forcent leur comportement à suivre ce que fait l’Esprit fait naturellement et inconsciemment. Ce sont les versets de l’objectivation, celui de l’enseignant qui transmet sa découverte.

Il a dû comprendre la propagation inconsciente de l’Esprit (du signal honnête) très vite et sans médicament. Moi il m’a fallu 18 ans plus les médocs. Je suis un peu bête. Mais quand je me compare, je ne me trouve pas si bête que ça. J’ai l’avantage de l’air de mon temps qui nourrit mes neurones de la révolution scientifique dont jésus avait prévu l’avènement, une clairvoyance des choses terrestres plus qu’une prophétie.

Jean 16
13 Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir.

Ce verset annonce bien cet avènement de la Science, Esprit de vérité qui soigne et ne parle pas de lui-même mais se plie devant les faits et dit tout ce qu’elle a observé pour établir des prédictions sur des bases mathématiques. Mais c’est bien l’éthologie qui rendra justice à la théologie pour montrer que Jésus avait nommé Esprit un phénomène réel et visible de lui seul, lui, l’Hyperdominant.

Jean 16
14 Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera.

Ce temps-là viendra quand les scientifiques se poseront la bonne question : Comment un homme seul peut laisser une trace aussi intense dans le devenir humain ? La réponse ne peut être qu’éthologique. Pas seulement historique, religieuse ou psychiatrique. Et moi ? Ayant vécu les deux expériences du Christ (NDE et signal honnête), puis-je en avoir un avis autorisé ? Pas vraiment mais ma réaction est celle d’un homme du 21ème siècle qu’on a enfermé deux fois dans les murs d’une prison psychiatrique. Alors je m’incite à la prudence. Que puis-je dire sur la Chose ? Mort, Amour, Message « Ecoute ton cœur ». Voilà le résumé. Je ne sais pas ce que c’est. Cartographie neurale qui s’active dans des situations d’extrême excitation ? Représentation mentale du gène de l’altruisme chez l’être humain ? Esprit de Dieu ? Passage vers l’au-delà ?

Je n’en sais rien et je n’ai aucune obligation de trancher. Alors je ne tranche pas. Mais il s’agit bien d’une représentation à mi-chemin entre l’hallucination et le réel. Ce n’est pas une hallucination car elle est en quelque sorte partagée par des millions d’individus dans des cas extrêmes de mort objective imminente. Ce n’est pas le réel car elle n’est pas objective. Est-elle dans mon cerveau, dans une autre dimension de la réalité ? Je ne sais pas. Tous ces je ne sais pas ne peuvent pas structurer ma vie.

J’ai cependant écouté mon cœur dans ce blog, j’ai dit ma vérité, je pense que c’est une partie de la vérité. Tout cela n’est pas obsédant, car je sais que je repasserais sur ce billard à boule blanche unique. Là je saurais. Je saurais que la vérité n’est pas le résultat d’un raisonnement discursif car la logique génère des problèmes qu’elle ne peut pas résoudre. C’est la philosophie du théorème d’incomplétude de Gödel. En vérité je vous le dis, la vérité est un sentiment. Est-il trompeur ? Nul ne le sait. Je verrais bien. En attendant je garde tous les fers au feu. Je garde plusieurs niveaux de lectures, qui j’espère se rejoindront. J’aime bien cette tension. Elle est douce et créative. Mais pourquoi tout devrait il converger ? Je crois que c’est la nature des choses. L’important c’est d’avancer, et l’on rencontre des pépites le long du chemin qui poussent à continuer.

Source : International association for near death studies
Curiously, there has been no major study of the relationships between near-death experiences and the origins and teachings of the major religions. 

La parole du Christ a été confisquée par une clique d’exégète qui a voulu bien faire mais elle a créé un véritable carnaval spirituel, un cirque de la transcendance, une impasse du non existant. On a fait à fait à Jésus le coup qu’on a fait à Nietzsche. Là où Jésus vit l’Esprit de ses yeux vus, Nietzsche ressentit au plus profond de son être la puissance, le sentiment de puissance (Machtgefühl). Tout logiquement, il en a fait la volonté de toute vie. Les philosophes se sont emparés de l’expression et ont ratiociné pour vider l’expérience de toute sa substance existentielle, intéroceptive et bipolaire. Comment voulez-vous faire partager aux bêtes à corne euthymique une expérience si unique ? Nietzsche y a quand même réussi avec sa poésie, ses images, son marteau et ses idoles défuntes.

France gall / il jouait du piano debout
Ne dites pas que ce garçon était fou
Il ne vivait pas comme les autres c’est tout
Et pour quelles raisons étranges
Les gens qui n’sont pas comme nous
Ça nous dérange
Ne dites pas que ce garçon n’vallait rien
Il avait choisi un autre chemin
Et pour quelles raisons étranges
Les gens qui pensent autrement
Ça nous dérange
Ça nous dérange
Il jouait du piano debout
Quand les trouillards sont à genoux
Et les soldats au garde-à-vous
Simplement sur ses deux pieds
Il voulait être lui vous comprenez
Il n’y a qu’pour sa musique qu’il était patriote
Il s’rait mort au champ d’honneur pour quelques notes
Et pour quelles raisons étranges
Les gens qui tiennent à leur rêves
Ca nous dérange
Lui et son piano ils pleuraient quelquefois
Mais c’est quand les autres n’étaient pas là
Et pour quelles raisons bizarres
Son image a marqué ma mémoire
Ma mémoire, ma mémoire

Arthur Simms / It’s only mystery
How can the banks of a river meet?
Sitting on her bed staring at her feet
She thinks life is water
And love, love is a river

U2 / One
Well it’s too late tonight
To drag the past out into the light
We’re one, but we’re not the same
We get to Carry each other, Carry each other
One
Have you come here for forgiveness?
Have you come to raise the dead?
Have you come here to play Jesus?
To the lepers in your head