3.1 Alcool

Nous abordons avec cet article une partie moins structurée, plus brouillonne et qui suivra le fil de mes pensées. Les deux premières parties ont suivi une machine de turing dont la première opération est une observation lors d’un épisode de manie contrôlée sous médication (épisode III). Je conseillerais au lecteur de lire ces deux premières parties car je les considèrerai comme acquise même si j’essaierai de faire des piqures de rappel pour ne pas nuire à la clarté de l’exposé.

Source : Wipedia (anglais)
Euphoria (BAC = 0.03% to 0.12%)
Overall improvement in mood and possible euphoria (Amélioration globale de l’humeur et possible euphorie)
Increased self-confidence (Augmentation de l’estime de soi)
Increased sociability (augmentation de la sociabilité)
Decreased Anxiety (reduction de l’anxiété)
Shortened attention span (distractibilité)
Flushed appearance (apparence rouge de la peau)
Impaired judgment (jugement dégradé)
Impaired fine muscle coordination (dégradation de la coordination musculaire fine)

Source : Wikpedia (français)
Selon la dose ingérée et l’habitude, il induit une diminution de la vigilance ou va jusqu’à l’ivresse aiguë qui se caractérise par un ralentissement des réflexes, une perte totale de vigilance, un état d’euphorie ou, au contraire, de tristesse, une mauvaise appréciation des situations, des troubles de l’équilibre ainsi qu’une vasodilatation. A dose élevée, l’ivresse peut conduire au coma éthylique puis au décès.
Même sans ivresse, l’alcoolisation aggrave le risque d’accident, notamment sur la route et dans les métiers dangereux. Par exemple sur 600 pêcheurs de Boulogne-sur-Mer médicalement suivis, 50 % des éthyliques avaient subi un accident du travail entrainant une invalidité permanente partielle (IPP), contre 20 % chez les non éthyliques12.
À court terme, la consommation d’éthanol peut provoquer gastrite, reflux gastro-œsophagien, hépatite aiguë alcoolique, nausées, vomissements et le syndrome de « gueule de bois » en effet secondaire.L’alcool a un effet dit anxiolytique à court terme mais à long terme, il engendre souvent angoisses, troubles dépressifs, dépression et anxiété qui tendent à renforcer la situation de dépendance. La dépendance est caractérisée lorsque la personne est devenue incapable d’arrêter ou réduire sa consommation.

Difficile de trouver, sur les sites français, des symptômes qui correspondent à notre réalité vécue d’une substance dont les symptômes se rapprochent étrangement de notre sujet. A lire le site français, on se demande bien pourquoi les gens boivent, tout au plus, quand même, « un état  d’euphorie ». Concentrons-nous sur le site anglais de Wikipédia beaucoup plus honnête et explicatif : l’Augmentation de l’humeur, l’augmentation de l’estime de soi et l’augmentation de la sociabilité signent la présence d’un phénomène lié à la dominance au sens de ce blog. La comparaison avec l’hypomanie du trouble bipolaire est-elle acceptable ? Au vu des symptômes : oui même si, par ailleurs, l’hypomanie est un phénomène naturel.

Ce phénomène, donc, a une consistance liquide et il est connu sous le nom d’alcool. Plus précisément la substance psycho active a pour nom éthanol. Que vous buviez de la bière, du vin ou du whisky, c’est la même substance alcoolique qui vous procure les sensations recherchées. Nous dirons peu de chose dans cet article sur deux sujets qui sont la comorbidité et l’addiction alcoolique. La comorbidité est propre au bipolaire. Elle confirme l’adage de Chirac que les merdes arrivent toujours en escadrille. Les comorbidités sont des afflictions qui accompagnent le trouble bipolaire. Il y’a principalement les addictions aux toxiques dont l’alcool fait partie et la comorbidité anxieuse que je connais bien. Quant à l’addiction alcoolique, les chiffres de wikipedia parlent d’eux même.

Source : Wikipedia
En 2003, 100 000 personnes consultent dans les centres de cure en alcoologie et 48 000 consultent un médecin pour un sevrage. En 2002, 93 000 hospitalisations avec comme diagnostic principal des troubles mentaux et du comportement liés à la consommation d’alcool sont dénombrées37.
En France, vers 2006, l’usage problématique d’alcool touche environ 5 millions de personnes (dont 2 millions seraient dépendantes, soit plus de 7 800 personnes pour 100 000 habitants), dont 600 000 femmes ; d’après une étude récente, chaque Français de 15 ans et plus a consommé en moyenne 13,4 litres d’alcool pur en 2003 (ce qui représente trois verres standards d’alcool par jour et par habitant).

A cela il faut rajouter les 49000 morts par ans liés à l’alcool soit en gros 10 fois plus que la mortalité routière où, du reste, l’alcool est impliqué. Je ne m’intéresserais donc pas pour l’instant à la comorbidité et à l’addiction. Je vais me concentrer sur l’alcoolisme des gens normaux. Pourquoi buvons-nous, pardon pourquoi boivent-ils ? Cette question peut paraître paradoxale tant l’alcool fait partie de nos vies. Personnellement, je n’aime pas trop l’alcool. Mais j’en bois, raisonnablement. J’ai des amis soiffards et si je les suis c’est le tête à tête assuré avec les chiottes durant le reste de la nuit. Et dieu que j’abhorre cet état-là.

L’évolution ne nous a pas conditionné à aimer l’alcool. Elle nous a légué un besoin irrépressible pour le sucre qui devait être une substance rare dans notre lointain passé. Les alcools forts sont degueulasses. Tellement infects que les jeunes les coupent avec des sodas : cocktail, whisky coca, vodka orange, premix… Il y’a je crois une gigantesque hypocrisie sur le gout de l’alcool. Nous ne restons pas honnêtes vis-à-vis de notre enfance : nous aurions dû rester au coca. Que s’est-il passé ? Nous faisions les 400 coups, nous étions heureux sans alcool, jusqu’à la puberté. Alors je réitère la question : Pourquoi buvons-nous ? Pour le goût ? La réponse est non. C’est comme si l’alcool avait biaisé le jugement du cerveau parce que quelque chose le poussait à le faire. Je reste honnête vis-à-vis de mon enfance, voyez-vous.

Si je vous demande pourquoi vous allez en boîte, ne me faite pas des réponses du genre, c’est pour danser, pour s’amuser. Dites c’est pour pécho. Vous êtes alors éthologiquement plus correct. En effet, les jeunes se rassemblent dans des endroits pour trouver des partenaires sexuels. Du bruit strident, des lumières, c’est comme si les boîtes voulaient nous baigner dans une ambiance maniaque où les sensations ne seraient pas augmentées de l’intérieur mais de l’extérieur. Mais ce n’est pas tout. Bien. Nous sommes dans un lieu où les gens qui n’ont rien de commun se rencontrent et cherchent un partenaire sexuel. Qu’est-ce que l’on sert à profusion et que l’on boit abondamment ? De l’alcool.

Pourquoi boit-on de l’alcool ? Ne me faites pas des réponses du genre c’est pour s’amuser, c’est une substance récréative blah blah blah. Soyez plus éthologue que diable. Je vous ai donné la réponse en début d’article et je la crois intéressante. Les gens boivent pour augmenter leur dominance (au sens de ce blog) donc leurs chances de trouver un partenaire sexuel. L’homo sapiens avec l’alcool a réussi à déjouer les fluctuations de dame Nature qui se venge de cet affront en s’en prenant à notre santé. Qu’importe les risques de l’alcool puisqu’il procure un surcroît de puissance ! La dominance (hypomanie) désinhibe tout comme l’alcool, est-ce vraiment un hasard ? L’alcool a-t-il une influence sur le signal honnête de dominance. Nul ne peut le savoir mais cela est fort probable tant on a l’impression que les gens ne se rassemblent pas pour en boire mais que ce liquide rassemble pour se faire ingérer. Il crée de la communauté exactement comme les gourous. Toute vie sociale suppose ce breuvage, il est presqu’impossible d’en sortir. Certains havres de paix non distillés existent heureusement.

Vous me direz, on consomme de l’alcool en famille, dans des fêtes pas forcément dédiées aux rencontres sexuelles. Je vous l’accorde. Mais on boit pour augmenter la sociabilité donc pour augmenter son rang dans la structure de dominance. Ça ne vous rappelle rien non plus ? Beaucoup voudrait connaître une définition pratique du mot syntonie. Je crois que vous devriez appelez votre meilleur ami et l’inviter à aller boire une bière. Là essayez d’analyser si cela est possible. Et bien, c’est cela la syntonie ou plus précisément son augmentation. Maintenant reprenez le manuel du parfait maniaque et tirer votre conclusion. L’alcool est un ersatz de manie.

Pascal dans ses pensées écrivit qu’un verre de vin rapproche de dieu, et que trois verres l’en éloignent. Remarque profonde, car l’alcool augmente la dominance et comme je le serine sur tous les tons, la religion a quelque chose à faire avec la dominance ! N’oublions pas non plus que l’alcool a une signification importante dans les rituels religieux chrétiens. Le vin, c’est quand même le sang du christ. Jésus a sans doute choisi cette substance car elle apporte la joie.

En conclusion, on pourrait penser qu’on pourrait élever nous enfants dans la désinhibition la plus totale et qu’on pourrait alors éviter les ravages de l’alcool. Il y’a juste un problème. La désinhibition est commandée par la dominance. On ne peut pas intellectuellement apprendre à un enfant à être désinhibé car la régulation de la dominance est dans l’inconscient. Mais on peut lui donner les moyens d’atteindre les gratifications qui feront que le mécanisme dont je parle depuis le début de ce blog fonctionnera normalement. Nous en reparlerons.

Peter and the test tube babies / one night stand
(him)
So many questions in my head, who is this girl in my bed ?
I don’t know her she’s someone new, got pissed last night but did I screw?
I, I don’t know her name, I, I won’t see her again.
She’s a one night stand, one night stand, she’s a one night stand.
Fast asleep she’s still crashed, go thru her pockets for her cash.
So annoying with her snore, I ought to kick her on the floor.
(her)Love at first sight I don’t think so, ‘cos I can’t wait till I can go
I don’t know him I don’t know his name, I don’t think I’ll go with him again.
(him)She is lying there in the nude, but I can’t remember if we screwed.
So I’ll do her now just to make sure, and then I’ll kick her out the door.
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