3.91 Gyneco Show

Dans Psy Show, j’avais montré comment un psy utilisait sa dominance pour assouvir ses instincts sexuels. J’avais comparé sa situation à celle des gourous des sectes. A cette époque, on aurait pu croire le fait isolé. Mais il semble que ces drames ne soient pas uniques. Le Dr André Hazout est gynécologue de son état, « Eminent spécialiste de la fécondation in vitro et accusé de viol, d’agressions sexuelles sur plusieurs patientes ». Cette ordure a été condamnée mais ce qui m’intéresse c’est le témoignage d’une patiente qui valide le lien que j’ai effectué entre ces misérables et les gourous des sectes. Il faut savoir écouter les gens !

Source : Express n°3265/29 janvier 2014
Ces femmes assurent avoir été « sous l’influence » de cet homme dont elles avaient trop besoin pour se plaindre. D’ailleurs, certaines ont continué, malgré tout, à consulter le spécialiste, qui avait posé une étagère sur son bureau, un gros macaron bicolore proclamant « Trust me, I’m a doctor » (Faites-moi confiance, je suis médecin). « Il me disait qu’il était le seul à pouvoir m’aider », se souvient Marie Jézéquel, 51 ans, qui affirme avoir été violée à plusieurs reprises entre 1985 et 1987. Il exerçait sur moi une emprise comparable à celle du gourou d’une secte.

Nous avons donc le même schéma que dans Psy Show. Des femmes se font violer et reviennent se faire violer. C’est absolument incompréhensible si on ne prend pas en compte la dominance qui inhibe les victimes et les enferme dans une logique folle qui les soumet répétitivement à la merci de leurs bourreaux. Je prétends qu’à chaque fois que les conduites deviennent irrationnelles et que l’individu oublie son propre intérêt au profit d’un autre, il y’a phénomène de dominance. Le signal de dominance inconscient pousse la victime à agir à l’encontre de son propre intérêt. Le fait que la victime se trouvait en position de besoin objectif et observable par rapport au gynécologue n’est que la contextualisation consciente d’une impulsion inconsciente de soumission. La dominance n’est ni bien ni mal. C’est un processus issu de la sélection naturelle. Elle peut servir le mal comme le bien.

Encore une fois, Ce qui est intéressant d’un point de vue éthologique et non d’un point de vue juridique, c’est de distinguer les viols commis par les low status males (LSM) et ceux commis par des dominants et d’essayer de comprendre leurs différences. Par exemple, une femme violée par un LSM ne revient pas se faire violer. Il y’a quand même une chose dont il faut convenir, une femme peut inconsciemment envoyer des signes phylogénétiques qui pourraient faire croire au male dominant qu’il se sent en droit de s’accoupler avec elle immédiatement. Ces signaux inconscients, de mon point de vue, ne sont pas des invitations à la bagatelle immédiate. Ils sont juste une validation qu’un couple potentiel satisfait aux lois de la structure de dominance. Ces dernières étant inconscientes (cachées), les signaux involontaires que la femme pourrait envoyer, ne peuvent que constituer qu’un appel à lui faire la cour.

Le processus de cour est très important car il fait passer une étincelle inconsciente en désir conscient après un certain temps proportionnel à la durée de l’investissement éducatif d’un enfant potentiel. On se souviendra à ce sujet de la fameuse carte du tendre, carte complétement périmée par la maîtrise de la fécondité. La disparition du lien entre l’acte sexuel et la maternité a bouleversé la donne. Des comportements qui ne peuvent être qu’appris culturellement puisqu’ils sont récents (réduction du délai de cour à quelques jours voire quelques heures) sont venus contre balancés des instincts phylogénétiquement formés aux cours des âges. Est-ce neutre ? Bonne question, pas de réponse. Peut-être que la gratification sexuelle passe avant la satisfaction d’un programme phylogénétique de séduction. Dame Nature se venge-t-elle ? À vous de voir les filles. Je crois avoir récemment vu des bandes annonces de film à ce sujet très intéressante. Mais tout est possible, it’s a free world !

Quand une femme dit non, et naturellement ce non est conscient, c’est non. Elle a un inconscient et un conscient, les deux doivent être en accord, car le conscient vient perfectionner la décision de la structure de dominance en lui adjoignant le jugement incroyablement pertinent et cruel de la conscience. Les questions du genre, tu fais quoi dans la vie, permettent à la femme de se faire une idée, grâce à une cognition infra consciente, des ressources que son partenaire pourrait apporter à une potentielle future famille. Attention la femme n’est pas vénale (© LSM tout droit réservé), elle est altruiste et prévoyante. Elle pense pour 3, 4, 5…

Le problème c’est que le non en conscience de la femme peut être lui aussi complètement inhibé par une dominance forte et par d’autres circonstances, j’en conviens. Par exemple, l’autorité du médecin, qui n’est autre que l’autorité que confère la domination consciente (pléonasme) de sa hiérarchie de domination, peut ajouter à la perte du conscient. Le conscient seul, conscient de son intérêt, ne reviendrait pas consulter. Il y’a donc autre chose. La dominance.

La question du viol m’intéresse parce que je voudrais savoir d’où viens mon dégout pour lui. Est-il moral ? Est-ce un instinct, une loi de la structure de dominance ?

Bien sûr tous les copains de la profession, pas au courant. Et puis « pas simple de s’en prendre à un homme au CV de mandarin et au carnet d’adresse de ministre ». Hazout est un spécialiste de la Procréation Médicalement Assistée. A propos, nous investiguerons dans un prochain article ce qu’implique ce genre de pratique du point de vue de l’évolution.

Ace of Base / All that she wants
So if you are in sight and the day is right
She’s the hunter you’re the fox
The gentle voice that talks to you won’t talk forever
It is a night for passion
But the morning means goodbye
Beware of what is flashing in her eyes
She’s going to get you
All that she wants is another baby
She’s gone tomorrow boy