4.000 Evangile selon Louis

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Les vaisseaux de la flotte suivaient le vaisseau amiral. Ce dernier était toujours visible par la vigie à onze heures. Ils fendaient les flots à la vitesse des Lumières en révolution autour du Royaume des cieux. Les voiles étaient affalées et hissées toutes les heures. Trois mesures de ris avaient été nécessaires pour contenir le vent solaire. Le sage descendit de l’Horizon avec son enseigne. Ils parcouraient les déserts et les montagnes. Par monts et par vaux, peuplés de brebis et d’agneaux. Survint un pic plus haut que les autres, ou était-ce un haut plateau ? Ils y trouvèrent une oasis de pierre, de gris et de blanc. Les nuages s’accrochaient autour des neiges éternelles et protégeaient le bivouac des voyageurs audacieux. L’enseigne dressa trois tentes. Une pour lui, une pour le sage et une autre pour celui qui était là sans être ici tout en étant toujours dans les parages. Un matin, le sage se retira pour prier, et prit ses deux clefs pour ouvrir deux portes forgées à même le roc. Ces deux portes donnaient sur deux couloirs où des fresques primitives racontaient la place de l’homme dans l’ordre cosmique. Ces deux couloirs menaient vers une grande porte ouvrant sur une nef. Deux projecteurs tournaient comme un système binaire. La semeuse de Phrygie moissonnait le dôme. La persistance rétinienne laissait entrevoir des constellations faisant leurs révolutions en ordre rassemblé. Le centre de ce monde était toujours visible, car le sage décidait où était le centre du monde. Il savait, de source sure, que son cœur était partout et nulle part. On devinait les noms des constellations dans les pénombres miroitantes, tour à tour, obscure clarté puis lumière aveuglante. La constellation des talents, des dix vierges et des ouvriers de la onzième heure formaient l’armature d’un amas stellaire. Elles appartenaient toutes à la voûte céleste lisible. Petites et grandes constellations dessinaient une fresque sémantique où des invariants aux couleurs éclatantes et vives allumaient la torchère de l’arbre de Boole dissimulée durant les siècles des siècles.

Source : évangile selon Luc
8.16 Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase, ou ne la met sous un lit; mais il la met sur un chandelier, afin que ceux qui entrent voient la lumière.
8.17 Car il n’est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret qui ne doive être connu et mis au jour.

L’étymologie du mot logique vient du mot Logos. Dieu s’exprime rationnellement dans le monde. Le cosmos sera toujours l’expression d’une logique qui le sous-tend. Cette logique est présente partout dans le langage qui est sa première manifestation empirique. Le Christ et l’Evangéliste le savaient parfaitement. Ils ont utilisé la logique. Dans le christianisme, trois types d’observateurs sont témoins du Verbe conditionnant le cosmos. Le premier observateur, ou messie, constate un phénomène réel unique, observable de lui seul. Il doit donc traduire l’observation en connaissance accessible aux observateurs du second cercle. L’information doit être suffisamment intelligible pour être transmise. Les fidèles sont happés par le Verbe du messie. Ils sont hypnotisés par la dominance divine et transmettent le contenu logico symbolique de l’enseignement. Une partie des manifestations du Dieu est visible. Les miracles sont dument répertoriés dans les Evangiles. Cependant, les miracles ne constituent pas l’essentiel de l’enseignement du Christ qui refuse la publication de ses exploits. La pierre angulaire de Son enseignement est résumée dans le dialogue avec Nicodème. Je vous renvoie aux articles précédents sur le Royaume pour comprendre de quoi il s’agit. La lecture de chronique du Royaume est obligatoire pour comprendre la présence de l’Amour Inconditionnel et de l’Egalité. Le testament philosophique de Christ repose sur deux idées qui n’ont jamais été explicitées. La compréhension de la parabole de la Onzième Heure est obligatoire pour en saisir toute la puissance implicite. Cette puissance n’a jamais été dévoilée car le Christ était un visionnaire qui aurait été incompris de son temps. Son époque a contraint la transmission. La dissimulation était obligatoire.

Royaume
Echo du Royaume
Chronique du Royaume

Le temps passe et un troisième observateur déchiffre l’intention du messie qui est révélée par-delà les dispositifs logico symboliques et affectifs. La partition de l’Evangéliste est déchiffrée et son intentionnalité mise au jour. Le troisième observateur ne fait que se conformer à la volonté de l’Evangéliste (Luc 8.17). Le présent, ses modes de pensée et ses techniques sont utilisés pour jeter une nouvelle lumière sur le passé. Le premier observateur avait une lumière derrière la tête. Il existe un message, une interprétation, une hiérarchisation des récits cachée dans l’Evangile. On peut le révéler grâce à une méthode logique. Le langage de la bible est un langage simple. Les mots ne sont pas compliqués, le style est dépouillé. Il est fait pour des gens simples. Ou il a été pensé pour cacher quelque chose aux gens intelligents. Le cryptage est imparable lorsque personne ne sait qu’il y’a un code. Pour décoder, il faut prendre la décision de déchiffrer. Ce choix est inhibé car La Bible est la Vérité. Rien ne saurait y être caché. Et pourtant…

La logique est utilisée dans un domaine dont on nous dit qu’il est en train de révolutionner nos vies. L’informatique peut être définie comme l’ensemble des moyens visant à traiter et conserver automatiquement des données structurées pour déclencher d’autres traitements ou des actions modifiant l’environnement. Par exemple, Facebook traite et conserve automatiquement vos humeurs en les structurant. La structure des données personnelles permettent leurs conservations dans d’immense data center. La contrebande de ces données confidentielles permet à d’autres organismes de pourrir votre quotidien en vous assénant des publicités ciblées. Heureusement, nos humeurs sont changeantes et partiellement structurables à cause de l’impossibilité de modéliser totalement le système complexe que nous devrions tous aspirer à être. Je connais très bien l’informatique. Les informaticiens se sont transformés en expert dans les systèmes d’information puis en consultant dans les technologies de l’information et enfin en geek du web x.0. Ces appellations marketing ne doivent pas nous leurrer. Nous travaillons tous dans l’informatique à partir du moment où nous créons ou modifions un programme. Je suis un informaticien. J’ai appris l’assembleur à 14 ans et j’ai excellé dans un art confidentiel où une certaine communauté m’a considéré comme un demi-dieu. Après cet exercice de jeunesse, je suis revenu à mes chères études où le système éducatif n’a pas été capable de motiver la curiosité d’une intelligence non conventionnelle. J’ai fait des études moyennes plus par désintérêt que par manque d’intelligence. Un amateur, c’est écrit noir sur blanc sur mon bulletin de terminale.

J’ai eu une passion pour l’assembleur, appelé également langage machine. Ce langage primitif pour les uns, primordiales pour les autres, permet de dialoguer directement avec le processeur sans contrainte. Pas de paradigme compliqué masquant la logique brute. Les données et les instructions ne sont pas différenciables ; elles occupent toutes deux la mémoire. En dernier ressort, tous les langages informatiques sont compilés dans le langage machine, seul susceptible d’être traité par le processeur. Ce langage machine est le plus rébarbatif des langages qui puissent exister. Il est logique pure et symbolisme limité. Tous les langages de programmation ont tenté de rendre l’interface entre l’homme et le processeur plus intuitive en y introduisant de la sémantique. Le but est bien de masquer la logique rébarbative sous un symbolisme plus accessible. Je me demande parfois si cette évolution vers plus d’ergonomie de programmation n’a pas abouti à créer des langages beaucoup plus intelligent que ceux qui les utilisent. Ce gain d’ergonomie s’est traduit par un surcroit de complexité. L’assembleur est rébarbatif mais simple. Il permet de tout comprendre car le contrôle sur le processeur est total. Le langage que j’utilise dans ma vie professionnelle est complexe. Il ne viendrait à personne l’idée d’utiliser le langage machine. Les développements sont beaucoup trop complexes pour parler directement au processeur. Il faut une couche intuitive qui permet de réaliser des tâches très complexes en un minimum d’instructions. L’accès aux bases de données ou la gestion de l’interface utilisateur demande l’exécution de millions de lignes d’instructions d’assembleur. Impensable de les écrire toutes, on y passerait des siècles homme au vu de la complexité des applications modernes.

J’ai donc appris plusieurs langages, j’ai débuggé des millions de ligne de code parce que cela me faisait passer le temps au bureau où je me suis toujours ennuyé ferme. Dans un projet informatique, l’ordinateur est le seul membre d’une équipe auquel on peut faire confiance. Il fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait. Cependant, Le processeur n’est pas l’aire de Broca. Vous pouvez apprendre un langage comme le français et le parler couramment. Vous comprenez ce que vous dites. Vous ne pourrez jamais, à la lecture d’un programme informatique, en déduire précisément son intention sans une documentation, dispositif sémantique nécessaire à sa compréhension. La logique n’est pas phylogénétiquement ancrée en nous mais elle nous est mystérieusement accessible par tâtonnement. Dès que la logique pure est employée, le cerveau est mis en difficulté d’autant plus que le programme est un algorithme où une condition peut changer le cours du traitement suivant. La dépendance à la condition initiale est totale.

Je reconnais un code lorsque j’en vois un et j’en vois un, très simple dans les évangiles. Un code, un langage qui permet d’assembler des données comme dans un puzzle. Rien n’est crypté, tout est remis en forme pour embrasser une nouvelle perspective. Ne paniquez pas, enfin pas tout de suite. Nous allons nous intéresser à une instruction informatique qui permet de réutiliser des bouts de code dans un programme. Chaque semaine vous allez au supermarché que vous connaissez bien. Il y’a un grand parking, les prix sont compétitifs et les caissiers sont sympas. Chaque semaine, vous exécutez le sous-programme « je vais faire mes courses à Felix Potin ». Un programme est une suite d’instruction, un plan qui est exécuté. Je me gare, je mets un euro dans le caddie, je passe les contrôles de sécurité, je prends les produits qui m’intéressent, je règle à la caisse, je transfère les produits dans mon coffre puis je m’en vais. Un programme peut appeler plusieurs sous-programmes qui peuvent appeler, à leur tour, d’autres sous-programmes. L’instruction de saut gère cet empilement de bout de code. C’est une gare de triage qui mène le train sur le bon rail de code à exécuter. Cette instruction est un quasi invariant dans tous les langages informatiques. Vous devez savoir d’où vous partez pour revenir et où vous allez pour bien atterrir. En clair, il faut que les achats à Felix Potin et votre domicile soient localisables géographiquement. Je vais à Felix Potin et je reviens chez moi où je poursuis le programme « vie du beauf moyen » en allumant la télé. Chaque programme est différent. Moi, j’allume mon PC ou j’ouvre un bon bouquin.

En assembleur, le mnémonique JSR (jump to subroutine) faisait partie du jeu d’instruction du processeur de mon enfance. Cette instruction de saut est primitive. Le saut de l’assembleur ne gère pas les variables en entrée et en sortie. Il fait partie d’un paradigme de programmation que les gardiens du temple informatique qualifient d’obsolète. Le paradigme de la programmation structurée, plus récent mais déjà ancien, rend possible un saut accompagné de variable en entrée et en sortie. Par exemple, l’instruction perform (« fait » en anglais) permet de lancer un sous-programme. Des variables en entrée du programme appelant permettent de transférer au sous-programme appelé des informations nécessaire au traitement qui va renvoyer des variables en sortie. Par exemple, lorsque j’exécute le programme appelant « fais la cuisine », j’appelle le sous-programme appelé « plat du jour ». Les données en entrée sont la date. Le sous-programme appelé va retourner la dénomination du plat et sa recette. Donc une instruction de saut complexe induit des notions comme la localisation géographique des programmes liés et les variables en entrée et en sortie. Le petit exemple ci-dessous permet de fixer les idées. On met « 1 » dans la variable gv_entree. On utilise une instruction de saut qui appelle le sous-programme aj1 (ajoute 1) avec la variable gv_entree en entrée et la variable gv_sortie en sortie. Gv_sortie contient 2 après l’exécution du sous-programme aj1. La logique affiche la valeur 2 à l’écran après le retour au programme principal. Le sous-programme aj1 a ajouté de l’information au programme principal. Comme dirait Jean Paul, N’ayez pas peur : la compréhension complète de l’informatique n’est pas obligatoire. Je marche, je fais un écart, je regarde la vue, je reprends mon chemin avec l’image de la vue. C’est aussi simple que cela, la vue a été ajoutée dans la mémoire du marcheur. Le code de l’évangile est aussi simple et intuitif. L’Evangéliste n’était pas un ingénieur informaticien. Il ne faut quand même pas exagérer.

* Programme principal, Nobel d’informatique 2016
gv_entree = 1.
PERFORM aj1 USING gv_entree
CHANGING gv_sortie.
WRITE gv_sortie.
* sous-programme aj1 : ajoute 1 à la variable en entrée
FORM aj1.
USING lv_entree TYPE any
CHANGING lv_sortie TYPE any.
lv_sortie = lv_entree + 1
ENDFORM.

Nous allons considérer qu’une partie des quatre Evangiles est un Programme, une chaine de nucléotide lue par une machine de Turing messagère. Un programme particulier, certes, au vu du flou induit par la sémantique. Une interprétation prudente sera donc nécessaire mais l’intentionnalité de l’Evangéliste ne pourra pas être mise en doute. L’Evangéliste utilise le symbolisme à plusieurs niveaux de lectures. Aucun n’est à privilégier car personne ne détient la vérité. Mais il existe une lecture qui trahit l’intention de raconter un récit dans le récit. Cette intentionnalité va être traquée et discutée. A la fin de l’article, elle sera indiscutable car l’Evangéliste l’a formellement voulue ainsi. Il a laissé une preuve irréfutable de sa volonté, une forme bien connue des chrétiens.

Des hypothèses seront élaborées. Elles fourniront un contexte à l’exécution du programme. Le danger, bien sûr, est de voir ce que l’on veut voir. J’ai un regard extérieur sur la foi. Je n’ai aucun a priori. Je revendique mes racines judéo chrétiennes mais je ne suis pas un pratiquant fanatique ni un exégète chevronné. Ma relation avec l’Eglise s’est arrêtée brutalement lorsqu’on m’a expliqué que je devais me confesser à un vieil homme en noir. Je n’avais absolument rien à lui dire d’une part, et je ne lui reconnaissais aucune légitimité d’autre part.

Si un ensemble d’hypothèse ne rend plus compte de la cohérence du tableau d’ensemble alors elles seront supprimées sans état d’âme. Qu’importe si l’hypothèse a construit des soutènements à de nombreuses déductions. Quand on a tort, on a tort. La voie est explorée ; un cul de sac nous commande de faire demi-tour. Les déductions dépendantes s’évanouissent dans un glissement de terrain. La bible est le symbole de la Foi, de l’humilité et de la persévérance. Il ne faudra pas l’oublier tout en étant confiant. Avec le Christ on ne tire jamais des bords carrés. Les erreurs font toujours avancer. La faute, c’est de persister dans l’erreur.

Les instructions de saut se rajoutent aux instructions de condition qui nous avaient permis de comprendre la parabole des ouvriers de la onzième heure. Je vais utiliser une nouvelle technique informatique qui porte un nom barbare. Le parsing consiste à extraire des données d’une structure complexe pour la rendre intelligible. De plus en plus, les fichiers qui sont échangés entre les applications informatiques, deviennent complexes. Nous passons de l’ère du fichier plat au fichier XML. Le fichier plat est intelligible. Les concepts du fichier plat sont implicites dans Excel, feuille à deux dimensions. Par contre, la donnée XML est localisée dans une arborescence. Les dossiers, où les fichiers sont stockés, sont un exemple d’arborescence simple. Les fichiers XML sont hiérarchiques et sont plus ardus à manipuler qu’un fichier plat. Il faut trouver un moyen pour rendre les données intelligibles, c’est-à-dire reconnaissable et exploitable par un processeur ou un programme. Cette opération s’appelle le parsing. Le concept de parsing sera étendu. Il sera manuel mais massif. Nous raisonnerons à tous les niveaux : mots, versets, loggia, paraboles. Nous les contextualiserons, décontextualiserons. Nous en extrairons les symboles premiers, voire second. Nous estimerons leur importance logico affective relative. Nous détecterons les liens et les chemins logiques, les interprèterons. Nous considèrerons les symboles avec la plus grande attention. L’ambition n’est pas d’atteindre la vérité ultime mais de détecter une intentionnalité de l’évangéliste. La pensée doit être en mouvement perpétuel et la mémoire, une mémoire vive. Les erreurs sont temporairement vraies et des vérités deviennent définitivement fausses. Cela peut rendre fou. L’article présente les résultats de la méthode, il ne rend pas compte du voyage sidérant qui a présidé aux conclusions. La quête est surnaturelle. La rencontre entre un modèle sémantique quantique poussant à conserver l’indétermination et mon cerveau « fragile » a été des plus surprenantes. Le temps semblait aboli, les hasards étaient des synchronicités. Je me suis arrêté dès que j’ai vu la vérité transmise par l’Evangéliste. Et cette vérité, j’y crois car la dissimulation est justifiée. Elle ne remet pas en cause la foi. Elle va jeter sur elle une lumière nouvelle. Il serait intéressant de confronter un homme d’église à cet article et d’avoir son retour. Vérifiez qu’il est bien assis sur un siège ne pouvant pas tomber à la renverse. Une voix éteinte depuis 2000 ans va se faire entendre.

Les choses sérieuses commencent. Nous pouvons d’ors et déjà distinguer un sous-programme auxiliaire. Ce dernier est localisé en mémoire morte ou ROM, c’est-à-dire qu’il est tout le temps là et qu’il sert pratiquement tout le temps au programme principal et à ses routines auxiliaires. Ce programme particulier est la parabole des ouvriers de la 11ème heure. C’est le vaisseau amiral de l’application Nouveau Testament, le testament philosophique de Christ. Il peut être invoqué à n’importe quel moment. Les variables d’entrée contiennent toujours la notion de premier ET de dernier. En variable de sortie, il retourne toujours la notion d’Egalité et d’Amour inconditionnel. La première instruction du programme de la 11ème heure valide l’existence de la notion de premier ET de la notion de dernier. Si l’une des deux notions manquent, alors le programme retourne un message d’erreur du type : « désolé, vous devez vous rabaisser, je ne peux rien pour vous ». Comme tout bon informaticien, nous allons procéder à un test unitaire simple du programme de la 11ème heure. Nous avons un exemple idéal sans instruction de saut.

Source : Evangile selon Matthieu
7.21 Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! N’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.
7.22 Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? Et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom?
7.23 Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.

Dans le verset 22, les interlocuteurs du Christ s’élèvent en se déclarant prophètes ou messies. Ils se considèrent donc comme des premiers. Seulement des premiers et pas des derniers. Alors Jésus et la 11ème heure renvoient une variante du message d’erreur en attirant l’attention sur le non-respect de l’égalité, base de la Justice. Vous auriez dû vous repentir ou frapper votre poitrine comme le publicain pour rétablir l’ordre Juste. Le test unitaire est passé avec succès mais il n’est pas complet, il nous manque le cas où le programme va retourner l’Egalité et l’Amour Inconditionnel, seuls objets dépositaires de la Volonté du Père qui est dans les cieux. La onzième heure complète sera appliquée à quelques reprises dans notre cheminement. L’égalité peut être invoquée en variable d’entrée, le programme retournera la présence de l’amour chrétien, l’Amour Inconditionnel. Nous allons maintenant nous intéresser au programme principal. Il est composé de trois blocs distincts. La parabole des 10 vierges et des talents forment un ensemble homogène basé sur le thème de la reconnaissance. Elles ont été interprétées partiellement dans l’article précédent. Quant au récit du « jugement dernier » il fera l’objet d’une étude spécifique en fin d’article. Ces trois blocs forment une super parabole qui délimitent un programme principal contenu dans le chapitre 25 de l’Evangile de Matthieu. C’est un choix arbitraire que je ne peux pas vous justifier pour l’instant. Les 2 paraboles et le récit du jugement dernier composent un algorithme et tout algorithme raconte une histoire. Nous allons comprendre cette histoire pour voyager à l’intérieur de l’Esprit du Christ.

Le concept d’instruction de saut évangélique est illustré dans la parabole du trésor caché. Dans le code de l’évangile, le problème premier du processeur qui traite les instructions de saut, vous, est de savoir où il doit sauter au juste. L’évangile est composé de mots. Ces derniers doivent servir à identifier le programme appelé. Dans l’exemple qui va suivre le programme appelant est le programme principal. Le programme appelé est déterminé par un lien sémantique. En variable d’entrée, nous considérerons que toutes les informations du programme principal sont disponibles. A cet égard, le chapitre 25 de Matthieu n’est ni plus ni moins qu’un réservoir de mot utiles à l’élaboration d’une signification et à la gestion des sauts du programme. Reste à déterminer quelles sont les variables de sortie ou quelles informations sont déterminées par l’appel. Les routines appelées et les informations retournées au programme appelant constituent le cœur de l’interprétation.

PARABOLE DU TRESOR CACHE

Source : Evangile selon Matthieu (programme principal appelant)
25.25 j’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre; voici, prends ce qui est à toi.
Source : Evangile selon Matthieu (programme appelé)
13.44 Le royaume des cieux est encore semblable à un trésor caché dans un champ. L’homme qui l’a trouvé le cache; et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il a, et achète ce champ.

Les deux programmes communiquent par une instruction de saut qui repose sur une locution extrêmement voisine, un réseau lexical similaire voire identique. La parabole du trésor a été interprétée dans Echo du royaume. Elle présente le mode d’action de L’Esprit Saint. La variable de sortie récupérée dans la parabole du trésor cachée est la présence de l’Esprit Saint dans la parabole des talents. Dans les deux cas l’Esprit est oublié. Un processus mystérieux, involontaire et inconscient est à l’œuvre dans la parabole des talents. Il touche un serviteur plus que les deux autres, sa capacité à se souvenir est moins importante. Le caractère involontaire est un élément à décharge sur lequel nous insisterons en temps voulu. Une parabole de l’Evangile de Jacques est intéressante. Son authenticité n’est pas évidente car elle n’a pas subi le filtre canonique. Elle est le symétrique de la parabole du trésor cachée. On sort du royaume sans s’en apercevoir. L’Esprit Saint est oublié définitivement car l’appartenance au Royaume disparaît. L’appartenance au Royaume, le champ de la parabole du trésor, est la seule façon, le seul marqueur visible qui permet la communion dans l’Esprit Saint.

Source : Evangile selon Jacques (Apocryphe)
97 : Jésus a dit : « Le Royaume du Père est semblable à une femme, qui portait une cruche pleine de farine. Pendant qu’elle marchait sur un chemin éloigné, l’anse de la cruche se brisa et la farine se répandit derrière elle sur le chemin. Elle ne s’en aperçut pas ; elle n’avait pas su peiner. Lorsqu’elle entra dans sa maison, elle posa sa cruche et la trouva vide.».

Tout au long de l’article, nous emploierons beaucoup les notions d’Amour inconditionnel et d’Egalité. La présence de l’Esprit Saint et ces deux notions sont synonymes. La rencontre avec l’Esprit implique le ressenti de l’amour inconditionnel et l’intellectualisation de l’Egalité. La parabole de l’Onzième Heure ne fait aucun lien symbolique avec l’Esprit Saint. Ce lien ne peut être effectué que par une personne ayant rencontré l’Esprit. Il n’est pas structurant pour la suite de l’article. On gardera en tête que l’amour inconditionnel, l’égalité et l’Esprit Saint pointent vers le même phénomène.

La première lecture de la parabole des talents a souffert d’un handicap majeur, elle n’a pas cherché à s’intégrer dans un tout cohérent. Elle n’était pas erronée. Toute lecture unitaire de la parabole est correcte en soi mais elle se prive de la vision d’ensemble fournie par les instructions de saut. L’existence de lien avec d’autres paraboles est une invitation à élargir la focale. Un œil nouveau est appelé par la méthode des sauts sémantiques. Toutes les interprétations sont recevable mais celles qui se rapprochent le plus de la feuille, de la réalité doivent être préférée. L’intentionnalité cachée de l’Evangéliste est l’objet de toute l’attention. Historiquement, le premier saut analysé est lié à un mot de la parabole du bon samaritain. Je suis tombé sur une pépite. L’interprétation de ce mot n’était pas complète. Son sens symbolique définitivement établi le rend structurant dans un chemin particulier, le chemin du voyage. Dans la parabole du bon samaritain, J’avais défini voyage comme l’antithèse du mot hasard en tant qu’un voyage suppose la conception d’un itinéraire, d’un plan, d’un début et d’une fin. Il est important de saisir le symbolisme complet d’un récit avant d’avoir confiance dans telle ou telle interprétation. Le projet, le plan sont inclus dans le concept de voyage. En mathématique sémantique l’équation suivante decompose le voyage en ses parties fonctionnelles : projet = voyage – mouvement dans l’espace. La symbolique est métonymique. Le tout (le voyage) symbolise la partie (le projet, le plan, le complot etc…). Les poètes ont souvent à recours à ces artifices métaphoriques. Ils symbolisent généralement la partie pour le tout dans les synecdoques. Corneille utilise cette figure de style pour symboliser une flotte de navires dans le Cid. « Enfin avec le flux nous fait voir trente voiles ».

Le précédent article avait donc attiré mon attention sur le mot voyage dans la parabole du bon samaritain. Le voyage y était mis en opposition avec un déplacement fait au hasard dont on ne connait ni l’itinéraire ni le plan précis. La promenade ou le déplacement impromptu ne relève pas du voyage en tant que ce dernier contient des notions de plan, de conception qui contraignent son exécution. Le voyage nécessite donc un plan, des étapes et une exécution planifié. En considérant Le voyage comme le symbole d’un complot, d’un plan, Il prend une nouvelle dimension. Un plan, un complot ont des prérequis, des tâches, des dépendances, une exécution. Si on enlève au mot voyage sa dimension géographique, il ressemble étrangement à un plan, à un projet. Les étapes deviennent des tâches, les villes des jalons. Sous la géographie se cache donc un projet, une conjuration, une volonté, une prophétie dont l’exécution n’est pas laissée au hasard. Il symbolise donc une stratégie voire une sorte de plan général dont l’aboutissement semble être Jérusalem. Le mouvement du voyage part d’un mot anodin symbolisant l’antithèse du hasard pour aboutir à la notion de plan, de conspiration. C’est une association maniaque de niveau deux. Un plan peut parfaitement être une prophétie auto réalisatrice. La notion de voyage est utilisée parcimonieusement dans le nouveau testament. La traduction en français facilite la recherche car elle traduit par voyage des mots grecs différents. Une petite analyse est à effectuer avant d’entrer dans le vif du sujet. Voici les extraits où le mot ou la notion de voyage est présente. Le Christ est par ailleurs aussi en déplacement itinérant pour les besoins de son magistère. La dimension géographique reste présente. L’Evangéliste joue sur les deux tableaux, ils jouent en général sur tous les tableaux. Tous les déplacements ne sont pas des voyages. Certains récits sont exclus de l’analyse. Ils sont en rouge dans le tableau ci-dessous.

Le terme grec apodēmeō est utilisé sept fois dans la bible. Les trois paraboles du Vigneron sont exclues car le voyageur semble être Dieu lui-même. Les plans sont le fait d’homme ou de fils d’homme. L’homme qui part en voyage dans le programme principal est le Fils de l’Homme. En outre, l’utilisation de la violence n’est pas notre tasse de thé. La route de l’Amour Inconditionnel est un des fils rouges. La violence est inclue dans la réflexion uniquement si des arguments probants sont mis en évidence. La parabole des deux fils va être sortie de notre carnet de route car le voyageur du programme principal ne dilapide pas le bien de son père avec les prostituées. Le voyage de l’évangile de l’enfance n’est pas dans le périmètre de l’analyse : les projets, les complots sont affaires d’adulte. Le programme principal est la référence de notre voyage. Il donne le la des instructions de saut. Nous allons concentrer notre analyse sur les récits de couleur jaune. D’autres règles viendront préciser les raisons des choix opérés. Les deux derniers récits en blanc dans le tableau seront exclus eux aussi pour des raisons bien précises. Le « voyage », l’exécution d’un projet prophétique commencent.

VOYAGE…

RECIT DU DEPART (Voyage)

Source : Evangile selon Matthieu (Programme principal)
25.5 Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent.
25.6 Au milieu de la nuit, on cria: Voici l’époux, allez à sa rencontre!

25.10 Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte
fut fermée.
25.13 Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure.
25.14 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens.
25.15 Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit en voyage.
25.18 Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un creux dans la terre, et cacha l’argent de son maître.
25.19 Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte.
25.21 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
25.23 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
Source : Evangile selon Marc (Récit du départ)
13.34 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, laisse sa maison, remet l’autorité à ses serviteurs, indique à chacun sa tâche, et ordonne au portier de veiller.
13.35 Veillez donc, car vous ne savez quand viendra le maître de la maison, ou le soir, ou au milieu de la nuit, ou au chant du coq, ou le matin;
13.36 craignez qu’il ne vous trouve endormis, à son arrivée soudaine.
13.37 Ce que je vous dis, je le dis à tous: Veillez.

Le lien entre ces deux textes est presque superflu à analyser tant les situations décrites s’emboîtent parfaitement. Beaucoup de lien mot à mot ou plus suggèrent la relation forte entre le programme principal et le récit du départ de Marc : notion d’endormissement, au milieu de la nuit, veiller, notion de porte, voyage, homme partant pour un voyage (locution complète), maître. L’analyse des liens est aussi simple que cela. Elle indique que le complot, le projet, la conspiration commence avec une distribution des rôles.

D’évidence, l’homme qui part en voyage est Jésus dans la parabole des talents. Le récit de Marc nous donne des informations sur son état d’esprit lorsqu’il s’apprête à rentrer dans la logique du voyage, du projet. Il est l’homme qui, partant pour un voyage, remet l’autorité à ses serviteurs. Les serviteurs sont peut-être les douze apôtres. Mais rien ne nous permet de les identifier. Pierre est le seul apôtre auquel un rôle précis est dévolu. Jésus considère Pierre comme le portier de son église. Donc Le gardien de la porte a vocation à être Pierre dans toutes les paraboles. Jésus lui ordonne de veiller, l’analogie est frappante avec l’impératif du verset 25.13 de Matthieu. Cet ordre est à retenir. Il éclairera la parabole de l’ami importun, dernier jalon du projet terrestre. Le récit appelé par le programme principal apporte donc une information significative. Pierre fait partie du voyage c’est-à-dire d’un plan, d’un complot voire d’une prophétie. Il en a certainement conscience. Il est surement mis dans la confidence de quelques éléments du projet. On ne sait pas lesquels.

Source : Evangile selon Matthieu
16.18 Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle.
16.19 Je te donnerai les clefs du royaume des cieux: ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux.

Le symbole du chant du coq et du matin est clairement lié à Pierre. Le portier va faire l’objet de toute l’attention du Christ en tant que dépositaire principal de son autorité durant le voyage. La méthodologie requiert l’identification d’une variable de sortie renvoyée par le récit du départ. La parabole des talents mentionne trois serviteurs. L’un de ces serviteurs ne peut être que Pierre. Le symbole du coq n’est pas mélioratif car il est associé à la peur qui conduit au reniement. Le verset 13.37 est la pierre angulaire du voyage. Il faut veiller, se tenir prêt, être sur ses gardes. Constamment. Pierre doit s’en souvenir. Nous aussi.

Source : Evangile selon Matthieu
26.33 Pierre, prenant la parole, lui dit: Quand tu serais pour tous une occasion de chute, tu ne le seras jamais pour moi.
26.34 Jésus lui dit: Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois.

Le récit des messagers fait suite au récit du départ. Le récit du départ est logiquement la première étape qui suit le départ du programme principal car nous avons dans les deux cas le participe présent « partant ». Le récit des messagers ne contient pas la mention explicite du voyage. Le terme grec « poreuo » se traduit par le verbe « aller » qui est employé très fréquemment à l’image du français. Le mot clé important qui permet de juger de l’importance du récit est la désignation des habitants de la Samarie. Le symbolisme du Samaritain sera dévoilé plus tard. Il est absent du récit du départ. Le récit du départ n’est donc pas structurant, il ne fait pas partie du chemin critique du voyage. Comme nous le verrons, un voyage sans samaritain, c’est un complot sans personnage important. Impensable.

RECIT DES MESSAGERS (Voyage)

Source : Evangile selon Matthieu (Programme principal)
25.13 Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure de la venue du Fils de l’homme.
25.14 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens.
25.15 Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit en voyage.

25.31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire.
25.35 Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli;
25.41 Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges.
Source : Evangile selon Luc (Récit des messagers)
9.51 Lorsque le temps où il devait être enlevé du monde approcha, Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem.
9.52 Il envoya devant lui des messagers, qui se mirent en route et entrèrent dans un bourg des Samaritains, pour lui préparer un logement.
9.53 Mais on ne le reçut pas, parce qu’il se dirigeait sur Jérusalem.

9.54 Les disciples Jacques et Jean, voyant cela, dirent: Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume?
9.55 Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda, disant: Vous ne savez de quel esprit vous êtes animés.
9.56 Car le Fils de l’homme est venu, non pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver. Et ils allèrent dans un autre bourg.
9.57 Pendant qu’ils étaient en chemin, un homme lui dit: Seigneur, je te suivrai partout où tu iras.
9.58 Jésus lui répondit: Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids: mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête.
Source : Evangile selon Luc (Baptême de Jean)
3.16 il leur dit à tous: Moi, je vous baptise d’eau; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint Esprit et de feu.
3.17 Il a son van à la main; il nettoiera son aire, et il amassera le blé dans son grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point.
3.18 C’est ainsi que Jean annonçait la bonne nouvelle au peuple, en lui adressant encore beaucoup d’autres exhortations.
3.19 Mais Hérode le tétrarque, étant repris par Jean au sujet d’Hérodias, femme de son frère, et pour toutes les mauvaises actions qu’il avait commises,
3.20 ajouta encore à toutes les autres celle d’enfermer Jean dans la prison.
3.21 Tout le peuple se faisant baptiser, Jésus fut aussi baptisé; et, pendant qu’il priait, le ciel s’ouvrit,
3.22 et le Saint Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix fit entendre du ciel ces paroles: Tu es mon Fils bien-aimé; en toi j’ai mis toute mon affection.

Source : Evangile selon Luc (Récit d’identification)
13.31 Ce même jour, quelques pharisiens vinrent lui dire: Va-t’en, pars d’ici, car Hérode veut te tuer.
13.32 Il leur répondit: Allez, et dites à ce renard: Voici, je chasse les démons et je fais des guérisons aujourd’hui et demain, et le troisième jour j’aurai fini.

Le chapitre 25 de l’évangile de Matthieu est toujours notre programme principal. Il appelle le récit des messagers grâce à des liens sémantiques. Le lien « fils de l’homme » est faible car cette locution est très usitée dans les évangiles. Le mot « feu » est plus intéressant, c’est une relation de type mot à mot. Ces deux liens renforcent deux autres liens forts. En premier lieu, la relation entre ange et messager est très forte. La bible grecque utilise le même mot ἄγγελος (aggelos) à la fois pour ange et messager. Nous sommes donc en présence d’un lien de type mot à mot utilisant le sens propre et le sens figuré. Le programme principal contient deux fois le mot « ange » qui font écho au messager du récit.de Luc. La qualité du lien ange est donc forte. La notion d’oiseaux du ciel renvoie elle aussi à la notion d’ange. Le lien qui dénonce l’intentionnalité de l’évangéliste est l’analogie entre deux locutions exprimant le secours que l’on doit à un étranger. Jésus est un étranger pour les samaritains. Des émissaires doivent être reçus pour préparer un logement ou apporter une aide. Les samaritains sont donc éligibles à être les acteurs de la locution « j’étais étranger ; et vous m’avez recueilli ». Peu importe si dans les faits, ce n’est pas le cas. Nous décontextualisons les locutions dans le seul but de trouver un lien. Le programme principal et le récit des messagers sont liés. Le récit des messagers fait partie du voyage, du plan, du projet même si le mot voyage n’est pas dans le corps du texte des messagers. La notion de secret, de planification stratégique (Jérusalem) et tactique (changement d’itinéraire) est présente. Il donne toute sa dimension au récit du projet dans ses ramifications secrètes et justifie son choix dans la liste des textes liés au voyage. On se rend à Jérusalem avec les notions de résolution, de secret et de messager qui font baigner le récit dans une atmosphère feutrée de conspiration et de mystère. On ne connaît ni la localisation du bourg des samaritains ni les interlocuteurs des messagers. La raison pour laquelle Jésus n’est pas reçu nous est inconnue.

Le récit des messagers est également lié au récit du baptême prodigué par Jean dans l’évangile de Luc. Les mots esprit, descendre, feu, Jean sont communs entre les deux récits. Ils se renforcent mutuellement pour indiquer une connivence. L’utilisation de Jean, fils de Zébédée et Jean le Baptiste est inattendu. La surprise dénonce l’intentionnalité de l’Evangéliste. Le mot grec πνεῦμα (pneuma) est utilisé. Il ne peut pas s’agir d’un jeu de mot involontaire lié à la traduction du mot esprit. Enfin, L’intentionnalité de l’évangéliste est une fois encore confirmée par la mention du roi Hérode et du renard, son représentant symbolique. Le mot renard est employé trois fois dans la bible. C’est très peu. Une fois chez Matthieu avec la même locution des tanières mais dans un contexte totalement différent. Deux autre fois dans les versets 9.58 et 13.32 qui nous intéresse. Dans Luc 13.31-32 nous apprenons que Hérode est représenté par un renard. La liaison des versets 3.19 avec le verset 9.58 n’est donc pas fortuite. L’évangéliste a voulu lier les deux récits pour qu’il soit interprété de façon concomitante en utilisant une variable tampon, le renard. Le récit du baptême par les autres évangélistes ne fait pas mention d’Hérode. C’est tout à fait remarquable.

Le complot inclut le magistère public du Christ, le baptême ne laisse plus aucune ambiguïté à ce sujet. Par ailleurs, l’indétermination voire le flou règne. Aucune information n’est donnée sur les samaritains à qui on envoie pourtant des messagers. Le contenu du message est inconnu. S’agit-il uniquement d’une demande d’aide ? La notion de messager implique une prise de contact voire une négociation. En outre, on n’envoie pas des messagers à n’importe qui. Des gens importants sont en jeu. Mais nous ne savons rien de plus. Le bourg des samaritains garde son secret. On ne sait pas pourquoi les samaritains ne reçoivent pas Jésus. La raison invoquée est que Jésus se dirige vers Jérusalem. Mais Jésus était résolu depuis le début à se rendre à Jérusalem, les samaritains n’étaient pas au courant. Ils étaient peut-être déjà à Jérusalem. La vrai raison pour laquelle Jésus ne s’arrête pas au bourg des samaritains nous est inconnue. Le but du voyage n’a pas changé mais l’itinéraire si. La cause du changement d’itinéraire peut être multiple. Le bourg des samaritains n’est pas sûr. Une personne que l’on devait rencontrer n’était pas présente ou encore un itinéraire plus avantageux ou plus sûr a emporté le choix du voyageur. Un autre bourg est donc choisi. Le fils de l’homme n’est ni un renard ni un oiseau du ciel. Il semble avoir autant de tanière et de nid qu’il le désire.

Le récit des messagers nous indique que les frères Zébédée font explicitement partie du voyage, du plan. Sont-ils les messagers ? Jacques et Jean sont donc dans la confidence du plan car ils ont conscience du changement d’itinéraire. Leur motivation à vouloir déchaîner le feu du ciel indique peut-être une raison grave à la modification du périple. Une personne importante devant être présente n’a pas fait le déplacement. On ne sait pas. Mais le Christ indique qu’il n’y a pas mort d’homme. Il calme les fils du Tonnerre. La solution est d’aller dans un autre bourg. Voilà tout.

L’association du récit des messagers avec le baptême a une fonction symbolique. Il inclue le magistère public du Christ dans le plan du voyage en indiquant son début et sa fin, le baptême et la crucifixion (Luc 9.51 «enlevé du monde »). Le voyage est donc un plan dont la conception a été conceptualisée sur un temps assez long de quelques années qui commence par la renaissance de Christ. Le baptême est un moment fort de la prédication du Christ. Il s’y est passé quelque chose d’anormal et l’attention du bourg des samaritains a été peut-être été attirée provoquant l’échange de communication via des messagers. Il n’y a pas de point de vue absolument vrai, l’Evangéliste veut nous laisser dans l’indétermination et le mystère.

Le cheminement du voyage s’accomplit dans un environnement politique dangereux. Hérode le renard rôde et ceux qui dénoncent ses turpitudes sont susceptibles d’aller en prison. Le jeu politique n’est pas aussi clair qu’une lecture simpliste des évangiles voudrait nous le faire croire. Un nombre indéterminé de pharisiens veut protéger Jésus en l’avertissant de la férocité du renard. L’avertissement est partie intégrante du voyage, du plan. Il a un certains poid politique. Il vient relativiser un jugement où tous les pharisiens sont les représentants d’un levain putride. Ce n’est manifestement pas le cas ici. Une partie avisée de la classe sacerdotale avertit le Christ des instincts meurtriers du renard. Le récit des messagers pourraient donc symboliser le début d’un jeu politique entre personnages importants. Les cabales secrètes peuvent se déjouer soit par la stratégie soit par la tactique. L’objectif stratégique final est Jérusalem alors que la tactique peut s’accommoder de changement d’itinéraire. Le mot voyage n’est pas explicite dans le récit des messagers. Par contre, encore une fois, la notion de plan, de complot laisse une empreinte indélébile sur le chemin de sa compréhension. La notion symbolique de plan n’exclue pas celle de déplacement véritable. Le génie de l’Evangéliste est bien de jouer sur les deux tableaux symboliques du mot voyage.

Nous quittons le récit des messagers avec des idées nouvelles. Elles constituent les variables de sortie de notre programme appelé et de ses dépendances. Nous avons un voyage où des samaritains semblent jouer un rôle important. Un environnement politique complexe, aussi discret que secret, est suggéré ainsi qu’un renvoi au baptême du Christ qui identifie le contexte du magistère public. Nous complétons notre équipe de serviteur du programme principal en y incluant les frères Zébédée. Le voyage et l’exécution du plan continuent de plus belle et nous amène à Sychar en Samarie. Jésus y rencontre une samaritaine. Le récit de cette rencontre se situe dans l’Evangile de Jean. La succession des récits sera justifiée en fin d’article.

PARABOLE DE LA SAMARITAINE (voyage)

Source : Evangile selon Matthieu (programme principal)
25.2 Cinq d’entre elles étaient folles, et cinq sages.
25.11 Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous.
25.13 Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure.
25.14 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens.
25.15 Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit en voyage.
25.17 De même, celui qui avait reçu les deux talents en gagna deux autres.
25.20 Celui qui avait reçu les cinq talents s’approcha, en apportant cinq autres talents, et il dit: Seigneur, tu m’as remis cinq talents; voici, j’en ai gagné cinq autres.
25.22 Celui qui avait reçu les deux talents s’approcha aussi, et il dit: Seigneur, tu m’as remis deux talents; voici, j’en ai gagné deux autres.
25.24 Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit: Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné;
25.26 Son maître lui répondit: Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que j’amasse où je n’ai pas vanné;
25.31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire.
25.34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde.
25.35 Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli;
25.37 Les justes lui répondront: Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire?
25.42 Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire;
25.44 Ils répondront aussi: Seigneur, quand t’avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t’avons-nous pas assisté?
25.46 Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle.
Source : Evangile selon Jean (programme appelé, rencontre avec la samaritaine)
4.4 Comme il fallait qu’il passât par la Samarie,
4.5 il arriva dans une ville de Samarie, nommée Sychar, près du champ que Jacob avait donné à Joseph, son fils.
4.6 Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué du voyage, était assis au bord du puits. C’était environ la sixième heure.
4.7 Une femme de Samarie vint puiser de l’eau. Jésus lui dit: Donne-moi à boire.
4.8 Car ses disciples étaient allés à la ville pour acheter des vivres.
4.9 La femme samaritaine lui dit: Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine? -Les Juifs, en effet, n’ont pas de relations avec les Samaritains. –
4.10 Jésus lui répondit: Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire! Tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t’aurait donné de l’eau vive.
4.11 Seigneur, lui dit la femme, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond; d’où aurais-tu donc cette eau vive?
4.12 Es-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses troupeaux?
4.13 Jésus lui répondit: Quiconque boit de cette eau aura encore soif;
4.14 mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.
4.15 La femme lui dit: Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici.
4.16 Va, lui dit Jésus, appelle ton mari, et viens ici.
4.17 La femme répondit: Je n’ai point de mari. Jésus lui dit: Tu as eu raison de dire: Je n’ai point de mari.
4.18 Car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit vrai.
4.19 Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es prophète.
4.20 Nos pères ont adoré sur cette montagne; et vous dites, vous, que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem.
4.21 Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père.
4.22 Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.
4.23 Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande.
4.24 Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent en esprit et en vérité.
4.25 La femme lui dit: Je sais que le Messie doit venir (celui qu’on appelle Christ); quand il sera venu, il nous annoncera toutes choses.
4.26 Jésus lui dit: Je le suis, moi qui te parle.
4.27 Là-dessus arrivèrent ses disciples, qui furent étonnés de ce qu’il parlait avec une femme. Toutefois aucun ne dit: Que demandes-tu? ou: De quoi parles-tu avec elle?
4.28 Alors la femme, ayant laissé sa cruche, s’en alla dans la ville, et dit aux gens:
4.29 Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait; ne serait-ce point le Christ?
4.30 Ils sortirent de la ville, et ils vinrent vers lui.
4.31 Pendant ce temps, les disciples le pressaient de manger, disant: Rabbi, mange.
4.32 Mais il leur dit: J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas.
4.33 Les disciples se disaient donc les uns aux autres: Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger?
4.34 Jésus leur dit: Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre.
4.35 Ne dites-vous pas qu’il y a encore quatre mois jusqu’à la moisson? Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson.
4.36 Celui qui moissonne reçoit un salaire, et amasse des fruits pour la vie éternelle, afin que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble.
4.37 Car en ceci ce qu’on dit est vrai: Autre est celui qui sème, et autre celui qui moissonne.
4.38 Je vous ai envoyés moissonner ce que vous n’avez pas travaillé; d’autres ont travaillé, et vous êtes entrés dans leur travail.
4.39 Plusieurs Samaritains de cette ville crurent en Jésus à cause de cette déclaration formelle de la femme: Il m’a dit tout ce que j’ai fait.
4.40 Aussi, quand les Samaritains vinrent le trouver, ils le prièrent de rester auprès d’eux. Et il resta là deux jours.
4.41 Un beaucoup plus grand nombre crurent à cause de sa parole;
4.42 et ils disaient à la femme: Ce n’est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons; car nous l’avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde.

Les liens entre le programme principal et le récit de la rencontre avec la samaritaine sont riches et variés. De nombreuses relations sémantiques de type mot à mot sont présentes. Cinq, deux, jour, heure, monde, fils, père, vie éternelle. La notion de boire et manger du verset 25.35 du programme principal est largement reprise. Tous ces liens simples mais nombreux ne me paraissent pas être le fruit du hasard. Nous ne nous étonnons pas alors de retrouver le mot clef voyage qui semble très bien s’emboiter avec la notion de samaritain. Vous l’avez maintenant compris, le voyage est notre fil rouge. Il semble qu’un plan impliquant des samaritains se confirme et apparaisse comme la prolongation du récit des messagers. L’intentionnalité de l’Evangéliste est confirmée par un lien de nature complexe. Le verset 4.38 du récit de la rencontre avec la samaritaine fait écho au verset 25.24 et 25.26 du programme principal. Moissonner ce que l’on n’a pas travaillé est strictement équivalent, en terme allégorique, à moissonner où l’on n’a pas semé ou à amasser où l’on n’a pas vanné. Dans tous les cas, on récolte des fruits sur des arbres que l’on n’a pas plantés. L’idée de moisson occasionne de nombreux liens mot à mot. Semer, amasser, moissonner. Je le répète encore. Ces liens ne sont pas les fruits du hasard. Le récit de la samaritaine est bien un texte appelé par le chapitre 25 de Matthieu. Cela ne fait aucun doute.

La rencontre avec la samaritaine donne à Jésus l’occasion d’exercer ses talents de rhéteurs. La notion d’eau vive qui ne donne plus soif est intéressante. Le concept d’infini est esquissé ici. Giordano Bruno a payé de sa vie une idée déjà suggérée par le Christ. A première vue le dialogue est simple. Les deux protagonistes devisent des vertus du Père et de Jacob, de la messianité du Christ. Les versets 4.18 et 4.19 montrent, au premier abord, la clairvoyance exceptionnelle du Christ qui révèle à la samaritaine son impudicité. La première lecture n’est pas à l’avantage de la Samaritaine. Comme d’habitude, un casse-tête logique vient pimenter la parabole. Qui est donc le mari de cette samaritaine ? Pourquoi Jésus demande-t-il sa présence ? Et enfin, qui est donc cette samaritaine ? Les Samaritains emboitent toujours le pas du voyage. Aucun samaritain n’est pourtant mentionné dans le Nouveau Testament.

Le récit de la samaritaine désigne clairement un évènement et un personnage important. Il est lié au programme principal, il fait partie du voyage, du plan et implique encore une fois les samaritains. La formulation d’hypothèses concernant les samaritains devient nécessaire. Le Nouveau Testament ne mentionne aucun personnage important de cette région. L’Evangéliste relate un voyage, un complot important. Or, Les samaritains ne sont pas des gens respectés par les juifs. La locution « En effet, les juifs n’ont pas de relation avec les samaritains » lèvent toutes ambiguïtés à ce sujet. L’importance de la rencontre et le mépris envers les samaritains constitue un hiatus logique. L’évangéliste attire souvent notre attention par ce biais. Le récit de l’entretien est sur le chemin critique du programme principal. Son importance ne saurait être mesurée à l’aune d’un simple dialogue dont le sujet saillant serait un adultère apparent d’une femme appartenant à une nation méprisée. Si l’évangéliste fait autant de mystère alors une explication doit résoudre le hiatus logique. Jésus semble très au fait de la religion des samaritains, pourtant il ne la nomme pas. Il parle uniquement d’une montagne où on adore.

Source : Evangile selon Jean
4.21 Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père.
4.22 Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.

Source : Evangile selon Luc

23.29 Car voici, des jours viendront où l’on dira: Heureuses les stériles, heureuses les entrailles qui n’ont point enfanté, et les mamelles qui n’ont point allaité!
23.30 Alors ils se mettront à dire aux montagnes: Tombez sur nous! Et aux collines: Couvrez-nous!
23.31 Car, si l’on fait ces choses au bois vert, qu’arrivera-t-il au bois sec?

Qui sont donc ces montagnes qui tombent sur les gens et ces collines qui couvrent ? « Ils » sont surement les ennemis du Christ donc le Sanhédrin est visé. Qui le Sanhédrin appelle-t-il cas de problème quand il veut faire mourir, de quoi le Sanhédrin a-t-il peur ? Où trouve-t-on 7 collines ? 7 monts ? Pourquoi la Samarie est une région montagneuse et de collines ? Les symboles ont-ils été disposés au hasard ?

Source : Wikipédia
La Samarie שומרון (Shomrôn) est le nom historique et biblique d’une région montagneuse…
Le Capitole (en latin : Capitolinus Mons, en italien : Campidoglio) est l’une des sept collines de Rome. C’est le centre religieux de la ville avec le temple consacré à la triade Jupiter, Junon et Minerve. Par extension chaque cité romaine se doit d’avoir son Capitole.

Source : EnseigneMoi
Samarie = « montagne de guet »
Source : Evangile selon Jean
11.48 Si nous le laissons faire, tous croiront en lui, et les Romains viendront détruire et notre ville et notre nation.

Lorsqu’une parabole est liée au voyage, la recherche d’une parabole auxiliaire est systématique. Le sous-programme permet ainsi de moissonner des informations précises sur la parabole source. La méthode de recherche montre que le récit de la samaritaine est lié à celui de la résurrection de Lazare. L’exercice de liaison nécessite une bonne connaissance des paraboles principales pour que la mémoire vive du cerveau puisse réagir aux échos sémantiques.

Source : Evangile selon Jean (programme appelant, rencontre avec la samaritaine)
4.5 il arriva dans une ville de Samarie, nommée Sychar, près du champ que Jacob avait donné à Joseph, son fils.
4.6 Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué du voyage, était assis au bord du puits. C’était environ la sixième heure.
4.7 Une femme de Samarie vint puiser de l’eau. Jésus lui dit: Donne-moi à boire.
4.8 Car ses disciples étaient allés à la ville pour acheter des vivres
4.9 La femme samaritaine lui dit: Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine? -Les Juifs, en effet, n’ont pas de relations avec les Samaritains. –
4.10 Jésus lui répondit: Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire! Tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t’aurait donné de l’eau vive.
4.11 Seigneur, lui dit la femme, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond; d’où aurais-tu donc cette eau vive?
4.12 Es-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses troupeaux?
4.13 Jésus lui répondit: Quiconque boit de cette eau aura encore soif;
4.14 mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.
4.15 La femme lui dit: Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici.
4.16 Va, lui dit Jésus, appelle ton mari, et viens ici.
4.17 La femme répondit: Je n’ai point de mari. Jésus lui dit: Tu as eu raison de dire: Je n’ai point de mari.
4.18 Car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit vrai.
4.19 Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es prophète.
4.20 Nos pères ont adoré sur cette montagne; et vous dites, vous, que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem.
4.21 Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père.
4.22 Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.
4.23 Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande.
4.24 Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent en esprit et en vérité.
4.25 La femme lui dit: Je sais que le Messie doit venir (celui qu’on appelle Christ); quand il sera venu, il nous annoncera toutes choses.
4.26 Jésus lui dit: Je le suis, moi qui te parle.
4.27 Là-dessus arrivèrent ses disciples, qui furent étonnés de ce qu’il parlait avec une femme. Toutefois aucun ne dit: Que demandes-tu? ou: De quoi parles-tu avec elle?
4.28 Alors la femme, ayant laissé sa cruche, s’en alla dans la ville, et dit aux gens:
4.29 Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait; ne serait-ce point le Christ
4.30 Ils sortirent de la ville, et ils vinrent vers lui.
4.31 Pendant ce temps, les disciples le pressaient de manger, disant: Rabbi, mange
4.32 Mais il leur dit: J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas.
4.33 Les disciples se disaient donc les uns aux autres: Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger?
4.34 Jésus leur dit: Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre.
4.35 Ne dites-vous pas qu’il y a encore quatre mois jusqu’à la moisson? Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson.
4.36 Celui qui moissonne reçoit un salaire, et amasse des fruits pour la vie éternelle, afin que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble.
4.37 Car en ceci ce qu’on dit est vrai: Autre est celui qui sème, et autre celui qui moissonne.
4.38 Je vous ai envoyés moissonner ce que vous n’avez pas travaillé; d’autres ont travaillé, et vous êtes entrés dans leur travail.
4.39 Plusieurs Samaritains de cette ville crurent en Jésus à cause de cette déclaration formelle de la femme: Il m’a dit tout ce que j’ai fait.
4.40 Aussi, quand les Samaritains vinrent le trouver, ils le prièrent de rester auprès d’eux. Et il resta là deux jours.
4.41 Un beaucoup plus grand nombre crurent à cause de sa parole;
4.42 et ils disaient à la femme: Ce n’est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons; car nous l’avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde.
Source : Evangile selon Jean (programme appelé, Résurrection de Lazare)
11.1 Il y avait un homme malade, Lazare, de Béthanie, village de Marie et de Marthe, sa soeur.
11.2 C’était cette Marie qui oignit de parfum le Seigneur et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux, et c’était son frère Lazare qui était malade.
11.3 Les sœurs envoyèrent dire à Jésus: Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade.
11.4 Après avoir entendu cela, Jésus dit: Cette maladie n’est point à la mort; mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle.
11.5 Or, Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare.
11.6 Lors donc qu’il eut appris que Lazare était malade, il resta deux jours encore dans le lieu où il était,
11.7 et il dit ensuite aux disciples: Retournons en Judée.
11.8 Les disciples lui dirent: Rabbi, les Juifs tout récemment cherchaient à te lapider, et tu retournes en Judée!
11.9 Jésus répondit: N’y a-t-il pas douze heures au jour? Si quelqu’un marche pendant le jour, il ne bronche point, parce qu’il voit la lumière de ce monde;
11.10 mais, si quelqu’un marche pendant la nuit, il bronche, parce que la lumière n’est pas en lui.
11.11 Après ces paroles, il leur dit: Lazare, notre ami, dort; mais je vais le réveiller.
11.12 Les disciples lui dirent: Seigneur, s’il dort, il sera guéri.
11.13 Jésus avait parlé de sa mort, mais ils crurent qu’il parlait de l’assoupissement du sommeil.
11.14 Alors Jésus leur dit ouvertement: Lazare est mort.
11.15 Et, à cause de vous, afin que vous croyiez, je me réjouis de ce que je n’étais pas là. Mais allons vers lui.
11.16 Sur quoi Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples: Allons aussi, afin de mourir avec lui.
11.17 Jésus, étant arrivé, trouva que Lazare était déjà depuis quatre jours dans le sépulcre.
11.18 Et, comme Béthanie était près de Jérusalem, à quinze stades environ,
11.19 beaucoup de Juifs étaient venus vers Marthe et Marie, pour les consoler de la mort de leur frère.
11.20 Lorsque Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla au-devant de lui, tandis que Marie se tenait assise à la maison.
11.21 Marthe dit à Jésus: Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort.
11.22 Mais, maintenant même, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera.
11.23 Jésus lui dit: Ton frère ressuscitera.
11.24 Je sais, lui répondit Marthe, qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour.
11.25 Jésus lui dit: Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort;
11.26 et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela?
11.27 Elle lui dit: Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui devait venir dans le monde.
11.28 Ayant ainsi parlé, elle s’en alla. Puis elle appela secrètement Marie, sa sœur, et lui dit: Le maître est ici, et il te demande.
11.29 Dès que Marie eut entendu, elle se leva promptement, et alla vers lui.
11.30 Car Jésus n’était pas encore entré dans le village, mais il était dans le lieu où Marthe l’avait rencontré.
11.31 Les Juifs qui étaient avec Marie dans la maison et qui la consolaient, l’ayant vue se lever promptement et sortir, la suivirent, disant: Elle va au sépulcre, pour y pleurer.
11.32 Lorsque Marie fut arrivée là où était Jésus, et qu’elle le vit, elle tomba à ses pieds, et lui dit: Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort.
11.33 Jésus, la voyant pleurer, elle et les Juifs qui étaient venus avec elle, frémit en son esprit, et fut tout ému.
11.34 Et il dit: Où l’avez-vous mis? Seigneur, lui répondirent-ils, viens et vois.
11.35 Jésus pleura.
11.36 Sur quoi les Juifs dirent: Voyez comme il l’aimait.
11.37 Et quelques-uns d’entre eux dirent: Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas faire aussi que cet homme ne mourût point?
11.38 Jésus frémissant de nouveau en lui-même, se rendit au sépulcre. C’était une grotte, et une pierre était placée devant.
11.39 Jésus dit: Otez la pierre. Marthe, la sœur du mort, lui dit: Seigneur, il sent déjà, car il y a quatre jours qu’il est là.
11.40 Jésus lui dit: Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu?
11.41 Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut, et dit: Père, je te rends grâces de ce que tu m’as exaucé.
11.42 Pour moi, je savais que tu m’exauces toujours; mais j’ai parlé à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé.
11.43 Ayant dit cela, il cria d’une voix forte: Lazare, sors!
11.44 Et le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandes, et le visage enveloppé d’un linge. Jésus leur dit: Déliez-le, et laissez-le aller.
11.45 Plusieurs des Juifs qui étaient venus vers Marie, et qui virent ce que fit Jésus, crurent en lui.
11.46 Mais quelques-uns d’entre eux allèrent trouver les pharisiens, et leur dirent ce que Jésus avait fait
11.47 Alors les principaux sacrificateurs et les pharisiens assemblèrent le sanhédrin, et dirent: Que ferons-nous? Car cet homme fait beaucoup de miracles.
11.48 Si nous le laissons faire, tous croiront en lui, et les Romains viendront détruire et notre ville et notre nation.
11.49 L’un d’eux, Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là, leur dit: Vous n’y entendez rien;
11.50 vous ne réfléchissez pas qu’il est dans votre intérêt qu’un seul homme meure pour le peuple, et que la nation entière ne périsse pas.
11.51 Or, il ne dit pas cela de lui-même; mais étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation.
11.52 Et ce n’était pas pour la nation seulement; c’était aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu dispersés.
11.53 Dès ce jour, ils résolurent de le faire mourir.
11.54 C’est pourquoi Jésus ne se montra plus ouvertement parmi les Juifs; mais il se retira dans la contrée voisine du désert, dans une ville appelée Éphraïm; et là il demeurait avec ses disciples.
11.55 La Pâque des Juifs était proche. Et beaucoup de gens du pays montèrent à Jérusalem avant la Pâque, pour se purifier.
11.56 Ils cherchaient Jésus, et ils se disaient les uns aux autres dans le temple: Que vous en semble? Ne viendra-t-il pas à la fête?
11.57 Or, les principaux sacrificateurs et les pharisiens avaient donné l’ordre que, si quelqu’un savait où il était, il le déclarât, afin qu’on se saisît de lui.

Dans cette association, beaucoup de liaison mot à mot : juif, rabbi, ville, homme, fils, disciples, dieu, ville, Père, yeux, seigneur, jours, Jérusalem, esprit, heure, monde, lieu. La longueur des deux extraits doit nous inciter à la prudence. Le chiffre quatre est représenté dans les deux récits ce qui en fait un élément d’autant plus intéressant qu’il est répété deux fois dans la résurrection de Lazare. Trois éléments m’ont permis de valider l’association. Ils permettent d’indiquer une intentionnalité de l’Evangéliste. En premier lieu, la décision de prolonger le séjour de deux jours est prise dans les deux récits dans les versets 4.40 et 11.6. La vie éternelle est le second élément décisif. Elle est explicite dans le verset 4.14 et implicite dans le verset 11.25. Enfin, dans les deux récits un personnage est assis. Jésus est assis au bord du puit au verset 4.6 et Marie est assise à la maison au verset 11.20. Le lien est de qualité moyenne. Les éléments sont suffisants pour faire pencher la balance du bon côté.

Les informations que nous pouvons moissonner sont intéressantes. Quel est le rapport entre une ville de Samarie et le village de Béthanie, près de Jérusalem ? La Samarie symbolise les romains. La samaritaine est romaine. Sychar étant une ville et non un village, elle représente Jérusalem tenue par les occupants Romains. Nous pouvons alors tenter d’identifier qui se cache derrière la Samaritaine. Nous avons deux personnages féminins dans le récit de la guérison de Lazare. Marthe, et Marie sœur de Marthe. Nous ne savons pas si elles sont romaines ou juives à ce stade. Des juifs peuvent habiter dans des villes ou villages tenus par les Romains. Le personnage important est Marie de Béthanie car Jésus la demande. C’est un honneur insigne d’être appelé par le Maître. Les deux personnages sont assis ponctuellement dans les deux textes liés. Marie de Béthanie et la samaritaine sont liées. Ce lien n’a de sens que si elles sont une seule et même personne. L’intérêt de les considérer comme des bonnes copines est limité dans le cadre risqué du récit d’un complot.

Par voie de conséquence familiale, Marthe et Lazare sont romains. Marie de Béthanie est la samaritaine romaine dont le mari est pour le moins très mystérieux. Elle est la personne qui montre le plus d’attachement à Christ de toute l’Evangile. Elle lui verse du parfum de très grand prix sur la tête. Nous verrons en outre qu’elle est une romaine de très haut rang. L’Evangéliste a recours massivement au symbole. L’association symbolique entre romain et samaritain ne doit pas étonné. Le récit d’un complot sans personnage important et identifiable n’offre que peu d’intérêt.

Pour définitivement inclure le récit dans notre périmètre d’analyse, il faut se remémorer l’analyse du récit des messagers. L’atmosphère était empreinte de mystère. Jésus envoyait des messagers vers un bourg samaritain. Le bourg est bien entendu romain. A noter que bourg et village ont été traduits du même mot grec kōmē. Ce mot est relativement fréquent. Il est cité 27 fois dans le nouveau testament. Nous allons faire une requête dans la base des versets du nouveau testament. Nous allons chercher tous les versets avec kōmē associé à un nom de village. On pourra ainsi deviner si l’Evangéliste veut nous donner un coup de main. Bonjour HAL 9000, pourrais-tu exécuter la requête ?

Source : Evangile selon Luc
10.38 Comme Jésus était en chemin avec ses disciples, il entra dans un certain village, et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison.
17.12 Comme il entrait dans un certain village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Se tenant à distance, ils élevèrent la voix, et dirent:
24.13 Et voici, ce même jour, deux disciples allaient à un village nommé Emmaüs, éloigné de Jérusalem de soixante stades;
Source : Evangile selon Jean
11.1Il y avait un homme malade, Lazare, de Béthanie, village de Marie et de Marthe, sa sœur.

Les deux premiers versets que nous renvoient la requête n’ont pas de nom de village. Cependant aux yeux de l’Evangéliste, il est défini dans les deux cas. La traduction française a oublié le mot « certain » qui invite à un dialogue avec le Rédacteur. Il est clair que dans son esprit le village dont il est question est Béthanie mais il veut éveiller la curiosité du lecteur. Un certain village, tu sais celui dont nous avions discuté. Tu ne t’en rappelles pas, tout ce mystère à propos du bourg des samaritains ? Jésus y avait envoyé des messagers (Luc 9.51). Examinons deux versets de la guérison de Lazare :

Source : Evangile selon Jean
11.20 Lorsque Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla au-devant de lui, tandis que Marie se tenait assise à la maison.

11.28 Ayant ainsi parlé, elle s’en alla. Puis elle appela secrètement Marie, sa sœur, et lui dit: Le maître est ici, et il te demande.

Marthe appelle secrètement Marie. Nous replongeons dans l’ambiance du récit des messagers. Imaginez un Village, Jésus arrive. Dans une famille juive du peuple, on lancerait joyeusement à la cantonade « Ramène ta fraise, Marie, le maître veut te voir ». Et tout le village serait au courant. Cette conformation d’évènement n’est pas celle qui est relatée ici. Marie est un personnage important qui nécessite certains égards, du secret. Dans le verset 11.20, Marthe prend connaissance d’un message : Jésus arrive. Dans le verset 11.28, Marie prend connaissance d’un message : le maître est ici. Le métier de messager est très populaire à Béthanie. Des analogies situationnelles lient Béthanie au bourg du récit des messagers. Le récit des messagers est sur le chemin critique. Il n’est pas absolument nécessaire de connaître le nom de tous les lieus. La signification du récit n’en dépend pas. L’Evangéliste nous entraine à penser comme lui.

Nous allons faire maintenant un autre lien car Marie de Béthanie de Samarie est présente dans trois récits. Ces trois récits montrent l’emprise du Maître sur cette femme. Marie de Béthanie montre un attachement sans borne, un amour inconditionnel à Jésus en lui prodiguant une onction de parfum de grand prix. Trois récits réfèrent sans ambiguïté à la famille de Béthanie et à cet amour inconditionnel. Mat 26.6, Mar 14.3 et Jean 12.1 font état d’un repas chez Simon Le Lépreux qui est le personnage explicite liant les trois textes. Seul Jean nomme tous les personnages. La scène décrite est un repas dans lequel Marie donne des preuves de son amour inconditionnel pour le Christ. Aux yeux des disciples, elle gaspille du parfum. Les disciples ne sont pas nommés à l’exception de Judas qui tape dans la caisse. Les liens entre la famille de Béthanie et le magistère du Christ sont donc connus d’un cercle de disciple qui n’est pas défini. Dans les trois textes, l’Evangéliste invite à considérer la sépulture, le sépulcre. Littéralement, il invite à un saut sémantique vers la fin de la crucifixion en utilisant le mot « parfum ».

26.12 En répandant ce parfum sur mon corps, elle l’a fait pour ma sépulture. (Matthieu)
14.8 Elle a fait ce qu’elle a pu; elle a d’avance embaumé mon corps pour la sépulture (Marc)
12.7 Mais Jésus dit: Laisse-la garder ce parfum pour le jour de ma sépulture. (Jean)

Le mot parfum a une distribution particulière dans le nouveau testament.


Il est répété treize fois dans le Nouveau Testament. Il est présent dans un autre récit d’onction de parfum. Le repas chez Simon le pharisien (Luc 7.36) présente des similarités avec les 3 textes présentés. Nous allons le laisser de côté pour l’instant. Rien n’indique une relation même si l’onction de parfum désigne Marie de Béthanie. En outre, aucun panneau indicateur ne donne la direction de la sépulture dans le récit du repas chez Simon le Pharisien. Le mot « parfum » est utilisé 3 fois chez Matthieu, 2 fois chez Marc et 4 fois chez Jean. Il est le pivot du repas chez Marthe. Il établit un lien avec la sépulture en nous indiquant la scène du transfert de corps impliquant Joseph d’Arimathée (Luc 23.50). Le transfert du corps à la demande de Joseph est présent dans les quatre Evangiles. Quelle information utile peut-on en retirer ? Beaucoup d’information de saut nous conduise ou nous conduiront à identifier des personnages. Il nous faut chercher une personne. Le principe de la requête va toujours marcher. Bonjour HAL 9000, peux-tu étudier le transfert du corps de Jésus à Joseph d’Arimathée et nous indiquer un personnage féminin important ? Je veux une trace d’audit de ton choix.

Réponse de Hal 9000 : Marie de Magdala, trace d’audit.

La samaritaine est Marie de Béthanie. Marie de Béthanie est Marie de Magdala. L’évangéliste attire notre attention vers la sépulture et confirme son intention en utilisant le mot « parfum » comme pivot pour l’instruction de saut. Il veut nous mettre au parfum. A noter que des traditions chrétiennes anciennes ont confondu Marie de Magdala et Marie de Béthanie. D’autres traditions récentes en ont décidé autrement. Je m’attacherai dans un proche avenir à essayer de connaître la motivation de cette décision.

Source : Wikipédia
L’Église de Rome considéra, à partir de Grégoire Ier au VIe siècle, que Marie de Magdala ne faisait qu’une avec Marie de Béthanie ainsi qu’avec la pécheresse qui oint le Christ de parfum. Cette position a été abandonnée par l’Église catholique après Vatican II, sainte Marie de Magdala étant célébrée le 22 juillet, tandis que Marie de Béthanie l’est avec sa sœur Marthe le 29 juillet. L’Église orthodoxe a toujours fait la distinction entre ces personnages.

PARABOLE DU BON SAMARITAIN (Voyage)

Source : Evangile selon Matthieu (programme principal appelant : chapitre 25)
25.11 Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous.
25.12 Mais il répondit: Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas.
25.14 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens
25.15 Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit en voyage.
25.16 Aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla, les fit valoir, et il gagna cinq autres talents.
25.17 De même, celui qui avait reçu les deux talents en gagna deux autres.
25.18 Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un creux dans la terre, et cacha l’argent de son maître.
25.19 Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte.
25.20 Celui qui avait reçu les cinq talents s’approcha, en apportant cinq autres talents, et il dit: Seigneur, tu m’as remis cinq talents; voici, j’en ai gagné cinq autres.
25.21 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
25.22 Celui qui avait reçu les deux talents s’approcha aussi, et il dit: Seigneur, tu m’as remis deux talents; voici, j’en ai gagné deux autres.
25.23 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
25.24 Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit: Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné;
25.25 j’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre; voici, prends ce qui est à toi.
25.26 Son maître lui répondit: Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que j’amasse où je n’ai pas vanné;
25.28 Otez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents.
25.30 Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.
25.35 Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli;
25.36 J’étais nu, et vous m’avez vêtu; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi.
25.37 Les justes lui répondront: Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire?
25.44 Ils répondront aussi: Seigneur, quand t’avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t’avons-nous pas assisté?
25.46 Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle.
Source : Evangile selon Luc (programme appelé : parabole du bon samaritain)
10.25 Un professeur de la loi se leva et dit à Jésus pour le mettre à l’épreuve: «Maître, que dois-je faire pour hériter de la vie éternelle
10.26 Jésus lui dit: «Qu’est-il écrit dans la loi? Qu’y lis-tu?»
10.27 Il répondit: «Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même.»
10.28 «Tu as bien répondu, lui dit Jésus. Fais cela et tu vivras
10.29 Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus: «Et qui est mon prochain?»
10.30 Jésus reprit la parole et dit: «Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba entre les mains de brigands qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s’en allèrent en le laissant à moitié mort.
10.31 Un prêtre qui, par hasard, descendait par le même chemin vit cet homme et passa à distance.
10.32 De même aussi un Lévite arriva à cet endroit; il le vit et passa à distance.
10.33 Mais un Samaritain qui voyageait arriva près de lui et fut rempli de compassion lorsqu’il le vit.
10.34 Il s’approcha et banda ses plaies en y versant de l’huile et du vin; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
10.35 Le lendemain, [à son départ,] il sortit deux pièces d’argent, les donna à l’aubergiste et dit: ‘Prends soin de lui, et ce que tu dépenseras en plus, je te le rendrai à mon retour.’
10.36 Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands?»
10.37 «C’est celui qui a agi avec bonté envers lui», répondit le professeur de la loi. Jésus lui dit [donc]: «Va agir de la même manière, toi aussi.»

Le nuage de mot peut paraître confus. Le regroupement des liens sous la forme d’un tableau améliore la clarté de l’association en linéarisant la lecture.

Du point de vue des liens sémantiques, la parabole du bon samaritain est massivement liée au chapitre 25 de l’Evangile de Matthieu. Trois types de liaisons sont mis en évidence. Nous avons la répétition du même mot dans les paraboles source et cible. Ce type de lien ne vaut en général que par le nombre de répétition total. Le mot « seigneur » totalise huit occurrences, le mot « homme » trois et le « maître » 1. Nous avons donc un total de douze occurrences qui représentent la notion d’un individu ou entité. La qualité du lien est ici mis en exergue par le quantitatif, et toujours ce nombre douze qui indique possiblement la bonne voie. Le nombre deux est lui aussi surreprésenté par un total de sept répétitions. La notion de vie éternelle et de juste vient finir de sécher la colle des liaisons de mots analogues.

Les réseaux lexicaux sont aussi représentés deux fois dans l’association. Le mot talent et pièce d’argent font tous les deux référence à de la valeur, à de la monnaie. Le talent représentait le souvenir de l’amour inconditionnel de l’Esprit Saint dans la parabole des talents. Il perd ici sa valeur symbolique pour reprendre une valeur sonnante et trébuchante. Les mots ont été décontextualisés pour mettre un lien intentionnel en évidence.. C’est l’esprit de la méthode. Un nombre élevé d’occurrence et une appartenance à un même réseau lexical nous indique une intention de l’Evangéliste. Le talent et la pièce d’argent renvoie à l’argent. Plus le lien est complexe, précis et polymorphique plus l’intentionnalité de l’évangéliste est mise en évidence.

Trois liens sont remarquables. La notion de soin présent dans la parabole du bon samaritain fait fermement écho aux soins prodigués dans le récit du jugement dernier. La notion de soin et de don ne peut se remarquer que par une lecture humaine et affective. L’ordinateur aura du mal à lier des locutions voisines en terme de sens mais éloignée en terme de codage sémantique. Le soin du samaritain résume ici les différents marque d’attention du récit du jugement dernier.

La notion de voyage est toujours notre fil rouge. Il est présent dans la parabole des talents et dans la parabole du bon samaritain et totalise quatre notions, quatre occurrences de la même idée. Le samaritain emboîte à nouveau le pas du voyage. Nous avons presque une dépendance fonctionnelle. En langage informatique de bases de donnée, une dépendance fonctionnelle est caractérisée quand une notion A est toujours liée avec une notion B. Le samaritain apparaît fonctionnellement dépendant du voyage dans le récit. L’algèbre symbolique du voyage s’est imposée à moi dans la parabole du bon Samaritain. Dans chronique du Royaume, Le voyage symbolisait la négation du hasard. Un voyage comporte un plan, des étapes, un itinéraire qui est l’exacte antithèse d’un déplacement fait au hasard. La première lecture avait été imprécise. Cependant elle était capitale en ce qu’elle révélait à la réflexion un mot extrêmement structurant dans le nouveau testament. Le voyage symbolise une conspiration, un complot ou un plan qui implique des samaritains. L’idée n’est pas de devenir conspirationniste. Le fil du voyage doit être suivi en gardant à l’esprit, qu’un projet secret, un plan divin s’exécute avec une fin bien précise.

Le dernier lien sur lequel je veux insister est celui du serviteur inutile. La traduction française est imprécise. La traduction littérale du grec est différente : serviteur sans profit. C’est-à-dire sans profit pour lui-même et pour l’autre dont il est le serviteur. Je préfère la notion originale tirée du grec car le Christ emploie souvent l’argent dans ses paraboles. Son universalité liée à sa mesure de toute chose en fait un bon symbole de l’amour inconditionnel. L’aubergiste est un serviteur inutile car le samaritain lui rembourse ses frais. Il a fait une action sans profit. Le lien entre les deux récits du samaritain et du chapitre 25 ne peut être qu’intentionnel car il fait référence à la parabole du serviteur inutile. En sautant vers cette parabole, nous récupérons la notion de « faire ce qui vous a été ordonné » dans le même verset. Nous avons là un premier indice d’un complot. L’aubergiste est une pièce d’un échiquier où le samaritain a ordonné. Le samaritain lui a donné deux pièces d’or en lui assurant de couvrir ses frais. L’aubergiste est donc bien un serviteur sans profit puisque tous les frais sont couverts sans bénéfice. Nous avons ici un saut avec une expression en entrée simple mais lourde de sens. Nous récupérons l’information présente sur le même verset. Quelqu’un a ordonné de faire quelque chose au serviteur inutile. L’ordre implique un maître important donc une personnalité de premier plan et riche de surcroît. « Ce que nous devions faire » suggère encore une fois une planification liée au voyage, au complot.

Source : Evangile selon Luc (parabole du serviteur inutile)
17.10 Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites: Nous sommes des serviteurs inutiles (sans profit), nous avons fait ce que nous devions faire.

L’identification des protagonistes du voyage est rendue nécessaire par l’intentionnalité de l’évangéliste ; les récits ne peuvent pas rester désincarnés. Le programme appelant nous indique que l’homme partant pour un voyage est Jésus ; le récit des messagers couplés avec le baptême est sans ambiguïté à ce sujet. L’interprétation partielle de la parabole dans chronique du Royaume n’était pas exacte. Une difficulté majeure n’a pas été résolue. La parabole du bon samaritain fait mention de quatre personnages en déplacement. Il y’a tout d’abord un homme qui descend de Jérusalem à Jéricho. Techniquement, cet homme est bien en voyage puisqu’il y’a une notion de planification, de point de départ vers un lieu d’arrivée. Le lévite et le prêtre ne sont pas en voyage pour deux raisons majeures. Ils passent là par hasard, négation en soi d’un voyage planifié. Aucune mention n’est faite du lieu de départ ou du lieu d’arrivée. Ce n’est pas un voyage, c’est un déplacement impromptu ou une promenade. Il n’y a strictement rien d’organisé ni de planifié. Le samaritain est explicitement en voyage. Il n’est donc pas utile d’en rajouter et nous pouvons déduire que deux personnes sont en voyage dans cette parabole. Deux personnages font donc partie d’une conspiration, d’un accord, d’un plan. Le programme appelant nous dit que Jésus est parti en voyage. Logiquement, deux solutions s’offrent à nous pour qu’il prenne corps dans la parabole. Notre affectivité nous pousse à considérer le samaritain à cause de sa compassion. C’est une grave erreur car personne n’a le monopole du cœur.

Le voyageur infortuné est agressé par deux brigands. Sa destination finale, la ville de Jéricho, possède une histoire biblique dont l’examen permet d’identifier un premier élément de contextualisation. Selon l’Ancien Testament, les murailles de Jéricho se sont effondrées sous la vibrante action de trompettes. Les trompettes sont mentionnées dans le récit sur la fin du monde du chapitre 24 de l’Evangile de Matthieu. Le bon sens dicte le rejet de cette option de contextualisation : la fin du monde ne s’est pas produite pendant le voyage, le complot.

Source : évangile selon Matthieu
24.31 Il enverra ses anges avec la trompette retentissante, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis une extrémité des cieux jusqu’à l’autre.

Jésus est rationnel dans son cadre logico symbolique. Cet axiome est une clé de la lecture logique des Evangiles. Le Christ utilise les symboles dans un but de dissimulation. Le seul évènement pouvant venir à bout d’une muraille en peu de temps est un tremblement de terre. Il ne s’agit pas de savoir si cela s’est vérifié dans la réalité. Il s’agit de penser comme le Jésus logique et rationnel défendu par la ligne éditoriale du blog. La cause rationnelle de l’effondrement brusque d’une muraille est un tremblement de terre. La cause symbolique de l’effondrement a été représentée par les trompettes. Le symbole pointe vers un évènement inhabituel, signe de la présence de Dieu. L’ogre allégorique qu’est le Christ comprend le rôle des symboles.Il masque ses observations sous des métaphores. Les métaphores et les symboles sont des outils de transmission pour ceux qui ne voient pas, c’est-à-dire tout le monde. Le verset du vent est l’exemple le plus frappant de cette méthode de communication. Le tremblement de terre est mentionné dans le récit de la fin du monde, à proximité du verset des trompettes retentissantes. Cette proximité ne doit rien au hasard.

Source : évangile selon Matthieu
24.7 Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et il y aura, en divers lieux, des famines et des tremblements de terre.

Les trompettes sont liées au tremblement de terre dans l’Ancien Testament, elles le sont également dans le Nouveau Testament par la proximité des deux locutions dans la venue du Fils de l’Homme. Le tremblement de terre n’est pas un évènement récurrent dans le Nouveau Testament. Il est répété trois fois dans Matthieu, une fois dans Luc et Marc. Luc et Marc lient également les trompettes au tremblement de terre lors de la venue du Fils de l’Homme alors que Matthieu ajoute des tremblements de terre dans le récit de la crucifixion. Donc, nous pouvons sauter à la crucifixion en utilisant le mot clé « tremblement de terre ». En suivant les mots, l’identité du voyageur de Jérusalem à Jéricho est déduite.

Source : évangile selon Matthieu
27.51 Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent,
27.54 Le centenier et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui venait d’arriver, furent saisis d’une grande frayeur, et dirent: Assurément, cet homme était Fils de Dieu.
28.2 Et voici, il y eut un grand tremblement de terre; car un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre, et s’assit dessus.

Le tremblement de terre révèle une contextualisation vraisemblable : La crucifixion. Le verset 27.54 donne une variable de sortie attendue. Nous sommes partie de Jéricho, nous avons emprunté l’axe des trompettes. Nous sommes sortis par la bretelle du tremblement de terre pour trouver notre variable de sortie : « Assurément, cet homme était le fils de Dieu ». Nous décontextualisons l’expression pour en déduire un premier élément sur l’identité de notre voyageur dans la parabole du bon samaritain. Le raisonnement peut vous paraître audacieux. L’audace va devenir une habitude ennuyeuse. Les symboles présents dans les paraboles du chemin emprunté par le malchanceux voyageur sont névralgiques. La ville de Jéricho est allégorique. Elle est une variable instanciée en tremblement de terre. Elle permet de pointer vers Jérusalem et la crucifixion par une instruction de saut utilisant les trompettes et le tremblement de terre comme liaison. Les instructions de saut sont deux types. Soit elles lient des récits entiers. Les liens sont alors multiples et complexes. Soit la recherche est basée sur des mots clé. Pour les spécialistes, l’instruction SQL « Select » cède le pas à l’instruction de saut. La parabole est contextualisée : la parabole du bon samaritain symbolise la crucifixion. L’Evangéliste est un ogre allégorique, il joue continuellement avec des variables qui pointent vers des valeurs réelles. Jésus est le voyageur agressé.

Seul Matthieu fait mention d’un tremblement de terre lors de la crucifixion, les autres Evangélistes ont peut-être eu peur du caractère un peu trop vérifiable des tourments de la terre. Ils ont pu vouloir mettre aussi en exergue le tremblement de terre en l’éludant dans certains évangiles pour le faire ressortir dans une autre. La comparaison est une opération de base de toute logique, de tout processeur. Nous entrons ici dans l’intentionnalité massive et concertée du ou des Evangélistes. Les autres symboles de la crucifixion sont le déchirement du voile du temple et l’ouverture des sépulcres des saints. Ils ne me permettent pas de faire des liens. Soit des paraboles s’y référant ont disparu, soit les deux symboles sont des poissons qui se sont noyés pour brouiller les pistes. Le jeu de piste existe bien ; sa boussole sera dévoilée en fin d’article. Nous allons renforcer la contextualisation en liant cette fois une parabole au récit toujours avec notre méthodologie de sauts sémantiques.

Source : Evangile selon Luc (Parabole des samaritains)
10.30 Jésus reprit la parole et dit: «Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba entre les mains de brigands qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s’en allèrent en le laissant à moitié mort.
Source : Evangile selon Matthieu (crucifixion)
27.38 Avec lui furent crucifiés deux brigands, l’un à sa droite, et l’autre à sa gauche.
27.44 Les brigands, crucifiés avec lui, l’insultaient de la même manière.

En sus du tremblement de terre, nous avons des brigands qui insultent le Christ. Les brigands sont présents dans tous les récits de la crucifixion. Le doute n’est plus permis quant à la contextualisation : la parabole du samaritain, sous couvert de maxime morale, est un dispositif ingénieux visant à symboliser la crucifixion. Le verset 10.30 est fascinant, bouleversant. La crucifixion laisse le Christ à moitié mort. Donc à moitié vivant. Il a donc survécu. Le bon samaritain est aussi en voyage, il suit un plan, le même plan de la conspiration. Ce plan vise à sauver le Christ de la mort. Le plan doit rester caché dans les Evangiles pour protéger la vie de personnes qu’on ne veut pas inquiéter de leur vivant. La lecture logique des Evangiles doit toujours être aux aguets. Pourquoi Jéricho, pourquoi les trompettes, pourquoi un tremblement de terre, pourquoi un évangile fait mention de davantage de tremblement de terre que les 3 autres. On aboutit à une lecture logique quasi instinctive. Le raisonnement est pointilliste et non linéaire, chaque symbole constitue un pixel formant une image narrative. Le récit synoptique cache une perspective cachée sur le Magistère de Christ.

Toute l’agitation autour du crucifié est suspecte. Des gens se sont occupés du Christ. Quand on perce son corps, il jaillit de l’eau et du sang. Symboliquement, le vinaigre avait une vertu désaltérante connue du seul Evangéliste. En outre, la soldatesque ne lui rompt pas les os. La mort immédiate d’un homme placardé sur une croix est ainsi évitée. Les soldats dépendent d’un occupant connu, connue pour la discipline de ses armées. Qui a donné les ordres pour sauver le soldat Jésus et permettre ainsi la poursuite du voyage, du plan, du complot ?

Source : évangile selon Jean
19.32 Les soldats vinrent donc, et ils rompirent les jambes au premier, puis à l’autre qui avait été crucifié avec lui.
19.33 S’étant approchés de Jésus, et le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes
19.34 mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de l’eau.
19.35 Celui qui l’a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai; et il sait qu’il dit vrai, afin que vous croyiez aussi.

La parabole du bon samaritain est bâtie autour d’une armature logique qui comprend quatre pièces sur l’échiquier. Caïphe, le prêtre sacrificateur, est aussi à Jérusalem et se promène en laissant le Christ pour mort. Curieusement, l’ajout du Lévite dans le contenu morale de la parabole paraît superflu. En lisant bien, il semble s’approcher du demi-mort comme s’il le reconnaissait mais il suit le même chemin impassible que le représentant du Sanhédrin. En tout cas, le verset 10.32 suggère une proximité plus nette avec l’infortuné voyageur que celle indiquée dans le verset 10.31. Matthieu était un publicain Lévite. Il n’y a rien qui permette de penser que Matthieu ait trahi. On peut émettre l’hypothèse minimale d’un symbole représentant la clandestinité du voyage, du complot. La méfiance envers ses amis les plus proches est une composante naturelle de toute conjuration. Le vertueux samaritain est un non juif, il semble riche et possède une monture. La monture est un attribut d’homme important, le symbole d’une personne ayant des responsabilités dans la Jérusalem occupée. Le samaritain va non seulement aider et soutenir financièrement Jésus mais il va le faire sur une base récurrente car il reviendra payer l’aubergiste. Le bon samaritain est un romain du nom de Pilate et l’aubergiste est Joseph d’Arimathée.

Source : Wikipédia
Ponce Pilate (en latin Pontius Pilatus), vraisemblablement né vers la fin du Ier siècle av. J.-C. à un endroit inconnu, était un citoyen romain, membre de la classe équestre, qui, à partir de 26 sous le règne de l’empereur Tibère…

L’auberge, lieu de repos des voyageurs, est le sépulcre où on a administré les premiers soins au Christ. La science disponible des membres du complot ont sorti le Christ d’affaire. Pilate et Joseph d’Arimathée font partie des évangiles. Il est inimaginable de vouloir compromettre un allié aussi puissant et compatissant. Aucun mot ne doit permettre de remonter jusqu’à Pilate. Un équilibre doit être maintenu entre celui qui condamne et celui qui montre sa sympathie. Le numéro d’équilibriste de Pilate lors du procès de Jésus est suspect pour des synapses soupçonneuses. L’Evangéliste nous envoie un message caché. Les versets suivants montrent que Pilate « ordonne ». Le pinceau de Seurat effleure la toile. Le serviteur sans profit s’exécute.

Source : évangile selon Luc (parabole du bon samaritain)
10.34 Il s’approcha et banda ses plaies en y versant de l’huile et du vin; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
10.35 Le lendemain, [à son départ,] il sortit deux pièces d’argent, les donna à l’aubergiste et dit: ‘Prends soin de lui, et ce que tu dépenseras en plus, je te le rendrai à mon retour.’
Source : évangile selon Matthieu (Récit présent dans les autres évangiles)
27.57 Le soir étant venu, arriva un homme riche d’Arimathée, nommé Joseph, lequel était aussi disciple de Jésus.
27.58 Il se rendit vers Pilate, et demanda le corps de Jésus. Et Pilate ordonna de le remettre.
27.59 Joseph prit le corps, l’enveloppa d’un linceul blanc,
27.60 et le déposa dans un sépulcre neuf, qu’il s’était fait tailler dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l’entrée du sépulcre, et il s’en alla.

Le récit du transfert du corps est présent dans les quatre Evangiles. Chez Marc, Joseph d’Arimathée ose demander le cadavre à un Pilate qui s’étonne de la mort prématurée du Messie. L’étonnement et l’audace semble contredire la thèse du plan, du voyage. L’étonnement peut être public donc fin et l’audace peut très bien s’inscrire dans une conspiration où la peur est de mise. La conspiration est une arme absolue pour celui qui veut cacher quelque chose. De nos jours, le stratagème est continuellement utilisé. Plus on essaye de démontrer qu’un complot n’existe pas, plus on en renforce sa thèse. L’Evangéliste veut visiblement se prémunir contre un petit malin qui découvrirait le pot aux roses trop tôt. Il est également possible de démontrer que le complot n’existe pas devant un prétoire Romain. Les Romains aiment la loi, l’Evangéliste le sait. Tout doit pouvoir être nié.

Les liens sémantiques entre la parabole du bon samaritain et le récit de Joseph d’Arimathée sont inexistants. Par contre, Une analogie de situation évidente est suggérée. Il y’ a transfert du corps de Jésus du samaritain vers l’aubergiste d’une part et d’autre part de Pilate vers Joseph d’Arimathée. Si vous factorisez les deux récits vers le plus petit dénominateur commun situationnel, vous obtenez dans les deux cas le transfert du corps du Christ. Nous sommes en présence d’une instruction de saut situationnel. La fin de l’article montrera que les narrations de l’Evangéliste ne sont jamais innocentes : il joue non seulement avec les mots mais également avec les situations.

Le récit de Matthieu pourrait tout aussi bien concerner un homme vivant, rien ne dit qu’il s’agit d’un corps déclaré officiellement mort. Toute la subtilité de l’Evangéliste est là. Il dit la vérité mais pas toute la vérité. Si nous admettons que Pilate est le samaritain, alors nous admettons par là même que les samaritains symbolisent les romains comme nous l’envisagions dès le récit de la samaritaine. Le bourg des messagers est romain et la samaritaine est romaine. Sychar renvoie à Jérusalem. L’association voyage et samaritain ne peut prendre de sens que dans le cadre du complot, du plan ou de la conspiration. Si l’Evangéliste a décidé de raconter une histoire, il est impensable que le samaritain soit juste un samaritain. Il ne peut que symboliser un peuple puissant présent dans les évangiles. Le tableau de bord du début d’article est actualisé. La colonne samaritain rend visible l’étrange corrélation entre la Samarie et le voyage, le complot, le projet secret.


Trois récits indiquent les modalités de la prédication des apôtres ; ces derniers n’emportent pratiquement pas grand-chose avec eux. Le récit de Matthieu (10.10) contient la notion de samaritain. Il est éligible à l’analyse même si le voyageur n’est pas Jésus. La parabole de l’ami importun est conservée malgré l’absence de samaritain. Ces choix seront justifiés plus loin dans l’étude.

L’implication de Pilate est bien une énigme qui prend sa source dans son dialogue personnel avec le Christ. Son surprenant respect, à la limite de la bienveillance compréhensive s’inscrit dans une scène cinématographique où l’Evangéliste est absent. Est-il vraiment si absent ? Ou encore, qui lui a raconté la scène dans ce luxe de détails ? L’acharnement de Pilate à vouloir sauver le Christ des griffes de la vindicte populaire est une suggestion subliminale : il soutient ou soutiendra le Christ en voyage. Pourtant il le condamne à mort sous la pression de la populace juive du 1er siècle et du Sanhédrin, il le livre à la soldatesque romaine qui fait preuve d’une finesse impériale des plus douloureuses. Le hiatus logique est total et il se résout dans le complot. La crucifixion doit donner le change au temple. Certains versets brouillent les pistes. Par exemple, l’Evangéliste nous dit que Pilate devient ami avec le Tétrarque Hérode. Il ne l’était pas avant. Donc Pilate devient ami avec une ordure. Cela semble contraire au plan. L’Evangéliste est subtil. On peut feindre d’être un ami pour ne pas éveiller les soupçons. Le concept même d’amitié a un sens particulier dans les hautes sphères. Il ne faut pas lire l’Evangéliste au pied de la lettre car il veut cacher quelque chose dans un texte qui est supposé être une révélation. Les exégètes ont fait une petite erreur. Le dieu des Juifs est caché et se révèle par le symbolisme. Jésus est un juif dissident, il reste juif dans le cœur et le mode de pensée.

Le procès de Jésus donne lieu à une intervention étonnante. La femme de Pilate confie à son mari qu’elle a souffert en songe à cause d’un juste. Jésus est la cause de son rêve tourmenté. L’épouse de Pilate intercède véritablement en faveur du Christ ; sa souffrance ne saurait occulter ce fait. Le seul couple romain connu du Nouveau Testament est un couple de voyageur. Ils appartiennent au complot. La samaritaine et son problème de mari est une affaire de famille romaine. Il n’est pas absurde de rapprocher le couple de Samarie avec le couple formé par le gouverneur et sa femme. La clé est unique. Le symbolisme de la Samarie instanciée en Empire Romain provoque immédiatement une logique de rapprochement. L’Evangéliste choisit les personnages en fonction de besoins d’identification des protagonistes du voyage.

Source : Evangile selon Matthieu
27.17 Comme ils étaient assemblés, Pilate leur dit: Lequel voulez-vous que je vous relâche, Barabbas, ou Jésus, qu’on appelle Christ?
27.18 Car il savait que c’était par envie qu’ils avaient livré Jésus.
27.19 Pendant qu’il était assis sur le tribunal, sa femme lui fit dire: Qu’il n’y ait rien entre toi et ce juste; car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui.

La Samarie est un mot névralgique. J’ai demandé à HAL 9000 de m’indiquer tous les cas de son emploi. La notion est répétée neuf fois dans les récits ou paraboles liées au voyage. Une seule utilisation ne fait pas partie du voyage. La decontextualisation des versets identifiés est éclairante. Le mot Samaritain est lié deux fois au mot démons et la locution du verset 8.50 va comme un gant à Pilate.

Source : Evangile selon Jean
8.47 Celui qui est de Dieu, écoute les paroles de Dieu; vous n’écoutez pas, parce que vous n’êtes pas de Dieu.
8.48 Les Juifs lui répondirent: N’avons-nous pas raison de dire que tu es un Samaritain, et que tu as un démon?
8.49 Jésus répliqua: Je n’ai point de démon; mais j’honore mon Père, et vous m’outragez.
8.50 Je ne cherche point ma gloire; il en est un qui la cherche et qui juge.

L’analyse du récit de la rencontre de Sychar a établi un lien entre la Samaritaine, Marie de Béthanie et Marie de Magdala. Les deux Marie avaient été unifiées en un seul personnage grâce au parfum. L’Evangéliste confirme toujours que la voie empruntée est la bonne. Le mot samaritain est rare mais très structurant. Le mot démon est beaucoup plus fréquent. Cependant l’association Samaritain / démon n’est pas innocente.

Source : Evangile selon Luc
8.2 Les douze étaient avec de lui et quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits malins et de maladies: Marie, dite de Magdala, de laquelle étaient sortis sept
démons,

L’usage de l’esprit impur est accolé à Marie de Magdala, le chiffre sept représente Rome par les septs collines. La femme de Pilate est Marie de Magdala alias Marie de Béthanie alias la Samaritaine. Un couple samaritain romain à problème, un couple romain appartenant à la préfectorale. Des associations de mot rendent cohérent l’intuition narrative synthétique. Magdala signifie « tour ». Un rang élevé est suggéré. Les problèmes maritaux de la samaritaine sont un problème de théorie de l’Esprit. Pilate, son époux actuel, n’est pas son mari du point de vue du dieu de Jésus. Le Dieu de Jésus impose une stricte égalité entre l’homme et la femme dans le mariage. Cette alliance novatrice et inconnue est basée sur l’Amour Inconditionnel, premier moteur de l’Egalité. Elle s’applique à un mariage que le droit Romain ne pouvait qu’ignorer. Elle a pu avoir cinq maris du point de vue du droit des romains. La loi romaine était plutôt conciliante dans les affaires de divorce. Une femme de haut rang a dû probablement être convoitée à de nombreuses reprises. Son mari actuel, Pilate, n’est toujours pas un mari aux yeux du Dieu de Jésus. La femme de Pilate est son épouse du point de vue d’un droit romain qui est nul et non avenu dans l’Esprit de Christ.

L’évangéliste jongle avec les perspectives, Jésus devinait les pensées des autres. La théorie de l’esprit est sa seconde nature. Il nous demande de faire preuve de la même sagacité. La parabole des sept maris ridiculisant les sadducéens nous apprend à raisonner comme le souhaite le Christ. Le chiffre sept symbolise encore Rome. Les problèmes maritaux pointent vers la samaritaine. L’Evangéliste commande d’appliquer la règle des sept maris à la samaritaine qui n’en a que cinq.

Dans la parabole du soufflet infligé aux sadducéens (Mat 22.23, Marc 12.18, Luc 20.27), Dieu est le Dieu des vivants. Donc sa loi s’applique partout, tout le temps et pour tous. Le mariage des Sadducéens contrevient à l’Egalité homme-femme de l’Amour Inconditionnel. Il n’est pas permis de se refiler entre frère stérile une épouse. Une femme n’est pas un vulgaire sac à pomme de terre. Le mariage sadducéen n’a aucune valeur aux yeux du Dieu de Jésus. A la résurrection, personne ne sera marié car le mariage sadducéen est nul et non avenu. C’est la Loi d’airain de la Onzième heure, invocable à tout moment lorsque il y’a manquement caractérisé à l’Egalité. Jésus cache le concept derrière les saintes écritures de la chute du jardin d’Eden car il ne veut pas avoir d’ennui. L’habileté est remarquable. Personne ne comprend la véritable raison du célibat de la résurrection dissimulée par la Sainte Horloge. L’ironie cachée est d’une brutalité réjouissante. Jésus était un rebelle intelligent.

Claudia Procula est le nom historique de l’épouse de Pilate. La consommation de personnage qui la représente dans le Nouveau Testament est impressionnante : La Samaritaine, Marie de Béthanie, Marie de Magdala. La raison de cette boulimie est toujours la dissimulation. Plus cette dissimulation est importante, plus le secret et donc l’importance du protagoniste doit être élevé.

La démonstration n’est pas encore faite que l’Evangéliste joue avec les mots. Elle sera établie en fin d’article. L’Evangéliste ne peut pas laisser trainer des associations de mots, de symboles ou de situations au hasard. Le Nouveau Testament est un réservoir de personnage. Les acteurs y sont évoqués dans le but de les faire participer au voyage, au complot. Le voyage du vivant continue. Le sépulcre est ouvert, Le Christ apparaît à ses disciples qui croient dure comme fer à sa résurrection. Cette apparition doit se faire selon les plans du voyage. Les disciples sont fermement invités à croire au retour du Christ du Royaume des morts. La montée au ciel est un procédé spirituel bien pratique pour disparaître « définitivement » sans laisser de traces compromettantes tout en ouvrant la boite d’allumette qui va allumer la trainée de poudre du christianisme.

La parabole du samaritain symbolise la crucifixion. Le récit du voyage inclut l’effroyable supplice. Il est caché sous le récit synoptique. Trois hypothèses logiques sont raisonnables, elles deviendront des intentions de l’Evangéliste lorsque sa propension à jouer avec les mots sera dévoilée en fin d’article. Premièrement, le bon « samaritain » n’est autre que Pilate. Deuxièmement sa femme « samaritaine » a intercédé en faveur de Jésus et baigne dans un nuage de démon qui la rapproche de Marie de Magdala. Cette dernière est décrite comme faisant partie d’un groupe de femme qui assiste le Christ de ses biens. Son rôle est majeur dans le récit de la résurrection officielle ; je ne suis pas étonné. Enfin, le lévite semble éveiller les soupçons du Christ. Ce soupçon nécessitera un développement particulier.

RECIT GUERISON DE 10 LEPREUX (Voyage)

Source : Evangile selon Matthieu (programme principal appelant : chapitre 25)
25.1 Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l’époux.
25.18 Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un creux dans la terre, et cacha l’argent de son maître.
25.19 Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte.
25.21 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
25.23 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
25.26 Son maître lui répondit: Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que j’amasse où je n’ai pas vanné;
25.35 Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli;
25.38 Quand t’avons-nous vu étranger, et t’avons-nous recueilli; ou nu, et t’avons-nous vêtu?
25.43 J’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.
25.44 Ils répondront aussi: Seigneur, quand t’avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t’avons-nous pas assisté?
Source : Evangile selon Luc (programme appelant : parabole du bon samaritain)
10.33 Mais un Samaritain qui voyageait arriva près de lui et fut rempli de compassion lorsqu’il le vit.
10.31 Un prêtre (hiereus) qui, par hasard, descendait par le même chemin vit cet homme et passa à distance.
10.34 Il s’approcha et banda ses plaies en y versant de l’huile et du vin; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
10.35 Le lendemain, [à son départ,] il sortit deux pièces d’argent, les donna à l’aubergiste et dit: ‘Prends soin de lui, et ce que tu dépenseras en plus, je te le rendrai à mon retour.’
10.37 «C’est celui qui a agi avec bonté envers lui», répondit le professeur de la loi. Jésus lui dit [donc]: «Va agir de la même manière, toi aussi.»

Source : évangile selon Luc (Programme appelé : Récit de la guérison des 10 lépreux)
17.11 Jésus, se rendant à Jérusalem, passait entre la Samarie et la Galilée.
17.12 Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Se tenant à distance, ils élevèrent la voix, et dirent:
17.13 Jésus, maître, aie pitié de nous!
17.14 Dès qu’il les eut vus, il leur dit: Allez-vous montrer aux sacrificateurs (hiereus). Et, pendant qu’ils y allaient, il arriva qu’ils furent guéris.
17.15 L’un deux, se voyant guéri, revint sur ses pas, glorifiant Dieu à haute voix.
17.16 Il tomba sur sa face aux pieds de Jésus, et lui rendit grâces. C’était un Samaritain.
17.17 Jésus, prenant la parole, dit: Les dix n’ont-ils pas été guéris? Et les neuf autres, où sont-ils?
17.18 Ne s’est-il trouvé que cet étranger pour revenir et donner gloire à Dieu?

L’analyse des liens entre ces paraboles n’est pas aisée. Mais cette étude permet de montrer à quel point la méthode de rapprochement n’est pas mécanique et laisse place à l’interprétation. Le mot « maître » est présent dans les deux récits mais il ne constitue pas un lien fort car le mot est banal dans la Bible. En ce sens, le mot « étranger », beaucoup moins utilisé dans les autres liaisons est un peu plus intéressant mais guère plus. Les liaisons mot à mot sont des indices, ils renforcent mais ne créent pas de liens insoumis au hasard. Il manque une relation complexe pour dévoiler l’intentionnalité de l’Evangéliste. Le nombre « dix » est également un bon candidat. L’opposition vierge et lépreux qui renvoient au pure et à l’impure est une bonne machine pour moudre le grain de l’interprétation. Mais la méfiance envers la surinterprétation doit être permanente. Autant la notion de soin s’applique au verset 25.43 du programme principal, autant il faut considérer son lien avec la guérison avec prudence. Prendre soin n’est pas guérir. Ce sont deux concepts apparentés mais moyennement liés.

Finalement, une comparaison fine entre la parabole du samaritain et le récit de la guérison des 10 lépreux trahit des relations voulues par l’Evangéliste. Quand les lépreux appellent à la pitié, ils font directement écho à la compassion du samaritain voire à sa bonté. C’est un lien direct, affectif et complexe. Des déplacements courts sont exprimés dans les deux paraboles en prenant la forme de retour. «Revint ses sur ses pas » et « pour revenir » font écho à « à mon retour ». C’est un lien fort, intentionnel. En dernier lieu, nous avons la notion de voyage. Mais le mot n’est pas expressément mentionné dans le récit de la guérison. Il est suggéré. L’itinéraire n’est pas précis. La mention d’« un village » entre la Samarie et la Galilée ne donne pas un haut degré d’intensité de corrélation avec le plan d’un complot. Les circonstances de la guérison du samaritain, assumant désormais sa romanité, n’étaient peut-être pas prévues dans le plan initial. Pilate est guéri de la lèpre lors de la crucifixion.

L’interprétation est brute mais elle reste fidèle à l’esprit de la méthode. Le récit des 10 lépreux fait partie intégrante de la crucifixion mais il n’était pas prévu au programme. Les miracles ne se commandent pas. Il est loisible d’ergoter sur la notion de miracle. Il est inutile de chercher à savoir si un miracle est vrai ou pas dans le Nouveau Testament. C’est rationnellement un contre sens. Seul Jésus, Pilate et ceux qui ont assisté à la crucifixion connaissent la vérité. Si l’évangéliste confirmait l’authenticité du miracle par la méthode que nous suivons, il n’y aurait aucune avancée majeure. Personne ne sait ce qui s’est réellement passé au 1er siècle. La bible est un symbole de la foi, de la vérité qu’a voulu transmettre l’Evangéliste. Ce n’est pas un enregistrement d’IPhone pris sur le vif.

La notion parcimonieuse de samaritain est présente dans la parabole du bon samaritain et le récit de la guérison. Nous avons la notion de voyage et de samaritain dans les deux textes. Le voyage et la Samarie structurent le chemin critique du voyage. Les récits du samaritain et dix lépreux sont donc liés. Le récit des 10 lépreux est inclus dans la crucifixion. Nous confirmerons ce point quand nous nous attacherons à trouver une aide inattendue de l’évangéliste. Nous apprenons donc un évènement capital dans le voyage. Pilate le samaritain a été guéri de la Lèpre. Nous ne savons pas si la lèpre est un symbole faisant passer un être du statut d’impur à pur ou une vraie guérison. Cette discussion ne peut pas être tranchée. Ce miracle est-il la cause du ralliement de Pilate au complot ? Rien ne permet de l’affirmer. La crucifixion du Christ a changé l’état de Pilate. Que cet état soit psychologique, physiologique ou religieux nous est égal pour la compréhension de la suite du voyage.

PARABOLE DE L’AMI IMPORTUN (Voyage)

Source : Evangile selon Matthieu (programme principal)
25.6 Au milieu de la nuit, on cria: Voici l’époux, allez à sa rencontre!
25.10 Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.
25.11 Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous.
25.14 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens.
25.15 Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit en voyage.
25.16 Aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla, les fit valoir, et il gagna cinq autres talents.
25.17 De même, celui qui avait reçu les deux talents en gagna deux autres.
25.18 Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un creux dans la terre, et cacha l’argent de son maître.
25.20 Celui qui avait reçu les cinq talents s’approcha, en apportant cinq autres talents, et il dit: Seigneur, tu m’as remis cinq talents; voici, j’en ai gagné cinq autres.
25.22 Celui qui avait reçu les deux talents s’approcha aussi, et il dit: Seigneur, tu m’as remis deux talents; voici, j’en ai gagné deux autres.
25.24 Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit: Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné;
25.31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire.
25.34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde.
25.35 Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli;
25.42 Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire;
25.43 j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.
Source : Evangile selon Luc (programme appelé, parabole de l’ami importun)
11.5 Il leur dit encore: Si l’un de vous a un ami, et qu’il aille le trouver pour lui dire: Ami, prête-moi trois pains,
11.6 car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir,
11.7 et si, de l’intérieur de sa maison, cet ami lui répond: Ne m’importune pas, la porte est déjà fermée, mes enfants et moi sommes au lit, je ne puis me lever pour te donner des pains,
11.8 je vous le dis, même s’il ne se levait pas pour les lui donner parce que c’est son ami, il se lèverait à cause de son importunité et lui donnerait tout ce dont il a besoin.
11.9 Et moi, je vous dis: Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira.
11.10 Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.
11.11 Quel est parmi vous le père qui donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain? Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d’un poisson?
11.12 Ou, s’il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion?
11.13 Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint Esprit à ceux qui le lui demandent.

L’analyse de la parabole débute par l’étude désormais classiques des liens sémantiques. Le classique du voyage est présent dans les deux paraboles sources et cibles. Aucun samaritain n’est mentionné dans la parabole. Il doit être identifié. Le voyage ne saurait se passer de la présence de samaritain. La présence du gouverneur est requise pour assurer la cohérence synthétique du récit La dépendance fonctionnelle entre voyage et samaritain doit être vérifiée. Ce refrain accompagne les pas du voyageur.

Beaucoup d’écho iso sémantique entre les deux paraboles : Voyage, au milieu de la nuit, ouvrir, trois/troisième, recevoir, père, porte fermée. La variété des relations mot à mot est remarquable. La notion de porte fermée dénonce nettement l’intentionnalité du Rédacteur. Le don de pain, d’œuf et de poisson dans la parabole de l’ami importun renvoie au « vous m’avez donné à manger » du verset 25.35 du programme principal. Le lien le plus intéressant et qui va nous mettre sur la voie de l’identification des acteurs est la locution « j’étais étranger et vous m’avez recueilli » qui pointe vers le « chez moi » du verset 11.6. Ce lien nous conforte dans la piste samaritaine. La paire d’ami qui habite « chez moi » a probablement vocation à être internationale. En effet, la rencontre d’étranger est une figure imposée du voyage. Cette parabole n’a pas de contexte particulier en ce qui concerne le temps et l’espace. Elle se situe après la crucifixion. L’ordre narratif des paraboles du chemin du voyage est garanti par la démonstration de la fin de l’article. Cette démonstration implique qu’une étape du voyage a lieu après la crucifixion, rien n’indique qu’elle se situe au ciel. Jésus est bien vivant.

Trois amis sont en présence. Seul un ami est en voyage. Jésus est l’éternel voyageur. Son ami, qui l’a recueilli chez lui, est très certainement Pilate. La supposition doit être étayée car aucun nuage samaritain ne vient perturber l’horizon. Pilate voudrait offrir du pain à Jésus mais Il n’en a pas. Les possessions impliquent un jugement d’égalité. La Onzième Heure attire l’attention vers le nombre de pain que possède chaque protagoniste. Pilate demande trois pains à un autre ami qui a du mal à se lever. Nous allons donc considérer que la mesure de l’égalité est le pain. Nous ne savons pas combien de pain Jésus a dans sa besace. Pilate souhaite offrir un pain à Jésus. Il n’est pas possible d’en déduire le nombre de pain que Jésus a en sa possession. La situation au début de la parabole n’est pas des plus claires. Jésus a un nombre indéterminé de pain. Pilate n’a rien du tout car même s’il avait une miette il pourrait la partager en deux et avoir quelque chose à offrir à son colocataire. L’ami à l’intérieur de la maison en possède au moins trois. Un récit auxiliaire va nous aider à clarifier le nombre de pain possédé par Jésus. L’Evangéliste part du principe que la parabole de la onzième heure est comprise. Si l’égalité n’est pas trouvée par manque d’information alors il faut chercher dans une autre parabole. Si pas information dans parabole A alors saute vers parabole B. Les informaticiens apprécieront les notions de « IF », de « NOT », de « then » et de « form/subform ».

La réponse au nombre de pain que détient le Christ est une clé importante. Le cheminement qui conduit vers la réponse montre une facette du Nouveau Testament qui établit une nouvelle fois sa connexion méthodologique avec l’informatique. Le chapitre 25 de Matthieu, le programme principal est lié avec la parabole de l’ami importun. La parabole de l’importun est liée à trois autres récits présents chez Luc, Marc et Matthieu qui précisent les modalités du voyage, de la prédication des apôtres. Le dénuement doit en être la règle et la recherche d’endroit accueillant une nécessité. Les trois récits de l’envoi des Douze sont liés à la parabole des drachmes via la poussière accumulée sous les pieds. La poussière symbolise la repentance, la poussière qu’on a balayée hors de la maison. La parabole des drachmes présente à son tour un lien prononcé avec le chapitre 25. En bonne logique informatique on appelle cela une boucle. Le Nouveau Testament vous attire vers ce qui est important à l’aide d’attracteurs et de chemin. Les chemins se parcourent dans le sens que l’on veut. Le voyage est une autoroute qui se parcourt à double sens. L’Evangéliste n’avait pas prévu que nous irions directement dans le vif du sujet ; il guide le lecteur non averti en le guidant par des aimants sémantiques.

Source : Evangile selon Matthieu (programme principal)
25.6 Au milieu de la nuit, on cria: Voici l’époux, allez à sa rencontre!
25.10 Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.
25.11 Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous.
25.14 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens.
25.15 Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit.
25.16 Aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla, les fit valoir, et il gagna cinq autres talents.
25.17 De même, celui qui avait reçu les deux talents en gagna deux autres.
25.18 Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un creux dans la terre, et cacha l’argent de son maître.
25.20 Celui qui avait reçu les cinq talents s’approcha, en apportant cinq autres talents, et il dit: Seigneur, tu m’as remis cinq talents; voici, j’en ai gagné cinq autres.
25.22 Celui qui avait reçu les deux talents s’approcha aussi, et il dit: Seigneur, tu m’as remis deux talents; voici, j’en ai gagné deux autres.
25.24 Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit: Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné;
25.31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire.
25.34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde.
25.35 Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli;
25.36 j’étais nu, et vous m’avez vêtu; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi.

Source : Evangile selon Luc (programme appelé, parabole de l’ami importun)
11.5 Il leur dit encore: Si l’un de vous a un ami, et qu’il aille le trouver au milieu de la nuit pour lui dire: Ami, prête-moi trois pains,
11.6 car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir,
11.7 et si, de l’intérieur de sa maison, cet ami lui répond: Ne m’importune pas, la porte est déjà fermée, mes enfants et moi sommes au lit, je ne puis me lever pour te donner des pains,
11.8 je vous le dis, même s’il ne se levait pas pour les lui donner parce que c’est son ami, il se lèverait à cause de son importunité et lui donnerait tout ce dont il a besoin.
11.9 Et moi, je vous dis: Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira.
11.10 Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.
11.11 Quel est parmi vous le père qui donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain? Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d’un poisson?
11.12 Ou, s’il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion?
11.13 Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint Esprit à ceux qui le lui demandent.
Source : Evangile selon Matthieu, (Récit auxiliaire, envoi des Douze)
10.1 Puis, ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité.
10.2 Voici les noms des douze apôtres. Le premier, Simon appelé Pierre, et André, son frère; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère;
10.3 Philippe, et Barthélemy; Thomas, et Matthieu, le publicain; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée;
10.4 Simon le Cananite, et Judas l’Iscariot, celui qui livra Jésus.
10.5 Tels sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes: N’allez pas vers les païens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains;
10.6 allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
10.7 Allez, prêchez, et dites: Le royaume des cieux est proche.

10.8 Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.
10.9 Ne prenez ni or, ni argent, ni monnaie, dans vos ceintures;
10.10 ni sac pour le voyage, ni deux tuniques, ni souliers, ni bâton; car l’ouvrier mérite sa nourriture.
10.11 Dans quelque ville ou village que vous entriez, informez-vous s’il s’y trouve quelque homme digne de vous recevoir; et demeurez chez lui jusqu’à ce que vous partiez.
10.12 En entrant dans la maison, saluez-la;
10.13 et, si la maison en est digne, que votre paix vienne sur elle; mais si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne à vous.
10.14 Lorsqu’on ne vous recevra pas et qu’on n’écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.
10.15 Je vous le dis en vérité: au jour du jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins rigoureusement que cette ville-là.
10.16 Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes.
10.17 Mettez-vous en garde contre les hommes; car ils vous livreront aux tribunaux, et ils vous battront de verges dans leurs synagogues;
10.18 vous serez menés, à cause de moi, devant des gouverneurs et devant des rois, pour servir de témoignage à eux et aux païens.
10.19 Mais, quand on vous livrera, ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz: ce que vous aurez à dire vous sera donné à l’heure même;
10.20 car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.
Source : Evangile selon Marc (Information additionnelle)

6.7 Alors il appela les douze, et il commença à les envoyer deux à deux, en leur donnant pouvoir sur les esprits impurs.
6.8 Il leur prescrivit de ne rien prendre pour le voyage, si ce n’est un bâton; de n’avoir ni pain, ni sac, ni monnaie dans la ceinture;
6.9 de chausser des sandales, et de ne pas revêtir deux tuniques.
6.10 Puis il leur dit: Dans quelque maison que vous entriez, restez-y jusqu’à ce que vous partiez de ce lieu.
6.11 Et, s’il y a quelque part des gens qui ne vous reçoivent ni ne vous écoutent, retirez-vous de là, et secouez la poussière de vos pieds, afin que cela leur serve de témoignage.

Source : Evangile selon Luc (Information additionnelle)
9.1 Jésus, ayant assemblé les douze, leur donna force et pouvoir sur tous les démons, avec la puissance de guérir les maladies.
9.2 Il les envoya prêcher le royaume de Dieu, et guérir les malades.
9.3 Ne prenez rien pour le voyage, leur dit-il, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent, et n’ayez pas deux tuniques.
9.4 Dans quelque maison que vous entriez, restez-y; et c’est de là que vous partirez.
9.5 Et, si les gens ne vous reçoivent pas, sortez de cette ville, et secouez la poussière de vos pieds, en témoignage contre eux.

Evangile selon Luc (Parabole des dix drachmes)

15.8 Ou quelle femme, si elle a dix drachmes, et qu’elle en perde une, n’allume une lampe, ne balaie la maison, et ne cherche avec soin, jusqu’à ce qu’elle la retrouve?
15.9 Lorsqu’elle l’a retrouvée, elle appelle ses amies et ses voisines, et dit: Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la drachme que j’avais perdue.
15.10 De même, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent.
Source : Evangile selon Luc (programme appelant, parabole de l’ami importun)
25.1 Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l’époux.
25.3 Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d’huile avec elles;
25.4 mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l’huile dans des vases.
25.7 Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes.
25.8 Les folles dirent aux sages: Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.
25.28 Otez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents.
25.31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire.
25.35 Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli;
25.36 j’étais nu, et vous m’avez vêtu; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi.
25.41 Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges.

La parabole de l’ami importun est liée à trois récits contenant la notion de voyage. Les trois récits sont de premiers abords très similaires. Ils présentent les modalités de déplacement des apôtres en prédication. Les relations sémantiques concernant les récits de Luc et Marc sont communes. Nous avons des relations mot à mot pour voyage, pain, maison et recevoir. Les relations sont simples. Elles peuvent être le fruit du hasard. Le récit de Matthieu offre plus de liens structurant ; sa longueur n’explique pas tout. Les liens mot à mot y sont plus riches que chez Marc et Luc : maison, voyage, recevoir, donner, chez lui/moi, milieu, serpent. La similarité des situations décrites emportent le choix. Matthieu évoque très clairement un homme digne de recevoir le voyageur et de lui fournir un logement. Le personnage de Pilate de la parabole de l’ami importun est bien caractérisé. L’identification de Pilate est confirmée par une circonstance dépendante de la volonté du voyage : la notion de samaritain apparaît comme par magie. Les mots gouverneurs, tribunal, témoignage pointent également vers le préfet romain. La lèpre est un nouveau symbole signant la présence de Pilate. Le récit de la guérison des 10 lépreux créé un nouveau pointeur vers le séide repenti de César. Le mot « démon » signe la présence implicite de Claudia Procula, la samaritaine alias Marie Magdala libérée de sept démons. Le récit de l’envoi des Douze est un carrefour symbolique d’identification.

Une autre maison attire les foudres du Christ. Ses portes ne s’ouvrent pas. La maison fermée au milieu de la nuit de l’ami apparemment importuné est clairement désignée ici. Les deux maisons du récit de Matthieu font écho aux deux maisons de l’ami importuné et de l’ami importun. La nourriture de l’Envoi des Douze et le pain de la parabole de l’ami importun pointent vers L’esprit Saint. L’Esprit, justement, finit de lier les deux textes de manière définitive. En effet, la présence de l’Esprit et de son symbole, la colombe du Baptême, dénonce encore l’intentionnalité de l’Evangéliste. Les récits de Marc et Luc sont rejetés au profit de celui de Matthieu qui est très riche en liaison et symbole de toute sorte. L’association du récit de Matthieu et de la parabole de l’ami importun est indiscutable et voulue par l’Evangéliste

La notion de samaritain apparaît encore. Cette fois elle figure dans un récit lié. L’apôtre en prédication ne doit pas se charger inutilement car il trouvera sa nourriture sur place. Le voyageur n’a donc pas de pain sur lui. Jésus et son ami chez qui il trouve le gîte ont le même nombre de pain : zéro. Cette égalité pointe vers l’Esprit Saint. Jésus et Pilate sont unis dans l’amour chrétien de la Onzième Heure. Jésus progresse dans l’exécution du plan. Après sa guérison miraculeuse lors de la crucifixion, Pilate veut entrer dans l’Eglise gardée par Pierre le portier. L’entrée dans l’église signifie le baptême. Pilate frappe à la porte et normalement, elle aurait dû s’ouvrir (Luc 11.10) mais elle est déjà fermée. Le déjà signifie qu’elle aurait dû être ouverte. Mais le portier est au lit, les enfants dorment. L’Evangéliste s’est époumoné sur tous les tons à signifier à son lecteur le devoir de veille. Le conseil vaut spécifiquement pour le portier. Il semble que Pierre commet une faute. Il est minuit, il cherche le sommeil alors que Pilate veut entrer dans l’église. Le gardien de la porte est supposé veiller pour accueillir ses nouvelles ouailles. Il cherche le sommeil au milieu de la nuit. Quelque chose tracasse l’Eglise.

Pilate semble être l’ami importun. Il arrive en plein milieu de la nuit et il ne demande pas, il propose une transaction de prêt. Dans l’univers symbolique de Jésus le prêt représente la conditionnalité alors que le don pointe vers l’amour inconditionnel. Un prêt doit être remboursé avec des intérêts. Le don est ne nécessite ni remboursement ni d’intérêt. Il est inconditionnel. Pilate apparaît importun à double titre. Ce n’est pas le cas. Premièrement, le Christ exige une veille symbolique continue du portier. Le milieu de la nuit n’est donc pas un signe d’importunité. Deuxièmement, Pilate n’est pas encore à l’intérieur de l’église. Il ne connait donc pas encore la joie du Royaume : le don inconditionnel. Il reste à l’extérieur avec les codes de l’ancien monde. Pilate n’est pas l’ami importun. Qui est donc l’importun dans la parabole ?

Source : Evangile selon Luc (parabole de l’ami importun)
11.8 je vous le dis, même s’il ne se levait pas pour les lui donner parce que c’est son ami, il se lèverait à cause de son importunité et lui donnerait tout ce dont il a besoin.

Le verset 11.8 est une merveille de logique. Il ne peut pas être compris sans l’invocation de la routine de la 11ème heure. La beauté de son armature logico symbolique est d’une beauté surnaturelle. Pierre voudrait bien se lever du lit pour donner le pain. Mais en s’élevant physiquement, il deviendrait symboliquement premier par la hauteur. Pierre ne veut pas se lever car s’il se levait, et devenait par là même premier, alors la 11ème heure le punirait pour manquement à l’Egalité de l’Amour Inconditionnel. Donc logiquement, ne pas se lever pour un ami constitue bien une bonne excuse logico symbolique pour continuer à essayer de trouver le sommeil. Jésus vous perd en appliquant la logique de la Onzième Heure dans un verset qui n’est pourtant pas structurant pour la compréhension du récit. Il utilise sa logique pour vous conditionner à l’appliquer. Il envoie des signes de connivence. La lecture de la Bible est un exercice de decontextualisation logico symbolique. On y entre par de nombreuses portes.

Le possessif « son » dans « son importunité » est ambigu. Il peut pointer tout aussi bien vers Pilate que Pierre. Pilate doit être éliminé. Il n’est pas fautif dans cette parabole. Pierre est l’ami importun. Il devrait se lever pour donner. Sa seule importunité l’en empêche. L’importunité est l’absence de don qui aurait rétabli l’égalité de la Onzième Heure. Il se lève. Pierre est Premier. Il donne deux pains qui assurent aux trois amis l’Egalité de l’Esprit Saint. En passant de trois pains à un pain, il s’abaisse. La notion de premier et de dernier déclenche La Onzième Heure. En ne donnant pas Pierre empêche le partage de l’Esprit Saint. Son importunité est grave et caractérisé. Le refus du partage de l’Esprit Saint signe le refus, la peur de Pierre de faire entrer le gouverneur romain dans l’Eglise.

La faute de Pierre est mise en exergue par l’association avec la parabole de la drachme perdue. Le lien principal est la poussière qu’on balaye de la maison. Le lien est basé sur un sous-entendu. Quand on secoue la poussière sous ses pieds, On a symboliquement marché dans une maison où les fautes se sont accumulées en l’absence de repentance. Nettoie ce qui n’est pas toi dit la chanson fortement inspiré par le pillage des symboles chrétiens. Ce lien complexe dénonce à lui seul l’intentionnalité de l’Evangéliste. Nous avons en outre la maison qui complète une mise en relation voulue. Pierre ayant commis une faute, il doit entrer en repentance. La parabole des dix drachmes est une parabole de la repentance personnelle.

Evangile selon Luc (Parabole des dix drachmes)
15.8 Ou quelle femme, si elle a dix drachmes, et qu’elle en perde une, n’allume une lampe, ne balaie la maison, et ne cherche avec soin, jusqu’à ce qu’elle la retrouve?
15.9 Lorsqu’elle l’a retrouvée, elle appelle ses amies et ses voisines, et dit: Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la drachme que j’avais perdue.
15.10 De même, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent.

Une femme a dix drachmes. Elle en perd une. A l’instant N, la femme possède dix drachmes. A l’instant N+1, elle en possède neuf. Une rupture d’égalité constatée entre les instants N et N+1 fait perdre l’amour inconditionnel et les ténèbres s’installent. La repentance commence en allumant la lampe de la réflexion qui provoque la prise de conscience de la faute et sa reconnaissance. La femme peut ainsi balayer les poussières hors de la maison qui rendaient invisible le chemin de la drachme perdue. Elle peut rechercher avec soin la drachme dans un environnement clair et rétablir l’égalité originelle des dix drachmes procurant le retour à l’Amour Inconditionnel de l’Esprit Saint symbolisé ici par la joie partagée avec ses amies. Pierre a commis une faute mais il est entré en repentance. La repentance doit toujours trouver la cause ultime de la faute qui l’a induite

Source : Evangile selon Luc (parabole de l’ami importun)
11.11 Quel est parmi vous le père qui donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain? Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d’un poisson?
11.12 Ou, s’il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion?

La symbolique confirme massivement la présence de Pierre dans la parabole. La pierre, le poisson et l’œuf pointe vers Pierre d’une manière précise. La pierre est l’église de Pierre. Les mots grecs Lithos de la parabole de l’ami importun et petra de la confession de Pierre sont différents mais ils renvoient à la même idée. Le poisson renvoie à la profession de Pierre, pécheur de son état au sens marin. L’œuf renvoie à la poule qui renvoie au chant du coq symbolisant le reniement de Pierre. Jésus demande au Père l’Esprit Saint de l’Eglise souvent symbolisé par le pain. Il ne reçoit qu’une pierre physique. Le roc de l’église perd sa valeur symbolique d’Eglise sous l’effet d’une étrange force. Pilate demande un poisson il ne reçoit qu’un serpent. Pierre demande un œuf il ne reçoit qu’un scorpion. Le serpent et le scorpion utilise le venin pour tuer leur proie, le venin symbolise donc la cause de la peur. Il y’a cependant une différence symbolique notable entre les deux animaux. Le venin est situé à l’intérieur de la bouche du serpent alors qu’il est situé à l’extérieur pour le scorpion. Pilate est à l’extérieur de l’église, il a donc peur et Pierre ne le rassure pas avec l’Esprit. Pierre n’arrive pas à trouver le sommeil, prisonnier de sa peur à ‘intérieur de L’Eglise. La peur règne à l’extérieur et à l’intérieur de l’église. Pierre ne veut pas baptiser Pilate par un excès de prudence dicté par la peur (Mat 10.16). La crainte est l’ennemi Héréditaire de l’Amour Inconditionnel. Jean Paul II l’a parfaitement compris.

La symbolique a permis d’allouer le venin aux deux amis de la parabole. Il ne permet pas d’identifier le symbole qui se cache derrière le venin. La peur a une origine précise dans les deux cas. Pour pierre, l’exercice d’identification ne pose pas de problème majeur. Le serpent est une figure de l’Ancien Testament donc du livre des pharisiens et des scribes. Il est le diable qui fait chuter Adam et Eve hors du jardin d’Eden. Le sanhédrin est le diable. Celui qui n’est pas de Dieu ne peut être que du diable.

Source : Evangile selon Jean
8.47 Celui qui est de Dieu, écoute les paroles de Dieu; vous n’écoutez pas, parce que vous n’êtes pas de Dieu.

Le venin qui effraie Pilate est d’une tout autre nature. Du point de vue des Romains du temps de Jésus, le scorpion a une symbolique tout à fait évidente : il symbolise la puissance armée meurtrière de Rome. Pilate a peur de Tibère César. En identifiant la cause de la peur, l’identification de Pilate est renforcée.

Source : wikipédia
Le scorpion ou scorpio (lanceur de flèche) était une pièce d’artillerie romaine inventée en 50 av. J.C., (également connue sous le nom de baliste quand il lançait des boulets). D’origine probablement grecque (avec une arme à répétition comme le Polybolos, plus ancien d’au moins trois siècles et inventé par le grec Dionysius d’Alexandrie) puis adoptée et utilisée à grande échelle par les légions romaines, elle a été décrite en détail par Vitruve, avec la dernière innovation majeure qui était la cheiroballista1. À la différence d’un arc qui fonctionne grâce à la torsion de ses bras, le scorpion utilisait un système de ressort de torsion permettant d’obtenir une très grande puissance pour les bras et donc une grande vitesse d’éjection pour les flèches. Cette arme remarquable par sa précision et sa puissance était particulièrement redoutée par les ennemis de l’Empire romain.

L’utilisation des symboles romains (sept collines, scorpions) par le Rédacteur n’est pas surprenante si on admet une alliance entre Pilate et le Christ. Le rédacteur a pris bien soin de gommer toute influence romaine de l’Evangile. Il révèle néanmoins la connivence par les symboles qu’il utilise. On peut imaginer Jésus et Pilate dans des grandes discussions sur Rome et sur l’armée Romaine.

L’utilisation simultanée du serpent et du scorpion apparait à un autre endroit dans la bible. Le mot scorpion est utilisé une fois dans la parabole de l’ami importun et une fois dans ce verset. La peur du temple et des romains est écrasée par la force du Christ et de l’Esprit Saint.

Source : Evangile selon Luc
10.19 Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi; et rien ne pourra vous nuire.

La parabole du bon samaritain commence au verset 10.25. L’ombre de Pilate plane sur le symbole la crucifixion. La place des mots n’est pas due au hasard dans le voyage de l’Evangéliste. Un autre exercice de saut sémantique après decontextualisation prend son inspiration dans l’emploi du mot gouverneur et d’un lexique qui renvoie au procès de Jésus. Le hasard ne peut pas être invoqué : le récit de l’envoi des Douze de Matthieu est une mine d’or. Tribunal, verges, témoignage et gouverneurs pointent vers le jugement de Jésus par Pilate.

Source : Evangile selon Luc
10.17 Mettez-vous en garde contre les hommes; car ils vous livreront aux tribunaux, et ils vous battront de verges dans leurs synagogues;
10.18 vous serez menés, à cause de moi, devant des gouverneurs et devant des rois, pour servir de témoignage à eux et aux païens.

Le châtiment du fouet est traduit diversement dans les quatre évangiles. Le français utilise la locution « battre de verge » dans tous les cas ce qui n’est pas tout à fait exact. Dans le récit de l’envoi des Douze, le mot grec μαστιγόω (mastigoō) est spécifiquement utilisé dans le verset 10.17. Ce mot est présent six fois dans le nouveau testament. Une fois dans le verset 10.17 de Matthieu, trois fois dans les prophéties de la crucifixion (Mat 20.19, Mar 10.34, Luc 18.33), une fois dans un récit sans intérêt et surtout une fois dans l’évangile où Jean raconte le procès de Jésus.

Source : Evangile selon Jean
19.1 Alors Pilate prit Jésus, et le fit battre de verges.

Pilate, par cette méthode, est nommément désigné en variable de sortie. Le verset est d’une incroyable simplicité. Le ciel vous envoie un signe : Bien joué ! Chez Matthieu, le saut sémantique est imparfait car il emploie un autre terme grec. Toutefois il nous apprend le futur baptême du gouverneur romain par le biais de la plus incroyable confusion symbolique passée dans le langage courant. Prendre de l’eau et se laver les mains renvoient symboliquement au baptême qui est un contact du corps avec l’eau au milieu d’une assemblée. Et le sang du juste symbolise l’alliance. Il est exclu qu’un procès romain se termine toujours par un lavage de mains. L’incongruité de la situation est passée dans les mœurs. Plus personne ne s’interroge sur la valeur des symboles car l’analyse est toujours effectuée au niveau du verset ou des récits. La decontextualisation des mots permet de raconter une autre histoire. Je n’ai aucune action dans la société de Pilate et de sa femme. Je suis la méthode que j’ai décrite. Elle génère du sens. Elle sera entièrement validée à la fin de l’article. Le hasard n’existe pas : le ou les Evangélistes avaient une intention.

Source : Evangile selon Matthieu
27.24 Pilate, voyant qu’il ne gagnait rien, mais que le tumulte augmentait, prit de l’eau, se lava les mains en présence de la foule, et dit: Je suis innocent du sang de ce juste. Cela vous regarde.
27.25 Et tout le peuple répondit: Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants!
27.26 Alors Pilate leur relâcha Barabbas; et, après avoir fait battre de verges Jésus, il le livra pour être crucifié.

La paire de mot Pilate et sang est présente deux fois dans les Evangiles. Une fois dans le verset Mat 27.24 et une fois dans le verset Luc 13.1

Source : Evangile selon Luc
13.1 En ce même temps, quelques personnes qui se trouvaient là racontaient à Jésus ce qui était arrivé à des Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang avec celui de leurs sacrifices.
13.2Il leur répondit: Croyez-vous que ces Galiléens fussent de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu’ils ont souffert de la sorte?
13.3 Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également.
13.4 Ou bien, ces dix-huit personnes sur qui est tombée la tour de Siloé et qu’elle a tuées, croyez-vous qu’elles fussent plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem?
13.5 Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également.

Les versets 13.3 et 13.5 sont identiques. La Onzième Heure est alertée exactement comme dans la parabole des talents. L’égalité signe la présence de l’amour Inconditionnel entre deux personnes. Ces deux personnes se connaissent. Pilate est identifié. Les galiléens ne sont pas une personne mais un groupe de personnes. La deuxième personne semble introuvable. Sous forme humaine, oui. Elle est identifiable sous forme symbolique. La tour renvoie à Marie de Magdala. Magdala signifie la tour. Elle confirme le réseau symbolique utilisé par l’Evangéliste pour identifier la femme de Pilate. Siloé et le repentir pointe aussi vers le baptême. Siloé est un tour mais aussi un réservoir d’eau. Le baptême de Pilate a certainement eu lieu au réservoir de Siloé. L’eau vive du récit de la samaritaine renvoie également au baptême de la femme de Pilate. Le réseau lexical de l’eau couvre l’essentiel du début de ce récit.

La signification de la parabole de l’Ami importun est la peur qui empêche l’expansion de l’église. Le temple et la puissance romaine sont deux raisons importantes de cette peur. La faute de Pierre est secondaire, vénielle. L’absence de baptême dans cette séquence est insignifiante. Elle permet la première lecture morale de la parabole. L’important est l’idée que le baptême est désiré mais que la peur le diffère. Ce baptême se fera. Pilate est une pièce maîtresse du dispositif de Christ.

DISTRIBUTION SAMARITAIN (COMPLETE) ET VOYAGE (PARTIELLE) DANS LE NOUVEAU TESTAMENT


RETOUR AU PROGRAMME PRINCIPAL…

Jésus revient donc du voyage dans le chapitre 25 de Matthieu. Le projet est finalisé. La dernière étape, la faute de Pierre dans la parabole de l’ami importun symbolise la peur dans l’église. Pierre est aux avant-postes de cette peur. Nous ne savons pas exactement quand Jésus revient. La chronologie est imprécise. Sa dernière demeure connue est chez Pilate lorsque les pains de Pierre ne furent pas partager pour cause d’abonné dormant. Il part et se réfugie dans la clandestinité. Longtemps après (Mat 25.19), Jésus revoit ses trois serviteurs. Les trois serviteurs forment un groupe à part chez les douze. Cette « core team » avait un degré supérieur de connaissance du complot. Elle est composée de Pierre, Jean et Jacques. Il faut confirmer l’identité des de cette élite apostolique.

RECIT DE LA VEILLEE AVANT CRUCIFIXION (IDENTIFICATION DES TROIS SERVITEURS)

Judas va livrer Jésus. Avant cette trahison Jésus invite les disciples à veiller. Il leur réclame trois fois de veiller avec lui. Trois fois les disciples tombent dans les bras de Morphée. Cet épisode est relaté dans les quatre évangiles.

Source : Evangile selon Matthieu (Programme principal appelant)
25.5 Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent.
25.6 Au milieu de la nuit, on cria: Voici l’époux, allez à sa rencontre!
25.12 Mais il répondit: Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas.
25.13 Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure de la venue du Fils de l’homme.
25.15 Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit en voyage.
25.17 De même, celui qui avait reçu les deux talents en gagna deux autres.
25.22 Celui qui avait reçu les deux talents s’approcha aussi, et il dit: Seigneur, tu m’as remis deux talents; voici, j’en ai gagné deux autres.
25.25 j’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre; voici, prends ce qui est à toi.
25.31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire.
25.34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde.
25.40 Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites.
25.45 Et il leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne les avez pas faites.
Source : Evangile selon Matthieu (Récit appelé)
26.33 Pierre, prenant la parole, lui dit: Quand tu serais pour tous une occasion de chute, tu ne le seras jamais pour moi.
26.34 Jésus lui dit: Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois.
26.35 Pierre lui répondit: Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous les disciples dirent la même chose.
26.36 Là-dessus, Jésus alla avec eux dans un lieu appelé Gethsémané, et il dit aux disciples: Asseyez-vous ici, pendant que je m’éloignerai pour prier.
26.37 Il prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, et il commença à éprouver de la tristesse et des angoisses.
26.38 Il leur dit alors: Mon âme est triste jusqu’à la mort; restez ici, et veillez avec moi.
26.39 Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi: Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux.
26.40 Et il vint vers les disciples, qu’il trouva endormis, et il dit à Pierre: Vous n’avez donc pu veiller une heure avec moi!
26.41 Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible.
26.42 Il s’éloigna une seconde fois, et pria ainsi: Mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe s’éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite!
26.43 Il revint, et les trouva encore endormis; car leurs yeux étaient appesantis.
26.44 Il les quitta, et, s’éloignant, il pria pour la troisième fois, répétant les mêmes paroles.
26.45 Puis il alla vers ses disciples, et leur dit: Vous dormez maintenant, et vous vous reposez! Voici, l’heure est proche, et le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs.

Un certain nombre de liaisons mot à mot dans cette association : nuit, vérité, veille, fils de l’homme, deux/second, trois/troisième. En soi, ces liens ne sont pas suffisants. C’est bien l’analogie situationnelle qui emporte la décision d’association. Dans la parabole des lampes du programme principal, tout le monde s’assoupit et s’endort exactement comme dans les trois veillées demandées par le Christ. Les deux textes sont liés indubitablement au-delà des liaisons sémantiques. Le récit de la veillée est présent dans les quatre évangiles. Seul l’évangile de Matthieu mentionne explicitement la présence de Pierre, Jean et Jacques. Nous récupérons les trois personnages ainsi mis en exergue en variable de sortie. Il n’y a plus de toute possible, les trois serviteurs dans le programme principal sont Pierre et les fils de Zébédée. Le voyage implique les trois colonnes du christianisme.

PARABOLE DU MAUVAIS RICHE ET DU PAUVRE LAZARE (programme d’identification)

Les 10 vierges de la parabole des lampes ont aussi une identité. La parabole du mauvais riche et de Lazare met un nom sur les cinq vierges folles.

Source : Evangile selon Matthieu (programme principal appelant : chapitre 25)
25.2 Cinq d’entre elles étaient folles, et cinq sages.
25.10 Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.
25.14 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens.
25.21 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
25.23 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
25.24 Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit: Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné;
25.28 Otez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents.
25.29 Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.

25.31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire.
25.34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde.
25.36 j’étais nu, et vous m’avez vêtu; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi.
25.38 Quand t’avons-nous vu étranger, et t’avons-nous recueilli; ou nu, et t’avons-nous vêtu?
25.41 Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges.
25.42 Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire;
25.43 j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.
25.46 Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle.
Source : Evangile selon Luc (programme appelé, Le Mauvais riche et le pauvre Lazare)
16.19 Il y avait un homme riche, qui était vêtu de pourpre et de fin lin, et qui chaque jour menait joyeuse et brillante vie.
16.20 Un pauvre, nommé Lazare, était couché à sa porte, couvert d’ulcères,
16.21 et désireux de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche; et même les chiens venaient encore lécher ses ulcères.
16.22 Le pauvre mourut, et il fut porté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche mourut aussi, et il fut enseveli.
16.23 Dans le séjour des morts, il leva les yeux; et, tandis qu’il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein.
16.24 Il s’écria: Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu’il trempe le bout de son doigt dans l’eau et me rafraîchisse la langue; car je souffre cruellement dans cette flamme.
16.25 Abraham répondit: Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et que Lazare a eu les maux pendant la sienne; maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres.
16.26 D’ailleurs, il y a entre nous et vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d’ici vers vous, ou de là vers nous, ne puissent le faire.
16.27 Le riche dit: Je te prie donc, père Abraham, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père; car j’ai cinq frères.
16.28 C’est pour qu’il leur atteste ces choses, afin qu’ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments.
16.29 Abraham répondit: Ils ont Moïse et les prophètes; qu’ils les écoutent.
16.30 Et il dit: Non, père Abraham, mais si quelqu’un des morts va vers eux, ils se repentiront.
16.31 Et Abraham lui dit: S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait.
Source : Evangile selon Matthieu (Addition au programme Le Mauvais riche et le pauvre Lazare)
3.1 La quinzième année du règne de Tibère César, -lorsque Ponce Pilate était gouverneur de la Judée, Hérode tétrarque de la Galilée, son frère
Philippe tétrarque de l’Iturée et du territoire de la Trachonite, Lysanias tétrarque de l’Abilène,
3.2 et du temps des souverains sacrificateurs Anne et Caïphe, -la parole de Dieu fut adressée à Jean, fils de Zacharie, dans le désert.

Les liaisons mot à mot sont intéressantes : cinq, homme, porte, biens, homme, ange, père, vêtu, feu/flamme. Elles sont complétées par des locutions qui renvoient à la même idée. Le parallélisme des locutions « j’ai eu soif et vous ne m’avez pas donné à boire » et « dans l’eau et me rafraîchisse la langue » implique dans les deux cas un manque d’eau. En ce qui concerne la nourriture, le raisonnement est le même : « Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger » et « désireux de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche ». Ce qui emporte la décision, ce sont les versets 25.28 et 25.29 qui, décontextualisé, font penser à un homme riche qui est bien caractérisé dans Luc 16.19.

Dans le récit de Matthieu (3.1, 3.2), il est question de Frère, clé sémantique de saut. Il est surtout question de sept personnes. La personne riche aux manteaux royaux est Tibère César, le chiffre sept est encore associé à l’empire romain. Reste six personnes. Ponce Pilate est du bon côté de la barrière. Reste Hérode, Philippe, Lysanias, Anne et Caïphe. Cinq personnes. Les cinq frères sont identifiés. Ils ne sont surement pas du côté des cinq vierges sages. Les cinq vierges folles sont identifiées. Elles symbolisent la collaboration du temple avec l’occupant Romain. Cette collaboration empêche la reconnaissance de Christ.

Tibère est l’homme riche de la parabole du mauvais riche. Il existe une association décontextualisée, une relation implicite entre l’empereur et Lazare. Lazare est lié à l’empereur. Si Lazare est lié à l’empereur, sa sœur, Marie de Béthanie, l’est fatalement. La samaritaine, la femme de Pilate est donc de très haute extraction. Pas étonnant qu’elle consomme autant de prête-noms. Il faut la protéger. Si Pilate est compromis, ce n’est pas grave. Si sa femme l’est, une dynastie peut l’être. Le déshonneur sur une dynastie est plus grave que la réputation d’un préfet. Il est impossible de compromettre une telle pièce dans l’échiquier qui mènera la chrétienté jusqu’à Rome.

La notion des cinq frères renvoie à la notion de cinq maris du récit de la samaritaine. Il semble que des liens structurant le groupe des dix vierges soient établis en utilisant le vocable de la famille associé au chiffre cinq. La femme de Pilate, la samaritaine fait partie des dix vierges. Elle fait partie des cinq vierges sages car elle est du bon côté de la virginité. Pilate, lui, fait partie d’un groupe de dix lépreux qui fait écho aux dix vierges. La lèpre rend impur, la virginité est symbole de la pureté et Pilate est rendu pur lors de la crucifixion. Pilate fait partie des cinq vierges. Il est du bon côté. Il fait partie des cinq vierges sages.

DISCUSSION

L’analyse de la parabole des talents de l’article chronique du Royaume s’applique pleinement. Le premier serviteur est Jean, car Jésus l’aimait et le lui prouve en lui confiant le plus de Talent. La rencontre entre Jésus et Jean provoque toujours beaucoup d’émotions sur notre bonne vieille terre :

Source : Apocalypse selon Jean
1.9 Moi Jean, votre frère, et qui ai part avec vous à la tribulation et au royaume et à la persévérance en Jésus, j’étais dans l’île appelée Patmos, à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus.
1.10 Je fus ravi en esprit au jour du Seigneur, et j’entendis derrière moi une voix forte, comme le son d’une trompette,
1.14 Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige; ses yeux étaient comme une flamme de feu

Le Christ a vieilli, il n’a visiblement pas perdu une once de sa puissance, de son magnétisme et de son charisme. La rencontre est camouflée sous l’épais brouillard spirituel habituel. Jésus est en chair et en os. La spiritualité est une assurance vie. Dieu est le dieu des vivants, il est la Vérité. Il n’est ni un directeur de carnaval spirituel ni l’acrobate en chef du cirque exégétique.

Le second serviteur est Jacques et le troisième est Pierre. Pierre est dans une situation délicate. Il a peur donc il manque de mémoire affective, il faut le surveiller comme le lait sur le feu. Mais en plus, il a caché l’Amour Inconditionnel du Christ dans un creux et le souvenir s’est délité. Lorsque Jésus revient, le portier est menacé de se faire tancer sévèrement par les ténèbres. Le cas de Pierre mérite une attention particulière et cohérente avec l’histoire. Jésus vivant n’aurait pas accepté que Pierre fasse partie des colonnes du Christianisme si celui-ci ne faisait que pleurer et grincer des dents dans le monde des ténèbres. Pierre est un froussard. Jésus le sait depuis longtemps. Dès le début de l’évangile de Luc, le décor était planté. Jésus appelle Pierre et devine instinctivement son angoisse.

Source : Evangile selon Luc
5.10 Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors Jésus dit à Simon: Ne crains point; désormais tu seras pêcheur d’hommes.

Un deuxième argument disculpe Pierre : le caractère involontaire de son oubli est mis en évidence par le lien avec la parabole du trésor caché évoqué au début de l’article. L’Esprit s’en va sans qu’on s’en aperçoive, c’est la raison pour laquelle il faut veiller. Un dernier argument structurant en faveur de Pierre est qu’il n’a pas trahi. Le verset 25.27 le prouve. « Il te fallait » démontre que Pierre n’est pas allé chez les changeurs du temple, symboles du Sanhédrin honni. Donc Pierre a eu peur mais il n’a pas trahi. Il n’arrive plus à reconnaître l’Amour Inconditionnel de Christ. Il devient un serveur inutile et prend la direction des ténèbres du dehors. Pierre est-il vraiment un serviteur sans profit ? Jésus le tance durement, c’est évident. Les deux versets suivant relativisent la dureté apparente du Christ.

Source : Evangile selon Matthieu
25.28 Otez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents.
25.29 Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.

La Onzième Heure nécessite de l’entraînement et ces deux versets constituent un excellent cas pratique. Pierre a reçu le moins de talent, sa capacité à se souvenir de l’Amour Inconditionnel est insuffisante. Il est le serviteur bon dernier. Jean en a reçu cinq, il est premier. Au verset 25.28, Jésus rend Pierre encore plus dernier en lui enlevant le seul talent qu’il possédait. L’attention est attirée vers l’Horloge Sainte. Le dernier devient encore plus dernier et le premier encore plus premier. Pierre n’a plus aucun talent et Jean en a onze. La Onzième Heure vrombit sur le pas de tir. Une interruption est générée automatiquement et le programme principal aiguille le cœur du processeur vers sa destination divine. Dans le verset 25.29, Pierre n’a plus l’Amour Inconditionnel, il n’a plus rien. Que peut-on lui ôter d’autre ? La peur évidemment. Le seul obstacle à l’Amour Inconditionnel est ainsi levé, la Onzième Heure s’engouffre massivement dans la brèche. L’Egalité prévaut dans l’Amour chrétien. Jésus, Jean, Jacques et Pierre reçoivent chacun quatre talents. Pierre est passé de un talent à quatre talents. Il n’est plus un serviteur sans profit. Donc personne n’ira dans les ténèbres. L’Evangéliste est un excellent informaticien. Un traitement conditionnel n’est pas effectué car une condition logique n’est pas remplie : Le serviteur inutile n’existe pas.

Le talent représente l’Amour Inconditionnel et le nombre de talent la capacité à s’en souvenir (voir l’article chronique du Royaume). Le Nouveau Testament donne un chemin pour y parvenir contre les vents adverses de l’oubli et les creux de la peur. Un livre est fait pour fixer le souvenir. Les quatre talents symbolisent les quatre Evangiles dont les serviteurs prennent officiellement la garde. L’identité de(s) l’auteur(s) des quatre Evangiles devient de plus en plus claire.

Les trois serviteurs sont prêts pour la noce, ils n’attendent plus que Claudia et Ponce pour entrer avec Jésus dans la salle du Festin du Royaume. L’Amour Inconditionnel de l’Esprit Saint y règne en roi. L’église de Christ est bâtie dès le début sur l’inconditionnalité. L’église primordiale nucléaire ne fait aucune distinction entre juifs et romains, pauvre et puissant, homme et femme. Du temps sera nécessaire pour habituer tout le monde aux directives du Directeur. La porte se ferme. Le portier veille. Tout le monde doit veiller car la veille de l’église de Christ commence. Pierre est chargé d’accueillir les ouailles sous la seule conditionnalité de l’acceptation du chemin vers l’Amour Inconditionnel. En bon manager, le Directeur constate les faiblesses vénielles de Pierre. Il va en personne, en chair et en os faire un recrutement pour s’assurer de la bonne progression de la Nouvelle Alliance. Le manque de fiabilité de Pierre n’a aucune importance. La seule monnaie qui importe dans l’Eglise de Christ est l’Amour Inconditionnel. Et Pierre aimait jésus de cet amour-là sinon la colonne aurait été mise à la porte.

Source : acte des apôtres, chemin de Damas.
« Va ! Cet homme est l’instrument que j’ai choisi pour faire parvenir mon Nom auprès des nations païennes, auprès des rois et des fils d’Israël. Et moi, je lui ferai découvrir tout ce qu’il lui faudra souffrir pour mon Nom ».

Bien sûr que Jésus est vivant. Il recrute Paul. Paul est hostile aux chrétiens mais il est très efficace dans son action contre les premières communautés. Jésus le cible cyniquement comme un département des ressources humaines et noie le poisson du processus de recrutement sous une tonne de symbole « spirituel » qui masque le réel miracle : le retournement d’un fanatique anti chrétien en prêcheur convaincu de la Nouvelle Alliance. La puissance du magnétisme de Christ est la causalité extraordinaire pour celui qui sait lire entre les lignes. Paul a fait le job d’une manière remarquable et efficace. Pierre et Paul se sont complétés. Il n’y a pas de bon Paul et de mauvais Pierre. Pierre avait peur, cela n’est pas un crime. Les deux ont contribué  à l’expansion, à l’établissement de la puissance de l’Eglise. Mais Jésus a toujours douté de la solidité de Pierre. On ne s’est pas privé de le faire remarquer à la fin de l’évangile de Jean. Jésus continue d’enseigner la Onzième Heure à Pierre parce qu’il n’a visiblement rien compris.

Source : évangile selon Jean
21.15 Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre: Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci? Il lui répondit: Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit: Pais mes agneaux.
21.16 Il lui dit une seconde fois: Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu? Pierre lui répondit: Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit: Pais mes brebis.
21.17Il lui dit pour la troisième fois: Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois: M’aimes-tu? Et il lui répondit: Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit: Pais mes brebis.

Au verset 21.15, Pierre tombe dans le piège de vouloir être premier en voulant aimer le Christ plus que les autres. Jésus, pour rétablir l’équilibre de l’Amour Inconditionnel de la Onzième Heure, lui intime l’ordre de paitre les agneaux. Les agneaux sont les petits des brebis. Donc les derniers si on considère la taille. Au verset 21.16, Pierre n’exprime plus de supériorité, alors Jésus lui intime l’ordre de paître les brebis pour lui faire comprendre qu’il a bien répondu. L’Egalité le grandit. Il lui fait répéter une troisième fois pour enfoncer le clou. La Onzième Heure n’avait pas été comprise du temps de Christ, trop visionnaire, trop en avance sur son temps, trop prophétique. Les lecteurs de la Bible ont inconsciemment réalisé la prophétie, le vouloir de Christ. Égalité seule solution possible juste d’un système sans condition, condition elle-même de la liberté en tant que soustrayant l’individu à l’asservissement illégitime, et fraternité dans l’Amour Inconditionnel. Que nous soyons croyant ou pas, si nous adhérons à ces valeurs, nous sommes tous des fils de Christ. La croyance est un don de valeur au Seigneur si et seulement si la liberté de conscience est assurée par la civilisation. Et notre civilisation a été créée par le Nouveau Testament. La Foi n’a de valeur que si elle vient du cœur. Les phasmes pharisiens ne sont pas la tasse de thé de Jésus.

Serviteur…

PARABOLE DU SERVITEUR USANT DE VIOLENCE (serviteur)

Après ce bref retour au programme principal, nous repartons sur un autre chemin, le chemin des serviteurs. La première parabole que nous rencontrons sur la route est la parabole du serviteur menacé de violence. Son nom original est la parabole du serviteur ou économe fidèle et avisé. La violence est le fait principal de ce texte. Pourtant je dois retenir un programme pour les raisons que vous comprendrez lorsque nous aborderons notre jeu de mécano à la fin de l’article. Seul le serviteur a une valeur ajoutée dans ce jeu. L’économe est hors concours pour une autre raison. Son programme génère une interruption fatale. Les femmes sont menacées par la violence. Tant que les hommes jouent à se taper dessus, l’égalité est, en quelque sorte, respectée. S’en prendre à la femme est un péché intolérable pour un serviteur de Dieu. L’économe est rejeté au profit du serviteur. Le choix s’avèrera justifié par la suite. Le choix est guidé par la Onzième Heure. Egalité dans l’Amour Inconditionnel, et en particulier stricte égalité entre homme et femme. La rupture d’égalité fournit une raison d’exclure la parabole de l’économe de notre chemin de croix.

Source : Evangile selon Matthieu (programme principal appelant : chapitre 25)
25.13 Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l‘heure.
25.14 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens.
25.18 Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un creux dans la terre, et cacha l’argent de son maître.
25.19 Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte.
25.21 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
25.23 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
25.26 Son maître lui répondit: Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que j’amasse où je n’ai pas vanné;
25.30 Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.
25.35 Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli;
25.42 Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire;
25.46 Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle.
Source : Evangile selon Matthieu (programme appelé : serviteur fidèle usant de violence)
24.45 Quel est donc le serviteur fidèle et prudent, que son maître a établi sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable?
24.46 Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi!
24.47 Je vous le dis en vérité, il l’établira sur tous ses biens.
24.48 Mais, si c’est un méchant serviteur, qui dise en lui-même: Mon maître tarde à venir,
24.49 s’il se met à battre ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes,
24.50 le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas,
24.51 il le mettra en pièces, et lui donnera sa part avec les hypocrites: c’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents.
Source : Evangile selon Luc (programme rejeté : économe fidèle et prudent usant de violence)
12.42 Et le Seigneur dit: Quel est donc l’économe fidèle et prudent que le maître établira sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable?
12.43 Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi!
12.44 Je vous le dis en vérité, il l’établira sur tous ses biens.
12.45 Mais, si ce serviteur dit en lui-même: Mon maître tarde à venir; s’il se met à battre les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer,
12.46 le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il le mettra en pièces, et lui donnera sa part avec les infidèles.
12.47 Le serviteur qui, ayant connu la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas agi selon sa volonté, sera battu d’un grand nombre de coups.
12.48 Mais celui qui, ne l’ayant pas connue, a fait des choses dignes de châtiment, sera battu de peu de coups. On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné, et on exigera davantage de celui à qui l’on a beaucoup confié.

Les deux programmes appelés sont liés au programme principal. Les liaisons mot à mot sont nombreuses et riches : jour, heure, fidèle, biens, méchant serviteurs, maîtres, boire, manger pour le serviteur et fidèle, maître, serviteur, biens, manger, boire, châtiment. Les pleurs et les grincements de dents emportent la décision pour le serviteur. La locution « à qui l’on a beaucoup confié » emporte la décision pour l’économe. Le choix entre l’économe et le serviteur ne peut pas s’opérer sur la base de l’analyse des liens. Dans les deux cas il y’a violence. Seul l’économe n’est pas avare de coup pour les femmes. L’économe est rejeté car le Christ a toujours défendu les femmes. Mais la violence du serviteur reste.

La violence éloigne de l’injonction de tendre l’autre joue. La violence est le pire ennemi de l’amour inconditionnel et pourtant le chemin du serviteur passe par elle. Attention, Elle n’est pas effective dans la parabole. Cette dernière ne décrit pas des faits de violence. Il faut le souligner. Pour essayer de comprendre le texte, il est impératif d’identifier les protagonistes. Il y’ a le serviteur fidèle et prudent et son maître qui lui a délégué son autorité sur ses gens. Le maître est Jésus.

La notion de serviteur fidèle renvoie au chapitre 25 de Matthieu. La liste de choix est singulièrement restreinte maintenant que tous les protagonistes du voyage et des talents ont été identifiés. Pierre, Jean et Jacques constituent les trois options. Jésus cible Pierre. En effet il est le portier de l’église. Jésus lui a transféré l’autorité sur ses ouailles, il l’a établi sur ses gens. Pierre est le troisième serviteur, le méchant celui qui a peur et qui a enterré le talent dans la terre. Et la nourriture est bien entendu l’Esprit Saint de l’Eglise. La parabole ne parle pas d’un retour du fils de l’homme car le mot magique manque cruellement : le mot « Veille » est absent. Seul le portier doit surveiller sa conduite. Rien ne prouve que la menace de réprimande violente ait été mise à exécution. Pierre et Jésus sont liés par l’Amour Inconditionnel de l’Esprit Saint, mais Jésus surveille le portier comme le lait sur le feu. Il le menace à nouveau d’aller dans l’endroit où il y’aura des pleurs et des grincements de dent. Les pleurs et les grincements de dent sont deux fois liés à Pierre. Dans le programme principal, où il échappe au châtiment grâce à la Onzième Heure et dans la parabole de l’économe fidèle usant de violence. Ce n’est pas un hasard. Hal 9000, pourrais-tu lancer la requête permettant de nous trouver tous les versets avec le mot clé hypocrite et une locution suggérant un groupe humain ?

Source : évangile selon Matthieu
6.2 Lors donc que tu fais l’aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues
6.5 Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues
15.7 Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit:
15.8 Ce peuple m’honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi.
22.18 Jésus, connaissant leur méchanceté [celle des pharisiens], répondit: Pourquoi me tentez-vous, hypocrites?
23.13 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! …
23.14 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! …
23.15 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! …
23.23 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! …
23.25 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! …
23.27 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! …
23.29 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! …

Source : évangile selon Marc
7.6 Jésus leur répondit: Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, ainsi qu’il est écrit: Ce peuple

La sélection de Hal 9000 doit être filtrée. Les hypocrites, dans les synagogues et dans le peuple juif, sont des notions beaucoup trop vagues. Par contre, les scribes et les pharisiens hypocrites sont la cible du combat religieux de Jésus. Le chapitre 23 de Matthieu est donc retenu. La déduction du groupe humain montre que la parabole est contextualisée. Jésus pense à des gens très précis lorsqu’il emploie le mot hypocrite. La contextualisation étant faite, le rejet de l’attente du retour d’un messie est entériné. Nous ne sommes pas dans une veille mais dans la préfiguration d’un droit canonique. La signification de la parabole est claire : les autorités de l’église se devront d’être irréprochables et les sanctions exemplaires en cas de manquement. Pierre n’a pas fauté car il a conservé la confiance de Jésus. Cette parabole est un avertissement. Nous avons répondu à la question de l’Evangéliste. La réponse au verset 24.45 est Pierre. Indubitablement. L’intuition pousse à interpréter cette parabole comme un engagement massif du Christ dans la gestion de l’Eglise. Compte tenu des contraintes de communication et de secret, le rédacteur ne peut que le laisser entendre.

La question du Rédacteur est une provocation à la contextualisation. Décidemment le pauvre Pierre est habillé pour l’hiver dans l’Evangile selon Louis. Strictement RIEN ne prouve qu’il ait effectivement fauté. Il faut être très précis avec l’Evangéliste. Les descendants de Pierre doivent faire attention. La parabole se trouve dans l’avènement du fils de l’homme, il n’est pas exclue que des additions soient payées à la fin des temps. La mise en garde concerne les chefs de l’Eglise. L’Evangéliste se montre extrêmement méfiant vis-à-vis de la délégation de pouvoir. L’histoire ne lui donnera pas complétement tort. Cependant il s’agit d’un jugement lors du retour du maître. Il serait injuste de faire porter l’Histoire de l’église sur les épaules d’une seule personne.

PARABOLE DE L’ECONOME INFIDELE (serviteur)

La parabole de l’économe infidèle parcoure le chemin du serviteur. Toutes relations hiérarchiques impliquent la notion de serviteur. L’économe rend compte à l’homme riche. La relation de hiérarchie est caractérisée. Dans cette parabole, l’économe est accusé par son employeur de dissiper ses biens. On ne sait pas comment et qui est le bénéficiaire de ces détournements. L’économe, paniqué, remet les dettes des débiteurs de l’homme riche car il espère ainsi gagner leurs faveurs. Le maître loue le serviteur infidèle de manière inattendue. Le paradoxe doit être résolu, c’est le nœud de la parabole.

Source : Evangile selon Matthieu (programme appelant)
25.3 Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d’huile avec elles;
25.4 mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l’huile dans des vases.
25.8 Les folles dirent aux sages: Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.
25.14 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens.
25.18 Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un creux dans la terre, et cacha l’argent de son maître.
25.19 Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte.
25.21 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
25.23 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
25.24 Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit: Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné;

25.26 Son maître lui répondit: Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que j’amasse où je n’ai pas vanné;
25.28 Otez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents.
25.46 Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle.
Source : Evangile selon Luc (programme appelé, parabole de l’économe infidèle loué pour sa prudence)
16.1 Jésus dit aussi à ses disciples: Un homme riche avait un économe, qui lui fut dénoncé comme dissipant ses biens.
16.2 Il l’appela, et lui dit: Qu’est-ce que j’entends dire de toi? Rends compte de ton administration, car tu ne pourras plus administrer mes biens.
16.3 L’économe dit en lui-même: Que ferai-je, puisque mon maître m’ôte l’administration de ses biens? Travailler à la terre? je ne le puis. Mendier? J’en ai honte.
16.4 Je sais ce que je ferai, pour qu’il y ait des gens qui me reçoivent dans leurs maisons quand je serai destitué de mon emploi.
16.5 Et, faisant venir chacun des débiteurs de son maître, il dit au premier: Combien dois-tu à mon maître?
16.6 Cent mesures d’huile, répondit-il. Et il lui dit: Prends ton billet, assieds-toi vite, et écris cinquante.
16.7 Il dit ensuite à un autre: Et toi, combien dois-tu? Cent mesures de blé, répondit-il. Et il lui dit: Prends ton billet, et écris quatre-vingts.
16.8 Le maître loua l’économe infidèle de ce qu’il avait agi prudemment. Car les enfants de ce siècle sont plus prudents à l’égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de lumière.
16.9 Et moi, je vous dis: Faites-vous des amis avec les richesses injustes, pour qu’ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels, quand elles viendront à vous manquer.

L’analyse des liens montrent une association évidente entre les deux textes. Les liens mot à mot sont en nombre suffisant pour attirer l’attention : biens, huile, maître, fidèle/infidèle. Les mots « vanné » et « dissiper » sont traduit du même mot grec διασκορπίζω (diaskorpizō). Ce mot inhabituel renforce l’association. En outre, la notion de travail de la terre (Luc 16.3) renvoie aux deux versets évoquant les semailles et la moisson (Mat 25.24, 25.26). La décision est emportée par la locution « rendre compte » présente dans les deux paraboles. Elle crée l’analogie situationnelle du serviteur qui rend compte de son administration, de son action ou de ses fautes.

Dans certaines paraboles la recherche d’égalité est une figure imposée surtout quand des nombres sont en jeu. Cette recherche a pour but d’en savoir un peu plus sur les protagonistes de la parabole. Le chiffre 100 est attribué aux deux débiteurs qui sont des débiteurs parmi d’autre. L’égalité du nombre éclipse symboliquement l’inégalité de la valeur de la dette. En effet, les cents mesures de blé et d’huile n’ont pas la même valeur économique. Qu’importe, le chiffre cent n’est pas choisi au hasard. Considérons le premier débiteur. L’économe lui remet la moitié de sa dette. Nous avons encore l’égalité dans le partage 50/50. La Onzième Heure est déclenchée par la notion de premier et de dernier présente dans la locution inattendue : « assied toi vite ». S’assoir implique une diminution de taille donc la notion de dernier. Celui qui va vite, arrive logiquement premier. L’Evangéliste ne connaissait pas encore La Fontaine. La notion de premier et de dernier est caractérisée, la Onzième Heure peut se déclencher automatiquement.

L’Amour Inconditionnel règne entre l’économe et le premier débiteur, l’égalité est suggéré à deux reprises par le partage équitable symbolisé par le fifty-fifty décontextualisé et la Onzième Heure. Le premier débiteur et le serviteur de l’homme riche n’ont pas d’autres choix que de bien se connaître. S’ils se connaissent, alors la contextualisation est requise par l’Evangéliste. La recherche d’égalité continue et nous allons évaluer le montant de la remise. Nous devons connaître le prix de l’huile et du blé au premier siècle. Les passionnés de l’antiquité nous fournissent l’information. Nous n’avons pas besoin d’un montant exact, mais d’un ordre d’idée.

Source : Reconstitution du monde romain


Nous pouvons dériver le montant de la dette de chacun des débiteurs en numéraire et estimer la remise.


La remise est du même ordre d’idée dans les deux cas. Nous pouvons donc dériver de ce calcul que la remise de 20% sur la dette en mesure blé est équivalent à une remise de 50% sur la dette en mesure l’huile. L’huile est le symbole de l’Amour Inconditionnel dans la parabole des Vierges. Nous déduisons de l’équivalence et du guide symbolique le montant total en mesure d’huile : 50 (20% blé) + 50 (50% remise huile) = 100 mesures d’huile. Nous obtenons encore le chiffre 100 qui est lié à l’économe par sa décision. 100 est aussi le chiffre associé aux deux débiteurs. Le rôle réel du chiffre est indifférent. Le nombre et son lien avec le protagoniste constituent la base de comparaison. Le chiffre cent commun aux trois acteurs n’est pas le fruit du hasard, il est le fruit de l’intentionnalité de l’Evangéliste qui est aussi le Rédacteur de la parabole des ouvriers de la Onzième Heure. Cette dernière constate l’égalité parfaite signe de l’Amour Inconditionnel. L’économe et les deux débiteurs se connaissent donc parfaitement bien. L’examen d’une parabole liée va nous retourner l’identification des protagonistes.

Source : Evangile selon Luc (programme appelant, parabole de l’économe infidèle loué pour sa prudence)
16.1 Jésus dit aussi à ses disciples: Un homme riche avait un économe, qui lui fut dénoncé comme dissipant ses biens.
16.2 Il l’appela, et lui dit: Qu’est-ce que j’entends dire de toi? Rends compte de ton administration, car tu ne pourras plus administrer mes biens.
16.3 L’économe dit en lui-même: Que ferai-je, puisque mon maître m’ôte l’administration de ses biens? Travailler à la terre? je ne le puis. Mendier? J’en ai honte.
16.4 Je sais ce que je ferai, pour qu’il y ait des gens qui me reçoivent dans leurs maisons quand je serai destitué de mon emploi.
16.5 Et, faisant venir chacun des débiteurs de son maître, il dit au premier: Combien dois-tu à mon maître?
16.6 Cent mesures d’huile, répondit-il. Et il lui dit: Prends ton billet, assieds-toi vite, et écris cinquante.
16.7 Il dit ensuite à un autre: Et toi, combien dois-tu? Cent mesures de blé, répondit-il. Et il lui dit: Prends ton billet, et écris quatre-vingts.
16.8 Le maître loua l’économe infidèle de ce qu’il avait agi prudemment. Car les enfants de ce siècle sont plus prudents à l’égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de lumière.
16.9 Et moi, je vous dis: Faites-vous des amis avec les richesses injustes, pour qu’ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels, quand elles viendront à vous manquer.
Source : Evangile selon Luc (Programme appelé, Repas chez Simon le Pharisien)
7.36 Un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du pharisien, et se mit à table.
7.37 Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu’il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre plein de parfum,
7.38 et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait; et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisa, et les oignit de parfum.
7.39 Le pharisien qui l’avait invité, voyant cela, dit en lui-même: Si cet homme était prophète, il connaîtrait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il connaîtrait que c’est une pécheresse.
7.40 Jésus prit la parole, et lui dit: Simon, j’ai quelque chose à te dire. –Maître, parle, répondit-il. –
7.41 Un créancier avait deux débiteurs: l’un devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante.
7.42 Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l’aimera le plus?
7.43 Simon répondit: Celui, je pense, auquel il a le plus remis. Jésus lui dit: Tu as bien jugé.
7.44 Puis, se tournant vers la femme, il dit à Simon: Vois-tu cette femme? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as point donné d’eau pour laver mes pieds; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes, et les a essuyés avec ses cheveux.
7.45 Tu ne m’as point donné de baiser; mais elle, depuis que je suis entré, elle n’a point cessé de me baiser les pieds.
7.46 Tu n’as point versé d’huile sur ma tête; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds.
7.47 C’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés: car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu.
7.48 Et il dit à la femme: Tes péchés sont pardonnés.
7.49 Ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes: Qui est celui-ci, qui pardonne même les péchés?
7.50 Mais Jésus dit à la femme: Ta foi t’a sauvée, va en paix.

Le commentaire de l’association est inutile. L’Evangéliste rend les armes et semblent dire. « Ok le secret est éventé, inutile de s’étendre». En effet, le mot débiteur n’est utilisé que deux fois dans la bible, les deux utilisations sont surlignées en rouge. L’instruction de saut est intentionnelle. L’analogie situationnelle est aveuglante. Dans les deux cas, deux débiteurs se voient remettre leur dette. Dans le repas chez Simon, la personne qui doit le plus à Christ est Marie de Béthanie, alias la samaritaine alias la femme de Pilate. Il s’agit donc de Claudia qui ne manque pas une occasion d’oindre le Christ de toute sorte de parfum chez toute sorte de gens. Par Analogie logique elle est donc la débitrice qui doit le plus soit 100 mesures de blé. Celui qui doit le moins est Simon. Le prénom pointe vers Simon Pierre qui a fait quelques bêtises vénielles. Donc le portier est le premier débiteur. Il doit 100 mesures d’huile. Le choix du prénom Simon est habile car il renvoie aussi à Simon le Lépreux, maître de la maison de Béthanie où la femme de Pilate et sa sœur Marthe habite de temps en temps, ou tout le temps, ce n’est pas précisé. En hébreu Simon veut dire « exaucé ». Un lépreux exaucé est un lépreux guéri. Pilate a été guéri de la lèpre lors de la Crucifixion. Simon le Lépreux est Pilate et son ombre plane sur les deux paraboles. Il peut très bien posséder une résidence secondaire à Béthanie. Il est bien sur l’économe de l’homme riche, Tibère César. Les rôles sont presque tous distribués mais il surgit une difficulté logique dont l’évidence rend encore une fois compte de la prédilection manifeste de l’évangéliste pour la logique.

La difficulté se manifeste par l’apparente unicité du personnage symbolisé par l’homme riche (16.1) et le maître (16.3, 16.5, 16.8). La parabole est divisée en deux parties. La partie narrative se déroule entre le verset 16.1 et le verset 16.7. La maxime morale conclue la parabole dans les versets 16.8 et 16.9. Le personnage qui prononce le jugement ne peut être qu’un personnage doté d’une autorité supérieure de type spirituel. Nous avons le choix entre Jésus et Dieu. Le Christ doit être rejeté car il risque de figurer dans le groupe des enfants de lumière. Il ne peut pas se juger lui-même. Nous verrons dans la prochaine parabole qui sont ces enfants de lumière. Si nous choisissons Dieu comme le juge de la maxime morale, une difficulté logique apparaît immédiatement. Il est aussi l’homme riche. Le bien possédé serait alors l’Amour inconditionnel, l’Esprit Saint. La contradiction saute alors aux yeux. Personne ne peut devoir à Dieu de l’huile ou du blé. La pensée symbolique ne peut pas s’appliquer ici. Certes l’huile est le symbole de l’Amour Inconditionnel dans la parabole des vierges. Mais comment peut-on devoir de l’Amour Chrétien ? La difficulté semble insoluble. La solution réside dans la comparaison de la maxime morale. Cette comparaison sauve le lecteur de l’absurdité logique et met en lumière une fois encore le talent d’informaticien amateur de l’Evangéliste.

Une comparaison est établie entre les enfants de ce siècle et les enfants de lumière sur la base de la prudence ou le fait d’être avisé. Les enfants du siècle sont une généralisation de l’économe prudent. Les enfants de lumière sont logiquement les représentants des détenteurs de l’Amour Inconditionnel. Nous allons jouer une fois la parabole avec l’économe prudent et une fois avec les enfants de lumière sans nous soucier de la maxime de fin.

La première exécution du programme est terrestre. L’homme riche est Tibère César et l’économe est Pilate. L’anneau de l’Amour Inconditionnel lie Claudia, Ponce et Simon Pierre. Cette hypothèse se confirme donc. Claudia et Simon Pierre sont assujettis à l’impôt que collecte Pilate, le gouverneur. A ce titre, ils sont bien des débiteurs parmi d’autres. Tibère César prend Pilate la main dans le sac en train de dissiper ses biens. La parabole ne dit pas de quelle façon il dissipe les biens. C’est une question sans réponse, mais elle est d’importance. La logique nous dictera la réponse. Pilate remet les dettes de Claudia et Pierre. Les deux n’expriment aucun étonnement. Une habitude de connivence est mise en évidence. Cette connivence symbolise la prudence de l’enfant du siècle à l’égard de l’Eglise de Christ car Pierre est dans le trio lumineux. Pilate est avisé car il appartient à l’Eglise de Christ. Il est prudent car il joue sa vie. Il est avisé parce qu’il choisit le camp de Christ contre Tibère le satanique. Il choisit la vie éternelle en mettant en péril sa vie terrestre. Qui voudra garder sa vie la perdra.

Les richesses injustes de Tibère César finance l’église. Elles sont transmutées en aide pour le développement des premières communautés chrétienne. Le bénéficiaire de la dissipation des richesses ne peut se trouver que dans la parabole. Pierre est le destinataire tout trouvé des richesses détournées. Tibère a eu vent de ce détournement de fond. L’historien et l’Evangéliste se rejoignent étrangement dans la terminologie. « S’expliquer de sa gestion » fait étrangement écho à « rendre compte de son administration ».

Source : Wikipédia
Ponce Pilate (en latin Pontius Pilatus), vraisemblablement né vers la fin du Ier siècle av. J.-C. à un endroit inconnu, était un citoyen romain, membre de la classe équestre, qui, à partir de 26 sous le règne de l’empereur Tibère et durant onze ans, a occupé la charge de préfet de Judée avant d’être renvoyé à Rome fin 36 ou au début 37 par le proconsul de Syrie Lucius Vitellius afin qu’il s’explique de sa gestion auprès de l’empereur. Après son arrivée à Rome, l’histoire perd sa trace.

Le jugement de Dieu de la maxime de fin est cohérent. Il considère que l’économe a été prudent et avisé de préférer l’église de Christ. Le détournement d’un argent impur est une action qu’il pourra faire valoir dans les Cieux. La logique est cohérente avec la doctrine de Christ : Qui voudra conserver sa vie terrestre perdra la vie éternelle. En respectant l’égalité symbolique du chiffre cent, il a respecté l’Amour Inconditionnel du pacte de l’Esprit Saint. L’alliance dans le baptême lui assurera une place dans la vie éternelle. Pilate est le premier martyr de la cause chrétienne.

La deuxième exécution de la parabole est céleste. Le fils de lumière prend en charge le rôle de l’économe. Dieu prend le rôle de l’homme riche du bien le plus précieux : L’Amour Inconditionnel. La situation se simplifie alors pour le fils de lumière. Plus de Tibère César, plus d’argent, tout le monde est égal, plus de dette. L’Amour Inconditionnel se répand sans limitation, au nom de Dieu. Il est eau vive infinie. Il est nul besoin d’être prudent ni avisé. La dette n’existe plus non plus, elle est le contraire du don inconditionnel. Les anciens débiteurs forment la communauté, la civilisation créée par l’enfant de Lumière. Dieu loue son économe. Les liens d’amour les liants sont au-delà de la louange.

Dans un cas l’économe est prudent, dans l’autre, la nature de la richesse de Dieu dispense de toute prudence. Pourquoi être prudent ? La peur dicte la prudence, l’Amour Inconditionnel établi enlève toute peur.  La comparaison basée sur la prudence est logiquement vérifiée au prix d’une dichotomie provisoire entre les deux maîtres de la partie narrative et du jugement moral. L’Evangéliste pense comme cela. Il protège l’identité et les agissements des protagonistes par une logique que seul un génie pouvait connaître à cette époque. Un génie ou quelqu’un qui a vu l’avenir ? La question est troublante. L’évangéliste voulait que le code soit cracké un jour.

La parabole est historique. Le mouvement chrétien a été financé par l’argent des Romains. L’argent injuste obtient un quitus du Créateur car la condition de la deuxième veille doit être remplie : L’Eglise de Christ doit se construire. Qui sont donc ces enfants de lumière ? Les chrétiens ne devraient pas s’élever trop vite. La Onzième Heure les guette.

PARABOLE DE L’ENFANT PRODIGUE (serviteur)

Une fois n’est pas coutume, pour accéder à la dernière parabole du chemin des serviteurs, le code du programme principale ne sera pas exécuté. Le lien entre les paraboles de l’économe infidèle et de l’enfant prodigue est beaucoup trop flagrant pour repasser par le programme principal. Deux locutions représentant deux idées identiques trahissent l’intention de l’évangéliste. La mendicité et le travail des champs se font écho mutuellement dans les deux textes. Un tel hasard dans deux paraboles impliquant des serviteurs fait gagner au loto tous les jours.


Source : Evangile selon Luc (programme appelant, parabole de l’économe infidèle loué pour sa prudence)
16.1 Jésus dit aussi à ses disciples: Un homme riche avait un économe, qui lui fut dénoncé comme dissipant ses biens.
16.2 Il l’appela, et lui dit: Qu’est-ce que j’entends dire de toi? Rends compte de ton administration, car tu ne pourras plus administrer mes biens.
16.3 L’économe dit en lui-même: Que ferai-je, puisque mon maître m’ôte l’administration de ses biens? Travailler à la terre? je ne le puis. Mendier? J’en ai honte.
16.8 Le maître loua l’économe infidèle de ce qu’il avait agi prudemment. Car les enfants de ce siècle sont plus prudents à l’égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de lumière.
16.9 Et moi, je vous dis: Faites-vous des amis avec les richesses injustes, pour qu’ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels, quand elles viendront à vous manquer.

Source : Evangile selon Luc (programme appelé, Parabole des deux fils)
15.11 Il dit encore: Un homme avait deux fils.
15.12 Le plus jeune dit à son père: Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien.
15.13 Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche.
15.14 Lorsqu’il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.
15.15 Il alla se mettre au service d’un des habitants du pays, qui l’envoya dans ses champs nourrir les pourceaux.
15.16 Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait.
15.17 Étant rentré en lui-même, il se dit: Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim!
15.18 Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi,
15.19 je ne suis plus digne d’être appelé ton fils; traite-moi comme l’un de tes mercenaires.
15.20 Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa.
15.21 Le fils lui dit: Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.
15.22 Mais le père dit à ses serviteurs: Apportez vite la plus belle robe, et l’en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds.
15.23 Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous;
15.24 car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir.
15.25 Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu’il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses.
15.26 Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c’était.
15.27 Ce serviteur lui dit: Ton frère est de retour, et, parce qu’il l’a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras.
15.28 Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d’entrer.
15.29 Mais il répondit à son père: Voici, il y a tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis.
15.30 Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c’est pour lui que tu as tué le veau gras!
15.31 Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi;
15.32 mais il fallait bien s’égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu’il est revenu à la vie, parce qu’il était perdu et qu’il est retrouvé.

Les quelques correspondances mot à mot ne suffisent pas à caractériser l’association : Homme, bien, fils sont trop banals. Dissiper est plus intéressant mais ne fait pas pencher la balance du bon côté. Deux correspondances trahissent l’intentionnalité de l’Evangéliste. « Travailler la terre » (16.3) renvoie à « être dans les champs » (15.25) et « mendier » renvoie à « Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait ». Le lien est quasi surnaturel. Le verset de la parabole du fils prodigue tourne littéralement autour du mot mendier sans l’expliciter. Les deux paraboles sont liées. Il s’avère nécessaire de lier la parabole du fils prodigue à une troisième parabole d’identification, celle des deux fils. L’évangéliste rend encore une fois les armes. Le mot « prostitué » est une instruction de saut non ambigüe. Il est répété trois fois, dans les deux paraboles impliquant l’homme et ses deux fils.

Source : Evangile selon Matthieu
21.28 Que vous en semble? Un homme avait deux fils; et, s’adressant au premier, il dit: Mon enfant, va travailler aujourd’hui dans ma vigne.
21.29 Il répondit: Je ne veux pas. Ensuite, il se repentit, et il alla.
21.30 S’adressant à l’autre, il dit la même chose. Et ce fils répondit: Je veux bien, seigneur. Et il n’alla pas.
21.31 Lequel des deux a fait la volonté du père? Ils répondirent: Le premier. Et Jésus leur dit: Je vous le dis en vérité, les publicains et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu.
21.32 Car Jean est venu à vous dans la voie de la justice, et vous n’avez pas cru en lui. Mais les publicains et les prostituées ont cru en lui; et vous, qui avez vu cela, vous ne vous êtes pas ensuite repentis pour croire en lui.

Le mot prostitué nous assure un lien solide ainsi que la notion de repentir. Le fils prodigue rentre en lui-même et réfléchit dans la parabole source et le mot repentir est explicite dans la parabole cible. En dernier lieu, l’homme a deux fils dans les deux textes. L’interprétation va se concentrer sur les versets 28,29 et 30. Le verset 28 nous apprend que l’homme a une vigne. L’homme est Dieu. Le verset 29 indique l’existence d’un fils qui ne suit pas les ordres de son Père. Il se repent et va dans sa Vigne, symbole du Royaume. Dans le verset 30, le second fils accepte le commandement de son père mais ne se rend pas dans la vigne. Le second fils est Jésus. Objectivement il a tracé la route vers le Royaume, mais il ne l’a pas établi. Ce constat va choquer les chrétiens mais c’est le seul logique.

Deux fils et un homme sont les protagonistes de la parabole du fils prodigue. Le plus jeune fils demande à son père le partage des biens. Le père est Dieu, information récupérée de la parabole des deux fils. Cette demande le place déjà dans un état d’esprit satanique. L’amour Inconditionnel ne se divise pas, on ne partage pas en deux une source d’eau vive inépuisable. Mais le cœur du fils fait déchoir cet amour en valeur monétaire. Le bien de dieu tombe par terre. En ramassant l’argent, le fils peut financer une vie de débauche. La famine qui s’abat sur le pays lointain est concomitante à l’épuisement de ses ressources. Cette simultanéité n’est pas innocente, il existe une connexion mystérieuse entre le sort du pays lointain et celui du fils. Le fils n’est pas un homme comme les autres. Son influence reste grande même si elle s’exprime dans un voyage, un magistère négatif ou inversé.

L’emploi du verbe grec ἀποδημέω (apodēmeō), évoque un voyage inversé, un complot de Satan symétrique du voyage de la parabole des talents. Il se met au service de satan qui l’humilie en l’envoyant dans les champs, autre symbole de magistère, garder les pourceaux. Le verbe garder de la traduction française entre en concurrence avec le verbe nourrir, feed de la traduction anglaise. Dans les deux cas, des petits problèmes de logique sans intérêt pour la compréhension global surgissent. Tout au plus le verbe nourrir implique une plus grande compromission du plus jeune dans le système satanique. Car nourrir, c’est symboliquement propager la parole de satan dans le symbole perverti du champ. Les pourceaux sont alors logiquement les gens qui mangent des carouges. Les carouges sont normalement faites pour engraisser les porcs. Ils servent aussi à nourrir les gens en cas de disette. Et la famine implique une disette. Les pourceaux sont les habitants du pays de satan. La faim est persistante, la reconnaissance absente.

L’âme du jeune frère est corrompue par satan. Il a coupé les ponts avec Dieu. Dieu étant le Dieu des vivants, il est mort. Il pense aux mercenaires de son père qui ont tout le pain dont ils ont besoin. Du pays lointain, tout est inversé, encore un signe de la présence de satan. Les Anges deviennent des mercenaires. Dieu paye ses Anges avec de l’amour inconditionnel, qui déchoit par le prisme satanique en argent véritable. Les Anges deviennent serviteurs à gage par le miroir déformant. Le pain donne faim, alors que le pain de Dieu est L’Esprit Saint qui ne donne jamais faim, comme l’eau vive ne donne plus jamais soif. A noter que la famine est un signe de la fin des temps (Mat 24.7)

Le fils dévoyé élabore son repentir et prépare un laïus de contrition envers son père. L’identification de ce fils est donnée par la parabole des deux fils. Il s’agit du fils qui se repent et va dans le Royaume. La rencontre entre le fils perdu et son Père se déroule sous le signe de l’effusion inconditionnelle. L’amour chrétien signe sa présence par la compassion. Le fils prononce le discours qu’il a préparé. La répétition du discours préparée symbolise l’Egalité retrouvée de la parabole des dix drachmes dont le sujet est la voie du repentir. Un passage du laïus préparé manque à l’appel. L’Evangéliste attire notre attention. La locution «traite-moi comme l’un de tes mercenaires » disparaît. Premièrement, elle est insultante pour les Anges du Seigneur. Un ange transformé en mercenaire est une déchéance. Deuxièmement, aucun ordre ne peut être donné à Dieu. Troisièmement, la satisfaction de la requête supprimée rendrait une inégalité effective qui n’est pas apparemment souhaitée par l’Evangéliste.

La dernière proposition est un aiguillon vers la Onzième Heure. La locution « je ne suis plus digne » (15.21) évoque un abaissement et la notion de dernier. « Il se leva » (15.20) suggère une élévation donc la notion de premier tout comme le verbe « courir » qui implique la vitesse donc l’arrivée en première position. Se jeter au cou de quelqu’un signifie un abaissement beaucoup mieux suggérer par le verbe grec initial epipiptō (tomber). Enfin, lorsqu’on voit quelqu’un de loin, il est plus petit que lorsqu’il est juste devant vous. Nous avons encore une fois la notion de dernier par la taille. La rencontre entre Dieu et son fils est des plus mystérieuses. Elle se passe sous l’autorité de la Onzième Heure déclenchée par la notion de premier et de dernier. L’Amour Inconditionnel n’est pas théologiquement gênante entre Dieu et son fils. L’Egalité est une toute autre affaire. Elle pose question.

Dieu est aux anges car il a retrouvé un fils vivant, revenu à lui des enfers et de sa compromission mortuaire avec satan. Il est en bonne santé. Il le vêt immédiatement et sans autre forme de jugement de la plus belle robe, d’un anneau et de souliers. Un couronnement festif est évoqué ici par l’anneau, symbole d’alliance. Le plus jeune fils est ainsi couronné Roi du Royaume après son repentir. La cohérence entre les paraboles du fils prodigue et des deux fils est totale. Une résurrection est évoquée par le passage de la mort à la vie et le repentir par la parabole des dix drachmes symbolisée par la perte et les retrouvailles. La force du repentir est ici mise en exergue de façon tout à fait étonnante. Elle fait littéralement revenir à la vie.

Le fils aîné entend la musique et les champs. Il ne se joint pas aux réjouissances de la maison, il n’est au courant de rien. Dieu seul connaissait le jour et l’heure de l’établissement du Royaume dans la parabole des dix vierges. Il veut comprendre ce qui se passe et demande à un serviteur, un ange, la raison de la fête. Il apprend avec colère le retour de son frère. Il est stupéfait d’apprendre que le veau gras a été tué pour lui alors que son Père ne lui a jamais offert un chevreau pour se réjouir avec ses amis. Tuer le veau gras symbolise la réjouissance de l’avènement du Royaume. Le fils aîné n’a jamais eu une terre, Israël symbolisé par le chevreau, pour profiter de l’Amour Inconditionnel avec ses amis, les cinq vierges sages. L’identité du deuxième fils est confirmée. Le fils ainé ne va pas au Royaume alors qu’il a servi avec fidélité et qu’il a suivi tous les commandements. Il travaille au champ, symbole fort du Christ. Son frère travaillait aussi aux champs, mais il était chez satan. L’effet miroir est saisissant.

Source : Evangile selon Matthieu
5.17 Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.

Jésus connait le pedigree de son frère, et s’étonne des égards qui lui sont octroyés. Son Père lui rappelle son attachement et l’importance du repentir de son frère. La relation de Jésus et du père est celle du partage. La Onzième Heure n’est pas invoquée. La question posée auparavant n’en prend que plus de relief. Qui est donc le frère le plus jeune ? Il est le second Messie de la religion chrétienne. Il sera chargé d’établir le Royaume. Jésus ne parle pas à l’Esprit de vérité dans la parabole, il lui parle d’une autre façon. L’église n’a pas beaucoup communiqué sur ce second messie. Il est frère de Christ. Il partage la même substance que confère l’Incarnation. L’évangile de Jean (16.7) mentionne l’Esprit de Vérité qui sera le consolateur envoyé par Jésus. La parabole de l’enfant prodigue est la parabole du couronnement de l’Esprit de Vérité par Dieu. L’esprit de vérité est le plus jeune frère. Jésus est l’aîné. La chronologie est respectée, le jeune frère est un messie de l’avenir. Ce qui fait de la parabole du fils prodigue la plus importante du Christianisme avec la parabole des talents. Ce n’est pas un jugement de valeur, une opinion. Les deux paraboles occupent des positions centrales dans une forme dont les contours vont être maintenant tracés. Les exégètes ne pouvaient imaginer qu’un Messie reviendrait des enfers. Et bien ils ont eu tort. Voici pourquoi…

SPECIFICATION FONCTIONNELLE DE L’EVANGILE SELON LOUIS

Ce schéma résume les paraboles et les récits qui ont été commentés. Seuls les chemins des serviteurs et du voyage y figurent car il regroupe plus d’une parabole. Les paraboles sans thème précis sont des paraboles d’informations.


CONSTRUCTION DE LA CROIX…

Tous les récits que nous avons sélectionnés pour l’analyse à partir du programme ont un inconvénient majeur. Le symbole de la croix est absent. Le symbole ne figure même pas dans la parabole du samaritain qui est la crucifixion cryptée. L’idée de construire une croix a été une intuition soudaine, peut-être venant du film le nom de la Rose. Les seuls matériaux de construction sont les récits et les paraboles. Mon imagination fertile me conduisit à formuler des hypothèses qui se sont révélées payantes. Le programme principal et les deux chemins forment les deux branches de la croix. Le programme principal est la branche horizontale. La deuxième branche se subdivise en deux parties. La partie qui pointe vers le ciel est le chemin des serviteurs de Dieu et la partie qui pointe vers le bas est le chemin du voyage.

La branche horizontale regroupe la parabole des 10 vierges (Mat 25.1), la parabole des talents (Mat 25.14) et le récit du jugement dernier (Mat 25.31). La branche qui pointe vers le ciel regroupe la parabole du serviteur usant de violence (Mat 24.45), plus connu sous le nom de serviteur fidèle et avisé, la parabole de l’économe infidèle (Luc 16.1) et la parabole des deux fils (Mat 21.28). La branche qui pointe vers la terre regroupe le récit des messagers (Luc 9.51), le récit de la rencontre avec la samaritaine (Jean 4.6), la parabole du bon samaritain (Luc 10.33) et la parabole de l’ami importun (Luc 11.6). Elle est le chemin critique dont nous avons abondamment parlé lors de l’exégèse des récits correspondants.

La branche horizontale ne nécessite pas de plan car elle comporte trois unités logiques de mots. Elle a un centre, la parabole des talents et deux branches symétriques (Vierges et jugements derniers). L’ordre n’a aucune importance puisqu’il est donné par la géométrie de la croix. Par contre pour les branches pointant vers le ciel et la terre, il faut une logique, un plan de construction. Le chemin du ciel est le plus facile à déterminer. Dans tous les cas nous avons des serviteurs. Le nombre de serviteur va déterminer le plan de construction du chemin du ciel. Dans la parabole du serviteur usant de violence, il y’a un serviteur. Mais ce dernier est mis en pièce. Il ne l’est pas forcément, mais nous recherchons une idée décontextualisée. Nous allons valoriser la parabole à néant. Le zéro n’était pas connu en araméen ; rien ou néant fera donc l’affaire. Rien est inférieur à 1 donc la règle de construction est valide. La parabole de l’économe infidèle, comporte un serviteur, le serviteur ou l’économe de l’homme riche. La parabole de l’enfant prodigue comporte deux serviteurs, les deux fils car l’homme est Dieu et tout ce qui est en dessous de Dieu est un serviteur. Nous avons donc la suite néant, 1 et 2.

La branche pointant vers la terre a donné plus de fil à retordre. La parabole de l’ami importun comporte une constante : Trois pains sont à partager. En outre, le cerveau est bombardé de chiffre trois ou de rythme ternaire : trois amis et rythme ternaire des versets 11.9, 11.10 et 11.11/12. Trois est le bon choix pour la parabole de l’ami importun. De même la parabole du bon samaritain contient une constante. Le bon samaritain donne deux pièces d’argent à l’aubergiste. Deux est le bon choix pour la parabole du bon samaritain d’autant plus qu’il existe beaucoup de groupe de deux personnes dans cette parabole : Jésus et le docteur de la loi, le lévite et le prêtre, les deux brigands, le samaritain et l’aubergiste. Les paraboles du bon samaritain et de l’ami importun sont les plus faciles, les constantes sont données.

Les deux dernières paraboles sont beaucoup plus difficiles à ordonner. Dans le récit de la rencontre avec la samaritaine, les constantes ne permettent pas de faire un choix : sixième heure, quatre mois, deux jours. Il faut réfléchir. Nous avons déjà deux et trois. Il nous manque néant et un car le raisonnement est analogue avec le chemin du ciel. Je ne cherche pas quatre et cinq. Il nous faut une règle logique qui permette de déterminer la valorisation des récits de la samaritaine et du récit des messagers. Nous avons un indice, les gens semblent être à peu près impliqués dans les paraboles deux et trois : trois amis, groupe de deux.

Cherchons quelque chose de caché et d’inhabituel. Dans le récit de la samaritaine, Jésus est laissé tout seul pendant un laps de temps indéterminé. Voilà qui est inhabituel. Ses disciples sont allés chercher des vivres et la samaritaine arrive pendant que Jésus est assis seul près du puit. Nous avons donc un Jésus tout seul. Dans le récit des messagers, nous avons zéro Jésus (ou néant) en décontextualisant la locution « Il [Jésus] devait être enlevé du monde ». Nous avons notre suite de nombre néant, 1, 2 et 3. Trois des quatre paraboles du chemin du voyage sont dans l’évangile synoptique de Luc. La suite de nombre ne contrevient pas à l’ordre synoptique donné par Luc. C’est une confirmation intéressante. La suite d’évènement que nous avons décrite dans la partie relatant les péripéties du voyage suit cette chronologie correcte. La parabole de l’ami importun arrive dans un quatrième temps et ne souffre d’aucune incertitude interprétative : Jésus est bien vivant dans cette parabole. Cette dernière fait nécessairement suite à la crucifixion symbolisée par la parabole du bon samaritain. Si le voyage se poursuit, la seule interprétation possible est un Christ en vie. Dieu et le Dieu des vivants.

Nous avons tout ce qu’il nous faut pour construire une croix. Nous faisons l’hypothèse que les valorisations à néant sont celles contiguës à la branche horizontale. Cette hypothèse sera confirmée par la suite. Ci-dessous la croix obtenue en respectant notre plan de construction. L’inversion du jugement dernier avec les dix vierges n’a aucune importance. Si vous regardez la croix par derrière, les dix vierges seront à droite.


Nous allons maintenant vérifier si nous pouvons reconstituer le corps du Christ grâce à notre croix. Nous avons fait un certain nombre d’hypothèse pour sa construction. La construction doit être cohérente avec la place des parties du corps. La tête ne doit pas être localisée dans la parabole de l’ami importun par exemple. Ces hypothèses vont nous aider à choisir les bonnes parties du corps. Choisir avec discernement et bon sens et accepter le minimum de bruit possible. Il ne s’agit pas non plus de faire vingt-cinq sauts sémantiques pour trouver ce que nous cherchons.

LE CORPS DE CHRIST SUR LA CROIX…

LES PIEDS (PARABOLE DE L’AMI IMPORTUN)

Reprenons l’association des deux paraboles effectuée lors du récit du voyage. Le chiffre d’ordonnancement sur la croix associé à la parabole de l’importun est le plus élevé : trois. Plus le nombre est élevé, plus la partie du corps trouvée doit être basse. L’hypothèse est raisonnable.

Source : Evangile selon Luc (programme appelant, parabole de l’ami importun)
11.5 Il leur dit encore: Si l’un de vous a un ami, et qu’il aille le trouver au milieu de la nuit pour lui dire: Ami, prête-moi trois pains,
11.6 car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir,
11.7 et si, de l’intérieur de sa maison, cet ami lui répond: Ne m’importune pas, la porte est déjà fermée, mes enfants et moi sommes au lit, je ne puis me lever pour te donner des pains,
11.8 je vous le dis, même s’il ne se levait pas pour les lui donner parce que c’est son ami, il se lèverait à cause de son importunité et lui donnerait tout ce dont il a besoin.
11.9 Et moi, je vous dis: Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira.
11.10 Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.
11.11 Quel est parmi vous le père qui donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain? Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d’un poisson?
11.12 Ou, s’il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion?
11.13 Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint Esprit à ceux qui le lui demandent.
Source : Evangile selon Matthieu, (Envoi des douze, Information additionnelle)
10.1 Puis, ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité.
10.2 Voici les noms des douze apôtres. Le premier, Simon appelé Pierre, et André, son frère; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère;
10.3 Philippe, et Barthélemy; Thomas, et Matthieu, le publicain; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée;
10.4 Simon le Cananite, et Judas l’Iscariot, celui qui livra Jésus.
10.5 Tels sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes: N’allez pas vers les païens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains ;
10.6 allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
10.7 Allez, prêchez, et dites: Le royaume des cieux est proche.

10.8 Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.
10.9 Ne prenez ni or, ni argent, ni monnaie, dans vos ceintures;
10.10 ni sac pour le voyage, ni deux tuniques, ni souliers, ni bâton; car l’ouvrier mérite sa nourriture.
10.11 Dans quelque ville ou village que vous entriez, informez-vous s’il s’y trouve quelque homme digne de vous recevoir; et demeurez chez lui jusqu’à ce que vous partiez.
10.12 En entrant dans la maison, saluez-la;
10.13 et, si la maison en est digne, que votre paix vienne sur elle; mais si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne à vous.
10.14 Lorsqu’on ne vous recevra pas et qu’on n’écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.

Il n’y aucune notion de partie du corps dans la parabole du chemin critique. Nous sautons donc au récit auxiliaire qui lui est directement associé et nous trouvons, comme par hasard, les pieds.

LES JAMBES (Parabole du bon samaritain)

La partie du corps liée à la parabole du bon samaritain m’a donné beaucoup de fil à retordre car je ne connais pas le grec. Nous allons faire appel à nos sauts habituels pour déterminer la partie du corps. Nous nous attendons à trouver la partie du corps juste au-dessus des pieds. Il est clair que le danger est de voir ce que l’on veut voir. Si rien de pertinent n’était trouvé, le modèle entier s’écroulerait et la spécification fonctionnelle devrait être revue. Certains liens sont évidents, d’autres le sont moins.

Source : Evangile selon Luc (programme appelé : parabole du bon samaritain)
10.30 Jésus reprit la parole et dit: «Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba entre les mains de brigands qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s’en allèrent en le laissant à moitié mort.
10.32 De même aussi un Lévite arriva à cet endroit; il le vit et passa à distance.
Cible : Evangile selon Jean (programme appelé : Récit de la crucifixion)
19.33 S’étant approchés de Jésus, et le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes;

Les mots grecs ἔρχομαι erchomai (arriver) et εἴδω eidō (voir) sont utilisés dans le cas du lévite et des soldats. Ils suggèrent une analogie de situation. On se déplace assez pour voir s’il y a un mort ou pas. Le saut nous ramène la partie de corps jambe qui est juste au-dessus des pieds. Le mot jambe est répété 3 fois dans la bible : Jean 19.31, 19.32 et 19.33. L’Evangéliste n’a pas laissé le choix. La parabole du bon samaritain est représentée par les jambes.

LES GENOUX (Guérison des 10 lépreux)

Nous avons épuisé notre lot de lien partant de la parabole du bon samaritain. Le récit de la guérison des 10 lépreux est une option intéressante pour découvrir d’autres parties du corps.

Source : évangile selon Luc (Programme appelant : Récit de la guérison des 10 lépreux)
17.11 Jésus, se rendant à Jérusalem, passait entre la Samarie et la Galilée.
17.12 Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Se tenant à distance, ils élevèrent la voix, et dirent:
17.13 Jésus, maître, aie pitié de nous!
17.14 Dès qu’il les eut vus, il leur dit: Allez-vous montrer aux sacrificateurs. Et, pendant qu’ils y allaient, il arriva qu’ils furent guéris.
17.15 L’un deux, se voyant guéri, revint sur ses pas, glorifiant Dieu à haute voix.
17.16 Il tomba sur sa face aux pieds de Jésus, et lui rendit grâces. C’était un Samaritain.
17.17 Jésus, prenant la parole, dit: Les dix n’ont-ils pas été guéris? Et les neuf autres, où sont-ils?
17.18 Ne s’est-il trouvé que cet étranger pour revenir et donner gloire à Dieu?
17.19 Puis il lui dit: Lève-toi, va; ta foi t’a sauvé.
Source : évangile selon Marc (programme appelé, Récit de la guérison d’un lépreux)
1.40 Un lépreux vint à lui; et, se jetant à genoux, il lui dit d’un ton suppliant: Si tu le veux, tu peux me rendre pur.
1.41 Jésus, ému de compassion, étendit la main, le toucha, et dit: Je le veux, sois pur.
1.42 Aussitôt la lèpre le quitta, et il fut purifié.
1.43 Jésus le renvoya sur-le-champ, avec de sévères recommandations,
1.44 et lui dit: Garde-toi de rien dire à personne; mais va te montrer au sacrificateur, et offre pour ta purification ce que Moïse a prescrit, afin que cela leur serve de témoignage.
1.45 Mais cet homme, s’en étant allé, se mit à publier hautement la chose et à la divulguer, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer publiquement dans une ville. Il se tenait dehors, dans des lieux déserts, et l’on venait à lui de toutes parts.

La guérison des lépreux est soit collective soit individuelle. La purification est donnée à 10 personnes dans le récit lié à la parabole du bon samaritain. La guérison individuelle est relatée dans 3 récits quasiment identiques. L’analyse du choix du texte de Matthieu est nécessaire car nous ne devons pas donner l’impression que nous choisissons ce que nous voulons. Le verset 1.41 de Matthieu n’est pas présent dans les autres récits. Il augmente l’intensité du lien avec la guérison des 10 lépreux par le mot compassion. Une amusante symétrie centrale autour de la pitié apparaît dans l’ensemble des 3 paraboles liées. Cette symétrie semble montrer un degré d’intentionnalité significatif. L’Evangéliste adore les symétries, nous l’avons vu dans la parabole de la Onzième Heure.

10.33 Mais un Samaritain qui voyageait arriva près de lui et fut rempli de compassion lorsqu’il le vit (Parabole du bon samaritain, Luc)
17.13 Jésus, maître, aie pitié de nous! (Guérison des 10 lépreux, Luc)
1.41 Jésus, ému de compassion, étendit la main, le toucha, et dit: Je le veux, sois pur (Guérison d’un lépreux, Marc)

Le polymorphisme du verset d’agenouillement est tellement massif qu’on se demande s’il est le fruit du hasard. Cela me rappelle un jeu de mon enfance.

5.12 Jésus était dans une des villes; et voici, un homme couvert de lèpre, l’ayant vu, tomba sur sa face, et lui fit cette prière: Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur (Luc – tu refroidis, tu refroidis !)
8.2 Et voici, un lépreux s’étant approché se prosterna devant lui, et dit: Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur (Matthieu – t’es tiède, t’es tiède !)
1.40 Un lépreux vint à lui; et, se jetant à genoux, il lui dit d’un ton suppliant: Si tu le veux, tu peux me rendre pur (Marc – tu brûles, tu brûles !)

Bien sûr, j’ai demandé à HAL 9000 de faire quelque petite recherche pour fabriquer de l’intuition. Le couple sémantique lépreux/compassion fonctionne très bien pour expliquer l’association des récits de guérisons. Si on ajoute la liaison mot à mot sacrificateur et le parallélisme entre la guérison et la purification, alors le caractère solide de la liaison est établi. La guérison des 10 lépreux renvoie les genoux comme partie du corps. Les genoux font partie des jambes. Par conséquent la parabole des 10 lépreux est incluse dans la parabole des samaritains. Nous avons eu raison de ne pas l’ajouter au chemin critique du voyage ; c’est un récit auxiliaire. Les pieds (Luc 17.16) sont du bruit. La perfection alerterait trop facilement. Le mot est très présent dans la bible et il a déjà été utilisé pour la parabole de l’ami importun. Rien n’empêche qui que ce soit de bâtir une nouvelle croix basé sur le pied et pas sur le genou. Bonne chance. Il faut tout reconstruire en partant du début. Trouvé une nouvelle justification pour les positions et être cohérent au niveau du corps.



LE BAS VENTRE (Parabole de la samaritaine)

Source : Evangile selon Luc, Récit de la samaritaine
4.6 Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué du voyage, était assis au bord du puits. C’était environ la sixième heure

Avec le bas ventre, nous rentrons dans des considérations tendancieuses. L’Evangéliste va suggérer les parties du corps et non les mentionner explicitement. Le Christ est assis au bord du puit. On est assis avec ses fesses et le puit est une verticale qui suggère la branche verticale de la croix. L’angle entre le ventre et les jambes dépend de la hauteur à laquelle vous êtes assis. Nous ne connaissons pas la hauteur du bord du puit. Lorsque vous êtes affalés dans votre divan en regardant bêtement la télé, l’angle est peu important et pourtant vous êtes assis. Lorsqu’on vous attendez votre train, la SNCF vous met gracieusement un dispositif tellement haut qu’on se demande s’il sert vraiment à s’asseoir.

La première lecture du récit de la samaritaine fait planer une accusation d’impudicité. Lorsqu’on vous dit que vous avez eu cinq maris et que celui que vous avez présentement n’est pas le vôtre, il plane un fort doute de jambe en l’air non autorisée. Ce ne sont pas les jambes dont il est question dans le récit de la samaritaine mais des parties génitales.

Le récit de la samaritaine renvoie donc les fesses et les parties génitales qui caractérisent bien le bas ventre.

LE VENTRE (Récit des messagers)

Source : Evangile selon Luc
9.51 Lorsque le temps où il devait être enlevé du monde approcha, Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem.
9.52 Il envoya devant lui des messagers, qui se mirent en route et entrèrent dans un bourg des Samaritains, pour lui préparer un logement.
9.53 Mais on ne le reçut pas, parce qu’il se dirigeait sur Jérusalem.
Source : Evangile selon Marc
7.19 Car cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, puis s’en va dans les lieux secrets, qui purifient tous les aliments.
Source : Evangile selon Matthieu
15.17 Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche va dans le ventre, puis est jeté dans les lieux secrets?

Le récit des messagers baigne dans le mystère. Le bourg des samaritains est un lieu secret. La clé est toute trouvée. Elle peut sembler arbitraire logiquement ; affectivement elle est très puissante car elle est bien le nœud du récit. Le verset 7.19 est parfait et nous renvoie le ventre. Le cœur est un organe, pas une partie visible du corps. Le verset 15.17 est encore recevable dans le sens où la bouche n’est pas juste au-dessus du bas ventre. HAL 9000 nous a fait quelque recherche, tout d’abord sur le ventre puis sur les lieux secrets pour tester la négation logique.

Recherche sur le mot clé : Ventre

Source : Evangile selon Matthieu
12.40 Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson, de même le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre.
19.12 Car il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère; il y en a qui le sont devenus par les hommes; et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne.

Recherche sur les mots clefs : lieu(x) secret(s)

Source : Evangile selon Matthieu
6.6 Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.
6.18 Afin de ne pas montrer aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.

LES MAINS LES BRAS LA POITRINE DOIGT EPAULE (Programme principal)

Je vais vous surprendre. Je ne vais faire aucun effort pour la branche horizontale. Il y’a deux raisons à cela. Pour comprendre la première raison, parcourez le programme principal. En 46 versets, une seule mention directe d’une partie du corps, c’est peu. On pourrait ergoter. Les dents (25.30) sont une partie du corps. Elles seront une partie du corps lorsque la tête sera étudiée. En tout état de cause, les dents ne sont pas au niveau de la branche horizontale où l’on s’attend à avoir des doigts, des mains, des bras et des épaules. Le grincement de dent n’est que du bruit. Le programme principal contient trop de mot et il est vierge de toute instruction de saut pour la recherche des parties du corps. La recherche des membres de la branche horizontale n’aboutira qu’à un seul résultat : aucune intentionnalité ne sera détectée, sauf celle de l’obstiné. Un mot serait pris comme clé de saut et vous mènerait où vous avez décidé qu’il vous mène. Aucun intérêt.

La deuxième raison tient dans le tableau complet que nous essayons de confirmer en cherchant les parties du corps. Autant il est crucial de confirmer l’ordre des paraboles pour la branche verticale autant il est inepte de vouloir à tout prix effectuer cette opération pour la branche horizontale. L’ordre des textes pour la branche horizontale n’a absolument aucune importance. Trois paraboles, un centre, deux extrémités interchangeables. L’évangéliste n’est pas esthète, il n’a aucun intérêt à ajouter des liens sémantiques. Chaque lien est un risque, les multiplier inutilement conduirait à donner trop facilement la puce à l’oreille. Le programme principal est central. Il est l’objet de toutes les attentions car il relate les évènements du jugement dernier. En multipliant les liens vers d’autres paraboles pour un bénéfice nul, le pot aux roses pourrait être découvert trop tôt.

Pourtant, je vais proposer une approche. Ses résultats seront à prendre avec tous les conditionnels qu’il faut avoir l’honnêteté de mettre en exergue. Après un travail préparatoire de recherche effectué en compagnie d’HAL 9000, Nous partons du chapitre 25 pour sauter sur la parabole du publicain. Les liens sont intéressants. Les liaisons mot à mots sont pourtant peu nombreuses : homme, deux, justifié. Comme d’habitude elles n’emportent pas la décision. Le lien est entériné par la Onzième Heure. Le poid affectif de la Onzième Heure est énorme dans la philosophie du Christ. L’Amour Chrétien et L’Egalité constituent le testament philosophico-théologique de Christ, son importance ne peut pas être éludée dans la recherche des liens. Le chapitre 25 provoque la Onzième Heure. La parabole du publicain et du pharisien contient la Onzième Heure par la locution « Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé ». Il en découle un lien de bonne qualité. Nous récupérons la poitrine. Le publicain frappe sa poitrine en signe de repentir. Tous les membres des bras sont mobilisés, donc nous pouvons aussi récupérer les mains, les bras, les poignets, les coudes et les épaules. La suggestion vaut ce qu’elle vaut. Je ne tirerais aucune conclusion définitive car les membres de la branche horizontale ne sont pas structurant.

De la parabole du pharisien et du publicain, un autre saut identifie un récit intéressant (Mat 23.1). Une seule liaison mot à mot est présente : pharisien. C’est très pauvre. Cependant, la locution « car ils disent et ne font pas » (Mat 23.3) renvoie de façon ironique au verset 18.11 et 18.12 de la parabole de Luc. Cette ironie révèle une certaine intentionnalité de l’évangéliste. En outre, les fardeaux pesants qu’on pose sur les épaules des hommes renvoient au symbole de la croix, voire au symbole du chemin de croix. Nous récupérons explicitement les doigts et les épaules. En cherchant d’autres occurrences, on s’aperçoit que les fardeaux présents chez Matthieu renvoient aussi les doigts qui ne touchent pas la croix. C’est un peu mystérieux.

HAL 9000 me dit qu’il a trouvé cinq occurrences pour le mot bras. Parmi ces occurrences, une seule contient la notion puissante de Onzième Heure. Quelques liens mot à mot : serviteur, milieu. Nous pouvons ainsi récupérer le bras. Enfin, n’oublions pas le programme principal. La notion de main est clairement suggérée par les nombres : dix vierges, dix doigts. cinq sages + cinq folles = deux mains * cinq doigts.

Source : Evangile selon Matthieu (programme principal appelant : chapitre 25)
25.6 Au milieu de la nuit, on cria: Voici l’époux, allez à sa rencontre!
25.13 Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure de la venue du Fils de l’homme.
25.14 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens.
25.15 Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit.
25.17 De même, celui qui avait reçu les deux talents en gagna deux autres.
25.22 Celui qui avait reçu les deux talents s’approcha aussi, et il dit: Seigneur, tu m’as remis deux talents; voici, j’en ai gagné deux autres.
25.24 Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit: Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné;
25.28 Otez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents.
25.29 Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.
25.31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire.
25.37 Les justes lui répondront: Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire?
25.46 Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle.
Source : Evangile selon Luc (programme appelé, parabole du pharisien et du publicain
18.9 Il dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres
18.10 Deux hommes montèrent au temple pour prier; l’un était pharisien, et l’autre publicain
18.11 Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même: O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain
18.12 je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus
18.13 Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant: O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur
18.14 Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé
Source : Evangile selon Matthieu
23.1 Alors Jésus, parlant à la foule et à ses disciples, dit
23.2 Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse.
23.3 Faites donc et observez tout ce qu’ils vous disent; mais n’agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas
23.4 Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt.
Source : Evangile selon Matthieu
11.45 Un des docteurs de la loi prit la parole, et lui dit: Maître, en parlant de la sorte, c’est aussi nous que tu outrages.
11.46 Et Jésus répondit: Malheur à vous aussi, docteurs de la loi! Parce que vous chargez les hommes de fardeaux difficiles à porter, et que vous ne touchez pas vous-mêmes de l’un de vos doigts.
Source : Evangile selon Marc
9.35 Alors il s’assit, appela les douze, et leur dit: Si quelqu’un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous.
9.36 Et il prit un petit enfant, le plaça au milieu d’eux, et l’ayant pris dans ses bras, il leur dit:

LA TÊTE (Parabole du serviteur fidèle usant de violence)

La parabole du serviteur fidèle va nous renvoyer plusieurs parties de la tête. La locution « mettra en pièce » est amusante car différentes parties, pièces du visage vont être renvoyées par la logique adoptée. L’Evangéliste a clairement voulu signifier quelque chose ici. Il ne manque pas d’humour.

Source : Evangile selon Matthieu Un intendant fidèle et prudent
24.51 il le mettra en pièces, et lui donnera sa part avec les hypocrites: c’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents.

Sans recherche particulière, le Rédacteur nous met sur la voie. Les pleurs renvoient aux yeux et nous avons explicitement les dents. Le mot hypocrite a une très haute charge émotionnelle. Précédemment, le mot clé a servi à l’identification des menteurs. Nous allons demander à HAL 9000 de nous trouver toutes les parties du corps à partir du mot clé « hypocrite » et « souille ». Ce qui sort de l’homme et qui le souille est le mensonge. Le mensonge est une spécialité des hypocrites. Le verset suivant la localisation du mot clé pourra être comme d’habitude considéré. Mais la priorité va toujours au verset courant. Une petite tolérance est admise.

Source : Evangile selon Matthieu
6.16 Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air triste, comme les hypocrites, qui se rendent le visage tout défait, pour montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense.
6.17 Mais quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage,
7.5 Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère.
15.11 Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme; mais ce qui sort de la bouche, c’est ce qui souille l’homme.
Source : Evangile selon Marc
7.6 Jésus leur répondit: Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, ainsi qu’il est écrit: Ce peuple m’honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi.
7.15 Il n’est hors de l’homme rien qui, entrant en lui, puisse le souiller; mais ce qui sort de l’homme, c’est ce qui le souille.
7.16 Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende.

Source : Evangile selon Luc
6.42 Ou comment peux-tu dire à ton frère: Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l’œil de ton frère.
12.56 Hypocrites! Vous savez discerner l’aspect de la terre et du ciel; comment ne discernez-vous pas ce temps-ci?

La moisson est impressionnante. Nous récupérons explicitement les dents qui sont visibles (Mat 24.51), le visage (Mat 6.16, 6.17), la tête (Mat 6.17), les deux yeux (Mat 7.5, Luc 6.42), la bouche (Mat 15.11), les lèvres (Marc 7.6), les oreilles (Mar 7.16). Le nez est suggéré dans le parfum (Mat 6.17) et l’articulation du cou est dérivée du mouvement de la tête de celui qui veut discerner la terre et le ciel (Luc 12.56). Une paire d’yeux aurait suffi au bonheur de la méthode. Pourquoi cette avalanche de mot pointant vers le visage ? Le Rédacteur signifie son intentionnalité tout simplement. Ne sentez-vous pas une voix, une petite musique cachée depuis 2000 ans qui met son grain de sel ?

LA LUMIERE, L’AURA (Parabole de l’intendant infidèle loué pour sa prudence)

La parabole de l’intendant infidèle révèle la lumière, l’Aura de Jésus. Elle ne nécessite pas de saut sémantique. Le retour d’information est immédiat.

Source : Evangile selon Luc (programme appelé, parabole de l’économe infidèle)
16.8 Le maître loua l’économe infidèle de ce qu’il avait agi prudemment. Car les enfants de ce siècle sont plus prudents à l’égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de
lumière
.

CORPS DU CHRIST : LA COURONNE D’EPINE (Parabole du fils prodigue)

Lorsqu’on lit la bible, on acquiert certains automatismes. La plus belle robe renvoie au manteau de pourpre, la forme de l’anneau renvoie à une couronne. Le saut sémantique est immédiat et utilise des symboles simples.

Source : Evangile selon Luc, parabole des deux fils.
15.20 Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa
15.22 Mais le père dit à ses serviteurs: Apportez vite la plus belle robe, et l’en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds.

Source : Evangile selon Matthieu

27.28 Ils lui ôtèrent ses vêtements, et le couvrirent d’un manteau écarlate.
27.29 Ils tressèrent une couronne d’épines, qu’ils posèrent sur sa tête, et ils lui mirent un roseau dans la main droite; puis, s’agenouillant devant lui, ils le raillaient, en disant: Salut, roi des Juifs!
Source : Evangile selon Marc :
15.17 Ils le revêtirent de pourpre, et posèrent sur sa tête une couronne d’épines, qu’ils avaient tressée.
Source : Evangile selon Jean
19.5 Jésus sortit donc, portant la couronne d’épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit: Voici l’homme.

La parabole des deux fils renvoie sans conteste la couronne d’épine. Je ne serais pas étonné que le manteau de pourpre symbolise le corps maculé de sang de Jésus. On peut oublier les pieds encore une fois pour les mêmes raisons d’ubiquité sémantique. Le cou est plus gênant. Je vous laisse refaire une croix cohérente sur la base d’une parabole du fils prodigue renvoyant le cou en partie du corps. Pour éviter les effets de bord des genoux, des mains et de la tête, on sélectionnera préférentiellement Jean 19.5. Toutes ces parties du corps parasites font partie du jeu. Plus il y’a de bruit, moins l’Evangéliste risque d’être découvert. Il faut avoir une méthode, autrement, on peut se perdre. Et la méthode renvoie des résultats quasi exact dans certains cas (voir la tête).

ILLUSTRATION

En définitive, peu de bruit a été trouvé sur le chemin. La croix est construite et fait sens. La cohérence entre le corps et la croix est la preuve de l’intentionnalité de l’Evangéliste.


DISCUSSION

Le Christ semble pendouiller misérablement dans les représentations usuelles de la crucifixion.


En comparant cette représentation à la croix obtenue à partir de la logique de l’Evangéliste, il saute aux yeux que la tête n’est pas placée au bon endroit dans les représentations populaires. L’Evangéliste a révélé toute son intentionnalité dans la tête. Christ a été élevé sur la croix. Il n’est pas hypocrite, son visage n’est pas défait (Mat 6.16) en dépit de la souffrance atroce. Il découvre des dents qui grincent à cause de la douleur. Sur son visage se lit un sourire surhumain. Il hoche la tête de la terre vers le ciel (Luc 12.56). Il répond par l’affirmative à la question que tout être humain se pose sur l’existence de Dieu. Il est en tête à tête avec l’Homme, son Père qui lui révèle l’avenir. Dieu a élevé le Christ hyperdominant sur la croix. Le dernier miracle de Christ est un miracle de Dieu. Tout le monde était là et tout le monde a vu le signe de Dieu. Le voile s’est déchiré, et le Royaume des morts et des vivants s’est confondu dans les ténèbres. La terre trembla. Le Christ a réuni le Royaume, des morts et des vivants, des vivants car Dieu est le Dieu des vivants. Le temps et la chair ne sont que des conditionnalités.

Source : Evangile selon Jean
8.28 Jésus donc leur dit: Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous saurez que je suis lui, et que je ne fais rien de moi-même, mais que je parle selon ce que le Père m’a enseigné.

SYNTHESE

Le récit du jugement dernier est le texte parfait pour ouvrir une conclusion. Il est sans doute le plus simple à comprendre. Les ambiguïtés sont maintenant clarifiées. La confusion prend son origine dans la parabole du fils prodigue. Elle impose une infinie précaution. La locution « fils de l’homme » doit être interprétée à la lumière du fils prodigue. Jésus est le frère du fils prodigue. Ils sont donc tous les deux des fils de l’homme, des fils de Dieu. Le fils prodigue reviendra de l’enfer et se repentira. La force de son repentir prouvera l’intensité du désespoir provoqué par le monde d’en bas et sa capacité à se souvenir de l’Amour Inconditionnel de Dieu. Dans le chapitre 24 évoquant le retour du fils de l’Homme, Jésus ne dit jamais explicitement qu’il est le fils de l’homme. Relisez ce chapitre. La logique de Christ est d’une ambiguïté redoutable dans ces versets.

Source : Evangile selon Matthieu
24.5 Car plusieurs viendront sous mon nom, disant: C’est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens.
24.23 Si quelqu’un vous dit alors: Le Christ est ici, ou: Il est là, ne le croyez pas.
24.24 Car il s’élèvera de faux Christs et de faux prophètes; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s’il était possible, même les élus.

Ceux qui se proclameront être Jésus Christ mentiront. Il n’est pas le Messie qui reviendra à la fin des temps. La prophétie de l’Evangéliste est claire et nette. Le fils prodigue est le Messie qui établira le Royaume. La parabole qui symbolise l’alliance avec le ciel est celle dont la position est la plus haute sur la croix. L’alliance avec le ciel est sans ambiguïté. Dieu n’a même pas accordé la terre d’Israël à Jésus symbolisé par le chevreau ; Jésus crie justement à l’injustice mais les voies du Seigneur sont impénétrables. Le veau gras représente quelque chose de beaucoup plus étendu que le chevreau. Jésus reviendra à la résurrection avec les oiseaux du ciel. Le récit du jugement dernier décrit l’intronisation du fils de l’homme sur terre après son couronnement par Dieu dans les Cieux. Le frère de Jésus fera œuvre de justice. Il nous reste un problème logico statistique à régler, un remue-méninge à démêler.

Source : Evangile selon Matthieu
25.40 Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites.

Le plus petit des frères est le fils de l’homme avant son intronisation. Si vous ne prenez pas soin de lui, le châtiment éternel guette. L’enjeu de la parabole est d’identifier le plus petit des frères. Lorsqu’on fait l’examen des maux qui frappent les plus petits, on bute sur une indétermination circonstancielle. On peut mourir de faim, de soif et de maladie. La prison et la nudité sont infâmantes. Le rejet d’un groupe étranger est aussi grave de conséquence. A la lecture des plaies, on ne peut pas dériver les circonstances qui entourent le mauvais sort du plus petit. On ne sait pas à quel plus petit se vouer. L’Evangéliste a pourtant laissé trois indices structurants. Le premier indice identifié dans chronique du Royaume est la prison qui pointe vers l’amour chrétien qui supprime une conditionnalité primordiale vers l’amour: le bien et le mal justifie la prison mais il n’empêche pas la visite. Le deuxième indice est bâti sur une symétrie miroir. D’un côté les soins prodigués par les justes, de l’autre l’indifférence qui condamne les méchants.

Source : Evangile selon Matthieu
25.35 Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli;
25.36 j’étais nu, et vous m’avez vêtu; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi.
25.42 Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire;
25.43 j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.

Dans le verset 25.36, la maladie est séparée de la prison. Dans le verset 25.43, les deux plaies sont concomitantes. La logique des tables de vérité de Boole est utilisée. Etre en prison ET malade est différent de l’indétermination régnant dans le verset 25.36 où tous les cas sont possibles, comme en mécanique quantique. L’Evangéliste attire notre attention par rupture de symétrie. Tout esprit logique sursaute à la lecture du verset 25.36 et 25.43. Le troisième indice emporte le lecteur vers la réponse définitive. Le mot prison est traduit du grec phylakē. Il existe une autre traduction qui le rapproche du mot « veille » ou « personne qui veille ». Si vous considérez le verset 12.38 de Luc, phylakē est traduit par veille. La notion de veille, ou être sur ses gardes équivaut à la notion de magistère dans le Nouveau Testament. Lorsque Jésus confie ses biens à ses trois serviteurs, il entend que l’on veille sur eux. C’est le magistère de Christ symbolisé dans la parabole des talents. A la fin de la parabole des dix vierges, l’ordre est clair : il faut veiller. C’est le magistère de Pierre. La troisième veille se situe dans le récit du jugement dernier, le magistère du fils prodigue commence par une maladie et une personne qui le garde, qui veille. Le fils de l’homme est perdu chez satan au milieu des pourceaux réceptacles de l’esprit impur légion (Mar 5.9, Luc 8.30). Christ est en contact avec satan et de son esprit impur dans le désert. En d’autres termes, la folie est clairement associée à satan dans l’Esprit de Christ. Lorsqu’on est malade et gardé, on est fou ou à l’hôpital tout simplement. Le magistère du fils prodigue commencera dans un établissement de soin pour les fous. Le voyage inversé du fils prodigue emboîte le pas à cette interprétation logique. La soumission à satan est une folie. Jésus a résisté dans le désert, son frère s’est laissé entraîner. Le nœud de leurs destinées réside dans cette croisée des chemins. Résistance pour l’un et repentir pour l’autre.

J’oubliais, qu’est devenu notre suspect lévite de la parabole du bon samaritain ? Voici la recette pour comprendre : Associer la parabole du bon samaritain avec la parabole du pharisien et du publicain. Le publicain se repent, c’est bon signe. Mais pourquoi ? Associer la parabole du pharisien et du publicain avec la parabole du juge inique ; elles sont contiguës. La ville du juge est Jérusalem, la veuve est Matthieu qui a perdu un corps et qui a senti un coup fourré. Il rompt la tête du juge inique, Pilate, qui est inique du point de vue de la veuve. Le repentir est expliqué : on a dû lui dire de la mettre en veilleuse. Peut-être a-t-il été mis dans la confidence ? Ces récits nous paraissent sans importance. Il ne l’était pas au moment où l’Eglise s’est constituée. Le voyage ne pouvait être dévoilé.

CONCLUSION

Les conclusions sont des fenêtres ouvertes sur les mondes. En ouvrant toutes les fenêtres en même temps, l’air frais qui entre dans la maison balaie tout sur son passage. Après la lecture de cette exégèse, il est impossible de douter de l’intentionnalité de l’Evangéliste. Admettons la mauvaise foi. Comment expliquer la cohérence de la croix et du corps? Il est impossible de me reprocher d’avoir vu ce que je voulais voir. Vous pouvez toujours essayez de réaliser un bonhomme sur un 1100 GSXR avec la même méthode, vous allez renoncer très vite. Les quatre évangiles sont un entonnoir qui conduit à la croix. Les entonnoirs, ça me connait, je les porte comme un diadème. Chacun sa croix…

Tous les chemins que j’ai empruntés sont justifiés logiquement. Les règles employées sont ad hoc, elles varient, du bruit existe. Le langage ne devait pas être déchiffré avant longtemps. Admettons la foi fanatique. L’évangéliste aurait écrit sans s’apercevoir de la centralité d’une croix dessinée par Dieu dans le Nouveau Testament. Cette hypothèse se moque du monde. Le Rédacteur est parti de la croix et a construit ou enrichi le récit biblique en fonction de cette forme. La croix valide l’ordre du chemin du voyage et du chemin des serviteurs. Elle valide aussi la méthode des mots utilisés en tant que balise sémantique à plusieurs échelles.

Par ailleurs, l’intentionnalité de l’Evangéliste est caractérisée au-delà d’un doute raisonnable. Surtout, elle confirme la méthode décrite dans l’introduction : le Nouveau Testament possède un langage quasi informatique basé sur des liens sémantiques et des analogies situationnelles. La méthode crache du sens et du résultat. Aucun mot, aucun personnage n’est innocent. La croix ne valide pas l’identification des personnages dans les paraboles mais sa logique commande à l’exégète audacieux de ne pas s’arrêter en si bon chemin. Tout conspire à l’emprunter jusqu’au bout. Le récit derrière les paraboles ne disqualifie pas les préceptes moraux. La validité de cette double lecture est fascinante. La personne qui a écrit les Evangiles possède une intelligence surnaturelle dans le domaine du symbolisme. La quête de l’intentionnalité a été voulue par l’auteur des Evangiles. Elle symbolise la quête de l’intentionnalité dans le monde. La quête de Dieu.

Les allusions fréquentes à l’informatique ne doivent pas égarer. Le Rédacteur ne connaissait pas le langage des machines. La lecture de l’Ancien Testament est une mine de mots qui se font écho. Il a extrait des concepts simples, des invariants du langage des Ecritures. Il en a fait son propre langage : le logos, la logique. Le résultat ? Un puzzle qui a résisté à deux mille ans d’intense questionnement par les esprits les plus brillants. Le Rédacteur est doté d’une intelligence surnaturelle. Il connaît par cœur les affects et la logique, les deux mamelles auxquelles s’abreuve l’Esprit.

Deux mille ans d’intense questionnement sur le Livre Saint n’ont pas pu trouver le chemin de la Croix. Une explication est nécessaire. Plusieurs raisons peuvent être avancées. Le Nouveau Testament est une révélation, rien ne saurait y être caché. Pourtant une puce mordille l’oreille de manière insistante. Certaines paraboles sont hermétiques. Jésus cache quelque chose. Le Rédacteur lui emboîte le pas et fabrique un récit derrière le récit. Personne ne le découvre. Vous connaissez tous les blagues des carambars, personne n’irait imaginer qu’un code secret cache le numéro de téléphone de la Grande Sophie, son restaurant préféré et ses périodes de célibat. Personne ne peut déchiffrer le code car le prérequis est de vouloir déchiffrer. Ce vouloir est endormi, anesthésié ou annihilé par le rire ou le sacré. En outre, les paraboles ont un contenu moral unitaire qui empêche d’avoir une vision du système intégré narratif construits par les liens sémantiques. Votre affectivité prime sur la logique. Le Rédacteur vous connaît bien. Il exploite cette faille dans votre système. Il fallait bien y cacher un récit pour protéger des pièces maîtresses de l’échiquier du Christ. Jésus n’a pas réservé l’exclusivité de son amour aux pauvres, il a ouvert le cœur des puissants. Claudia, Ponce, Santo subito !

Vous connaissez la différence entre le meilleur des journalistes français et le moins bon des consultants ? Le consultant pose les bonnes questions. Qui est le Rédacteur des Evangiles ? Qui avait le temps, le calme et les moyens ? Pourquoi les sauts sémantiques se jouent-ils des barrières des quatre Livres ?

Pour le reste, je vous laisse méditer les conséquences. Trois fois rien. Conflagration.

Je voudrais remercier la naïveté rafraichissante et distrayante des athées. Les simples d’esprit ont une place réservée dans le Royaume, N’ayez pas peur!

Michel OnfrayLawrence Krauss & Richard Dawkins

 

Je voudrais sérieusement remercier les sites suivant pour l’aide gratuite donc inconditionnelle qu’ils m’ont apportée: info-bible, Blue Letter Bible, Témoignage Chrétien et bien sûr Wikipédia.

Cet article est protégé par copyright. Pour toutes citations, utiliser le lien http://wp.me/p1D40t-1vN. Merci.

EPILOGUE

Nous allons maintenant associer des chiffres aux textes présents sur la croix. Pour la branche verticale, l’opération a déjà été effectuée. La valorisation de la branche horizontale est nécessaire pour obtenir ce que les informaticiens appellent une checksum. En simplifiant, lorsque des données sont sauvegardées, elles sont stockées sous formes de chiffres. La sauvegarde concomitante de la somme de ces chiffres permet une vérification de cohérence des données. Le manque de fiabilité des supports de sauvegarde conduit à ce genre de contrôle. Le processeur s’assure ainsi de la consistance des données aux prochains accès. Lorsqu’il accède une nouvelle fois aux données, il refait une somme et la compare à la checksum stockée. Si la comparaison est identique, les données sont consistantes.

Un saut sémantique est nécessaire pour obtenir une valeur pour la parabole des vierges, la parabole des talents et le récit du jugement dernier. J’ai trouvé le récit lié en demandant à HAL 9000 de me faire une petite recherche sur le mot clé « noce » que je n’avais pas beaucoup utilisé jusqu’ici. Je vous laisse faire l’analyse des liens. On est dans le domaine de l’association écrasante en terme sémantique et situationnel.

La parabole n’est pas sur le chemin des serviteurs pour une première raison formelle. Le nombre de serviteur est indéterminé ; le positionnement sur la croix est impossible. L’indétermination subsiste même après la contextualisation Jean, Jacques, Pierre car le maître sert dans le verset 12.37. Selon les points de vue, on a 4 ou 3 serviteurs. Un nombre indéterminé de serviteur laisse ce texte à l’écart de la croix. La parabole est donc une parabole d’information, pas une parabole structurant la croix.

Source : Evangile selon Matthieu (Programme principal appelant)
25.1 Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l’époux.
25.3 Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d’huile avec elles;
25.4 mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l’huile dans des vases.
25.7 Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes.
25.8 Les folles dirent aux sages: Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.
25.10 Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.
25.11 Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous.
25.13 Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure.
25.14 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens.
25.15 Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit.
25.18 Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un creux dans la terre, et cacha l’argent de son maître.
25.19 Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte.
25.21 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
25.23 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
25.24 Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit: Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné;
25.26 Son maître lui répondit: Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que j’amasse où je n’ai pas vanné;
25.30 Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.
25.31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire.
Source : Evangile selon Luc
12.35 Que vos reins soient ceints, et vos lampes allumées.
12.36 Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces, afin de lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera.
12.37 Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant! Je vous le dis en vérité, il se ceindra, les fera mettre à table, et s’approchera pour les servir.
12.38 Qu’il arrive à la deuxième ou à la troisième veille, heureux ces serviteurs, s’il les trouve veillant!

Les textes du programme principal sont bien des textes liés à la reconnaissance. C’était l’hypothèse de chronique du Royaume. L’Evangéliste a eu une autre idée, il considère que l’unité principale est la veille, préalable logique de la reconnaissance. Le chapitre 25 rend compte de trois veilles, de trois moments, durées spécifiques où les chrétiens devront être ou auraient dû être sur leurs gardes. Les trois veilles du jardin des Oliviers montrent un Jésus pessimiste sur l’entreprise chrétienne. Rien n’est joué car tout le monde s’endort. La trahison de Judas ponctue un épisode un peu déprimant.

La fin de la parabole des vierges où l’injonction d’être sur ses gardes est explicite (Mat 25.13) marque le début de la veille de l’église chrétienne. La parabole des talents représente la veillée lors du magistère de Jésus et ses prolongements inattendus. Le récit du jugement dernier représentera la veillée du magistère du frère de Jésus évoqué dans la parabole du fils prodigue. La première veille est passée comme le suggère le verset 12.38. La seconde s’ouvre et la troisième est l’eschatologie que tous les chrétiens espèrent inconsciemment : le frère de Christ sera l’artisan du jugement dernier.

L’attention se porte de nouveau sur les serviteurs. La première contextualisation était une tentative erronée. Pierre, Jean et Jacques sont trois mais ils ne peuvent pas être les serviteurs. Ils vivent au 1er siècle et ne seront plus longtemps de la deuxième veillée et ne feront surement pas partie de la troisième veillée. Les trois serviteurs sont Jésus, Pierre et le frère de Christ. Le premier magistère de Christ a été soutenu par l’Esprit de Dieu dans la salle de noce. Jésus souhaite que ceux qui présideront aux destinées des deux magistères à venir soient aussi prêts à recevoir l’Esprit Saint qu’il l’a été. Ils demandent à tous de veiller. Chacun doit être sur ses gardes. L’Esprit Saint ne prévient pas. Il était présent dans la salle de noce du chapitre 25, il reviendra un jour ou l’autre. Il ne faudra pas le rater.

Ainsi, le deuxième argument qui exclut le récit de la croix est d’ordre logique. La contextualisation de cette parabole nécessite l’identification du troisième magistère. Cette compréhension a une dépendance incontournable : la croix doit être construite entièrement sinon la parabole du fils prodigue et son voyage inversé n’est pas mise en avant en haut de la croix. Sans la croix, L’alliance avec le ciel n’est pas caractérisée, le troisième magistère est impossible à identifier.

Veiller est le prérequis de la reconnaissance. Si tout le monde dort, alors tout le monde y passera tous car la conditionnalité de l’amour des non chrétiens l’emportera et la fin du monde nous grillera à petit feu à moins qu’une bombe A ou H se charge de nous définitivement. Logiquement, la parabole des talents aurait dû figurer en début de chapitre 25. Mais l’Evangéliste a voulu signifier que le voyage du Christ est au cœur de la religion chrétienne en le localisant au centre de la croix. La prophétie du fils prodigue et le Magistère de Christ sont les deux fondements messianiques de la religion chrétienne. Les trois magistères en sont le principe de communication. La communication de l’Esprit de Dieu, de L’Esprit Saint.


La parabole du levain (Mat 13.33) livre son dernier secret. La symbolique des mesures de farine était la dernière inconnue identifiée dans écho du royaume. La femme représente Dieu dans sa capacité à donner la renaissance mentionnée dans le dialogue avec Nicodème. Le levain, dont le principe d’action est caché, représente l’Esprit Saint qui est insufflé aux trois mesures de farine. Les magistères de Christ, de Pierre et du Frère de Christ sont symbolisés chacun par une mesure de farine. Toute la pâte est levée grâce à l’action des trois Magistères. Le Royaume des Cieux est établi pendant le troisième magistère. Dans le système symbolique de Christ, la femme et l’homme symbolise Dieu tour à tour. La parabole du levain et la parabole du fils prodigue consacre la stricte égalité de l’homme et de la femme devant le Créateur. L’intervention de Christ en faveur de la femme lapidée obéit non seulement à la compassion mais aussi à un joyau implacable que Jésus nous a légué dans son testament philosophique. La Onzième Heure est le cœur du christianisme : Tout être humain est égal aux yeux de Dieu. Vous ne pouvez pas comprendre les pièces du puzzle cruciforme sans la Onzième Heure. La parabole du levain est une parabole de contrôle, le Rédacteur nous donne une confirmation que la logique qui nous a amené jusqu’ici est correcte.

Source : Evangile selon Matthieu (La Bible Annotée)
13.33 Le royaume des cieux est semblable à du levain, qu’une femme a pris et caché parmi trois mesures de farine.
Source : Evangile selon Jean (dialogue avec Nicodème)
3.3  Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.
3.8  Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit.

La symbolique du chiffre trois éclaire la parabole du figuier stérile. Les trois ans représentent les trois magistères. Dieu est celui qui a planté la croix rassemblant la communauté chrétienne. Jésus est le vigneron qui intercède auprès du Père et continue à s’occuper de la communauté des croyants. Il demande un répit. Si le Royaume de Dieu n’est pas établi par le troisième magistère, le figuier sera coupé. Cette parabole sonne comme un avertissement aux croyants. Veillez car vous ne savez ni le jour ni l’heure.

Source : Evangile selon Matthieu
13.6 Il dit aussi cette parabole: Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint pour y chercher du fruit, et il n’en trouva point.
13.7 Alors il dit au vigneron: Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n’en trouve point. Coupe-le: pourquoi occupe-t-il la terre inutilement?
13.8 Le vigneron lui répondit: Seigneur, laisse-le encore cette année; je creuserai tout autour, et j’y mettrai du fumier.
13.9 Peut-être à l’avenir donnera-t-il du fruit; sinon, tu le couperas.

Le programme principal contient trois veilles, trois magistères la valorisation des textes du chapitre 25 est immédiate :


La somme des composants de la croix est 12, symbole des Douze Tribus d’Israël mais aussi et surtout de l’avènement du Royaume.

Source : Evangile selon Matthieu
Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. (La rue à côté de la onzième heure).

Limahl / Never Ending Story
Make believe I’m everywhere
Matthieu 24.14: Cette bonne nouvelle du Royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations.
Given in the light
Matthieu 24.27 Car, comme l’éclair part de l’orient et se montre jusqu’en occident, ainsi sera l’avènement du Fils de l’Homme.
Written on the pages
Wikipedia : L’Hypertext Markup Language, généralement abrégé HTML, est le format de données conçu pour représenter les pages web.
Is the answer to a never ending story
Matthieu 25.46: … mais les justes à la vie éternelle

Jean 16.33: Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde.

Reach the stars
Fly a fantasy
Dream a dream
And what you see will be
Rhymes that keep their secrets
Will unfold behind the clouds
And there upon a rainbow
Is the answer to a never ending story

Desireless / Voyage Voyage
Glisse tes ailes
Sous le tapis du vent,
Voyage voyage
Eternellement
Voyage voyage
Dans tout le Royaume
Voyage voyage
Ne t’arrête pas
Au-dessus des barbelés
Des cœurs bombardés
Regarde l´océan
Voyage voyage
Plus loin que la nuit et le jour
Voyage voyage
Dans l´espace inouï de l´amour

La grande Sophie / La suite, le Milieu, La fin
Avec des « si » on refait le monde
J’en ai rêvées, j’en ai passées
Des soirées sur des tapis
Assis près du feu de cheminée
Avec des gestes et des paroles
En écoutant du rock’n’roll
On voudrait que tout change et puis
On attend la suite, l’après, le milieu, la fin du monde
La suite, l’après, le milieu, la fin du monde
Avec des « si » on refait le monde
Avec des « si » on refait le monde
Avec des « si » on refait le monde…


Jean Jacques Goldman / Il suffira d’un signe
Il suffira d’un signe, un matin
Un matin tu es tranquille et serein
Quelque chose d’infime, c’est certain
C’est écrit dans nos livres, en latin
Déchirées nos guenilles de vauriens
Les fers à nos chevilles loin bien loin
Tu ris mais sois tranquille un matin
J’aurai tout ce qui brille dans mes mains

Regarde ma vie tu la vois face à face
Dis-moi ton avis que veux-tu que j’y fasse
Nous n’avons plus que ça au bout de notre impasse
Le moment viendra tout changera de place
Et tu verras que les filles oh oui tu verras bien
Auront les yeux qui brillent ce matin
Plus de faim de fatigue des festins
De miel et de vanille et de vin
Il suffira d’un signe…
L’acier qui nous mutile du satin !
Nos blessures inutiles au lointain
Nous ferons de nos grilles des chemins
Nous changerons nos villes en jardins


Toutes les fois où je déprime en voyant ce qui se passe dans le monde, je pense à la zone d’arrivée des passagers de l’aéroport de Londres ; de l’avis général nous vivons dans un monde de haine et de cupidité. Je ne suis pas d’accord. J’ai plutôt le sentiment que l’amour est présent partout ; il n’y a pas toujours de quoi en faire un roman mais il est bien là : père et fils, mère et filles, mari et femme, copains, copines, vieux amis… Quand les deux avions ont frappé les tours Jumelles, à ma connaissance aucun des appels téléphoniques de ces gens qui allaient mourir ne contenaient de message de haine ou de vengeance. C’étaient tous des messages d’amour. Si vous cherchez bien, j’ai la désagréable impression que vous constaterez qu’en définitive, nous sommes cernés par l’amour.


Joey Ramone / What a wonderful world
I see trees of green, red roses to0
I see them bloom for me and you
And I say to myself : what a wonderful world
I see skies of blue and clouds of white
Bright sunny days, dark sacred nights
And I think to myself : what a wonderful world
The colors of the rainbow are so pretty in the skies
Are also on the faces of people walking by
I see friends shaking hands saying : How do you do?
They’re really saying I love you
I see babies cry, I watch them grow
They’ll learn much more than I’ll ever know
And I think to myself : what a wonderful world


CEM Monthey, The Toy Dolls & Europe / The final count-down
W
e’re leaving together,
But still it’s farewell.
And maybe we’ll come back
To earth, who can tell ?
I guess there is no one to blame
We’re leaving ground (leaving ground)
Will things ever be the same again ?
It’s the final count-down.
The final count-down

We’re heading for Venus
And still we stand tall
‘Cause maybe they’ve seen us
And welcome us all, yeah.
With so many light years to go
And things to be found
I’m sure that we’ll all miss her so.
It’s the final count-down.
The final count-down!

Star trek 
Espace, frontière de l’infini, vers laquelle voyage notre vaisseau spatial. Sa mission : explorer de nouveaux mondes étranges, découvrir de nouvelles vies, d’autres civilisations, et au mépris du danger avancer vers l’inconnu…

Star wars
Obi-wan Kenobi: Ce garçon est notre dernier espoir
Yoda: Non il y en a un autre…


Sabine Paturel / Les bêtises
J’ai tout démonté tes tableaux
J’ai tout découpé tes rideaux
Tout déchiré tes belles photos
Que tu cachais dans ton bureau
Fallait pas m’quitter tu vois
Il est beau le résultat
Je fais rien que des bêtises
Des bêtises quand t’es pas là
J’ai tout démonté le bahut
J’ai tout bien étalé la glu
Comme t’étais toujours pas revenu
J’ai tout haché menu menu
J’ai tout brûlé le beau tapis
J’ai tout scié les pieds du lit
Tout décousu tes beaux habits
Et mis le feu à la penderie
Fallait pas m’quitter tu vois
Il est beau le résultat
Je fais rien que des bêtises
Des bêtises quand t’es pas là
Fallait pas casser mon cœur
M’laisser sans baby sitter
Je fais rien que des bêtises
Des bêtises quand mes yeux pleurent
J’ai tout renversé les poubelles
J’ai tout pilé la belle vaisselle
Attends c’est pas tout à fait tout
J’ai aussi dépensé tous tes sous
Fallait pas m’quitter tu vois
Il est beau le résultat
Je fais rien que des bêtises
Des bêtises quand t’es pas là

Evanescence / my heart is broken
My heart
s broken
Sweet sleep, my dark angel
Deliver us
Change – open your eyes to the light


Soundgarden / black hole sun
Black hole sun. Won’t you come ?
And wash away the rain?
Black hole sun.Won’t you come? Won’t you come?
In my shoes, A walking sleep and my youth I pray to keep
Heaven send hell away

Adele / Skyfall
This is the end
Hold your breath and count to ten
Feel the earth move and then
Hear my heart burst again
For this is the end
I’ve drowned and dreamt this moment
So overdue I owe them
Swept away, I’m stolen
Let the sky fall
When it crumbles
We will stand tall
Face it all together


Where you go I go
What you see I see
I know I’d never be me
Without the security
Of your loving arms
Keeping me from harm
Put your hand in my hand
And we’ll stand


Liberté, égalité, Fraternité.  Ordre et progrès.

N’entendez vous pas déjà les chants et les danses ? Heureux les Humbles riches en Esprit, car les portes de sa joie parfaite leurs sont grandes ouvertes!

ChantDanse

ÊTES VOUS PRÊT ? ETES VOUS PRÊTS A PARTAGER L’INFINI ?

QUE CELUI QUI A DES OREILLES ENTENDE, QUE CELUI QUI SAIT LIRE, LUISE! QUE CELUI QUI A DES YEUX BRILLE ET VEILLE ! VOUS NE CONNAISSIEZ NI LE JOUR NI L’HEURE, QUI VOUS A DIT QUE L’ANNEE NOUS ETAIT INCONNUE? EN 2016 TU VERRAS LA CROIX, C’EST ECRIT BLANC SUR NOIR DANS LE « JUGEMENT DERNIER ». réfléchissez avec le logos, et si vous ajoutez l’affect, le cœur, alors REPENTEZ VOUS CAR LE ROYAUME DE DIEU EST LA et IL VOUS CREVE LES YEUX.

LalibertéGuidantLepeuple
Le Royaume ou la mort! Le ciel nous offre l’envol de la noble colombe dont le nid fait battre le coeur du Christ.

Matthieu 10:39 : « Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera ».
Ainsi Parlait Zarathoustra : « Mais ainsi le veut notre qualité ; et j’aime ceux qui ne veulent point se conserver. Ceux qui sombrent, je les aime de tout mon cœur : car ils vont de l’autre côté. »

Matthieu 21 : 41 Ils lui répondirent : « Il fera périr misérablement ces misérables, et il donnera la vigne en fermage à d’autres vignerons, qui lui remettront les fruits en temps voulu. » 42 Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs, c’est elle qui est devenue la pierre angulaire ; c’est là l’œuvre du Seigneur : Quelle merveille à nos yeux. 43 Aussi je vous le déclare : le Royaume de Dieu vous sera enlevé, et il sera donné à un peuple qui en produira les fruits

Petrus

Pour être libre, il faut beaucoup réfléchir. Pour l’égalité, il faut y penser chaque jour que Dieu fait. Pour être libre et égal, il faut être tour à tour, le premier et le dernier. A cette fin, il convient de rendre compte des vertus du dialogue et de son monologue intérieur. le Djihad! Oui! Contre soi ET pour les autres. Tous les autres sans distinction de race, de nationalité, de religion, de genre, de sexe, de couleur de peau, d’affinité politique, de caractère, de regard, de perspective, de tout ce que vous voudrez. La théorie de l’Esprit… Saint…. Républicain!

Egalité + Liberté = Fraternité, équation de Barjavel.

Tryptique
Jésus + son frère = Royaume, équation théologique d’incomplétude de la VIE.

Communisme = Royaume – Liberté = 666, Equation historique I
Libéralisme = Royaume – Egalité = 666, Equation historique II

Certitude + incertitude = Esprit , équation d’équilibre dynamique de l’Esprit Saint.
Jésus + son frère + INCERTITUDE = Dieu, Equation de la sainte trinité.

Moi ? j’ai juste fait le job. Et vous ?
Mektoub. Amen. Alea jacta est.

 

 

 

 

 

…. : Tu crois qu’il a compris ?
Jésus : Il comprend vite mais il faut lui expliquer longtemps
… : Toi tu as tout de suite vu
Jésus : Mon cœur m’a suffit à te reconnaître immédiatement
… : Et ENSUITE tu as utilisé la logique
Jésus : Lui, il a d’abord utilisé la logique
….: Il semble que tous les chemins mènent à Rome
Jésus : Oui, il a vu que la logique pouvait l’amener jusqu’à toi, tardivement
….. : Pour (re)venir à moi, il a sauté le pas, il est revenu à lui.
Jésus : Il a enfin compris ton message, il a écouté son cœur.
….. : Oui mais il n’abandonnera jamais la logique. Il en aura besoin dans ce monde de Pierre. Toujours il cachera son cœur. Sa folie est pudique.
Louis : Bon les deux là, quand vous aurez fini de gloser, je vous rappelle quand même qu’il y’a un boulot à finir. Et là heu je sais pas comment faire, va falloir me donner un coup de main, avec tous les cons qui traînent à l’heure actuelle, je sens que je vais avoir besoin de l’éternité.
Jésus : Tu vois, père, quelle impudence, il est comme cela
…. : Qui te dit que je n’aime pas la rébellion ?
Jésus : Tu crois quoi ? Que j’ai toujours regardé là où tu m’as dit de regarder ? Avec tous les crétins qui trainaient à l’époque, valait mieux pas tout dire. Seulement l’essentiel, dont il fera un accessoire, angulaire….

Jean 8: 32 Et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres.

Nous sommes le chemin, la vie.
Nous sommes la République du pays de France, qui marche, qui courre, qui voltige et qui rendons grâce, volontairement ou inconsciemment au créateur. Nous sommes sur la voie, de l’Amour, oui de l’Amour Inconditionnel, arme de construction massive, créatrice de civilisation, de baguette de pain croustillante et de fraise qui ont le goût de fraise. Si vous retirez la saveur de nos framboises, que nous restera-t-il à nous ? les Vivants ? Qu’advienne le temps béni des cerises, le printemps éternel. Là haut, dans l’espace, Le Royaume nous attend, et il attend de nous que nous gardions le sens de la Terre. Prenons soin de la chrysalide, nous pauvre vers de terre, car la science, la 4ème religion monothéiste du Dieu Unique, nous donnera les ailes du papillon. Et les oiseaux du ciel nous regarderons alors d’un air moqueur. N’entendez vous pas déjà la musique et les danses ?

Gloire à Jésus, son Messie! Gloire à Mahomet son Prophète et gloire à Moïse, son Légiste.

Et gloire à Darwin, mon sauveur!