4.008 SNCF : Le monopole

Il est impossible de joindre le service client de la SNCF. Par quelques moyens vocaux que ce soit. La SNCF peut vous entuber à tour de bras, elle joue sur le temps réel synchrone de ceux qui ne veulent pas en perdre. Appelons cela naturellement l’effet tunnel. C’est-à-dire que la première ligne de management roupille tranquillement et lâchement dans sa ligne Maginot et laisse les sous fifres gérés leurs externalités négatives, acceptées donc planifiées dans la joie et la bonne humeur. Elle a un excellent service d’ordre, la SSCNF. Hé oui, les forces de l’ordre sont appelées quand un client remue calmement les méninges d’une petite clique visqueuse de sans grade qui a décidé de vous emmerder. Le seul problème de la SNCF, qui a fait preuve d’une admirable loyauté collaborative avec les forces de l’ordre en d’autre temps plus troublé, est qu’elle oublie que la police actuelle ne se prononce que sur l’atteinte à l’ordre public. Pas sur les différents commerciaux, plus sur les malentendus raciaux et religieux. Et que, quand même, la France est un état de droit bâti sur la justice et la séparation entre l’ivraie répressive et le mur des cons.

Malgré la stratégie obsessionnelle de la chefaillonne de train, armée de sa seule collusion avec un car de femelle aussi bretonnante qu’un détachement de Töten kopfen homophobe, la police n’a pu que constater mon calme mutin mâtiné d’une certaine détermination. Résultat : l’état baisse son froc et dérange ses dobermans en plein sommeil réparateur, c’est-à-dire exceptionnellement à jeun. Bravo. Belle leçon. Et je ne mentionnerais pas le vice des écrous mal serrés. Là il faut s’adresser au service funéraire. Les enterrements sans pompes et sans fierté, sans strapontin en première classe. Ils invoquent le respect à leur égard ? Mais le respect est bijectif ! Quand il ne l’est pas il convient, il convient de se tenir à bonne distance et de jouer poliment avec l’un et le multiple. Ils le font très bien avec l’un, l’attaque personnelle, moi je reste sur le multiple. Ils travaillent tous dans une entreprise qui a besoin d’être respectée. Dont acte. Qu’il vous ressemble alors. Les Pépins connaissent les Eclisses et leur importance. Quand on ne connait rien au business, on prend des risques et on s’abandonne aux syndicats sans initiative nécessairement inexistantes donc malheureuses. Si je tue quelqu’un dans l’exercice de ma fonction alors je change de métier. Bourreau n’est plus permis en France. Choisissez quelque chose dans vos cordes.

Quand vous prenez un billet avec d’ancien collabo, appelez votre avocat. Si vous êtes pauvres? Haha, mais ça ne prend pas le train les pauvres, ça prend le métro. Leurs femmes s’y font furtivement violées, les autres prennent leurs véhicules protecteurs de grand prix : la ligne porte malheur en pleine lumière le matin de sept heures à dix heures. Et là les flics ne sont pas toujours loin, et la sérénade n’y peut rien. Et comme les accortes préposés du service public avaient l’habitude de s’acoquiner avec l’uniforme régalien, ils ont continué le cinéma avec les hommes en cuir noir et à l’accent de cheval. Ils se sont quand même aperçu que les clients avaient plus peur avec ceux-là qu’avec les autres. Et ces clients-là aimaient le guide Michelin, moins le vélo en hiver. Rappelez que l’état n’est pas la nation. La nation évolue sur le très long terme alors que l’état vocifère tous les cinq ans, de préférence avec le chœur des sirènes qui parle correctement le langage des éléments sans commander à l’Esprit du temps.

Vous montez une start up et vous voulez assurer un service client ? Appelez le franc mac au lieu de délocaliser en Pologne. Quand sa case vacille, on lui fournit une pièce neuve d’origine. Lui dispose d’un bon SAV. Montebourg rayonnera de son Verbe national socialiste satisfait habituel mais pas remboursé. Le pire dans tout cela est que les renforcements des forces de police ne signifient pas automatiquement une lutte accrue contre le terrorisme. Cela signifie que les clients de la SSNCF sont de plus en plus mécontents et que la chaleur augmente, y’a de l’eau dans le gaz dans la voiture bar. Bientôt l’armée pour ratonner le blanc dans les wagons plombés ? J’irais pisser sur vos tombes, avant de dégueuler dessus et de chier sur celles de vos femmes encore chevelues. On attend avec impatience la deuxième DB, la Deusche Bahn, avec elle on est sûr de ne rien comprendre à ce qui se passera. Quoique. Entre gens fiables et sérieux. Des malades mentaux, quoi.

Que celui qui a des oreilles entende  Kant : « Le respect, c’est considérer l’autre comme une fin, non comme un moyen d’exercer un pouvoir à toutes les échelles ». Louis : « et inversement un peu, et réciproquement beaucoup ».

The Dead Kennedys / Saturday night holocaust
There’s a railroad there and trains go by
And there’s people locked in cattle cars
And have you noticed
The French fries at the A&W
Taste a little strange?

Noir Désir / un jour en France
Au bistrot comme toujours
il y a de beaux discours
Au poteau les pourris, les corrompus aussi
Dents blanches et carnassiers
Mais à la première occasion
chacun deviendrait le larron
de la foire au pouvoir oui qui se trame ici
Allez danse avec Johnny
Se rappellent de la France
ont des reminiscences
De l’ordre, des jeux, d’l’essence
quand on vivait mieux
Il y avait Paul et Mickey
On pouvait discuter mais c’est Mickey
qui a gagné
Aller d’accord, n’en parlons plus
On devrait encore imprimer le rêve de l’égalité
On n’devrait jamais supprimer celui de la fraternité
Restent des pointillés… Yeah!!!, Yeah !!!, Yeah !!!

… : Tu ne crois pas que t’exagères ?
Louis : Tu m’as ordonné de l’écouter, Maître. Des causes et des conséquences. Tes externalités s’extériorisent.