Logique du Royaume

Cette page contient les articles proposant une nouvelle vision rationnelle et logique  des évangiles basée sur la théorie développée dans le blog et sur la découverte d’un dispositif sémantique qui a permis à l’Evangéliste de donner une vision théologique et historique beaucoup plus précise de l’évènement majeur du début du 1er siècle : le magistère du Christ.

  • 2.4.3.4 Royaume

    Cet article est le premier d’une série de quatre articles consacrés à Jésus et aux évangiles. N’oubliez pas de visiter les autres articles ! Vous pouvez agrandir la fenêtre pour une lecture plus agréable. Bonne lecture.

    Echo du Royaume
    Chronique du Royaume
    Evangile selon Louis

    La lecture des évangiles permet de définir les contours du projet religieux de Jésus. L’enseignement du Royaume de Dieu occupe la plus grande place dans la doctrine du Christ. Les définitions de l’église catholique permettent d’expliciter ses concepts et ses objectifs.

    Source : http://www.eglise.catholique.fr
    Royaume de Dieu
    Le Royaume de Dieu est un concept théologique à dimension eschatologique. Les textes bibliques définissent le Royaume de Dieu comme une réalité présente d’une part et une promesse d’autre part. Le Royaume de Dieu et l’annonce de sa venue se trouvent dans les Evangiles au cœur même de la prédication de Jésus qui a utilisé de nombreuses comparaisons (Paraboles: Mt 13, 24-53) pour essayer de faire ressortir les différents aspects de celui-ci. Avec Jésus de Nazareth, s’ouvre effectivement la perspective d’un Royaume de Dieu dont tous les hommes sont appelés à être membres. C’est la finalité de notre histoire.
    Théologie
    Discipline qui traite essentiellement du Dieu de la foi connu dans sa Révélation. La théologie fait appel aux différentes méthodes scientifiques parmi lesquelles l’histoire tient une place particulière, en restituant les documents de la foi à leur contexte, et en s’employant à les faire revivre. Mais la théologie bénéficie des apports de la philosophie de la psychologie, de l’ethnologie et, en général, de toutes les sciences qui permettent de mieux connaître l’homme, auquel Dieu se révèle.

    Le royaume est bien une réalité présente mais son aboutissement eschatologique n’est pas encore réalisé. Le royaume de Dieu désigne à la fois un processus et à la fois une fin. La promesse résume parfaitement l’esprit des Evangiles ; elle porte en elle la fin et les conditions d’accès à cette fin. L’église reprend donc fidèlement la trame qui définit le Royaume dans la Bonne Nouvelle. L’objectif de cet article n’est pas de donner une interprétation complète des paraboles que Jésus a enseignées. L’étude se restreindra aux versets où le Royaume de Dieu est défini comme un concept et non comme un ensemble de pratiques morales. En comprenant le concept du Royaume, les commandements moraux coulent de source. La théorie de la dominance permettra de s’introduire dans le logiciel de Jésus. La connaissance acquise au fil des articles de la psychologie des hautes atmosphères mettra en perspective le magistère en tentant de l’enraciner dans une réalité observée d’un autre promontoire. Voici donc le concept du Royaume des Cieux tel qu’il apparaît dans l’Evangile.

    Source : Evangile selon Luc (à la foule)
    13.20 Il dit encore :  » A quoi comparerai-je le royaume de Dieu?
    13.21 Il est semblable au levain qu’une femme prend et mêle dans trois mesures de farine, de façon à faire lever toute la pâte.

    Quand les Evangélistes rendent compte du Royaume, ils contextualisent le discours de Jésus. Ce dernier dispense un discours adapté à chaque public. Chez Luc (13.21), Le Royaume de Dieu est révélé à la foule comme une forme qui s’accroit, qui est et sera en expansion jusqu’à un terme non temporellement précisé. La forme est décrite mais le processus qui rend possible l’expansion n’est pas mentionné. Il reste mystérieux. D’évidence, la chimie des levures n’était pas connue à l’époque du Christ. Aucune finalité n’est mentionnée autre que le royaume établi. La matérialité des composants de la parabole est surprenante. Pain, levain et pâte définissent les ingrédients d’une recette complètement terrestre. Ils sont en parfaite contradiction avec une abstraction purement spirituelle. Jésus ne dévalorise pas a priori une interprétation terrestre du Royaume. L’arrière monde n’est pas automatiquement symbolisé par la parabole, une interprétation préservant le sens de la terre est toujours autorisée par l’Evangéliste.

    Source : Evangile selon Marc (aux apôtres)
    4.30 Il dit encore:  » A quoi comparerons-nous le royaume de Dieu? Ou par quelle parabole le représenterons-nous?
    4.31 Il est semblable à un grain de sénevé qui, lorsqu’on le sème en terre, est la plus petite de toutes les semences qu’il y ait sur la terre;
    4.32 et lorsqu’on l’a semé, il monte et devient plus grand que toutes les plantes potagères, et il étend si loin ses rameaux, que les oiseaux du ciel peuvent s’abriter sous son ombre.

    A son tour, Marc rend compte du Royaume de Dieu. Cette fois, il est révélé aux apôtres. La forme est encore en expansion et son mécanisme interne de croissance n’est toujours pas défini. Le processus a un terme décrit précisément par une allégorie spirituelle: les oiseaux du ciel peuvent s’abriter sous l’ombre des branches parvenues à maturité. Le Royaume de Dieu finalisé est la condition du véritable projet spirituel de Jésus. Les oiseaux du ciel constituent la sanction visible que le processus est arrivé au terme désiré. Rien n’indique que le Royaume ait quitté sa matérialité. Le spirituel trouve refuge sous les branches de la plante potagère. Les branches n’ont pas brusquement changé de dimension. La parabole décrit un mouvement du spirituel vers le matériel et non l’inverse. Jésus a très peu parlé du monde spirituel caché aux yeux des hommes. Son enseignement s’est focalisé sur l’établissement d’un Royaume dont la matérialité aboutie ne constituerait plus un obstacle pour la spiritualité qu’il symbolise par les oiseaux du ciel, les anges. Une des significations possibles des anges est la résurrection. Jésus lie les anges aux retours des morts lorsqu’il inflige un soufflet aux sadducéens sur la question du mariage. La finalité, l’eschatologie du Royaume est donc très certainement la résurrection, la résurrection dans la matérialité du monde des vivants car Dieu est le Dieu des vivants. La spiritualité pénétrant le Royaume devient une forme de la matérialité. Seuls les apôtres sont mis dans la confidence du Royaume et de sa fin, les anges ne sont pas mentionnés à la foule.

    L’interprétation de la forme ne pose pas de difficulté : un royaume est composé d’êtres humains. Jésus décrit donc une communauté humaine en expansion. La forme évidente cache le mécanisme interne qui permet l’accroissement. Il n’est pas mentionné. Certes, les ingrédients symboliques sont connus. Cependant la graine ou le levain n’explique pas la recette, le processus ou la causalité de la croissance : comment la graine se transforme en plante ? Comment le levain fait-il lever toute la pâte ? Bien sûr, il est tentant de rassembler l’ingrédient et la recette dans la personne de Jésus. L’approche souffre cependant d’un défaut majeur. Le Christ s’exprime en parabole ; il souhaite provoquer la réflexion. L’esprit d’analyse commande d’identifier les zones d’ombre. Le comment de l’expansion est un questionnement majeur adressé à la parabole. La Parole du Christ est la candidate idéale qui vient naturellement à l’esprit pour rendre compte du phénomène d’expansion. La Parole rassemble, les assemblées sont nombreuses dans les versets du Nouveau Testament. Le Verbe est un choix séduisant ; Il est certain que Jésus rassemblait les foules. La parole était-elle vraiment le vecteur caché de l’expansion ? Les discussions du Christ avec les pharisiens nous commandent d’apporter une sérieuse nuance à sa toute-puissance.

    Source : Evangile selon Luc (aux pharisiens)
    17.20 Les Pharisiens lui ayant demandé quand viendrait le royaume de Dieu?  » Il leur répondit :  » Le Royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards;
    17.21 On ne dira point : « Il est ici ! » ou : « Il est là ! » car voyez, le royaume de Dieu est au milieu de vous.

    Les castes les plus éduquées du peuple d’Israël ne sont pas sensibles aux paraboles. Le Christ doit se dévoiler mais il ne peut décrire précisément ce qu’il est le seul à connaître ou à voir. Le mécanisme d’expansion est clairement impliqué dans ces versets. L’habileté de Jésus est de le révéler tout en en conservant son mystère. Il faut reconnaître que le lecteur n’est pas plus avancé. Deux informations importantes sont pourtant communiquées. Le mécanisme est invisible puisque rien ne vient à frapper les regards. Bien pire, le commandement de regarder ne provoque aucune réaction des pharisiens. Ils n’ont pas plus conscience du phénomène alors qu’il est présent et que la forme impérative du verbe voir leur demande de faire preuve de discernement. Invisibilité et inconscience, dans le sens de non conscient, sont donc les deux engrenages du mécanisme de contagion du Royaume.

    Un paradoxe temporel ne doit pas laisser indifférent. L’inconscient a été défini au début du 20ème siècle. Jésus contourne la difficulté en utilisant le sens de la vue. Voyez, mais vous ne voyez rien. Jésus dans ces deux versets joue à l’équilibriste. Il dit la vérité sous forme de paradoxe car il est dans l’incapacité de communiquer la vrai teneur de sa pensée et de ses observations. L’accusation de folie rôde dans le Nouveau Testament. Elle est le cauchemar de tout homme de Dieu. Guérir les fous est un excellent moyen de s’immuniser contre les attaques de la classe sacerdotale. La retenue dialectique et le mystère entretenu révèlent la pertinence toute relative de la Parole dans l’explication de l’expansion. La parole n’est ni inconsciente ni invisible. Elle se prête facilement à la description par les sens, à l’élaboration d’un raisonnement supérieur terrassant visiblement le pharisien le plus chevronné. La Parole de Jésus coupe court à toute discussion en frappant les Esprits par le paradoxe logique. Le but de la Parole n’est pas la discussion mais l’inoculation d’un virus logique provoquant la réflexion nécessaire au retour à l’équilibre de l’esprit. Ce retour à l’équilibre est impossible et la doctrine frappe les esprits. L’inconscient inconnu de l’époque aurait permis la résolution du paradoxe, de cette tension dialectique. Une partie inconsciente de vous voit alors qu’une partie consciente est aveugle. Tous les versets du type « et qu’en entendant ils entendent et ne comprennent pas » (Marc 4.12) sont bâties sur la contradiction logique qu’entraîne l’ignorance de l’inconscient. L’inconscient lorsqu’il est observé dans des comportements est très facilement compréhensible dans le langage de tous les jours. Les observations de Jésus rendent compte d’un sujet qui exécute un comportement dont une composante clé échappe à son savoir, à son vouloir.

    La théorie de la dominance implique un signal honnête de dominance qui permet de résoudre le conflit logique en chassant sur les terres de l’inconscient. Le signal honnête de dominance est inconscient dans son émission, sa communication et sa réception. Il vient en appui des fonctions du corps et de l’esprit comme le langage. Le charisme permet ainsi la persuasion par addition de la parole et du signal. Ce signal de dominance est détectable chez les bipolaires qui déclarent tous avoir des capacités sociales nettement améliorées en manie. Il peut même provoquer l’adhésion à des propos irrationnels, on restera bouche bée devant son sens de la formule venant de l’au-delà. Les interlocuteurs sont alors persuadés d’écouter les paroles d’un autre monde, à haute valeur ajoutée spirituelle. Il induit aussi des comportements très subtils de soumission chez les interlocuteurs. L’acceptation d’une parole irrationnelle est bien la preuve d’une force inhibant certains canaux critiques de la conscience.

    Le conflit exégétiques concernant la locution « au milieu de » remplacée par « au-dedans de » dans certaines traductions ne posent aucun problème au signal de dominance au vu de la nature inconsciente de sa source, de sa cible et de son mode de propagation. Jésus ne peut pas transmettre la connaissance résultant de ses observations car lui seul est capable d’observer ce qui sous-tend le ballet des comportements des pharisiens. Le simple fils de charpentier qu’il était ferraille dialectiquement avec les pharisiens, caste la plus éduquée chez les juifs. Les docteurs de la loi et les prêtres sont attirés par lui, lui posent des questions et écoutent attentivement son enseignement même s’ils le rejettent. L’attirance est bien au milieu d’eux, au-dedans d’eux mais ils n’en ont pas conscience. Ils pensent consciemment l’éprouver alors qu’ils ne savent pas qu’ils sont des moustiques dont les ailes rhétoriques brûlent au contact de la lumière du Christ. Jésus ne peut pas leur dire « voyez ! Vous êtes attirés par moi et vous ne le savez pas » car rien ne peut être démontré. Aucun homme ne peut rentrer dans lui-même et se demander d’où vient cette mystérieuse attraction. La conscience de soi est le fondement du soi. Le quant à soi ne peut pas admettre qu’il est manipulé. Jésus est condamné à offrir un service minimum : « Le Royaume est au milieu de vous ».

    Le mécanisme d’expansion a révélé des secrets. L’expansion peut être observée au niveau individuel par un observateur averti. Néanmoins, le mécanisme demeure inconscient pour les autres. L’astrophysicien constate l’expansion de l’univers ; personne n’en a conscience lorsqu’il vaque à ses activités terrestres. Des phénomènes réels peuvent échapper à notre expérience sensible. La théologie chrétienne est une immense machinerie à révéler un phénomène biologique : la dominance. L’alternative est simple. Jésus voit effectivement un phénomène enraciné dans la réalité que les autres ne voient pas ou il est atteint de symptômes positifs de Schizophrénie. Autrement dit, Jésus souffrirait d’hallucination. Cette possibilité est séduisante mais elle souffre d’un handicap majeur. Une hallucination est une forme, une illusion qu’on peut décrire. Jésus disqualifie l’hallucination car il ne décrit rien. Tout est invisible et inconscient. Le constat est rationnellement établi puisque Jésus utilise des paradoxes logiques pour rendre compte de ces observations. La folie n’utilise ni la logique ni la communication intentionnelle de ses paradoxes. Il frappe les esprits en toute connaissance de la théorie de l’esprit : il connait très bien les conséquences voulues de son discours sur ses interlocuteurs. L’opposition fou/sain d’esprit n’est pas la bonne manière de se positionner face au phénomène messianique. Avant de commencer la discussion sur une opposition beaucoup plus féconde, l’analyse d’un récit de l’évangile de Jean, couplée avec mon expérience personnelle, va permettre d’avancer dans la connaissance du mécanisme d’expansion du Royaume.

    Source : Evangile selon Jean
    3.1 Mais il y eut un homme d’entre les pharisiens, nommé Nicodème, un chef des Juifs,
    3.2 qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit, et lui dit: Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui.
    3.3 Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.
    3.4 Nicodème lui dit: Comment un homme peut-il naître quand il est vieux? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître?
    3.5 Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.
    3.6 Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est Esprit.
    3.7 Ne t’étonne pas que je t’aie dit: Il faut que vous naissiez de nouveau.
    3.8 Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit.
    3.9 Nicodème lui dit: Comment cela peut-il se faire?
    3.10 Jésus lui répondit: Tu es le docteur d’Israël, et tu ne sais pas ces choses!
    3.11 En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu; et vous ne recevez pas notre témoignage.
    3.12 Si vous ne croyez pas quand je vous ai parlé des choses terrestres, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses célestes?

    Nicodème est un chef des juifs, un dirigeant de la classe sacerdotale si honnie par Jésus. Il représente le nec plus ultra pharisien. Jésus ne peut pas utiliser les outils rhétoriques qu’il affectionne habituellement. Les paraboles et les paradoxes logiques sont des armes à double tranchant devant des membres de la caste la plus éduquée d’Israël. Un dialogue risquerait de mettre à nu la dialectique du Christ. Jésus est obligé d’être un peu plus précis que de coutume, il doit se dévoiler devant Nicodème qui est un proche du Royaume, un atout politique qu’il faut convaincre. Il reste cependant sur ses gardes, il continue sa révolution elliptique pour ne pas trahir un soleil qui le vouerait aux gémonies de l’accusation de folie. Nicodème vient de nuit pour ne pas nuire à sa réputation et commence par passer un peu de pommade, signe de soumission respectueuse. Jésus n’est pas dupe de la flagornerie. Elle lui permet pourtant de prendre immédiatement et brutalement la direction de la conversation, le pouvoir dialectique. La brusquerie lui permet d’accentuer la position d’infériorité du chef des pharisiens. En outre, toute volonté de poser des questions trop précises est inhibée. Nietzsche dirait que Nicodème est condamné à la réaction et a perdu toutes velléités d’action dans l’échange. Jésus a le pouvoir et va pouvoir distiller les messages qui vont nous permettre d’en apprendre un peu plus sur l’expansion du Royaume.

    Le dialogue révèle un élément fondamental. Jésus sait parfaitement qu’il voit un phénomène qui échappe aux communs des mortels. Il en est parfaitement conscient car il utilise une logique sourcilleuse pour communiquer la présence du Royaume. La communication logique n’est pas la seule preuve de sa pleine conscience. En effet, il explique, il donne la cause de l’aveuglement de ses congénères. Il donne des éléments de réponse tout en restant mystérieux. La naissance de nouveau constitue bien une information supplémentaire, une explication quant à la faculté de « voir royaume de dieu ». Le verbe voir est sans équivoque ; un scientifique aurait utilisé le verbe « observer » pour supprimer toute ambiguïté. Par ailleurs, il faut trancher le débat exégétique concernant la confusion résultant de la traduction du grec.

    Entre « naitre de nouveau » et « naitre d’en haut », le choix est évident et il convient d’utiliser la logique pour détruire la réputation immérité d’idiot que les chrétiens ont faite à Nicodème. Nicodème n’est pas sot. Il a parfaitement compris l’idée de la renaissance à laquelle sa raison n’adhère pas ; il tente donc de ramener Jésus dans le concret mais n’y parvient pas. Nicodème est un chef des pharisiens, caste la plus éduquée du peuple d’Israël. Il ne peut pas ne pas comprendre ce que dit Jésus. Il a étudié, interprété et transmis les textes les plus précieux et les plus mystérieux aux yeux des Juifs. La probabilité qu’il soit un idiot est nul. « Naître d’en haut » ne rend pas compte de la fluidité du dialogue. La locution aurait automatiquement entrainé une réponse consacrant l’arrogance du Christ à se prendre pour le Fils de Dieu. La renaissance est en avant plan alors que la naissance d’en haut peut venir en filigrane pour frapper l’esprit. Il n’est pas exclu que le Christ joue sur les mots pour faire passer son message. Les deux locutions ne sont pas contradictoires mais naître d’en haut accrédite l’idée de la virginité mariale à laquelle ma raison n’adhère pas. Nous ne sommes pas fait que de raison.

    Peu importe que la naissance soit à nouveau ou d’en haut car Jésus ne se réfère pas à sa naissance biologique. La renaissance pointe vers un évènement exceptionnel dans la vie du Christ. L’idée de renaissance est préférée à la naissance d’en haut car elle implique une connexion avec mon expérience personnelle. Avant de renaître, il faut vivre une expérience qui vous oblige à affronter l’idée et la sensation absolue de la mort. Le retour consécutif à la vie peut tout à fait être interprété comme une renaissance. Mon expérience m’indique que seule une NDE (near death experience) peut graver une telle interprétation dans les méandres de l’âme. Ma mort avait suspendu son vol ; mon interprétation était basique. Jésus a été beaucoup plus sophistiqué et a interprété le phénomène comme une renaissance. Différentes interprétations rendent compte d’une même « réalité ». Je parle de la chose ». Jésus utilise le vocabulaire spirituel de l’Esprit pour le lier à une réalité vécue. Il cherche à se faire comprendre, a suscité la réflexion alors il utilise l’abstraction spirituelle qu’il a à sa disposition pour la transformer en réalité tangible. Il se met au niveau de Nicodème, jusqu’à un certains point. Il ne peut en effet rien démontrer. La NDE est un phénomène qui n’appartient pas au monde sensible. Jésus nous indique où et quand la NDE a eu lieu. L’eau et l’Esprit localise l’expérience de mort imminente. Le baptême de Jean eut un effet puissant sur le Christ. Il a provoqué une expérience de mort imminente. Voici les différents récits des Evangiles qui relatent l’évènement :

    Source : Evangile selon Mathieu
    3.16 Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l’eau. Et voici, les cieux s’ouvrirent, et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui
    3.17 Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection.
    Source : Evangile selon Marc
    1.10 Au moment où il sortait de l’eau, il vit les cieux s’ouvrir, et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe.
    1.11 Et une voix fit entendre des cieux ces paroles: Tu es mon Fils bien-aimé, en toi j’ai mis toute mon affection.

    Source : Evangile selon Luc
    3.22 Tout le peuple se faisant baptiser, Jésus fut aussi baptisé; et, pendant qu’il priait, le ciel s’ouvrit
    3.23 et le Saint Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix fit entendre du ciel ces paroles: Tu es mon Fils bien-aimé; en toi j’ai mis toute mon affection.

    Source : Evangile selon Jean
    1.32 Jean rendit ce témoignage: J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et s’arrêter sur lui.

    La NDE du Christ suit le même schéma que la mienne. La première étape évoque une similarité entre le ciel qui se déchire et mon espace noir étoilé. De la même manière que le déchirement du papier peint laisse entrevoir le mur, le ciel qui se déchire révèle l’espace et les étoiles. La seconde étape, le tunnel blanc, est symbolisé par la colombe, forme blanche qui s’approche et descend vers l’âme expérimentant la fin inéluctable. Enfin, le message est délivré : « tu es mon fils bien aimé » ou « écoute ton cœur ». Mathieu et Marc ont raison, seul Jésus a vécu la NDE. Luc est neutre alors que Jean rend compte de l’évènement de manière inexacte. Jean le Baptiste est dans l’impossibilité de voir la NDE du Christ. Cependant, je ne saurais dire ce qu’observe un tiers lorsqu’il observe la NDE d’autrui. La mienne a été vécue seul dans une chambre d’hôpital alors que rien ne menaçait mon intégrité physique.

    Ma NDE et ma manie était concomitante. Les hauts de dominance peuvent donc provoquer des EMI à froid. Jésus a vécu le même type d’expérience à la frontière de la mort dans des circonstances maniaques identiques. L’expérience de mort imminente est provoquée par une manie de très haute intensité. Jésus a réussi a donné un sens à l’épisode du désert qui s’ensuivit. Pour un œil extérieur psychiatrique, il ne peut s’agir que de symptôme de délire canalisé hors de tout contact social. Jésus reconnait lui-même que la lutte dans le désert est un combat contre le diable ; il sait la nature dangereuse de cette expérience car il la symbolise par un repoussoir spirituel.

    L’expérience de l’amour intense est rapportée par un grand nombre de rescapé du voyage ultime. Il est presque synonyme de NDE. Le Christ s’en est inspiré tout au long de son magistère : Amour inconditionnel du prochain, générosité inconditionnelle, pardon des péchés, compassion. Son enseignement ne vient donc pas de nulle part.

    Revenons au dialogue entre Nicodème et le Christ. La vision du Royaume de Dieu est permise par la renaissance. Cette renaissance est l’interprétation évidente d’une NDE dont les figures imposées ressemblent étrangement à la mienne. Une difficulté logique surgit et peut être éludée immédiatement. Le Royaume n’est pas observé dans la NDE. Jésus le dit lui-même aux pharisiens, il est au milieu d’eux. Le Royaume est donc une vision consécutive à la NDE qui est une expérience propre au sujet déambulant le long de la frontière séparant les morts des vivants. La théorie de la dominance explique la cause de la NDE : elle est rendue possible par un haut niveau d’excitation. Ce haut niveau d’excitation, ce rang élevé dans la hiérarchie de dominance est la cause ultime de la vision du Royaume et de la NDE que le dominant seul peut observer : les comportements à son égard change dans un sens qui lui est favorable. Jésus a une vision proximale ; Sa NDE, sa renaissance est cause proximale de la vision du Royaume. La cause ultime est la dominance qui subsume l’une et l’autre. La cause biologique des changements dans les rapports sociaux est inconnue à l’heure actuelle et la théorie de la dominance postule un signal honnête qui reste à découvrir. Ce signal devient dès lors la cause de l’expansion que nous recherchons. Jésus révèle à Nicodème sa connaissance de l’effet du signal inconscient dans le Verset du Vent. Il va sans dire que cet aveu est bouleversant et ne risque pas d’être compris tant la forme métaphorique employé apparaît comme un moyen de révéler la vérité tout en la cachant. Le christ sonde, il envoie des ballons d’essai pour tester les connaissances des meilleurs docteurs de la loi. Il sera toujours déçu.

    Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit.

    La lecture du verset laisse le lecteur dans un certain brouillard. L’impression se dissipe pour laisser la place à un signal invisible représenté par le vent, lui-même symbole du pneuma ou Esprit. Cette onde semble se propager de manière erratique pour l’observateur extérieur. Elle suit en fait son vouloir qui implique une logique inconnue. Elle pourrait être confondue avec un phénomène naturel pour un observateur actuel. Le Christ l’associe à l’Esprit. L’Esprit n’a pas besoin de Jésus pour exister. Il est séparable de la personne du Christ. Le Christ l’a observé d’une manière ou d’une autre avant sa renaissance de l’Esprit. Il a eu tout le loisir de constater l’existence ou la non existence du signal jusqu’au Baptême de Jean. Après tout change en comparaison. Jésus, né de l’Esprit Saint, prend possession des propriétés de la colombe. Il émet le signal mystérieux qui change les comportements habituels de son environnement immédiat. Jésus intellectualise dans le Verset du Vent un des piliers de la théorie de la dominance. Il a pleinement conscience de ses effets, il est incapable de prouver son existence. Le mode opératoire du signal l’en empêche : sa génération, sa communication et sa réception sont inconscientes. L’un des leviers le plus puissant du drame des Evangile réside dans cette impossibilité. La difficulté de démonstration est du même niveau que la mise en évidence des ondes gravitationnelles.

    La théorie a exploré les effets du signal honnête. La faculté du dominant à rendre les gens heureux masque un des modes d’action du signal, il enferme l’influence dans un paquet cadeau agréable. Le Christ parle afin que ses disciples aient en eux sa joie parfaite. Il constate, il n’est pas étonné que sa parole provoque la joie alors qu’il est en train d’annoncer sa mort prochaine. L’effet du signal implique une hausse du charisme. Le groupe suit si le chef est heureux. D’un point de vue évolutionniste, c’est tout à fait justifié. La parole s’envole sous l’effet du vent décrit dans le dialogue avec Nicodème.

    Source : Evangile selon Jean
    17.13 Et maintenant je vais à toi, et je dis ces choses dans le monde afin qu’ils aient en eux ma joie parfaite.

    Le vent atteint sa cible qui ne sait pas d’où il vient. La mise en évidence d’un signal inconscient est ici montré par la négation du verbe savoir. Quelque chose arrive mais je ne sais pas. Le contexte du premier siècle rend incompréhensible ce signal, on ne connaît que l’intentionnalité consciente du comportement. La seule et unique façon de savoir si le message invisible a été reçu est d’observer un comportement chez le récepteur. Le type de comportement n’est pas indiqué car la prudence dicte au Christ de ne pas rentrer dans les détails qui pourraient lui faire perdre l’ascendant dialectique qu’il conserve en restant mystérieux. Il passerait pour un fou à vouloir argumenter autour d’un phénomène enterré dans l’inconscient. Autant vouloir démontrer l’existence de Dieu. Jésus essaye désespérément d’enseigner un phénomène dont les fondements théoriques ne seront connus que 2000 ans plus tard avec Freud, Schopenhauer et Nietzsche. Dans sa communication, le Christ est très prudent. Il attend de son interlocuteur qu’il admette son extraction divine, il attend que le signal émerge du lieu secret pour s’épanouir dans le savoir, le conscient des gens. Cette prudence est évidente lors de l’entrevue avec Pilate où il n’affirme pas sa royauté d’emblée. Il attend le signal de l’autre pour le confirmer : « tu le dis ».

    Les interlocuteurs n’ont non seulement aucune notion de ce qu’il les affecte mais ils n’ont aucune idée du mode de propagation du signal. Ils ne savent pas d’où il vient, ils ne savent pas où il va. Ils ne savent rien. Jésus est le seul à pouvoir observer l’action de l’Esprit. Il n’est pas analytique dans la métaphore. Le signal est reçu et provoque un comportement. Aux yeux de Jésus, il s’agit d’une et une seule manifestation de l’Esprit. La perspective du Christ est celle du connaissant. Il sait qu’il est la source de signal. Il sait où il va. L’esprit se décompose en un signal et un comportement réactif qui est aussi un signal, un signal retour. Le Christ connait le signal retour, la direction du comportement réactif. Chaque mot est important dans le verset du vent. Si le Christ affirme que le récepteur ne sait pas où il va, il implique que lui le sait. Les seules personnes impliquées dans le verset sont l’émetteur et le récepteur. Le signal ne va pas au récepteur ; la boucle fermée est absurde. Il est naturellement renvoyé au Christ de telle manière que ce dernier sache où il va. Il va vers Jésus, seule solution possible et logique du verset. L’échange de regard est le seul comportement dirigé infra conscient, auquel on ne pense pas qui permet la certitude de la direction du signal comportemental retour. Le regard est impliqué dans les comportements de dominance. Le verset du vent est un verset sur le Royaume des regards. Bien d’autres comportements existent. Mais l’attirance des regards est la première chose qui frappe en manie consciente. Le libre arbitre est donc perturbé par le signal honnête et sa traduction comportementale. L’influence, le commandement est reçu sans que le système attentionnel n’intervienne. Le transfert du signal produit des effets :

    Source : Evangile selon Luc
    9.1 Jésus, ayant assemblé les douze, leur donna force et pouvoir sur tous les démons, avec la puissance de guérir les maladies.
    9.2 Il les envoya prêcher le royaume de Dieu, et guérir les malades.

    Cette effectivité motivationnelle ne nous est pas inconnue aujourd’hui mais nous ne la reconnaissons pas comme telle. Le service le plus fier qu’on puisse donnée à la dominance est de nier son existence. Ainsi, personne n’est sur ses gardes et personne ne réfléchit plus. Une conscience soutenue est la meilleure arme des faibles. On ne peut pas dire que le monde actuel fabrique des armures contre les bobards dominants de la télé. L’égalitarisme est l’arme de destruction massive que les dominants utilisent envers les faibles. Il fait baisser la plus prudente des gardes. Jésus était hyperdominant, il a tenté de faire comprendre ce qui se passait, il a été honnête. Mal lui en a pris, les ressorts du pouvoir, de la dominance pervertie ne peuvent être divulgués aux pauvres. Les deux témoignages suivant mettent en exergue la discrète mais puissante action du signal de dominance.

    Source : France Culture
    Le président des jeunes populaires (jeune de l’UMP) a expliqué hier sur France Culture qu’être reçu par Nicolas Sarkozy (Hyperthymique évident, ndlr) avait autant d’effet que la prise d’un rail de coke. Lancar Benjamin : Les quelques fois où j’ai eu la chance d’être reçu dans son bureau, vous en sortez et vous n’êtes pas loin d’avoir pris un rail de coke. Vous êtes avec une surmotivation.
    Source : Pam Kemp – Amie de Ron Hubbard et ex-scientologue (Bullshit inc.)
    Vous savez, il était vraiment flamboyant (Ron Hubbard, guru et bipolaire, ndlr), je veux dire qu’il était vraiment vivant, et il promenait son Harley Davidson, on se payait des soirées, il jouait de la guitare, chantait avec son chapeau de cow-boy, et on s’amusait bien. On allait tous ensemble faire des exercices et essayer de faire tomber les képis des flics, simplement avec la pensée, et essayer de voir quel genre de pouvoirs on pouvait exercer comme ça, quelle énergie ça développait, tout ça. On s’amusait vraiment.

    Richard Dawkins, l’éminent zoologiste athée, est incapable de faire la connexion entre la dominance et le phénomène religieux. Il a pourtant toutes les cartes en main. Ils ne pensent pas au château qu’il pourrait construire car le manque d’imagination scientifique le rend malheureusement hargneux. Malgré son aversion pour la religion, il ne peut la penser comme un phénomène évolutionniste de dominance. Ses cartes neurales sont bloquées par un combat qu’il croit noble alors qu’il montre son incroyable manque de curiosité. Un grain de sable salé suffirait à le mettre en bon ordre de marche. La religion est un phénomène humain du plus haut intérêt scientifique.

    Source : Richard Dawkins
    EN: «The point [in religion] is not its pernicious aspect. Although I actually think it is pernicious. The point there is that it is infectious. It is something that grips the mind in the same way as a virus, as a conventional virus grips the body in that it takes control and it does so the better to propagate itself »
    FR: «  l’important dans la religion n’est pas son aspect pernicieux. Même si je pense qu’elle est pernicieuse. L’important est son caractère infectieux. Elle s’empare de l’esprit de la même manière qu’un virus s’empare du corps en en prenant le control. Elle fait ainsi de son mieux pour se propager »

    Jésus voit, observe le Royaume de Dieu. Il est hyperdominant alors que les autres sont la plupart du temps en normodominance. Cette opposition hyperdominant / normodominant est beaucoup plus efficace dans son pouvoir explicatif que la dialectique du fou et du bien portant. Les calembredaines d’Onfray sur la religion en tant qu’hallucination collective est bien le signe de la prostitution de la philosophie à des fin médiatiques ou commerciales, cela revient au même. La philosophie télévisuelle permet à des gens à courte vue de s’arroger le monopole de l’intelligence voire du cœur. A chaque fois qu’Onfray éructe sa sempiternelle tirade sur les étudiantes prostituées, on devrait lui faire remarquer que les copyrights chrétiens sont éternels. La cuillère est grande tendue pour collecter la soupe des flagorneurs vaguement émoustillés par tant de provocation convenue. On ne peut pas lui en vouloir au philosophe antilibéral, grande gueule devant l’Eternel. Un bon philosophe s’effeuille dans ses ouvrages. La télé l’oblige à la pornographie de l’engagement qui sert à astiquer le beau sourire de Loanna Salami et la rogne prédictible de roquet belles oreilles, canidés de garde de l’ennui profond et de l’aboiement monosyllabique au service de leurs carrières sonnantes et trébuchantes. L’image du philosophe rebelle devient une vaste galéjade. Sartre et sa laideur aussi repoussante que conquérante a désespéré Billancourt. Je parle de sa laideur. Onfray parle de la laideur de Saint Paul. Personne ne verra donc d’inconvénient à ce que le débat d’idée avec Onfray soit élevé à sa hauteur. C’est la juste bassesse qui permet de passer à la télé.

    Jésus voit des comportements qu’il ne constatait pas avant l’inauguration de son magistère. Le Royaume des Cieux est caractérisé, et le Messie en devient son Roi. La renaissance de la NDE et Les attitudes changées sont les deux ingrédients qui ont fait de sa recette messianique une recette magistrale. Son magistère se base sur des évènements réels et existants. Le langage de la spiritualité ne sert pas à dissimuler un discours cause de lui-même, performatif dirait Onfray. Vous voyez je garde l’esprit toujours ouvert, l’intolérance n’est pas mon fort. L’Esprit donc est le souffle qui plane à la surface des eaux dans la genèse. Il n’y a rien de plus terrestre que l’Esprit créateur. La rencontre avec l’Esprit est une réalité : « En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu; et vous ne recevez pas notre témoignage. Si vous ne croyez pas quand je vous ai parlé des choses terrestres, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses célestes ».

    Toute tentative d’exégèse fumeuse et hors sol est réduite à néant par Jésus. Leur délire psychotique débusque partout la morale et les petits hommes spirituels. Les rigolos sont grandement dans l’erreur. Le Christ a expérimenté un phénomène lié à la dominance, cela n’est pas exclusif d’une intervention de Dieu. Dieu s’exprime rationnellement dans le monde. La sulfateuse spirituelle devrait être remisée dans un hangar sous bonne clé, elle est une menace pour le message du Christ. Le Magistère a mobilisé toute son énergie pour expliquer des phénomènes terrestres. Il a finalement très peu parlé des choses célestes car personne n’a rien compris aux choses terrestres, préalable à la compréhension des cieux. L’évangile est l’histoire d’un individu qui voyait un phénomène que les autres ne voyaient pas. Il a été crucifié par les ignorants et les ignorants sont une race prolifique. Les lapins ont exécuté Galilée et Giordano Bruno, qui avait le commis le crime de reprendre l’idée d’eau vive inépuisable de Christ. Les scientifiques avaient les épaules conceptuelles des géants pour convaincre, Jésus était complétement seul, rebelle, hyperdominant et conquérant de la connaissance.

    Jésus était nomade et sa parole masquait l’action et la propagation du signal honnête. Il voulait allumer un incendie dans chaque ville où il passait. La réalité de la viralité du bonheur, signe visible du signal honnête, du rang de dominance est démontrée par la science. Jésus est une source, le centre de l’étoile créé par une propagation intense. Une source d’eau vive puissante et inépuisable. Le royaume de dieu est la formulation religieuse de la structure de dominance éthologique au sens du blog. L’idée est d’autant plus intéressante que les chrétiens et les darwiniens n’y souscriront pas. La réalité est divisible dans l’heuristique, une dans la perception. Les ordres de comte-sponville et le NOMA de Gould sont de pures constructions théoriques d’analyse. Personne ne fait le grand saut de la synthèse pour des raisons de morale de boutiquier ou de pacte inconscient de non-agression.

    En manie, la vision du Royaume des Cieux est une observation. L’univers comportemental habituel change. Le Royaume des Cieux, c’est une touriste américaine qui vous aborde manifestement pour vous séduire. J’avais un train à prendre et un rendez-vous en ville. J’ai eu toutes les peines du monde à me débarrasser du grappin. C’est aussi un homme perdu qui s’assied à côté de vous et vous demande son chemin. Il vous raconte toute sa vie alors que vous connaissez de lui ni d’Eve ni d’Adam. Ces choses-là n’arrivent pour ainsi dire jamais en euthymie, en dominance de marée basse. Je le sais je me promène souvent seul. Je sais aussi quand je suis haut. Mes prodromes sont cohérents avec les symptômes comportementaux des autres : Une brusque logorrhée de mes interlocuteurs était une cause d’effroi avant que l’habituation ne prenne un relai salvateur. Mon coiffeur devenait intarissable, quelque chose l’avait changé. Il était souriant et enjoué. La tristesse de mon air renfrogné devait avoir disparu. Le rayonnement remplaçait l’irradiation.

    Le signal honnête est aussi impliqué dans un évènement de ma première crise de manie. Nous étions trois dans une salle d’hôpital. J’étais en compagnie de ma psy traitante que je connaissais et d’une autre psy, une femme que je ne connaissais pas. Soudain, dans le cours d’une conversation dont je n’ai aucun souvenir, la psy inconnue se mit à fondre en larme, à me toucher et à me remercier sans raison. Cet incident se grava dans ma mémoire, dans l’entrepôt de donnée Indiana Jones. Je ne revis jamais cette psy. Elle avait dû prendre un congé maladie. Quelque chose dont je n’avais pas le contrôle direct l’avait affectée, réconfortée. D’autres bipolaires ont ce genre d’expérience où l’on apprend que la vérité est ailleurs ou au moins quelque part, on ne sait pas où.

    Source : Gérard Garouste, l’Intranquille
    Un jour, tandis que je frôlais les [grilles de l’hôpital psychiatrique] en courant dans la cour, une femme d’un certain âge, un peu « armée du salut », me regardais passer depuis l’autre côté. Je me suis arrêté. Elle m’a touché comme si j’étais un miracle vivant, elle m’a dit « dieu est avec vous ». Peut-être était-elle folle, elle aussi, plus que moi. Je devais en tout cas dégager quelque chose d’étrangement serein.

    L’introduction du blog doit être rectifiée. Je n’ai plus une vision distanciée de la religion. Je crois que j’ai eu tort. Il faut aimer Jésus. La vénération est la plus venimeuse des maladies vénériennes. Seuls les pharisiens vénèrent, ils vénèrent tellement qu’ils en oublient d’aimer. La théorie de la dominance humaine se réclame de l’éthologie, de Darwin, de Wallace, de Lorenz et… de Jésus, premier observateur de la structure de dominance. Il semble que « la chose » nous a fait tel que nous sommes au plus profond de nos gènes. L’homme doit formuler une nouvelle alliance entre lui-même et… ce qu’il est quand il se connait. On ne se connait bien que lorsqu’on est en hyperdominance. On sait alors que le but de la vie c’est d’être heureux pour rendre les autres heureux. C’est comme l’oxygène dans un avion, on fait d’abord attention à soi et après on aide les autres. Vous avez un devoir de ne pas faire la tête. Faites-le pour vous et pour les autres. Mais n’anticipons pas, pour l’instant nous restons toujours dans une démarche rigoureuse. Il ne faut pas se réjouir. Le Royaume de Dieu est la formulation religieuse de la structure de dominance. Cette dernière reste bien un phénomène naturel, elle n’est ni bien ni mal. Le verset du vent est la clé, à nous de lui donner un nouveau souffle. Jésus décrit un réel inconnu de nos jours, cela me prouve qu’il a existé.

    Chris de burgh / High on emotion
    Well here we go again
    Living in a world that others cannot share
    Yeah here we go again
    We are moving from a spark to a flame
    I am high on emotion, high again, high on emotion
    your love will find the way

    Evanescence/bring J. to life
    How can you see into my eyes like open doors?
    Leading you down into my core
    Where I’ve become so numb
    without a spirit, my soul sleeping somewhere cold
    Until you find it there and lead it back home
    (Wake me up), wake me up inside
    (I can’t wake up), wake me up inside
    (Save me), call my name and save me from the dark
    (Wake me up), bid my blood to run
    (I can’t wake up), before I come undone
    (Save me), Save me from the icon I’ve become
    Now that I know what I’m without
    You can’t just leave me
    Breathe into me and make me real
    Bring me to life
    (Wake me up), wake me up inside
    (I can’t wake up), wake me up inside
    (Save me), call my name and save me from the dark
    (Wake me up), bid my blood to run
    (I can’t wake up), before I come undone
    (Save me), save me from the idol I’ve become
    Bring me to life, bring me to life
    Frozen inside without your touch without your science, Louis
    Only you are the life among the dead
    (All of this time I can’t believe I couldn’t see
    Kept in the dark but I knew you’d be there right after me)
    I’ve been sleeping two thousand years it seems
    Got to open my eyes to everything
    (Without a thought without a voice without a soul)
    Don’t let me die here
    There must be something more)
    Bring me to life
    (Wake me up), wake me up inside
    (I can’t wake up), wake me up inside
    (Save me), call my name and save me from the dark
    (Wake me up), bid my blood to run
    (I can’t wake up), before I come undone
    (Save me), save me from the icon I’ve become
    Bring me to life

    Stéphanie de Monaco / Ouragan
    Un sentiment secret, d’accord
    Un sentiment qui hurle fort
    Comme un ouragan
    La tempête en moi
    A balayé le passé
    Allumé ma vie.
    C’est un incendie
    Qu’on ne peut plus arrêter
    Comme un ouragan
    Qui est passé sur moi,
    L’amour a tout emporté.
    Dévastée ma vie
    Des vagues en furie
    Qu’on ne peut plus arrêter.

    Selena Gomez / love you like a love song
    It’s been said and done
    Every beautiful thought’s been already sung
    And I guess right now here’s another one
    So your melody will play on and on, with the best of ’em
    You are beautiful, like a dream come alive, incredible
    I’ve been set free
    I am hypnotized by your destiny
    You are magical, lyrical, beautiful
    You are… And I want you to know baby
    I, I love you like a love song, baby
    And I keep hitting re-peat-peat-peat-peat-peat-peat

    Dead Kennedys/The man with the dogs (paying tribute to the cleverest rock song writer ever!)
    I am no one
    But I’m well known
    For I am the Man with the Dogs
    I stare at you shopping
    Watch while you’re walking
    Two dogs run around your toes
    You turn around
    Two eyes break you down
    « Now, who does that guy think he’s starin’ at? »
    Stop in your tracks
    You’re being laughed at
    You armored ego is nude
    And I do and I do
    Crack up ‘cos I’m getting to you
    I see you I see you
    And you’re pretty self-conscious too
    Down to your church
    I’m looking for victims
    Spell of the Man with the Dogs
    I’ll haunt you
    And follow you to work
    That ghost is back again
    Creep into you
    I won’t go away
    You’re taking yourself too seriously
    I smile as you frown
    And turn to walk away
    Your habits for all to see
    I see a shrew
    I see you
    And the rodent things you do
    You see you I see you
    And you’re pretty self-conscious too
    And I’m gonna crack your mask
    Yeah and I’m gonna laugh
    Open wide
    Saw you again
    You’ll see me tomorrow
    Curse of the Man with the Dogs
    You may not like me
    You won’t forget me
    Not safe even in Walgreen’s
    They’ve seen me
    Ask your friends
    ‘Oh I know him’
    Seen but I’m never heard
    By your lot
    A stare
    Is worth a thousand biting phrases
    See how stupid you are?
    I dare you I dare you
    To erase my laser tattoo
    You see you see you
    And you’re pretty self-conscious too
    And I’m gonna crack your mask
    Yeah, and I’m gonna laugh
    What’s inside?
    Is it pubic hair
    Is it cobweb air
    I bet you just don’t care

    Jean Jacques Goldman / je marche seul
    Je suis riche de ça
    Mais ça ne s’achète pas
    Et j’m’en fous, j’m’en fous de tout
    De ces chaînes qui pendent à leurs cous
    J’m’enfuis, j’oublie
    Je m’offre une parenthèse, un sursis
    Je marche seul
    Dans les rues qui se donnent
    Quand ma vie déraisonne…

  • 3.4 Echo du Royaume

    Royaume
    Echo du Royaume
    Chronique du Royaume
    Evangile selon Louis

    Source : Question d’une lectrice fidèle
    Bonsoir EA. Si les deux phares de la bipolarité sont l’hypersexualité et la folie dépensière et si Jésus est potentiellement un bipolaire pourquoi ne connait-on pas de lecture sur lui qui le lie à ses deux aspects et je dirais même connait on plutôt de lui une absence totale d’envie de se reproduire et aussi une volonté de se contenter de peu et à ne pas vouloir exploiter le maximum de ses ressources.

    La question est pertinente. Jésus est une exception. La vérité officielle des Evangiles est notre seule base solide pour établir un diagnostic. Diagnostic par ailleurs très difficile à établir de nos jours sur des personnes bien vivantes. L’épisode du désert, le contact proclamé d’un contact direct avec Dieu sont des indices objectivement probants qui pointent vers un trouble psychiatrique. Le choix des afflictions dans ce domaine est restreint. L’autisme et la schizophrénie ne permettent pas un contact facile et convaincant avec les autres. Le trouble bipolaire est un très bon candidat. Particulièrement, les crises de manie expliquent le charisme du Christ. Le vocabulaire psychiatrique est trompeur et donne l’impression d’un Christ malade mental. L’humeur du Christ était très haute. Pourtant, il a trouvé un moyen de maîtriser cet influx massif d’excitation. L’humeur et sa maîtrise expliquent le phénomène Jésus. Son adaptation au monde extérieur était d’une qualité exceptionnelle. Son système cérébral était capable d’encaisser des hauts de dominance extraordinaires. Les psychiatres diraient que c’est impossible. La nature n’est pas aussi tranchée. Elle dirait que c’est hautement improbable. Pourtant, 80 milliards d’humains peuplent ou ont peuplé la terre. 800 millions de bipolaires se sont battus pour survivre. Il suffit d’une exception à même de maîtriser l’excitation. Quand cela se produit, le phénomène ne passe pas inaperçu. Le scientifique a l’exceptionnel en horreur car il n’est pas reproductible de son vivant.

    L’hypersexualité et la folie dépensière font partis du jeu de cartes symptomatique de la manie. Elles sont dans le carré d’as médiatique. Jésus n’a pas joué avec. Pas du tout et bien au contraire. Les ressources et le sexe adultère ont été mis à l’index. Cette opposition frontale est du point de vue logique révélatrice. La négation d’un objet est aussi un rapport avec cet objet. Plus le rejet du sexe et des ressources sont massifs, plus le rapport affectif entretenu est fort. Quand vous faites un régime, vous ne mangez pas de Nutella. Le sacrifice prouve un rapport affectif avec la pâte à tartiner. Ce rapport est de l’ordre de la maîtrise consciente pour éviter un mal : l’obésité.

    En dernier lieu, Jésus ne fait pas de dépression. Le statut de Fils de Dieu ne permet pas la dépression. Ce versant qualifie les montagnes russes de la bipolarité. Son absence étonne chez le Christ. La psychiatrie actuelle répond à cette question. La bipolarité inclue un groupe nosologique particulier. Les unipolaires maniaques ou les bipolaires à polarité maniaque sont une catégorie qui distingue les individus ne faisant de dépression. La seule direction permise est la montée vers l’excitation incontrôlable. Je fais partie du groupe des bipolaires à polarité maniaque. Les antis dépresseurs me sont interdits. Ils pourraient provoquer des virages d’humeur redoutables et redoutés. Je reste classé dans la catégorie des bipolaires de type I. Le Christ était très certainement dans ce cas. En supposant la maîtrise de l’excitation, la maîtrise de l’environnement humain suit car humeur et dominance sont intimement liées. Le charisme est augmenté, la persuasion facilitée. L’homme de Dieu fait ainsi son œuvre civilisatrice : le « bien » est peut-être la seule solution pour résister aux assauts d’une humeur anormalement haute.

    Ils existent des paramètres liés au caractère qui permettent d’encaisser la manie. Le maniaque monte avec ses propres couleurs. Si elles sont trop sombres, la chute est brutale, la rupture d’adaptation est cinglante. L’excès d’amour est un danger, un piège dont il faut avoir particulièrement conscience. Il cache une soif de dominance. Le Christ a dominé et ne s’est pas laissé piéger. Aucun médicament n’était disponible à l’époque. Une connaissance exceptionnelle de lui-même lui a permis de surmonter les écueils. Connais-toi toi-même, et tu connaîtras le secret des dieux. Socrate était un prophète de Christ. Les messies et les prophètes sont des phénomènes créés par la dominance. Dieu s’exprime rationnellement dans le monde. Il ne peut pas être exclu du raisonnement sous prétexte qu’un phénomène naturel est en jeu. Jésus n’était pas un malade mental. Un malade mental est inadapté. Jésus décrit précisément ce qu’il voit. Il est d’une intelligence hors du commun.

    France 2 diffuse parfois des documentaires instructifs entre deux palabres de journalistes à la fois vendus au fric et à l’état. Cette double allégeance porte un nom qui dit toujours oui : le service public. La remarque d’un des intervenants du documentaire « un homme nommé Jésus » est une invitation à penser le phénomène messianique en termes éthologiques. Pourtant, on ne voit pas plus loin parce que malgré tous les boniments qu’on nous sert sur l’école nationale-soviétique, la théorie de l’évolution n’est pas enseignée en France. Il nous est donc révélé que le Christ a un côté « charmeur ». Il était entouré de femmes. L’époque n’était pas propice à ce genre d’entourage pour un Rabbi. Le Christ avait une immense tendresse pour les femmes. Elle voyait l’Esprit en lui. Le charme, c’est la dominance qui voyage incognito. Elles étaient attirées par lui. Le premier moteur de l’hypersexualité est allumé mais La dominance, c’est l’Amour, ce n’est pas que le sexe et la reproduction, c’est la responsabilité du bonheur des autres. Il est très difficile de se représenter l’Amour sans sexualité de nos jours. Jésus aimait Jean ? Bon sang mais c’est bien sûr, Jésus était homosexuel. La télé ne voit pas plus loin que les poils de son cul confortablement rémunéré. Son influence est très grande, elle ouvre toutes les braguettes. Elle nous fait croire que les chiottes occupent toute la maison. Les pièces à vivre se remplissent de l’effluve. Le caniveau envahit la lucarne. Si on conteste, le soupirail vous répond que les chiottes sont absolument nécessaires à la maison. Ce sophisme convainc les crétins les plus chevronnés qui n’ont pas compris qu’une juste proportion d’espace et de pudeur est à respecter pour ne pas à avoir à vivre dans les latrines des marchands.

    Luc 8 1-3
    Jésus faisait route à travers villes et villages; il proclamait et annonçait la bonne nouvelle du Règne de Dieu. Les Douze étaient avec lui, et aussi des femmes qui avaient été guéries d’esprits mauvais et de maladies : Marie, dite de Magdala, dont étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Chouza, intendant d’Hérode, Suzanne et beaucoup d’autres qui les aidaient de leurs biens.

    L’attirance des femmes n’est pas la seule conclusion qui peut être tirée de la lecture de ces versets. On apprend également que des femmes parfois importantes aidaient Jésus de leurs biens. Suivez la direction des ressources dans un groupe structuré par l’affectif et vous trouverez le dominant. La dominance est toujours la constante qui nous permet de naviguer dans les méandres humains du nouveau Testament. Avant de poursuivre, la lecture de Royaume est nécessaire. Le Royaume est terrestre et son mécanisme d’expansion est la dominance assise sur son signal honnête. La poursuite de l’analyse requiert l’aiguisage de l’angle d’attaque habituel. Un angle d’attaque est comme un filet jeté à l’eau. Si la pêche est miraculeuse alors l’interprétation a emprunté la bonne voie. Il n’est pas utile de convoquer le ban et l’arrière ban des saintes écritures. Le Royaume des Cieux est un nouveau concept que Jésus sort de son trésor. Le verset du vent formalise le mécanisme interne d’expansion du Royaume. Jésus considère qu’il est consubstantiel à l’Esprit qui lui a donné naissance lors du baptême de Jean.

    Source : Evangile selon Jean
    3.8 Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit.

    Une scénette est un excellent moyen de comprendre le verset du vent. Pierre rencontre Paul et le salue : « Bonjour Paul ». Paul entend le bruit de la voix de Pierre et lui répond « Très bien, merci ». Paul a bien entendu le bruit du salut de Paul et il en a parfaitement identifié la source. En l’occurrence Pierre. Louis arrive et demande à Paul s’il connait la source du bruit, de la voix. Paul le dévisage, interloqué : « Bien sûr, il s’agit de Pierre ». Louis pose une seconde question à Paul : « Sais-tu à qui est destiné ta réponse ? ». Paul commence à s’impatienter et répond : « Ecoute, Louis, c’est évident, il s’agit de Pierre ». Louis se retourne vers Pierre et lui demande de confirmer qu’il est bien la source du bruit et le destinataire de la réponse de Paul. Pierre confirme à Louis « Louis, tu as raison, c’est l’évidence même ».

    La comparaison de la scénette avec le verset du vent donne les résultats suivant. Le salut de Pierre dépend de son vouloir. Pas de différence. Paul en entend le bruit. Pas de différence. Paul ne sait pas d’où il vient. Paul sait que Pierre lui a dit bonjour, il sait la provenance du signal. Première Différence. Ni où il va. Paul connait le destinataire de sa réponse : Pierre. Deuxième différence. La présence de deux différences majeures entre le verset du vent et le petit dialogue créé le mystère de la métaphore de la propagation de l’Esprit. Il faut préciser une chose évidente : Pierre connait la source du salut et la destination de la réponse. Il s’agit évidemment de lui-même. Cette information va de soi et n’a pas lieu d’être précisée.

    L’Evangéliste souhaite que nous réfléchissions sur les deux inconnues : tu ne sais pas d’où il vient, ni où il va. Le verset du vent décrit l’interaction entre deux personnes, Jésus et un tiers non identifié qui symbolise un cas général. Le tiers ne connait pas la source du message. L’absence de comportement visible appelant une communication interpersonnelle de quelque nature que ce soit est impliquée ici. Pourtant un signal est émis. Jésus sait qu’il y’a émission d’un signal car un signal retour est généré par le tiers. Le signal est le signal de dominance dont le maniaque connaît les effets mais pas la porteuse. Le signal retour est reconnu par Jésus. Il ne peut pas s’agir du signal de dominance car sa nature empêche sa détection par les deux interlocuteurs. Il ne peut s’agir que d’un comportement signalant que le signal de dominance a été reçu. Le tiers n’a pas conscience du signal comportemental retour qu’il émet car il ne sait pas où il va. Jésus connait l’Esprit. Il se présente comme l’addition du signal honnête de dominance et le signal comportemental retour. Il sait très bien d’où il vient et où il va car autrement il ne pourrait pas affirmer au tiers qu’il ne sait ni d’où il vient ni où il va. Le verset comporte deux protagonistes, le signal comportemental retour n’a de sens que s’il retourne vers Jésus.

    La première inconnue trouve sa solution dans le signal honnête de dominance. Ce signal est un des fils conducteurs de notre réflexion. Il est la fondation de la théorie de la dominance restreinte. La seconde inconnue demeure énigmatique. Il nous faut trouver un comportement non provoqué, dirigé et infra conscient voire inconscient. Le seul comportement évident est le croisement des regards. Ce comportement se multiplie lorsque la manie s’installe. Les gens ne sont pas toujours vigilants, leurs regards trainent. Le regard est un point focal des relations de dominance selon certains psychologues. Il existe d’autres comportements infra conscients provoqués par le signal honnête de dominance. L’observation dans la rue est très instructive. Il faut juste attendre une manie et compter. Il arrive parfois que le regard s’accompagne de sourire et de visage transformé par le bonheur. J’ai fait le test lors de ma première crise maniaque. Les gens ne savent absolument pas que cela est provoqué par le sujet maniaque.

    L’Effet que Jésus décrit est généré par l’inconscient, maître des relations de dominance. Dame Nature a dissimulée un levier critique de la sélection naturelle dans notre inconscient. Le Christ est face à une redoutable difficulté. Il ne peut pas modéliser ce qu’il expérimente, ce qu’il observe par des concepts scientifiques. L’inconscient est une idée qui date du début du 20ème siècle. La description des comportements, les éthogrammes, la psychologie n’existaient pas au 1er siècle. Tout comportement est induit par une intentionnalité à cette époque. A l’heure actuel, des comportements non verbaux sont inconscients des protagonistes d’une interaction. Par exemple, les dominants ont tendance à utiliser leurs corps pour remplir l’espace. C’est un comportement inconscient. Jésus ne peut rien expliquer car la sanction serait immédiate. L’accusation de folie trouverait matière à s’exprimer et à condamner le fils de Dieu. La métaphore spirituelle est le seul recours ; La logique qui la sous-tend est d’une rare beauté : peu de mot pour un effet explicatif maximum. De nos jours, tous les concepts sont présents. Ils me servent car ils permettent de rendre compte de mes observations. Le but dans la manie est de se convaincre que tout est normal. L’inconscient est une aide précieuse dans la mesure où il n’est pas l’esclave du freudisme. L’inconscient existe. Il a une logique évolutive car il régule les relations de dominance. Lorsque le système de dominance subit une perturbation exagérée, son effet devient visible. L’habituation est alors la seule aide non médicamenteuse pour ne pas déraper vers des explications qui alimentent la spirale. Une façon de stimuler l’habituation est de trouver une explication stable et définitive. Dieu est un bon candidat pour normaliser les perceptions étranges et arrêter le flot continu de la tachypsychie en lui opposant une barrière efficace : celle de l’inutilité de la poursuite de l’ivresse des mots qui ne mènent qu’à d’autres mots.

    La première inconnue de l’équation du signal,  l’inconnaissance de la provenance, est la plus importante. Elle explique l’expansion du Royaume par transfert d’affect du dominant au dominé. Le verset du vent utilise le verbe savoir. Sa négation permet d’approcher l’inconscient anachronique. Un autre moyen de rendre compte du phénomène va être largement utilisé par le Christ. Au lieu du verbe savoir, le verbe cacher rend compte du fonctionnement du système de dominance. L’inconscient est caché. Jésus doit accepter le mode d’action de l’Esprit qui opère incognito. Le Royaume est un concept qui va se révéler sous forme de parabole hermétique. Le dieu des juifs est caché lui aussi, cette coïncidence n’aura pas échappé au Rabbi.

    Source : Isaïe, XLV, 15 (tr. de Sacy, Isaïe traduit en français, Paris, Desprez, 1686), Explication, p. 388 : « Vere tu es deus absconditus »).
    Vous êtes vraiment le Dieu caché, le Dieu d’Israël, le sauveur.

    La parabole est un moyen énigmatique d’expression. L’évangile de Jean est l’évangile de la Révélation. Elle compte très peu de paraboles. La démarche est logique. Une révélation par parabole est un mode d’emploi en coréen pour monter une armoire. Marc est avare de mystère alors que Luc et Mathieu regorge de bel esprit religieux. La manne a été distribuée inégalement. La parabole est une énigme qui ouvre la porte à toutes sortes d’interprétations spirituelles. Les esprits les plus brillants se sont essayés à l’exercice. Pourtant un avertissement leur est donné indirectement sous forme de… parabole. La parabole du semeur est décourageante et n’incite pas au travail exégétique. Elle a été traduite par Jésus à ses disciples. Les symboles sont arbitraires. Pourtant la maxime de fin comporte une affectivité qui permet une interprétation partielle. Le bon terroir est la condition d’une récolte abondante de fruit. La parabole contient un message moral, mais la logique symbolique est difficile à saisir. Sa traduction par Jésus laisse encore planer un mystère. Rien, absolument rien dans cette parabole ne constitue un danger pour lui. Pas de problème politique, pas de phénomène précis qu’il serait le seul à percevoir, pas de révélation fracassante sur le Royaume. L’innocuité de cette parabole est la raison pour laquelle sa traduction nous est parvenue.

    Jésus justifie l’utilisation des paraboles par des raisons encore plus obscures. Il est question d’entendre sans comprendre, de regarder sans voir. Dans tous les cas, Jésus, l’hyperdominant, capte l’attention, attirent les regards, mais les gens sont incapables de saisir l’invisible qui les dirige vers le Messie. Ils entendent le bruit mais ils ne comprennent pas comment Jésus a capturé une partie de leur inconscient. Son charisme est mystérieux et sa Parole ne cherche pas à révéler le vent qui va où son esprit le veut. La compréhension de la Parole est superflue. La personne du Christ est le véritable enjeu spirituel ou éthologique. Les apôtres n’étaient sûrement pas dans la confidence de la signification du verset du vent. Jésus n’est pas plus disert avec eux. La parabole est sciemment utilisée dans un but : s’adresser à un lieu secret de l’âme dont Jésus pressent l’existence. Son mode de communication est calqué sur le verset du vent. Les paraboles révèlent et cachent dans une tension logique qui frappe les esprits. Il est né de l’Esprit, il communique comme lui, comme le vent invisible qui se cache pour produire son effet : l’effet de la dominance.

    Source : Evangile selon Marc
    4.11 Il leur dit: C’est à vous qu’a été donné le mystère du royaume de Dieu; mais pour ceux qui sont dehors tout se passe en paraboles,
    4.12 afin qu’en voyant ils voient et n’aperçoivent point, et qu’en entendant ils entendent et ne comprennent point, de peur qu’ils ne se convertissent, et que les péchés ne leur soient pardonnés
    .
    Source : Evangile selon Matthieu
    13.34 Jésus dit à la foule toutes ces choses en paraboles, et il ne lui parlait point sans parabole,
    13.35 afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par le prophète: J’ouvrirai ma bouche en paraboles, Je publierai des choses cachées depuis la création du monde.

    L’état caché est transitoire. Les oreilles entendront et l’intelligence comprendra. Les paraboles sont des grains que Jésus sème. Il espère une prise de conscience de sa messianité. La signification symbolique de la moisson comporte cette acceptation. L’eschatologie est la prise de conscience de sa relation particulière à Dieu. Elle n’est peut-être pas achevée mais elle est désirée, voulue et prophétisée.

    Source : Evangile selon Marc
    4.21 Il leur dit encore: Apporte-t-on la lampe pour la mettre sous le boisseau, ou sous le lit? N’est-ce pas pour la mettre sur le chandelier?
    4.22 Car il n’est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret qui ne doive être mis au jour.

    La parabole suivante contient des indications sur l’expansion du royaume. Le levain et la farine sont les ingrédients qu’une femme utilise pour faire lever la pâte. La symbolique contient une indétermination implicite. On ne sait pas comment le levain fait lever la pâte à l’époque de Christ. Cette indétermination pointe vers la notion de caché mais elle ne l’explicite pas.

    Source : Evangile selon Mathieu
    13.33 Il leur dit cette autre parabole: Le royaume des cieux est semblable à du levain qu’une femme a pris et mis dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que la pâte soit toute levée.

    Les traductions des évangiles sont déjà des exégèses dont il faut se méfier. La consultation des sites anglophone est formelle, l’utilisation du verbe to hide (hide, hid) est préférée au verbe mettre. Le levain est caché dans les trois mesures de farine.

    Source: gospel according to Matthew
    13.33 Another parable spake he unto them The kingdom of heaven is like unto leaven, which a woman took, and hid in three measures of meal, till the whole was leavened.
    Source : Entretien Chrétien
    Il y a un autre mot qui doit attirer notre attention. Il s’agit du verbe ‘mettre,’ mieux traduit par le mot ‘cacher’. Le royaume des cieux est semblable à du levain, qu’une femme a pris et caché parmi trois mesures de farine (La Bible Annotée)

    La présence de la notion de caché pointe directement vers L’Esprit qui a donné naissance à Jésus (Jean 3). La locution « tu ne sais pas d’où il vient » renvoie à la dissimulation de la propagation d’un signal suggéré dans le verset du vent. Jésus est né de l’Esprit. L’Esprit se cache en lui. Jésus peut en observer les effets, eux-mêmes cachés, inaccessibles à la conscience des élus qui rejoignent le Royaume. L’interprétation de la parabole procède de cette armature. La femme est Dieu, la symbolique pointe vers la renaissance de Jean symbolisée par la femme qui donne la vie. Elle élit, oint, fait renaître Le christ en faisant pénétrer en Lui L’Esprit Saint, le levain caché, dans l’âme de Jésus qui est représenté par les mesures de farine. Le symbolisme des trois mesures demeure obscur. Il sera expliqué dans un prochain article. On y apprendra que le Christ est symbolisé par une mesure de farine. La pâte entièrement levée représente l’établissement du Royaume. L’association de Jésus et de L’esprit est symbolisée par la farine et levain. Le levain permet l’expansion du Royaume par ses propriétés étrangement équivalentes au signal honnête de dominance.

    Source : Evangile selon Marc
    4.26 Il dit encore: Il en est du royaume de Dieu comme quand un homme jette de la semence en terre;
    4.27 qu’il dorme ou qu’il veille, nuit et jour, la semence germe et croît sans qu’il sache comment.
    4.28 La terre produit d’elle-même, d’abord l’herbe, puis l’épi, puis le grain tout formé dans l’épi;
    4.29 et, dès que le fruit est mûr, on y met la faucille, car la moisson est là.

    Cette parabole compare le Royaume à la germination du blé qui est moissonné à maturité. Elle ne pose pas de difficulté logique. Deux indices majeurs pointent vers notre thème favori. La semence est en terre. Lorsqu’une semence est enterrée, elle n’est plus visible. Elle est donc cachée. La locution « sans qu’il sache comment » insiste sur l’inconnaissance du mode de fonctionnement du signal qui permet la germination. L’Esprit Saint est cette fois représenté par la semence. L’homme est Jésus qui insiste cette fois sur la propagation du signal dans cette parabole. L’homme n’est pas Dieu qui ne peut pas dormir, ni veiller. La terre représente les êtres humains qui sont mis en contact avec l’Esprit Saint. La germination symbolise leurs transformations qui les rendent éligibles pour la moisson finale du Royaume. On ne pas mieux décrire le magnétisme, le charisme et le charme de la dominance humaine poussée jusqu’à ces conclusions les plus extrêmes.

    Source : Evangile selon Marc
    4.30 Il dit encore: A quoi comparerons-nous le royaume de Dieu, ou par quelle parabole le représenterons-nous?
    4.31 Il est semblable à un grain de sénevé, qui, lorsqu’on le sème en terre, est la plus petite de toutes les semences qui sont sur la terre;
    4.32 mais, lorsqu’il a été semé, il monte, devient plus grand que tous les légumes, et pousse de grandes branches, en sorte que les oiseaux du ciel peuvent habiter sous son ombre.

    Cette parabole ne pose pas de problème d’interprétation. Le Royaume est comparé à un grain de sénevé qui devient la plus grande des plantes potagère. L’accent est mis ici sur la finalité eschatologique. Les oiseaux du ciel, les anges ou les morts reviennent sur terre qui devient soudainement un habitat plus accueillant pour eux. La semence est en terre. La notion est calquée sur la parabole précédente. Elle est accentuée par la petitesse. En terre et petite, la semence ne se remarque pas. Elle est cachée. Elle symbolise l’association de l’Esprit Saint et de Jésus dont la magnificence dépassera tous les rois et empereurs du potager.

    Source : Evangile selon Luc (aux pharisiens)
    17.20 Les Pharisiens lui ayant demandé quand viendrait le royaume de Dieu?  » Il leur répondit :  » Le Royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards;
    17.21 On ne dira point : « Il est ici ! » ou : « Il est là ! » car voyez, le royaume de Dieu est au milieu de vous.

    Ce dialogue avec les pharisiens permet encore de se faire une idée sur le mode d’expansion du Royaume. La notion de caché est centrale. Elle est tellement visible qu’il n’est utile de s’étendre. Le Royaume est sous le contrôle de l’Esprit qui a toujours des propriétés particulièrement semblables aux attributs du signal honnête de dominance.

    Source : Evangile selon Matthieu
    13.44 Encore, le royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans un champ, qu’un homme, après l’avoir trouvé, a caché ; et de la joie qu’il en a, il s’en va, et vend tout ce qu’il a, et achète ce champ–là.

    Le verset 13.44 nous indique explicitement la notion de caché à deux reprises. Le verset du vent est clairement impliqué dans cette parabole qui est une énigme logique. Un homme découvre un trésor caché, le cache à nouveau et se sépare de tous ses biens pour acheter le champ autour. Il est certes possible de cacher à nouveau un trésor que l’on vient de découvrir mais le réflexe n’est ni naturel ni affectif. Il renonce deux fois à des objets de valeurs : le trésor et ses biens. La parabole semble absurde. Le parallèle entre elle et le verset du vent est par contre évident. Les deux versets ont le même mouvement. Le vent qui va où il veut est invisible. Il est donc caché. Tu en entends le bruit, je le vois par le comportement retour donc l’Esprit est visible. Tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. L’esprit redevient caché. Le mouvement ternaire se retrouve dans la parabole du trésor. Le trésor est caché, l’homme le découvre, il est donc visible. Il le dissimule, donc le trésor est caché à nouveau. Le trésor est clairement une réplique du vent par la succession caché, visible, caché.

    Le Christ tente de trouver une explication à ce signal qu’il arrive à identifier par son effet mais dont il ignore la porteuse, le mode de transmission. Il tente d’en rendre compte par ce mouvement ternaire où l’inconscient, l’inconnaissance, l’oubli sont symbolisés par la terre. La découverte du trésor symbolise la rencontre avec Christ porteur de L’Esprit Saint. Il reçoit le signal qui le met en joie. La théorie de la dominance est confirmée : un transfert d’affect positif accompagne le signal. Il ne peut localiser la source du signal, de sa joie. Il ne sait pas d’où le signal vient, ni où il va. Le symbole de cette inconnaissance est la seconde dissimulation du Trésor. Elle est absurde affectivement mais elle se justifie symboliquement. Il s’en va, se sépare de ses biens qu’il offre à la communauté qu’il rejoint. Le Royaume est symbolisé par le champ. Le verbe acheter symbolise l’abandon des biens en échange du ralliement au Royaume. L’homme ne sait pas qu’il a été attiré par l’Esprit Saint, il ne sait pas que la cause de son ralliement est la personnalité du Christ né de l’Esprit Saint. Il a oublié symboliquement la source du signal car il est caché dans son inconscient. La joie est son seul souvenir. Il le lie au groupe qui est joyeux. Son cœur entend mais ne se souvient pas. La Messianité n’est pas une partie de plaisir intellectuel : comment la prouver alors que tout est caché ?

    Source : Evangile selon Matthieu
    13.45 Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles.
    13.46 Il a trouvé une perle de grand prix; et il est allé vendre tout ce qu’il avait, et l’a achetée.

    La notion de caché n’est pas explicité dans cette parabole. On peut déduire du verbe « rechercher » que les perles ne sont pas immédiatement disponibles pour les sens. Les perles sont en effet des accumulations de nacre présentes dans les mollusques. Le mollusque cache son trésor dans sa coquille et la mer achève de planter un décor parfait pour la dissimulation. La mer est un liquide qui pointe possiblement vers le baptême. Le marchand est en quête des œuvres ou des manifestations du Seigneur symbolisées par les belles perles. Il trouve une perle de grand prix dans le baptême : L’Esprit Saint, caché dans l’eau et les mollusques. Il quitte tout et le prix de ce sacrifice est équivalent à cette perle de grand prix dont il prend possession.

    Le Royaume des cieux et son histoire entrent en résonance avec la théorie de la dominance. Le Christ a observé une réalité que lui seul pouvait observer. Le recours systématique à des réseaux lexicaux évoquant la dissimulation pointe vers l’Esprit Saint, qui est loin d’être la révélation visible attendue. La cause de l’expansion du Royaume est l’Esprit Saint. Il n’est pas impossible que l’Esprit Saint soit une réalité biologique. Il est intéressant de jouer avec cette idée. Après tout le Nouveau Testament est la vérité. Il n’est pas absurde d’intégrer la science dans cette vérité et de définir le Royaume voulue par Jésus comme un résultat de l’Hyperdominance. Je ne suis ni athée ni croyant. Je cherche, et celui qui cherche trouve nous dit la parabole de l’ami importun. Je suis peut-être cet ami importun.

    Le Christ a un comportement très curieux. Les miracles sont des exploits qui ne doivent pas être publiés. Ce florilège rend compte de cette attitude bizarre. Le Christ est un prédicateur. Il veut convertir un maximum de fidèles pour sauver leurs âmes. Pourtant, aucune publicité ne doit entourer la tête de gondole de la chrétienté : les miracles. Cette censure est étonnante. L’Esprit Saint est caché. La source des miracles est l’Esprit Saint. Jésus obéit au mode d’action du don de de Dieu. En cachant, il révèle. Jésus utilise cette stratégie qui se révèle payante. Les témoins ou les victimes des miracles n’ont qu’une seule chose en tête : publier la gloire de Dieu. Plus on cache, plus on révèle. Jésus a complètement intégré le paradoxe de l’Esprit qui devient la stratégie consciente de la conquête du Royaume. Les Miracles signés par ce comportement bizarre sont validés du point de vue de la théorie de la dominance : il s’est passé quelque chose d’inhabituel. Les Evangélistes n’ont pas compris Jésus, ils ont n’ont pas pu inventer les réticences à propager les nouvelles des miracles. Ils n’ont donc pas pu mentir car la tendance est plutôt à enlever les locutions qui font la promotion du silence. Les versets gênants sont supprimés car ils apparaissent absurdes. On ne comprend pas donc on ne traduit pas correctement, voire on supprime un pan entier d’un verset.

    Marc 8
    25 Jésus lui mit de nouveau les mains sur les yeux; et, quand l’aveugle regarda fixement, il fut guéri, et vit tout distinctement.
    26 Alors Jésus le renvoya dans sa maison, en disant: N’entre pas au village.

    25 After that he put his hands again upon his eyes, and made him look up: and he was restored, and saw every man clearly.
    26 And he sent him away to his house, saying, Neither go into the town, nor tell it to any in the town.

    La confession de Pierre est un nœud névralgique du Nouveau Testament. Jésus ne révèlera jamais sa filiation divine de lui-même. Il sait qu’elle doit rester cachée. La déclarer ouvertement est synonyme d’accusation de folie. Il sonde ses disciples et pour la première fois sans doute, un adepte admet qu’il est le Christ. Pierre est récompensé de cet aveu ; il est promu dirigeant de l’Eglise. Le Christ inhibe encore une fois les velléités de publicité de cette reconnaissance. Il veut que cette reconnaissance vienne du cœur et pas de on dits, de ragot. La reconnaissance par le cœur signe la présence du Saint Esprit qui se dévoile enfin et valide la stratégie du Christ. Le mouvement part de l’invisible, du caché et de l’inconscient pour aboutir au visible, à l’aveu du cœur conscient. Quand l’Esprit Saint s’exprime clairement, il est la voix de Dieu. L’expérience de la NDE est éclairante à ce sujet.

    Source : Evangile selon Luc
    9.18 Un jour que Jésus priait à l’écart, ayant avec lui ses disciples, il leur posa cette question: Qui dit-on que je suis?
    9.19 Ils répondirent: Jean Baptiste; les autres, Élie; les autres, qu’un des anciens prophètes est ressuscité.
    9.20 Et vous, leur demanda-t-il, qui dites-vous que je suis? Pierre répondit: Le Christ de Dieu.
    9.21 Jésus leur recommanda sévèrement de ne le dire à personne.

    Source : Evangile selon Marc
    8.29 Et vous, leur demanda-t-il, qui dites-vous que je suis? Pierre lui répondit: Tu es le Christ.
    8.30 Jésus leur recommanda sévèrement de ne dire cela de lui à personne.

    Source : Evangile selon Matthieu
    16.14 Ils répondirent: Les uns disent que tu es Jean Baptiste; les autres, Élie; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes.
    16.15 Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis?
    16.16 Simon Pierre répondit: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.
    16.17 Jésus, reprenant la parole, lui dit: Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux.
    16.18 Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle.
    19 Je te donnerai les clefs du royaume des cieux: ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux.
    16.20 Alors il recommanda aux disciples de ne dire à personne qu’il était le Christ.

    Le verset suivant semble démentir la vision d’un Royaume terrestre dont l’action invisible se fait sentir au milieu de nous. Politiquement, le Royaume, n’étant point d’ici-bas, il n’est fort opportunément pas une concurrence pour l’empire Romain. L’envolée spirituelle doit être contenue par le contexte de la rencontre avec Pilate. Jésus espère que la voix se fera entendre pour éloigner cette coupe qu’il ne voulait manifestement pas boire lors de la veille du Jardin des Oliviers. Le discours qu’il tient est adapté au gouverneur Romain. Preuve est faite que le Royaume n’existe pas puisqu’il n’a pas été défendu. Logiquement, on doit s’interroger. Jusqu’à cette preuve, le Royaume était bien une réalité terrestre. Jésus joue avec les circonstances. Il a commandé à ses disciples de ne pas le défendre lorsque Judas a fait son office. Il ne peut pas s’étonner du manque de motivation de ses serviteurs. Le message est clair : Mon Royaume est terrestre, pour des raisons politiques je le transforme maintenant en royaume de nulle part pour des raisons tactiques. S’il est nulle part ou point d’ici-bas, il redevient caché. Dissimulé aux yeux impies de Rome.

    Source : Evangile selon Jean
    18.36 Mon royaume n’est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne fusse pas livré aux Juifs; mais maintenant mon royaume n’est point d’ici-bas.

    Rions et rêvons un peu…

    En 2016, il y’avait eu cette remise de prix Nobel de biologie. Le fait que Jésus fut pressenti pour la récompense n’avait choqué personne. En effet, depuis les révélations du blog « éthologie du trouble bipolaire », plus personne ne doutait que Jésus fut le premier théoricien de la dominance humaine. Le pape en personne s’était déplacé pour recevoir la récompense. Devant le public des scientifiques un peu interloqués, il se livra à une tirade humoristique. Ce pape n’était pas dénué d’Esprit, à ce qu’il avait semblé paraître… « Depuis 2000 ans, nous vous le répétons : Jésus avait raison ». Le prix fut remis en personne par Dawkins, qui pour une fois était coi comme un clou sur le cul. A la fin de la remise de prix, le pape et Dawkins l’athée prirent un verre ensemble au bar de la salle de conférence. Ils fraternisèrent. C’était à celui qui en ferait le plus. Les « nous allons canoniser Darwin » succédait à « nous devons fusionner théologie et éthologie » mais cela n’était rien car on attendait avec impatience la décision de bâtir la future «Jesus Christ University of ethology» qui devait être construite près de Versailles. Le plus pratique serait près de la gare rive gauche, le parking moche ne demande qu’à disparaître. Le monde meilleur était le devenir naturel de la structure de dominance ou du Royaume. Ils étaient joyeux. La tâche n’était pas immense : l’Esprit, en maîtrise d’ouvrage, le Gène, en maîtrise d’œuvre, et la Sélection naturelle, en équipe de test, s’occuperaient de tout. On espérait un go live et un client content dans 1000 ou 100 000 ans, quelle importance ? L’important était que nous avions une destinée. Elle consistait à mieux nous connaître nous même pour éviter les grosses bêtises qui font souffrir et ainsi connaître les secrets de Dieu, ses belles perles de grand prix dont faisaient partie la Science.

    Personne n’avait remarqué que Louis était dans la salle de conférence et les avait suivis au bar. Il était encore dans un de ces up. Il avait été facile d’entrer. Il avait simplement dit aux gardes qu’il était le frère d’Obama. Il se dit « le royaume des cieux s’est approché de Dawkins et du Pape car heureux les artisans de paix! Ils seront appelés fils de Dieu! ». Il était le seul à remarquer qu’ils ne buvaient que de l’eau. La foule qui les entourait pensait qu’ils buvaient du vin tant ils étaient enjoués. Quelqu’un prenait des notes de ce qu’ils disaient, un journaliste qui savait encore écrire sans doute. Personne ne remarquait Louis car les deux étoiles prenaient toute la place consciente. Certains détournaient la tête vers Lui, l’habituelle litanie de ses phases up. Louis était content car il avait réussi à garder ce précieux anonymat qui lui permettait d’observer la structure de dominance. Il se dit « Le vent souffle où il veut. Tu en entends le bruit mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va ». Un courant d’air le saisit et il frissonna. Il leva les yeux au ciel qui s’était déchiré et une voix s’y fit entendre « Louis, je te dis d’écouter ton cœur et tu l’escalades par la face nord cachée dans tes nuages. Tu ne perds rien pour attendre. Moi, comme ça, à poil sur internet, ça va se payer, Saint Pierre a déjà mis les cocas au frais, tu passes quand tu veux, tu verras ici on rigole bien. Ça nous fait bien rire de voir comment vous vous dépêtrez avec tout ce fatras qu’on vous a transmis …».

    Au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi fut-Il. Pour une fois la Spiritualité semblait évidente et la Rationalité, cachée. L’Espérance et la Raison étaient le Cœur. Il faut bien ses deux ventricules pour qu’il batte.

    Sting / It’s probably me
    You’re not the easiest person I ever got to know
    And it’s hard for us both to let our feelings show
    Some would say I should let you go your way
    You’ll only make me cry
    But If there’s one guy, just one guy
    Who’d lay down his life for you and die
    I hate to say it, I hate to say it
    But it’s probably me
    When the world’s gone crazy, and it makes no sense
    And there’s only one voice that comes to your defense
    And the jury’s out and your eyes search the room
    And one friendly face is all you need to see
    And If there’s one guy, just one guy
    Who’d lay down his life for you and die
    I hate to say it, I hate to say it
    But it’s probably me

    Telephone / au cœur de la nuit
    J’avais un ami, mais il est parti
    Ce sens à ma vie, il n’est plus en vie
    Il m’a tout donné, puis s’est effacé
    Sans me déranger, et je crois j’ai pleuré
    Tout au fond, l’air d’un con
    Envie de me casser
    Voudrais bien essayer
    Voudrais bien continuer, continuer
    Un moment, un instant, j’ai cru oublier
    En parlant, en marchant
    A Paris, à minuit, dans ma ville
    Quelques mots perdus dans la nuit
    Quelques mots qui traînent à minuit
    Quelques mots qui cognent au cœur de la nuit
    Mais la nuit ne peut pas entendre, non la nuit ne peut pas comprendre
    C’est à croire, que la nuit n’a pas de cœur

    Bryan Adams / (Everything I Do) I Do It For You
    Look into your heart – you will find
    There’s nothin’ there to hide.
    Take me as I am, take my life.
    I would give it all, I would sacrifice.
    Don’t tell me it’s not worth fightin’ for
    I can’t help it, there’s nothin’ I want more
    You know it’s true:
    Everything I do, I do it for you, oh, yeah.
    There’s no love like your love
    And no other could give more love.
    There’s nowhere unless you’re there
    All the time, all the way, yeah.

    Limahl / never ending story
    Rhymes that keep their secrets
    Will unfold behind the clouds
    And there upon a rainbow
    Is the answer to a never ending story

    F.R. David / Words
    Words, don’t come easy to me
    How can I find a way to make you see I Love You
    Words don’t come easy
    Words, don’t come easy to me
    This is the only way for me to say I Love You
    Words don’t come easy
    Well I’m just a music man
    Melody’s so far my best friend
    But my words are coming out wrong and I
    I reveal my heart to you and
    Hope that you believe it’s true cause
    Words, don’t come easy to me
    How can I find a way to make you see I love You
    Words don’t come easy
    This is just a simple song
    That I’ve made for you on my own
    There’s no hidden meaning you know

  • 3.995 Chronique du Royaume

    (Lecture en mode élargie, suppression de la marge gauche)

    Je pourrais vous faire un plan en 4 parties, et des tas de sous parties. Mais je n’aime pas les plans rigides qu’on m’a infligés quand j’étais enfant, ces structures de savoir stérilisent la curiosité et détruisent le désir de découvrir. J’aime laisser errer ma pensée et rendre compte de son errance, de ses errements et de ses déshérences. Mais elle ne manque pas d’aire. Alors ça y’est nous y sommes, là où je devais arriver, j’y suis, je me suis rendu à ce que les gens ont cru. Les voiles s’envolent, se dévoilent et la torchère consume la sève exubérante de l’arbre de vie. Moi, le sale gosse, comment ai-je pu en arriver là ? Je ne sais pas ou plutôt je sais mais je ne peux rien dire, tout est si étrange dans mon monde si réel. Je vois un ange qui grave au burin les chemins lumineux de mon destin, il dessine sur ce parchemin une roue fortunée et une route se perdant dans l’horizon. Cycles et droites s’enlacent et fécondent les sillons de la chanson des siècles. Les ailes de l’ange battent et caresse mon sommeil serein d’une plume pendule, ou encore est-ce son cœur qui palpite en moi ? L’arythmie de ses paupières d’anges me regarde-moi, poussière de supernova qui s’immisce dans les yeux de ceux qui osent défier le regard qui décille.

    Pour comprendre cet article il vous faudra avoir lu et ruminé tous les précédents qui révèlent la cohérence d’un esprit qui aura brouté tous les verts pâturages de la vérité et qui aura juré sa perte dans les hauts alpages de sa maladie affective. La vérité ne souffre d’aucune épithète. Vérité scientifique, spirituelle ou affective sont des souterrains qui remontent et se rejoignent à la surface où l’air libre coule à flot. L’air libre est de bonne composition, approchez ! Celui qui s’y abreuve étanchera sa soif d’eau vive. Avez-vous déjà entrouvert les portes vivifiantes du Royaume ?

    Royaume
    Echo du Royaume
    Evangile selon Louis

    Reprenons. Un individu nommé Jésus de Nazareth naquit miraculeusement par l’opération du Saint Esprit il y’a environ deux mille ans. Les historiens situent sa naissance vers -4 avant JC. Il est donc né 4 ans avant lui-même ce qui n’émeut apparemment personne. Durant son magistère, il annonça que la venue du Royaume de Dieu était proche, entra en conflit avec l’autorité religieuse et mourut sur la croix à l’âge supposé de 33 ans. Selon les évangiles, il ressuscita d’entre les morts à la grande surprise de ses disciples. L’influence que son magistère a exercée sur l’histoire et les présupposés de la civilisation occidentale est considérable.

    La méthode que j’ai adoptée pour la lecture des évangiles est très simple : j’ai exclu de mon analyse tout ce qui relève du surnaturel pour me concentrer sur les paroles du Christ. En analysant ses paroles et en les croisant avec ma théorie de la dominance, j’ai compris qu’un choix avait été fait il y’ a deux milles ans. Ce choix a consisté à utiliser la spiritualité pour rendre compte du phénomène messianique. Il est complètement cohérent avec l’intention de Jésus. Cependant, personne ne s’est demandé si Jésus avait été le témoin de phénomènes réels que lui seul était en mesure d’observer. Je suis en quelque sorte un hérétique scientifique. Cette hérésie audacieuse se fonde sur une prétention qui peut vous paraître démesurée. Mais, en y réfléchissant bien, vous pourriez arriver à la conclusion que cette démesure ne résulte que de votre propre fascination irrationnelle et spirituelle pour le Christ. Je prétends voir, observer, regarder ou avoir été témoin de phénomènes qui existent et qui sont étudiés par la science d’aujourd’hui et qui ont été intellectualisés puis interprétées avant d’être enseigné par… Jésus il y’a plus de deux mille ans.

    • Les NDE ou expériences de mort imminente. Personne ne peut nier leur existence. Chacun est libre d’en donner une interprétation chimique, neurologique ou métaphysique. Le fait est qu’elles existent et qu’elles présentent certains invariants indépendants de la culture du sujet.
    • La dominance sociale ou biologique, le pouvoir sont des notions qui sont étudiées en psychologie moderne et en éthologie humaine qui se compénètrent l’une l’autre.
    • Les troubles bipolaires ont été identifiés dès l’antiquité et sont maintenant une maladie à l’étiologie bien connue. Le Docteur Johnson pense et démontre que les phénomènes de dominance sociale sont liés au trouble bipolaire. La généalogie de cette réflexion débute à partir de l’hypothèse de Price (Lancet, 1967) qui établit un lien entre les déséquilibres liés à la hiérarchie de dominance et les maladies mentales. Ce scientifique a influé sur nombre de psychologues et thérapeutes anglo-saxons.
    • L’inconscient aux mille visages n’est plus un concept freudien mais scientifique. Beaucoup de cognition apprises ou automatiques que nous utilisons sont conscientes, infra-, sub- ou inconscientes. Le cerveau ne réinvente pas le fil à couper le beurre car il lui est moins couteux en énergie de réutiliser des cognitions sans nous demander notre avis que de recourir à des cognitions contrôlées. Le système d’attention est gourmand en énergie, c’est pour cela qu’il nous punis lorsque nous l’utilisons : penser est vécu comme un effort. Vous avez le droit de vous munir d’un pot de Nutella pour affronter cet article. Il va être long mais intéressant. Persévérez !

    Dominance et expériences de mort imminente sont les deux clés émergeantes d’une nouvelle manière d’ouvrir les portes du nouveau testament et de faire plus ample connaissance avec un génie sans épithète employant une dialectique logico symbolique pour tenter de communiquer avec une part de nous-mêmes qui est demeurée et demeure encore sourde à ses appels. Je l’ai dit et répété, Jésus n’est pas l’illuminé que l’on m’a vendu. J’ai vu ce qu’il a vu, je ne suis ni lui, ni messie encore moins Dieu, je suis un caméléon qui se pare des couleurs de l’autre quand il l’intériorise grâce à la théorie de l’Esprit .Je ne tire aucune conclusion spirituelle de ce que je vois car ce mot, je m’en méfie. Comme je l’ai peut-être déjà dit, mon bien le plus précieux, en tant que bipolaire stabilisé, c’est la réalité, et si la réalité ne suffit pas, alors le premier réflexe sain et salutaire est d’étendre le concept de réalité sans inventer de nouvelles catégories superflues où chacun peut raconter ce qu’il lui plait au mépris de ce qu’a voulu transmettre le Christ. Je ne suis dépositaire d’aucune vérité mais les versets et les faits parlent d’eux-mêmes. Le substrat de la source jaillissante du développement intellectuel et interprétatif du Christ existe bel et bien, il est connaissable à défaut d’être explicable. L’interprétation messianique de cette base, au vue des connaissances de son temps était la seule possible et, en outre, la plus adaptée au vu des représentations de son temps. Comprenez-moi bien, mon intention n’est pas de contredire le Christ, elle est de donner une compréhension définitive enracinée dans des réalités présentes, dans les radars de l’air du temps. Je ne suis pas de ceux qui pensent que l’objectif ultime de la science est de combattre Dieu. L’objectif de la science c’est de connaître et de transmettre et donc de combattre l’obscurantisme partout où il peut naître y compris parmi ses propres rangs. Jésus n’était pas si éloigné de cette approche ; il restait simplement à mettre en place une maïeutique adaptée à son génie.

    Mon expérience dans le domaine comportemental a nécessité un effort personnel de conceptualisation. Mes idées sont partiellement validées dans leur fondement puisqu’une femme formidable à Berkeley travaille sur le lien entre bipolarité et dominance sociale. Sheri Johnson ne fait que légitimer ce lien, ce rapport dans la sphère de la psychologie scientifique moderne que j’opposerais à la psychologie philosophique faisant commerce illégale de l’exercice de la médecine. Elle valide la fondation mais, pour le reste, ma motivation à comprendre doit constamment faire évoluer les cadres théoriques actuellement connu pour rendre compte de mon expérience reconnue et assumée comme particulièrement subjective. Et cette recherche n’est pas un passe-temps, elle est nécessaire pour interpréter des situations comportementales que personne ne voient, car seul l’observateur connait leurs fréquences habituelles qui s’inscrivent donc dans ce que je nommerai son univers comportemental qui évolue, varie, se transforme en fonction de son humeur qui, nous l’avons compris au fil des articles, est le faux nez de la dominance. L’univers comportemental d’un individu est l’ensemble des comportements connus de l’individu et des individus qui peuvent le côtoyer à un niveau donné de dominance. Le principal outil d’analyse de l’univers comportemental est la statistique. Pour parler comme Dawkins, nous faisons l’hypothèse que le phénotype étendu d’un individu est son environnement social.

    Le continuum interprétatif est ainsi maintenu évitant le naufrage corps et bien de la raison sombrant dans la folie ou autre errements semblables. Seul le sujet à la capacité de connaître son univers comportemental et il se présente donc comme le seul capable d’en saisir les évolutions. La présence de comportement induit par l’inconscient comporte un certain nombre de difficultés supplémentaires d’analyse qui peuvent être surmontées grâce à l’attirail statistique disponible de nos jours. Nous espérons donc développés dans les années qui viennent la théorie de la dominance restreinte basée sur l’émission d’un signal honnête de dominance.

    Il faut bien garder à l’esprit que le texte biblique que nous avons sous les yeux n’est pas un modèle de fiabilité, mais connaissant la réalité qu’a interprétée Jésus, il n’est pas difficile de trouver les arguments qui éclaireront des conclusions radicalement innovantes. Votre trouble est mon principal objectif. L’analyse logico symbolique des paraboles du Christ mettra en lumière une véritable idéologie qui a tenté de transmettre une expérience connue de nos jours : les NDE ou near death experience. Lorsqu’une approche cohérente se forme, alors il est remarquable de constater comment des mots insignifiants peuvent s’apparier et entrer en résonance pour former une flèche logique dont la seule cible et raison d’être est de nous atteindre en plein cœur. L’intention se révèle alors Totalité, étrangère aux tribulations et autres turpitudes exégétiques affabulatrices. Si Jésus revenait, il aurait peut-être une attaque devant la légèreté de certains commentateurs chrétiens qui perpétuent une interprétation qui sous-tend l’idée que Jésus a dit tout et n’importe quoi. C’est faux. Logiquement faux car la pensée de Jésus est une pensée empreinte de multiples références dont le socle ou premier moteur est la Logique. Ce n’est pas une pensée de la spiritualité abstraite et bavarde.

    Le nœud gordien qui monte la garde des évangiles, nœud que j’ai tranché avec un trousseau de deux clés, est le dialogue avec Nicodème. Ce dialogue dans l’interprétation chrétienne vise à faire passer Nicodème pour un nigaud qui ne comprend rien. Il n’en est rien. Il symbolise l’abîme qui sépare tragiquement les constatations de Jésus de la science de son temps. Le reproche de Jésus au docteur d’Israël de ne pas savoir révèle plus un sentiment de désespérance que d’arrogance. Il comprend que son savoir ne pourra jamais être partagé par les gens les plus intelligents. Son Dieu est paradoxal, il lui offre la puissance mais elle n’est pas opérante dialectiquement dans un dialogue où deux consciences interagissent. Et ce paradoxe n’a pas empêché Jésus de croire à son Dieu plutôt qu’à un phénomène naturel.

    Voulez-vous emprunter un chemin qui n’a pas été parcouru depuis deux mille ans ? Suivez-moi. Avant de commencer, je voudrais encore rabâcher les deux clés du dialogue avec Nicodème. Je commence par la seconde clé que j’ai utilisée pour ouvrir les portes des paraboles se référant au Royaume. Le verset du vent (Jean 3 :8) renvoi à la constatation de changements dans les comportements dont le chef d’orchestre est l’inconscient qui reçoit un signal honnête de dominance et qui provoque des changements comportementaux dans l’ensemble de la structure de dominance sorte de multivers des univers comportementaux. Jésus parlera alors de Royaume des Cieux soit une gangue d’amour protectrice qui sert à protéger l’hyperdominant de toute violence afin de faciliter la défense de sa progéniture; dame Nature est inventive au-delà de ce que vous savez et son problème a toujours été de protéger le dominant des mauvaises blessures par des dispositifs comme la ritualisation.

    Notons immédiatement que les versets illuminés par le verset du vent que j’ai analysés dans la série d’articles consacrés aux paraboles du Royaume ne contiennent aucune mention de la mort du messie. Jésus pensait certainement que les propriétés de l’Esprit dévoilées dans le chapitre 3 de l’évangile de Jean suffirait pour conquérir le Royaume sans coup férir. De mon point de vue, la chaine logique, en tant qu’évidence, qui a guidé le Christ est parfaitement rationnelle. Malheureusement pour lui, la dominance n’est pas la domination. Alors, devant le succès mitigé de sa prédication, il a très certainement et on le voit bien, commencé à conceptualisé que la naissance à nouveau était l’autre clé qui permettrait l’avènement du Royaume des Cieux. Dans le mouvement des évangiles, la pensée du Christ s’affirme de cette façon. Le problème de la renaissance est intéressant car c’est l’interprétation Christique de la NDE. L’expression interprétative omet complètement et volontairement le sentiment de mort inéluctable qui précède logiquement la renaissance. C’est un choix voulu : Dieu est le Dieu des vivants. Mais le Christ sait parfaitement que la mort est une partie intégrante de la NDE qu’il ne peut pas décrire car il sait que le phénomène en tant que perception de la conscience est indémontrable et inobjectivable. En outre, si vous dites que vous êtes passés par le trépas, le simple fait que vous soyez vivant vous dément logiquement et catégoriquement vis-à-vis du reste du monde. Jésus savait cela. Il ne s’agit pas de dire que je pense la même chose que le Christ bien que je pense avoir vécu la même chose, il s’agit de me placer de son point de vue pour essayer de comprendre son cheminement car je pars de prémisses vécus qui n’ont pas ou peu été appliqués à la lecture des évangiles. D’autres promontoires appellent d’autres observations, et d’autres observations appellent des conclusions radicalement différentes.

    Je ne reviendrai pas sur ma NDE que j’ai suffisamment documentée. Cette expérience personnelle, je l’ai assez croisée avec la naissance à nouveau rapportée par Jean. Encore une fois le pauvre Nicodème est affublé d’une stupidité qu’il ne mérite pas. A ma connaissance, Jésus parlait en Araméen ; les jeux de mots en Grecs (à nouveau, en haut, du commencement) qui nous sont présentés comme la vérité ne peuvent que me laisser sceptique. Il est impensable qu’un chef des Juifs ne comprenne pas les mots exprimés dans une discussion car ces gens passent leurs temps à interpréter des textes dès leur plus jeune âge. Nicodème ne comprend pas parce que Jésus ne peut pas se faire comprendre, voilà la vérité du véritable drame des évangiles : deux intelligences vives qui ne peuvent pas communiquer. Les miracles ne sont pas importants pour le Christ, et il nous le fait abondamment savoir dans le nouveau testament. Cette indication est récurrente. Si les miracles existent, ce n’est pas le fonds de commerce du Christ. Son obsession est de partager ses secrets avec Nicodème concernant la renaissance et le verset du vent. Malheureusement il doit naviguer entre charybde qui le traite de fou et Scylla qui lui fait renoncer à sa prédication. S’il en dit trop il est pris pour un dément, s’il ne dit rien, il n’y’a pas d’espoir. Que reste-t-il comme solution sinon les paraboles, les métaphores et les paradoxes? Comment rester caché en se dévoilant ? Le Christ a pris son bâton de pèlerin, il a choisi l’action comme commandement inéluctable d’un Dieu qu’il a cherché à comprendre pour le transmettre non seulement aux pauvres, mais aussi aux intelligents car, quoiqu’il ait pu dire, c’est ce qu’il a tenté de faire comme nous allons le voir. La propagande d’un Christ n’Etant que pour les pauvres et les idiots ne tient pas. Cette conclusion sera tirée à la fin de l’article et vous apparaîtra comme aussi nouvelle que solide dans son argumentation.

    Je ne suis pas un exégète mais, avant de se précipiter sur l’interprétation, il y’a des questions importantes à se poser que les commentateurs chrétiens ne se posent pas car le texte, venant de Dieu, dispense son logos de tout questionnement. Pourquoi le messie d’une religion révélée a recours à des paraboles ? Jésus utilise des associations entre des symboles et la réalité qu’il veut nous faire comprendre. Ces associations sont très évocatrices et je ne serais pas étonné que certaines d’entre elles lui aient apparu à la volée lors d’envolée maniaque contrôlée. Rappelez-vous comment Nietzsche décrit dans Ecce Homo le processus d’inspiration qui permet à des métaphores de jaillir vers lui sans efforts (tachypsychie). Pourquoi ne va-t-il pas droit au but ? De quoi a-t-il peur sinon de l’accusation de démence et de décrédibilisation subséquente, fatale à toutes personnes ayant le projet de porter la Parole de Dieu?

    Que redoute-t-il sinon que son message logique soit entachée d’accusation de délire? A qui où à quoi s’adresse-t-il lorsque il devient complètement hermétique ? Je crois qu’il s’adresse à une partie de nous-même qui ne nous est pas accessible mais qu’il voit en acte dans le couple qui lie parfois l’inconscient et le comportement. Il utilise le caché pour parler au caché. Et le caché est bien sur l’inconscient. Inconscient qu’il voit à l’œuvre dans le comportement des gens courbés par la masse infinie de sa dominance. Du temps de Jésus, s’il vous prend la fantaisie d’échanger consciemment, par le langage, sur la signification réelle du verset du vent ou sur l’expérience de mort imminente, vous allez récolter soit des moqueries soit des soupçons sur votre état mental. Nous verrons que certaines paraboles sont venues illustrer cette impossibilité de transmission au point qu’un monde nouveau est voulu par le Christ pour se débarrasser des vieilles lunes et de ses oripeaux perdus dans la brume. Jésus utilise des contresens logiques apparents dont il légitime l’usage en tant que détente d’un neocortex transformé en arme d’amour inconditionnel massive. Je suis logique vous dit-il, une part de vous entend mais une part de vous n’entends pas. C’est bien vous, mais ce n’est pas la même part. L’une est consciente et répond à mes signaux, une autre inconsciente répond à mes signaux dont j’observe les effets. J’ai l’infortune de ne pas en connaitre le mode opératoire et vous non plus. Comment dois-je parler à cette part pour qu’elle communique avec l’autre ? Le nœud poignant des évangiles réside donc aussi dans les versets suivants.

    Source : Evangile selon Marc
    4.11 Il leur dit: C’est à vous qu’a été donné le mystère du royaume de Dieu; mais pour ceux qui sont dehors tout se passe en paraboles,
    4.12 afin qu’en voyant ils voient et n’aperçoivent point, et qu’en entendant ils entendent et ne comprennent point, de peur qu’ils ne se convertissent, et que les péchés ne leur soient pardonnés.
    Source : Evangile selon Mathieu
    13.10 Les disciples s’approchèrent, et lui dirent: Pourquoi leur parles-tu en paraboles?
    13.11 Jésus leur répondit: Parce qu’il vous a été donné de connaître les mystères du royaume des cieux, et que cela ne leur a pas été donné.
    13.12 Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.
    13.13 C’est pourquoi je leur parle en paraboles, parce qu’en voyant ils ne voient point, et qu’en entendant ils n’entendent ni ne comprennent.
    13.14 Et pour eux s’accomplit cette prophétie d’Ésaïe: Vous entendrez de vos oreilles, et vous ne comprendrez point; Vous regarderez de vos yeux, et vous ne verrez point.
    13.15 Car le cœur de ce peuple est devenu insensible; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu’ils ne voient de leurs yeux, qu’ils n’entendent de leurs oreilles, Qu’ils ne comprennent de leur cœur, Qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse.
    13.16 Mais heureux sont vos yeux, parce qu’ils voient, et vos oreilles, parce qu’elles entendent!
    13.17 Je vous le dis en vérité, beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu.

    Dans Royaume, j’ai donc affirmé que la renaissance cachait une NDE et je l’ai localisée lors du baptême johannique. Il faut être simple et écouter Jésus. Quand il dit à Nicodème qu’il faut naître d’eau et d’Esprit, cela pointe avec une probabilité de l’ordre de 90% vers le baptême prodigué par Jean. Il s’y passe selon les évangiles quelque chose d’anormal et il faut simplement retenir cette constatation au-delà du récit volontairement symbolique qui pointe vers les frontières de la mort tout en la cachant. Si quelque chose de public avait eu lieu alors Jésus l’évoquerait de manière ouverte; le problème est que la NDE est une vision hors du temps où le sujet, c’est mon intuition, entre en contact avec son inconscient ou avec l’Unconscient. Ma NDE n’est pas une NDE de mort imminente c’est une MDE : « manic death experience ». Elle prouve, qu’en manie, il est possible d’avoir des expériences à la frontière de la mort sans détresse physiologique et quasi identique à celles plus classiques qui concernent ceux qui ont eu de sérieux accidents. Notez bien que je ne m’intéresserai ni au pourquoi ni au comment de ce phénomène, mais comment il nous apparait d’abord comme ressenti puis interprétation par les gens qui l’ont vécu. Jésus a ressenti l’amour inconditionnel mais une machine interprétative et intellectuelle s’est mise en branle pour transmettre l’expérience et rendre gloire à son Dieu. Aujourd’hui parler de phénomène de NDE est banal et documenté. Personne n’aurait l’idée de créer une religion à partir de cette expérience spécifique. Il y’a eu quelque chose en plus que Jésus tout comme moi avons remarqué. Il y’a eu exagération d’un phénomène connu sous le nom de dominance. La seule question intéressante auxquelles j’ai répondu dans la série d’articles précédents est : Dame nature procure-t-elle un avantage comportemental statistique supplémentaire à chaque niveau de dominance pour augmenter la valeur sélective de son protégé et l’inciter non seulement à procréer mais aussi à assurer des conditions de sécurité propice à l’éducation et à la protection de sa progéniture ? La réponse est oui et elle est cohérente avec la spécificité du système de sélection naturelle humain en ce sens qu’il a dû inventer une propriété pour accélérer des processus de sélection ayant permis de surpasser les singes notamment dans le domaine de la maîtrise de la conscience. Il ne faut quand même pas oublier que les primates ont eu droit au même temps d’évolution que nous. J’ai nommé cet accélérateur signal honnête de dominance statistiquement capable par la modulation de son intensité de faire évoluer l’univers comportemental d’un sujet. Le signal honnête de dominance est un concept issue de l’éthologie que je défini comme point focal de la théorie de la dominance restreinte.

    Il ne suffit pas de dire que Jésus a subi une NDE, il faut pouvoir en trouver des traces dans son enseignement. Si on regarde la religion chrétienne de loin, la forme qui apparaît sans conteste en premier est l’Amour. Un des ingrédients de l’expérience de mort imminente est l’Amour. Pour ma part, je l’ai ressenti comme un amour inhumain. Mais l’adjectif inhumain n’est pas le plus couramment employé. L’adjectif le plus populaire que l’on emploie pour qualifier cet amour est inconditionnel. Et Jésus a ressenti ce type d’amour. Il a dû trouver les moyens dialectiques pour traduire ce sentiment étrange dans son magistère. Il a dû également y réfléchir parce que Jésus est d’une intelligence hors du commun qui pense pour traduire, transmettre, communiquer la raison d’être de sa religion ou du Royaume qu’il voit comme une forme en expansion. Les gens ont peine à trouver une définition à l’intelligence. Mon opinion est qu’une intelligence hors du commun se révèle lorsqu’elle vise à conceptualiser un phénomène observable mais non documenté dans les bibliothèques du savoir de son temps. Les deux clés appartiennent à cette catégorie du temps de Jésus. Par chance, les NDE sont bien documentés de nos jours et sont étudiés par des scientifiques. La dominance humaine telle que je la conçois, j’ai commencé à en parler au professeur Sheri Johnson, elle ne m’a pas regardé avec des yeux ronds ni sauté au plafond. Evidemment le signal d’honnête de dominance n’est pas dans les radars de la psychologie à l’heure actuelle qui préfère penser la dominance en tant que comportement et non comme signal qui en amplifierait l’impact.

    Après cette introduction où j’ai entrelacé les deux clés, il est temps de se replonger dans les textes. Tout d’abord vérifions que nous sommes bien en train de parler d’une religion dont la clé de voute céleste est l’Amour.

    Source : Evangile selon Jean
    13.34 Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres.
    Source : Evangile selon Mathieu
    19.17 Il lui répondit: Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon? Un seul est le bon. Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. Lesquels? lui dit-il.
    19.18 Et Jésus répondit: Tu ne tueras point; tu ne commettras point d’adultère; tu ne déroberas point; tu ne diras point de faux témoignage; honore ton père et ta mère;
    19.19 et: tu aimeras ton prochain comme toi-même.

    Ces versets paraissent clairs et ne semblent appeler aucune question. Seulement à la réflexion, il y’a quelque chose d’affectivement illogique. L’amour ne se commande pas. Pourtant Jésus nous demande, nous commande d’aimer son prochain. Il ne peut pas ignorer qu’il est en train d’ajouter un commandement au décalogue de Moïse. Il le fait dans un but précis, il veut pousser les gens à la réflexion en frappant les esprits, en injectant le verset dans la veine mosaïque. A l’armée, quand un supérieur hiérarchique vous donne un ordre, vous ne cherchez pas d’excuse pour vous débiner. L’ordre, dans son contenu comportemental et sa finalité, est exécuté inconditionnellement c’est-à-dire que l’ordre et l’action résultante forment une chaîne non sécable ; ou encore l’ordre et l’exécution ne tolère aucune condition s’immisçant dans le système impliquant le signal et sa réaction afférente subséquente. Le commandement mosaïque renforce l’inconditionnalité en l’inscrivant dans la sphère religieuse. Alors que je pensais utiliser ce verset pour montrer la colonne vertébrale affective du Christianisme, je m’aperçois déjà que le squelette est déjà soumis à l’inconditionnalité de l’amour ressenti par Jésus lors de sa NDE. Le commandement a une valeur autant normative qu’allégorique. Nous allons maintenant aborder des versets qui ne peuvent pas être compris si l’élément NDE n’est pas incorporé dans le décor.

    Source : Evangile selon Mathieu
    5.38 Vous avez appris qu’il a été dit: œil pour œil, et dent pour dent.
    5.39 Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre.
    5.40 Si quelqu’un veut plaider contre toi, et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.
    5.41 Si quelqu’un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui.
    5.42 Donne à celui qui te demande, et ne te détourne pas de celui qui veut emprunter de toi.
    5.43 Vous avez appris qu’il a été dit: Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi.
    5.44 Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent,
    5.45 afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.
    5.46 Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous? Les publicains aussi n’agissent-ils pas de même?
    5.47 Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire? Les païens aussi n’agissent-ils pas de même?
    5.48 Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait.

    Ces versets n’ont jamais été bien tolérés par notre entendement pour une raison assez simple. Ils ne semblent pas refléter l’amour que nous avons l’habitude de côtoyer tous les jours. Ils se présentent à notre capacité de compréhension comme une essentialisation, une idéalisation platonicienne consciemment fabriquée. Il n’y a rien dans les évangiles qui montrent une quelconque influence des auteurs grecs dans Sa prédication. Jésus est de culture juive, toute la vérité est dans les Ecritures dont il se doit d’être l’aboutissement. Soit il est doué d’une imagination débordante, soit cet amour est sous tendu par une expérience extraordinaire. L’hypothèse de l’expérience de mort imminente est la seule raisonnable car l’imagination ne peut pas produire les résultats que j’ai décrits dans ma série d’articles sur le Royaume. Ils enracinent le Christ non pas dans un pays d’angelot virevoltant mais dans une réalité étendue où tout est lié, où la synthèse justifie l’analyse et réciproquement. Jésus nous étonne mais nous sentons confusément en nous la présence imparfaite de ce qu’il tente de nous présenter. Il est comme l’orpailleur qui, se servant d’un tamis pour filtrer les conditions, révèle la pépite, le trésor caché sous la conditionnalité. Restant fidèle au ressenti inconditionnel de la NDE, il utilise des situations concrètes pour évoquer un absolu sans conditionnalité, ce qui frappe fatalement les esprits. Quelques soient les conditions (méchant, agressif, haïssant, maudissant..) présentées par l’autre, et je fais exprès de prendre des conditions défavorables, je les ignore et je t’aime car je n’hésite pas à aller dans ton intérêt ce qui semble aller contre toute logique affective. Si j’utilise le cas le plus défavorable alors quel que soient les conditions, tu aimeras car qui peut le plus (aimer les méchants) peut le moins (aimer les bons). La logique du Christ ne commence-t-elle pas à vous ensorceler ? Je vous traduis la parabole pour vous la rendre plus intelligible.

    Source : Evangile selon Louis
    5.38 Vous avez appris qu’il a été dit: Conditionne ton amour à l’agression.
    5.39 Mais moi, je vous dis d’aimer inconditionnellement le méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, aime le inconditionnellement.
    5.40 Si quelqu’un veut plaider contre toi, et prendre ta tunique, aime le inconditionnellement
    5.41 Si quelqu’un te force à faire un mille, aime le inconditionnellement.
    5.42 aime inconditionnellement, et aime inconditionnellement.
    5.43 Vous avez appris qu’il a été dit: Tu aimeras ton prochain, et tu conditionneras ton amour en fonction de sa personne
    5.44 Mais moi, je vous dis: aimez inconditionnellement, aimez inconditionnellement ceux qui vous maudissent, aimez inconditionnellement ceux qui vous haïssent, et aimez inconditionnellement ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent,
    5.45 afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.
    5.46 Si vous n’aimez pas inconditionnellement quelle récompense méritez-vous? Les publicains aussi n’agissent-ils pas de même?
    5.47 Et si vous n’aimez pas inconditionnellement, que faites-vous d’extraordinaire? Les païens aussi n’agissent-ils pas de même?
    5.48 Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait.

    Cette série de commandements qui renvoie à cette inconditionnalité que nous avons déjà mis en évidence, est la preuve quasi mathématique que Jésus a vécu une NDE et qu’il en rend compte dans une véritable idéologie des frontières de la mort. Je trouve que la restitution de l’idée d’absolu est admirable d’intelligence et de vérité. Jésus est non seulement logique mais il est logicien. Pour comprendre la quintessence des versets précédents et comprendre pourquoi ils nous déroutent, je vais me tourner vers un champ de connaissance qui emprunte les axiomes de la logique formelle. Cette dernière n’est pas une capacité où nous sommes phylogénétiquement doués si l’on en croit les études scientifiques. Il est difficile de penser l’inconditionnalité car dès que l’on parle de condition on ne peut éviter la logique informatique. En programmation, une action, plus précisément, un traitement est généralement conditionné par la satisfaction d’une expression logique. C’est le fameux if/then (si/alors) des informaticiens. Les cognitions des psychologues peuvent être modélisées par les algorithmes des informaticiens, ceci est débattu mais le but ici est de comprendre, et non de faire de la psychologie. Le programme de bon sens que nous a appris l’expérience et légué sans doute la phylogénie peut être traduit dans un programme informatique simple :

    10 Si méchant ou hostile alors je ne t’aime pas
    20 Si bon ou amicale alors je t’aime

    Jésus rajoute 1 ligne de code supplémentaire dans le programme :

    30 Si méchant ou hostile alors je t’aime

    La ligne 30 pose un problème de logique car la ligne 30 et la ligne 10 sont contradictoires mais elles peuvent coexister dans le temps évolutif car un programme exécute les instructions les unes après les autres. Le problème est que vous, le programme exécuté, n’êtes plus cohérent et vous devenez instables. En effet, si vous rencontrez un personnage détestable, le programme s’exécute et vous ne l’aimez pas à la ligne 10. Le traitement de la ligne 20 n’est pas exécuté car les conditions ne sont pas remplies. A la ligne 30 vous allez aimer le personnage détestable conformément aux prémisses. Vous comprenez que votre programme cognitif n’est pas vivable. Il faut donc choisir entre la ligne 10 et la ligne 30. Jésus fait le choix novateur de la ligne 30. Ce choix est sous tendue par une logique au frontière de la mort préférant le traitement « je t’aime » à la condition « si méchant ou hostile ». Il supprime donc la ligne 10. Nous obtenons le programme suivant :

    20 Si bon ou amicale alors je t’aime
    30 Si méchant ou hostile alors je t’aime

    Le programme Christique donne le résultat escompté. Les deux instructions retournent un traitement d’amour. Mais le programme n’est pas parfait. En effet, Les traitements « je t’aime » sont égaux et donc ne nécessite plus de conditions exprimés par le mot « si ». Si Le programme contient de la complexité inutile, c’est qu’il nécessite un effort d’optimisation par utilisation de l’inconditionnalité, soit la suppression totale des lignes 20 et 30 contenant les conditions. J’ajoute la ligne 40 qui devient alors la seule du programme. Elle économise des cycles de processeur, cela veut dire gain de temps et d’énergie. Seule la ligne 40 subsiste dans le programme qui apparaît comme suit :

    40 je t’aime inconditionnellement

    On comprend alors la nature dantesque du bouleversement que Jésus impose à nos cognitions affectives. Il supprime les conditions « SI » des lignes 20 et 30 pour aboutir à l’inconditionnalité. Mais il supprime aussi un sentiment haineux qui commande une large classe de comportements en se débarrassant de la ligne 10 pour aboutir à la seule existence de l’amour et cet amour est logiquement inconditionnel (ligne 40). Le processus de suppression de la conditionnalité supprime aussi des comportements négatifs. Le dernier programme est plus efficace que le premier car il ne nécessite pas l’évaluation des conditions. La cognition devient donc une bonne candidate pour être sauvegardée dans la mémoire de la phylogénie. A partir du moment où vous acceptez que Jésus est un hyperdominant, vous commencez alors à avoir une vague idée de la façon dont les comportements se créent et se transmettent dans la structure de dominance humaine. Il n’est pas étonnant que le dominant ait un rôle principal dans le processus. La structure de dominance sert à élever le niveau d’excitation pour créer, les études sur les bipolaires le prouvent et la bipolarité a un rapport avec la dominance. Les membres de la structure vont tenter d’imiter le comportement. Ceux qui imitent sans en retirer de bénéfice affectif du fait de leurs matériels génétiques défaillants ou inadaptés verront leurs lignées s’éteindre. Il ne restera que le matériel génétique capable de supporter et de renforcer la nouvelle cognition. En effet, le bénéfice affectif sera détecté par la femelle de l’espèce qui s’accouplera préférentiellement avec les males heureux. Quand le problème est bien posé, les choses deviennent soudainement plus claires. Inversement, la création comportementale peut ne pas du tout recevoir l’onction du programme génétique, l’hyperdominant reste alors lettre morte dans la structure de dominance, ceux qui l’imiteront périront. Intuitivement, on comprend qu’une cognition en opposition avec le génome ne va pas créer de récompense. Jésus confirme à son insu notre instinct grégaire d’imitation en invoquant un mimétisme obligatoire dans le dernier verset 5.48. Bien sûr, la réalité dynamique est beaucoup plus complexe, il s’agit ici d’identifier les moteurs évolutionnistes en se servant d’une sémantique par nature tristement statique et tout de suite sujette au jugement des dérisoires du style.

    La transformation prendra du temps car cette nouvelle cognition pour survivre nécessitera une uniformisation des stratégies dawkiniennes des comportements dans le groupe. Il est évident que la majorité de la communauté doit adopter le même comportement d’amour pour éliminer les petits malins qui sont présents spécifiquement dans la ligne 30 : moi je t’aime mais toi tu ne m’aimes pas et tu vas jouer le passager méchant, hostile et surtout clandestin pour obtenir un gain sélectif. Lorsque l’in-group ou le Royaume devient comportementalement uniforme, nous aboutissons alors à l’anarchie chrétienne tant désirée par Saint Augustin : « Aime et fais ce que tu veux ». Si les NDE ou les hauts niveaux d’excitation affectifs sont accessibles aux hyperdominants, ne pourrait-on pas commencé à se demander si le système de sélection humain n’est pas dirigé par une singularité évolutionniste, un amour inconditionnel ? Pourquoi l’amour triompherait-t-il toujours à la fin alors que sa vulnérabilité flagrante face à la violence devrait logiquement le mener à une impasse évolutive du seul fait de son inefficience sélective apparente ? Ne pourrais-t-on pas cesser d’opposer le Christianisme au darwinisme ? Je veux affirmer par-là que si ce qui se passe dans les NDE à affaire avec Dieu alors Dieu ne peut pas s’exonérer de la responsabilité de la sélection naturelle et les chrétiens devraient cesser de prendre Dieu pour un simplet. L’amour est plus que ce que vous imaginez, tous, et c’est le rôle des hyperdominants d’en donner une interprétation correcte pour le salut de l’espèce ou la conservation de l’âme. Jésus a réalisé ce qui était dans sa nature de réaliser. Si vous n’êtes pas croyant, vous devez au moins le respecter pour cela.

    Jésus fait plus que réfléchir, il prévient ceux qui pourraient le comprendre. Après une expérience de mort imminente, les gens sont transformés, n’ont plus peur de la mort, ont rencontré Dieu, aime tout le monde et Luia devient l’équipe de foot qui compte le plus de supporter…etc… etc… Comment dire, ne pourrait-on pas y réfléchir calmement et rationnellement ? Premier point, l’Amour inconditionnel existe au moins dans le sens où il est un ressenti perceptible et interprétable par la conscience. Deuxième point, ma conscience le reconnait mais en plus elle l’aime. Nous aimons l’amour. C’est quasi codé en dur dans la conscience. L’amour de l’amour inconditionnel est lui aussi inconditionnel. La question de l’inconditionnalité pourrait renvoyer à un phénomène naturel. La loi de la pesanteur s’applique à nos corps inconditionnellement. Attention ce n’est pas le cas de la pesanteur. En tant que force agissante et non de loi, elle s’exerce conditionnellement, relativement à nos masses.
    La loi de la pesanteur étant une loi naturelle tout ce qui est inconditionnel peut apparaître comme une loi naturelle. Ce syllogisme précautionneux est intéressant car il pose une question au Christ : L’amour de la NDE n’est-il pas un phénomène naturel de par son inconditionnalité ?

    Source : Evangile selon Mathieu
    5.45 afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.

    Jésus répond à la question. Il sait que quelqu’un se la posera s’il se trouve confronté à la même expérience et s’il l’intellectualise. Jésus concède que cet amour particulier ressemble à un phénomène naturel représenté par le soleil et la météo dans le verset. Le soleil et la pluie affectent les gens sans se soucier de savoir s’ils sont bons ou mauvais. Mais, en dernier ressort, en premier moteur, c’est bien Dieu qui commandent aux éléments et aux astres. Le soleil et la pluie jouent ici le rôle de la loi de la pesanteur dans le syllogisme évoqué précédemment. Jésus a fait un choix éclairé et logique, que l’on soit d’accord ou pas avec lui, il a pris une option dans un processus décisionnel qu’il rend transparent. La simple existence de ce verset montre que Jésus veut que sa décision de rendre l’amour inconditionnel à sa source divine soit auditable, il ne cache rien, il est d’une honnêteté intellectuelle surnaturelle et surprenante. En outre il veut montrer que l’amour inconditionnel représenté par le temps et le soleil sont une propriété, un attribut de Dieu et non son en soi. L’écueil philosophique dans lequel il ne faudrait pas tomber est bien de considérer Dieu comme pure inconditionnalité. En supprimant toutes les conditions, on accepte de se diriger vers un nihilisme comme par hasard sans Dieu qui n’aurait pour but que de supprimer les conditionnalités qui nous construisent, malgré tout, pour atteindre l’amour et la félicité. L’amour inconditionnel de Dieu est la seule inconditionnalité présente en nous, être soumis à la conditionnalité. Une philosophie de la conditionnalité constitue une redoutable arme dialectique comme je vais vous le montrer. La course à la suppression de toute les conditionnalités ; non dans le monde symbolique mais dans la réalité rend compte de notre psyché débordante de modèle d’apocalypse, de fin du monde et de soleil qui s’éteindra dans 5 milliards d’année.

    En somme, Le Christ nous éloigne, par son intégrité, des gourous se servant d’un paravent bavard pour cacher leurs vacuités avides de pouvoir, de sexe et d’argent. Enfin, lorsque vous êtes sur la bonne voie, Jésus vous fera toujours un petit clin d’œil : le mot « extraordinaire » du verset 5 :47 est là pour vous conforter dans l’idée que ce qu’il dit ne vient pas d’une évidence de tous les jours, il examine et qualifie là sa propre expérience. Retenez bien cela, le chemin qui mène aux pensées du Christ est toujours balisé par des petits mots ou de rien qui n’ont l’air de rien si on ne sait pas ce que l’on cherche.

    Nous pouvons encore poser la question au Christ. Est-il pragmatique d’appliquer cet amour inconditionnel à la réalité que tout un chacun partage ? Jésus a fait un choix que je vous ai clairement montré. L’amour inconditionnel vient de Dieu et ce qui vient de Dieu dans la culture juive prend la forme d’un commandement. Il n’y a aucune matière à tergiverser lorsque l’on suit la voie et la voix, n’oublions pas cette voix dans le raisonnement, du Créateur. Rien ne peut être reproché au Christ en termes de logique et de rationalité étendue. A chacun de philosopher autant qu’il le souhaite sur cette question. Les philosophes comme le dit très bien Marx ont interprété le monde. Jésus, lui, l’a transformé. On pourrait ainsi multiplier à l’infini les questions. La prudence est de mise dans ce questionnement car la totalité de l’argumentation logique du Christ ne nous est surement pas connu mais si votre remarque est logique et non temporellement contextualisée, il y’a fort à parier que le Christ y aura répondu dans sa doctrine qui frappait les esprits. Les seuls contenus véritablement indicatifs qui nous soient parvenus sont le dialogue avec Nicodème et les paraboles hermétiques. Le temps, l’ignorance ou des objectifs de propagande ont provoqué la suppression des propos trop précis. La meilleure précision que vous obtiendrez, c’est en lisant et relisant le chapitre 3 de l’évangile selon Jean et toutes les paraboles complexes. Le reste a disparu parce que les scribes chrétiens ont pu considérer que la Parole était si incompréhensible et folle qu’elle ne pouvait être le résultat que d’erreur d’interprétation des scribes précédents. Par contre il est évident que le mystère des paraboles complexes a agi comme un puissant agent conservateur. La religion adore le mystère. L’expression symbolique a miraculeusement emmailloté les pensées du fils de l’homme pour les protéger des outrages du temps. L’érosion interprétative s’est ensuite malheureusement chargée de défigurer la Parole du Messie qui ne pourra pas survivre si elle continue à se présenter comme le carnaval exégétique actuel servant des intérêts variables comme par exemple la théologie de la libération.

    Puisqu’on a mentionné Marx, il est intéressant de poursuivre dans l’étude de l’inconditionnalité. Pour un esprit dialectique qui a fait de la logique une armature intellectuelle, la notion d’inconditionnalité conduit tout droit à la notion d’égalité. L’amour de Dieu s’applique également que vous soyez bon, méchant, riche, pauvre, criminel, étranger, compatriote etc… comme la loi de la pesanteur s’applique également que vous soyez bon, méchant, riche, pauvre, criminel, étranger, compatriote etc… En d’autres termes, aux yeux de Dieu, et donc aux yeux de Jésus qui transmet l’enseignement, tout le monde est égal aux yeux de tout le monde dans le Royaume. L’amour inconditionnel rend tout le monde égal et il doit être appliqué par tout le monde comme le stipule le verset 5. 48 où Jésus nous demande, il est important de le souligner, d’être l’égal de Dieu, ce n’est pas neutre en terme religieux. Lorsque vous êtes dans l’amour d’une NDE, vous admettez qu’il produira le même effet quel que soit la personne placée dans cette situation extrême. Cette égalité dérivée de l’inconditionnalité est mystérieuse, substantielle. Elle ne nous nie pas en tant qu’individu. Je la nommerai respect en soi pour employer un concept approchant permettant de fixer les idées. Cette dérivation logique, d’évidence, n’a pas été assez exploitée par les exégètes pour une raison bien simple. L’égalité n’a aucun sens à l’époque du Christ, si elle était réclamée et criée sur tous les toits, il est fort à parier qu’une subversion aussi fantastique ne se situerait pas dans la bande passante des valeurs du 1er siècle. Et donc, la continuelle et redoutée accusation de folie pourrait trouver matière à s’exprimer. Se Jésus enseigne l’égalité, alors il le fera comme il l’a toujours fait lorsqu’il veut provoquer un déclic. Il la suggèrera et nous laissera le soin de tirer les conclusions logiques vers laquelle sa dialectique doit nous amener. Je vais vous prouver qu’il l’a fait continuellement d’autant plus admirablement que personne n’a rien remarqué. Il est vrai que le mot égalité est absent des 4 évangiles mais le projet du Christ est substantiellement autant un projet d’égalité que d’amour, les deux se nourrissant l’un l’autre dans l’idéologie Christique. Et ce projet découle directement d’une religion dont le principal acteur a été en contact avec une classe de réalité qui se situe entre le rêve et le réel : l’expérience à la frontière de la mort en tant qu’expérience troublante reconnue à défaut d’être expliquée par les scientifiques. Maintenant, retournons au royaume des paraboles. Celle des ouvriers de la onzième heure est un bon commencement.

    Source : Evangile selon Mathieu
    20.1 Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne.
    20.2 Il convint avec eux d’un denier par jour, et il les envoya à sa vigne.
    20.3 Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d’autres qui étaient sur la place sans rien faire.
    20.4 Il leur dit: Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable.
    20.5 Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même.
    20.6 Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d’autres qui étaient sur la place, et il leur dit: Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire?
    20.7 Ils lui répondirent: C’est que personne ne nous a loués. Allez aussi à ma vigne, leur dit-il.
    20.8 Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant: Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers.
    20.9 Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier.
    20.10 Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage; mais ils reçurent aussi chacun un denier.
    20.11 En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison,
    20.12 et dirent: Ces derniers n’ont travaillé qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur.
    20.13 Il répondit à l’un d’eux: Mon ami, je ne te fais pas tort; n’es-tu pas convenu avec moi d’un denier?
    20.14 Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi.
    20.15 Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux? Ou vois-tu de mauvais œil que je sois bon? –
    20.16 Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.

    Cette parabole raconte le recrutement d’une main d’œuvre à différents moments de la journée. Au moment du paiement des salaires, chacun est surpris de recevoir la même somme à savoir un denier, salaire journalier convenu uniquement avec ceux qui avait été envoyé à la vigne dès le matin. Dans un premier temps, intéressons-nous à la symbolique stable de la parabole. Le maître de maison est Jésus. La vigne est souvent le symbole du Royaume des Cieux et l’unité et l’unité de temps est 12 heures. Le temps symbolise ainsi aussi le Royaume. N’oubliez pas que Jésus parle des 12 trônes sur lesquels s’assiéront les douze apôtres jugeant les douze tribus d’Israël au renouvellement de toutes choses (Mat 19 :28). Je ne serais pas étonné que Jésus nous indique ici qu’il rajoute à sa panoplie symbolique les nombres ce qui n’est pas une nouveauté dans le judaïsme. Tout ceci est donc stable est connu. Il n’y a aucune surprise. Le premier réflexe de la furia exégétique est de s’interroger sur l’identité des ouvriers. Des premiers prophètes aux derniers prophètes, des premiers apôtres aux derniers apôtres, des premiers chrétiens aux derniers chrétiens. Pourquoi pas de Charlie Chaplin à Louis de Funès ? Soyons sérieux, cette manière de procéder est sans espoir, seul le Christ, s’il revient, pourra vous le dire. Au fur et à mesure que le Royaume s’étend (symbolisme des heures), les ouvriers acceptent un risque accru de ne pas être rétribués s’ils le rejoignent. L’augmentation du risque salarial est en relation avec l’augmentation de l’attractivité du Royaume en expansion. Vous êtes prêts à payer plus cher en termes de risque pour quelque chose de plus attractifs. C’est une explication économique logique de type bénéfice/risque, elle se tient, peut-être, mais elle ne vous dira pas qui sont les ouvriers et elle n’est de toute façon pas la clé qui permet de comprendre la parabole. C’est exactement comme la parabole du semeur. L’association d’idée, c’est-à-dire le lien entre le symbole et l’idée, ne peut pas être mis en évidence à la lecture du texte mais on sent bien qu’à la fin que, logiquement, si on est une bonne terre qui a reçu quelque chose alors on est récompensé. Comprendre que les épines sont les tentations du temps, c’est rigoureusement impossible d’autant plus que la créativité du Christ est sans limite. Il faut se rendre à l’évidence et abandonner l’identification des ouvriers de la vigne pour éviter que le Christ nous envoie aux fraises d’autant qu’elle est superflue puisque nous savons ce que nous cherchons.

    Cette parabole est un hymne à l’inconditionnalité et à l’égalité. Commençons par le centre de gravité significatif du texte. Le maître de maison demande à son intendant de payer un salaire égal à tous ses ouvriers alors que s’il considérait logiquement le salaire horaire, il ne devrait pas adopter ce mode de rétribution apparemment injuste. C’est le travailler plus pour gagner plus qui est taillé symboliquement en pièce dans cette parabole. Jésus n’est pas stupide, il le sait et votre surprise est provoquée et voulue. Il veut frapper les esprits pour les faire réfléchir. Il se fiche complètement de l’aspect économique qui attire votre attention et vous demande de vous concentrer sur la suppression des conditionnalités qui va aboutir à l’inconditionnalité symbolisant l’amour inconditionnel. Considérons le programme de paiement des salaires suivant qui tient compte du salaire horaire « juste ».

    100 Si tu travailles 1 heures alors je te donne 1/12 denier
    101 Si tu travailles 2 heures alors je te donne 2/12 de deniers
    102 Si tu travailles 3 heures alors je te donne 3/12 de deniers
    103 Si tu travailles 4 heures alors je te donne 4/12 de deniers
    104 Si tu travailles 5 heures alors je te donne 5/12 de deniers
    105 Si tu travailles 6 heures alors je te donne 6/12 de deniers
    106 Si tu travailles 7 heures alors je te donne 7/12 de deniers
    107 Si tu travailles 8 heures alors je te donne 8/12 de deniers
    108 Si tu travailles 9 heures alors je te donne 9/12 de deniers
    109 Si tu travailles 10 heures alors je te donne 10/12 de deniers
    110 Si tu travailles 11 heures alors je te donne 11/12 de deniers
    111 Si tu travailles 12 heures alors je te donne 1 denier.

    Maintenant je supprime les conditions qui sont les expressions logiques introduites par « si » comme nous avions procédé dans le précèdent programme. Si je supprime les conditions soit les lignes 100 à 111, je fais le choix de payer 1 denier tout le monde et je créé la ligne 140, seule ligne du programme. Le choix suit la morale Christique de suppression de la conditionnalité et suit la règle juridiquement convenue du salaire juste de 1 denier. Jésus opte pour le seul choix juste et possible juridiquement. Il est logiquement justifié. Si je paye les ouvriers différemment en supprimant la conditionnalité alors c’est injuste. Si l’un est payé 2 deniers, l’autre 3, l’autre 10, comment allez-vous justifier la différence de salaire puisque la conditionnalité a disparu ? L’égalité est la seule solution juste et logique d’un système où vous avez supprimé la conditionnalité. Si, par analogie logique je compare maintenant le paiement au programme évoqué dans les versets ou l’amour inconditionnel est non équivoque, j’obtiens l’égalité symbolique suivante.

    140 je te donne inconditionnellement un denier soit le maximum convenu = 40 Je t’aime de manière inconditionnel

    Nous en déduisons que les heures sont les symboles de la suppression de la conditionnalité et que le salaire représente l’amour, en tant que récompense provoquant un affect positif. Le symbole pointe vers l’amour inconditionnel d’une manière redoutablement efficace. La suppression des heures en tant que condition symbolise donc aussi le commencement de la fin des temps où l’amour inconditionnel s’épanouira pleinement. La puissance logique du Christ est d’une admirable beauté. Et quand la fin est connue, tout se tient. Je crois que le Christ a volontairement envoyé les exégètes aux fraises car il voulait tancer ses apôtres qui l’ennuyaient profondément en lui demandant sans cesse à qui serait destiné le plus grand trône ; ou qui arriverait à l’heure au boulot. Le Christ connait les hommes, et il s’est moqué de leur manque d’humilité. La question n’est pas de savoir qui seront les élus, la question est de vous faire comprendre ce qu’est l’amour inconditionnel, la racine principale, la pierre angulaire de la religion chrétienne. La connaissance de l’amour inconditionnel, but ultime de la repentance, ouvre la porte du Royaume de Dieu. Quelle ironie ! L’argent symbolisant l’amour inconditionnel ! En plus si cela se trouve, ils ont mangé du raisin toute la journée en bavardant ! Le Christ veut vous perdre à l’aide de l’inconditionnalité qui oblige à réfléchir, qui n’est pas donnée. Mais à qui s’adresse-t-il donc ? C’est la question lancinante.

    En tout cas, le Christ vous aidera toujours à comprendre à partir du moment où vous avez compris. La parabole des ouvriers de la 11ème heure est une salle qui s’entoure de plusieurs portes. Je viens de vous en ouvrir une et peut-être n’êtes-vous pas convaincu. Nous allons dons sortir de la salle en empruntant la première porte. La seconde porte est un peu plus cachée que la première et permet de s’intéresser à ces ouvriers. Lorsqu’on considère uniquement la journée de travail, on peut construire ce petit tableau simple :


    Les ouvriers sont répartis en 5 fournées définies par les heures du commencement du labeur. Tout ce que nous savons de leur point de vue, avant la douzième heure, est résumé ci-dessus. Leurs perspectives n’est pas celle du maître de maison, c’est important de le souligner, car le maître sait où il veut en venir depuis le début de la journée. Des indéterminations salariales et horaires sont représentées par les points d’interrogation. Les deux questions évoquées agiteront les hommes de tout temps donc on est sûr que le Christ parle de nous et pas des petits hommes verts. Il inscrit sa parabole également dans l’intemporalité.

    L’homogénéité des groupes deux, trois et quatre est tout de suite frappante. Les termes du contrat sont les mêmes et les heures auxquelles le travail débute sont des multiples de trois ce qui renforcent l’homogénéité, les multiples de 2 attirant moins l’attention étant plus nombreux. Le Christ s’amuse donc aussi avec les chiffres car il souhaite par ce procédé diriger l’analyse sur les trois groupes du milieu. A noter que la 6ème heure associée au groupe trois symbolise le milieu de la journée, elle est représentée par un XII sur les cadrans solaires antiques. 12 représente le royaume des cieux qui est au centre de la prédication du Christ. Le troisième groupe a donc une signification particulière, il est le centre. Oublions maintenant tous ces détails que nous venons d’évoquer car ils sont justes des balises pour guider la réflexion qui doit aboutir à la reconnaissance aveuglante d’une symétrie centrale. La 9ème heure est le symétrique de la 3ème heure en utilisant la 6ème heure centrale et réciproquement, la 3ème heure est le symétrique de la 9ème heure. A chaque fois que nous emploierons des concepts mathématiques, il faudra se demander si, au moins, il pouvait exister dans la tête du Christ ou dans l’air du temps. Son intelligence hors du commun fera le reste. La symétrie est un concept qui a été utilisé de tout temps dans l’architecture. En tant que fils de charpentier, Jésus doit connaitre ce concept au moins intuitivement avec les roues ou les bâtiments. Beaucoup plus intéressant, si nous considérons la rhétorique sémitique, nous nous rendons compte que la symétrie est une figure de style fréquemment utilisée dans la bible.

    Source : Wikipédia
    La rhétorique biblique et sémitique (RBS) se caractérise par plusieurs constantes. Il s’agit notamment de constructions qui obéissent au principe de la symétrie, sous forme de parallélisme, d’effet miroir ou encore de chiasme.
    Michel Cuypers pose la symétrie comme principe fondamental de la rhétorique sémitique. Trois formes sont recensées :
    1.Le parallélisme quand des unités textuelles apparaissent dans le même ordre ABC / A’B’C’.
    2.Le concentrisme quand les unités sont disposées symétriquement par rapport à un centre ABC / élément centre / C’B’A’. Le centre a alors un rôle particulier, comme édicté par les lois de Lund, mais aussi parce qu’il met en valeur l’élément placé au centre qui a une fonction particulière dans une structure.
    3.La construction spéculaire quand les unités sont disposées selon une symétrie centrale, sans qu’il y ait une unité au centre ABC / C’B’A’.

    Jésus n’est pas Michel Cuypers, mais remarquons sans lui faire injure, que sa connaissance peut très bien être dérivée d’une lecture attentive, logique et intelligente de l’ancien testament quelle que soit l’époque. Donc, la symétrie est une forme connue intuitivement des architectes romains occupant et des scribes juifs de l’époque de Jésus. Maintenant que nous avons une règle cohérente par rapport au 1er siècle, appliquons là à l’ensemble de la journée de travail, c’est bien le propre des règles que de s’appliquer partout. Nous pouvons déduire que le 1er groupe arrive à la 1ère heure car cette heure est symétrique de la 11ème par rapport à la 6ème centrale. Cela ne nous apprend pas grand-chose mais cela nous permet de compléter le tableau et de nous roder.


    Des notions de symétrie sont nécessaires pour continuer notre chemin.

    Source : Wikipédia
    Les figures symétriques rendent visibles l’égalité des formes parce que les parties permutables ont toujours la même forme

    Intuitivement, nous avons un problème de forme qui doit se conserver et Wikipédia nous aide en parlant d’égalité. Les heures ne sont pas la forme, elles qualifient quantitativement la symétrie. L’hyperdominant maniaque joue avec les formes qui se présentent à lui comme le montre Nietzsche dans Ecce Homo. Et la forme est une abstraction qui peut être elle-même symbolisée, rien n’échappe à l’ogre allégorique qu’est le Messie. Le salaire symbolise donc la forme pour le Christ, la symétrie doit la conserver et la rendre égale par isomorphie. Représentez-vous le salaire comme une tour d’un temple. Puisque la 1ère et la 11ème heures sont symétriques, la forme de la tour symétrique doit être conservée par rapport à la 6ème heure cette fois axe de symétrie, donc le salaire doit rester identique comme les deux tours symétriques. La symétrie représente la règle, et la règle symbolise le commandement donc l’inconditionnalité et l’inconditionnalité pointe vers l’amour inconditionnel. Elle est partout appliquée. C’est bête mais il fallait y penser. Qu’importe comment le Christ habille la parabole, l’armature logique saute aux yeux. Les paraboles traitant de l’inconditionnalité ne sont pas de même nature que celle du semeur car si vous tentez de symboliser l’inconditionnalité, vous ne pouvez pas échapper à un peu de logique formelle parfaitement saisissable dans le langage de tous les jours. Nous continuons de compléter notre petit tableau :


    Maintenant, il faut se demander comment seront payés les groupes deux, trois et quatre. C’est le plus facile. Nous quittons le règne de la logique pour celui de la justice. Jésus vous le dit lui-même, il faut être raisonnable. A partir du moment où les premiers et les derniers ont un salaire égal vous devez payer ceux qui sont au milieu avec la même somme. Supposons, que le 2ème groupe gagne 2 deniers et que les autres groupes restent à un denier. Le 1er groupe va appeler la CGT tout de suite. De même si le 2ème groupe est payé seulement 0,5 deniers, c’est le 2ème groupe qui défile place de la Bastille parce qu’il ne peut pas être payé moins que les groupes trois, quatre et cinq qui ont moins travaillé. Donc nous complétons notre petit tableau qui ne laisse plus aucune inconnue et met la CGT dans un état extatique.

    Nous aboutissons donc au même résultat égalitaire et inconditionnel que la première porte et qui est illustratif de la conclusion de la parabole. Le salaire est une récompense, un affect positif qui renvoie à l’amour. Nous avons donc bien caractérisé l’amour inconditionnel de la NDE et son corollaire l’égalité. Nous pouvons aller plus loin car nous avons une symétrie centrale qui est propice à une comparaison avec le moyeu et le rayon d’une roue. Faites tourner cette dernière de 180 degrés, demi-tour, demi jour. Nous obtenons toujours la même forme salariale où les derniers seront les premiers. Faites tourner la forme, les premiers seront les derniers. La Fortuna romaine donnant ici paradoxalement toujours le même résultat. Et si Jésus se payait la tête des romains ? Moi je pense que les blagues sur les nazis de l’époque devaient valser en off. Ce n’est pas possible autrement. Rend l’argent au romain qui n’a aucune importance, et répand l’Amour Inconditionnel que Dieu t’as donné. Voilà la couleur de l’argent du Christ !

    En tout état de cause la conclusion de la parabole contient notre fil rouge car la notion de premier et de dernier soit l’inégalité conditionne un nombre incalculable de situation comportementale, affective. Si je supprime les conditions « si je suis premiers » et « si je suis derniers » alors, encore une fois, le seul système possible est l’égalité. La tautologie devient presque irréelle : en supprimant l’inégalité, je crée l’égalité. Jésus n’en finit pas d’être logique et de vous perdre car en prime, il ne précise pas la composition des groupes « les premiers » et « les derniers » de la conclusion. Quand il identifie « les premiers » il désigne, en les intégrant dans le même groupe « premier », les ouvriers de la première heure et les ouvriers premiers de la file créée pour le versement de la rémunération. Ces premiers sont eux aussi par définition des premiers mais cela vous n’y pensez pas parce que vous êtes affectifs : vous n’êtes attirés que par l’injustice monétaire apparente de la journée de travail. Le Christ est logique, si vous ne l’avez pas encore compris, il va falloir s’y habituer. Il veut vous perdre pour mieux se cacher. Le groupe premier est logiquement constituable en supprimant la conditionnalité de la situation pour ne garder que l’état. Inversement, Quand ils désignent « les derniers », le groupe est constitué par les ouvriers de la dernière heure et les ouvriers placés en dernières positions dans la file de rémunération.

    Maintenant je vais vous demander un petit effort de réflexion : le groupe « les premiers » ne contient-il pas exactement les mêmes gens que le groupe « les derniers » ? Chacun a été dans la situation « premier » ou « dernier » dans la parabole si on considère à la fois l’heure de prise de service et la place dans la file de paiement. Les deux groupes de la conclusion de la parabole sont égaux dans leurs compositions humaines. Tous les gimmicks du Christ sur les premiers et les derniers symbolisent l’égalité seule solution d’un système où on a supprimé les conditionnalités. Il fallait y penser, les premiers sont égaux aux derniers qui sont égaux aux premiers. Je crois que tout est clair, tous les chemins de la parabole mènent à l’inconditionnalité en tant que suppression des conditions, et à l’égalité qui est la seule solution possible dans le système d’Amour inconditionnel du Christ. Si on parle d’égalité et d’inconditionnalité, on parle forcément de l’amour inconditionnel dans le référentiel créé par Jésus, c’est-à-dire un système où l’inconditionnalité et l’égalité pointe vers l’amour inconditionnel. Le Christ ne parle pas de la même chose que la CGT. Il transforme la suppression des conditionnalités en symbole de ce qu’il a vécu dans sa NDE. L’égalité des marxistes, construction malfaisante, est l’égalité des ressources imposées et obligatoires. Intuitivement, l’asservissement est contraire à l’émergence de l’amour inconditionnel. Le marxisme est d’une banalité reposante pour l’éthologue amateur que je suis car elle repose sur l’égalité des ressources, qui est une égalité du monde conditionnée mais pas une égalité dérivée de l’amour inconditionnel. L’égalité communiste est la revanche des esclaves pour un Marx incapable de dire un grand oui à la vie malgré sa définition de l’injustice. La lutte des classes seraient une pure putréfaction pour le Christ. L’égalité dont le Christ parle est une toute autre forme d’égalité. Elle est surhumaine, d’une beauté incommensurable. Le minimum qui peut s’appliquer dans notre monde sensible est le respect inconditionnel.

    Le procédé utilisé par Jésus est limpide, il veut provoquer la réflexion par l’usage de paradoxes logiques ou affectifs. Cette provocation n’est pas nihiliste car les impossibilités logiques se résolvent en se débarrassant de certaines conditions. Par ce truchement, il cherche à symboliser la recherche de l’amour inconditionnel que lui seul pense avoir vécu dans sa NDE. Pourquoi recoure-t-il à des paraboles ? La réponse est dans la parabole. L’inconditionnalité et l’égalité sont des concepts qui suscitent l’incompréhension au moins au 1er siècle. Il n’est pas innocent symboliquement que Les derniers de la file murmurent contre le maître de maison. De la même manière, le salaire journalier n’est dévoilé qu’au groupe de la première heure et pas aux autres. Cette prudence en dit long sur le cœur visionnaire de Jésus. S’il dévoilait d’emblée la paye des autres groupes, ce serait la révolution. On peut déduire de la parabole une hypothèse logique quant à l’identité des ouvriers. Jésus a bâti cette superbe parabole pour que les apôtres cessent de l’importuner sur la question de savoir qui serait le plus beau dans le royaume des cieux. Douze heures, douze apôtres. Jésus avait peut-être les noms et les groupes en tête. Jésus se servait des apôtres pour connaitre les réactions des hommes à son enseignement. Il a pris un échantillon. Il est peut-être le créateur du premier institut de sondage politique sur terre. Hors parabole, Jésus n’est pas aussi « violent » sur l’égalité car dire juste avant la parabole de la 11ème heure que…

    Source : Evangile selon Mathieu
    19.30 Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers.

    … c’est rester dans un écran de fumée un peu démagogique qui ne se dissipe que dans la parabole qui suit car pour parler à la manière du Christ, c’est dans les paraboles qu’il se cache de l’air du temps pour mieux dévoiler son enseignement visionnaire. Le reste du temps il reste dans les marges de l’air du temps. Tous les versets contenus dans ce florilège pointent vers la conclusion des ouvriers aimés inconditionnellement. Tout cela n’est pas neutre dans la conception que Jésus a pu développer au sujet de la Justice. Tout ce qu’il dit là est bouleversant. Au moment où j’écris ces lignes je me prépare à étudier une pensée qui s’abreuve à une source connue mais inconnaissable. Et pourquoi suis-je raisonnablement certains de ce que je dis ? La relecture du verset 20.12, vous explicitera la problématique de la parabole. Jésus vous aide avec un petit rien qui vous confirme le tout. Je vous l’accorde, c’est l’ouvrier qui parle d’égalité, mais cet ouvrier parle par la bouche du Christ, fait qu’il ne faut pas oublier maintenant que nous savons qu’il aime les problèmes de logique et qu’il nous oblige à faire montre d’une grande aptitude à pratiquer la théorie de l’Esprit, lui qui savait si bien détecter ce que pensait les autres. Les Evangiles attestent d’une faculté hors du commun à ce niveau. Appliquons ce que nous avons appris à la parabole du bon samaritain pour nous détendre.

    Source : Evangile selon Luc
    10.25 Un professeur de la loi se leva et dit à Jésus pour le mettre à l’épreuve: «Maître, que dois-je faire pour hériter de la vie éternelle?»
    10.26 Jésus lui dit: «Qu’est-il écrit dans la loi? Qu’y lis-tu?»
    10.27 Il répondit: «Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même
    10.28 «Tu as bien répondu, lui dit Jésus. Fais cela et tu vivras.»
    10.29 Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus: «Et qui est mon prochain?»
    10.30 Jésus reprit la parole et dit: «Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba entre les mains de brigands qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s’en allèrent en le laissant à moitié mort.
    10.31 Un prêtre qui, par hasard, descendait par le même chemin vit cet homme et passa à distance.
    10.32 De même aussi un Lévite arriva à cet endroit; il le vit et passa à distance.
    10.33 Mais un Samaritain qui voyageait arriva près de lui et fut rempli de compassion lorsqu’il le vit.
    10.34 Il s’approcha et banda ses plaies en y versant de l’huile et du vin; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
    10.35 Le lendemain, [à son départ,] il sortit deux pièces d’argent, les donna à l’aubergiste et dit: ‘Prends soin de lui, et ce que tu dépenseras en plus, je te le rendrai à mon retour.’
    10.36 Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands?»
    10.37 «C’est celui qui a agi avec bonté envers lui», répondit le professeur de la loi. Jésus lui dit [donc]: «Va agir de la même manière, toi aussi.»

    Au premier abord, on comprend que la condition sociale n’est pas une indication fiable pour la pratique de l’amour inconditionnel que cache le thème de l’amour du prochain de la loi. Ce thème va constituer l’ancrage du combat dialectique que Jésus va mener contre le docteur de la loi. Le premier abord est un peu consternant de banalité mais c’est sans doute parce qu’on nage en pleine logique floue par manque de fiabilité. Ce n’est pas le style du Christ. Regardons mieux, les deux hommes de Dieu se déplacent par hasard. Le hasard est une classe particulière de conditionnalité dans le sens où la même condition peut conditionner deux résultats différents voire opposés. En clair nous avons ce petit programme simple :

    200 Si hasard alors je t’aime (= je te porte secours)
    210 Si hasard alors je ne t’aime pas (=je ne te porte pas secours)

    L’amour que proposent les hommes du Dieu de l’ordre social établi n’aboutit pas à une pure inconditionnalité telle que nous l’avions présentée dans la ligne 40 du premier programme dans le sens où l’amour est conditionné par le hasard. Jésus ne dit pas que les hommes de Dieu ne vont jamais aider une personne en détresse. Il prend deux cas pour montrer l’existence de la ligne 210 qui conditionne, espérons-le, l’existence de la ligne 200. Cette existence est nécessaire mais elle rend l’amour conditionnel. Toutes les conditions et les comportements négatifs conditionnés n’ont pas été supprimés car le hasard demeure en tant que condition. Or le but de la reprogrammation Christique est de supprimer la conditionnalité conditionnant l’amour. La morale primordiale Christique consiste implicitement à se débarrasser des conditions en tant qu’elles sont des obstacles à l’amour inconditionnel. La tradition religieuse de l’époque, symbolisée par les deux prêtres, n’explicite pas l’inconditionnalité de l’amour dans la Loi et tombe dans le ravin théologique de penser Dieu comme un hasard conditionnant mais inconditionné qui ne manqua pas d’attrister Job. Elle ne peut pas se prétendre être la finalité, l’aboutissement ou l’achèvement de la volonté de Dieu en laissant la place au hasard. Nous sommes en présence d’un missile de croisière calme mais déterminé en direction de la classe sacerdotale hostile à Jésus.

    Or donc, le Christ supprime symboliquement la conditionnalité du hasard. Il le fait en utilisant une catégorie logique nouvelle : la négation. En effet le voyage qui consiste à se déplacer avec un plan clairement connues et déterminés à l’avance est bien l’opposé ou est la négation logique d’un déplacement effectué en suivant le hasard. Le but n’est pas de créer une nouvelle classe de conditionnalité mais de supprimer le hasard en tant que conditionnalité par le biais de l’utilisation logique de sa négation qui est la détermination. Je retrouve l’amour inconditionnel par destruction, par négation du hasard et je me débarrasse des comportements minables, de la traitrise de la prêtrise. Jésus, incarné dans le samaritain qui ne se résout pas, d’une part, à laisser mourir quelqu’un qu’il ne connait pas, preuve de l’amour inconditionné par la connaissance sociale de l’autre, autre symbole à méditer, et, d’autre part, à céder à la fantasmagorie du Dieu hasard conditionnant, affirme ici la spécificité du Christianisme par rapport au Judaïsme qui a oublié de parler de l’inconditionnalité de l’amour dans sa religion. Le temps, la vie et la mort en tant qu’univers de conditionnalité sont aspirés vers l’amour inconditionnel, but et cause ultime.

    Il y affirme aussi son universalité, égalité de l’amour inconditionnel oblige, par utilisation du samaritain comme symbole de lui-même. Attention, quand Jésus s’exprime dans ses paraboles, il dit ce qu’il pense vraiment en s’enfouissant dans un système logique qu’il n’a pu construire qu’en réfléchissant sur lui-même, sur le langage et sur la logique qui le sous-tend. Il se planque littéralement derrière la figure du Samaritain que personne ne peut considérer comme un Messie sauf qu’encore une fois, c’est bien Jésus qui est maître de la parabole. Tout discours hors parabole peut soit constituer un masque, soit mettre en évidence une pensée en évolution. Je pense par exemple à sa décision périssable de n’être que le berger perdue des brebis d’Israël. L’amour inconditionnel qu’il a pensé tout au long de son magistère a dû le faire évoluer vers un universalisme commandé par l’amour inconditionnel et son corollaire l’égalité.

    On parle bien ici d’un schisme bouleversant car provenant d’une vibrante évidence logique. D’autres conclusions peuvent être tirées de cette parabole quant à la relation entre le hasard, Dieu, l’incarnation et l’inconditionnalité et le nihilisme. Mais je ne veux pas alourdir le propos. Sachez que Jésus appelle à une véritable réflexion philosophique sur la pierre angulaire de ses raisonnements logico affectif. Notons que son arsenal logique s’enrichit de la négation qui peut très bien être déduite du langage courant par un génie qui n’attend par Mr Boole qui est mort récemment et ne pourra pas rendre hommage à son créateur. La logique est véritablement utilisée dans un but de politique furtive.

    La logique est d’autant plus furtive qu’elle est difficile à saisir lorsqu’elle se cache derrière des mots. Des expériences en psychologies montrent que le cerveau n’est pas une machine logique parfaite. Il sait bien détecter les tricheurs, mais il est incapable de débusquer une logique formelle sauf si on lui dit où chercher. Ne comprenez-vous pas maintenant l’extrême ironie de la stratégie de Jésus. Il savait que personne ne comprendrait rien, il voulait s’adresser à notre inconditionnalité par la logique. C’est un raisonnement, un rayonnement d’une indicible beauté. La logique est une forme a priori de l’amour humain pour parler à la façon de Kant.

    Source: évangile selon Mathieu
    13.13 C’est pourquoi je leur parle en paraboles, parce qu’en voyant ils ne voient point, et qu’en entendant ils n’entendent ni ne comprennent. 

    Notre fil rouge s’est enrichi, vous ne trouvez pas ? Nous avons une petite collection de concepts à utiliser maintenant. NDE, amour inconditionnel, inconditionnalité, égalité. La NDE est cachée mais suggérée dans l’amour inconditionnel de la parabole des ouvriers de la 11ème heures. Elle permet de comprendre comment le Christ joue avec les concepts logiques pour défier les docteurs de la loi sans qu’ils s’en aperçoivent. Comment dire ? Il se fout de leurs gueules. Jésus était un authentique rebelle qui s’est bâti une armature logique pour ferrailler contre la religion de son temps au nom d’une expérience incroyable de mystère. Cette dernière contient tous les ingrédients dont le Christ s’est inspiré pour comprendre et théoriser sa propre vie.

    L’impression insistante d’inéluctabilité de la mort dans le sens où il est impossible de penser autre chose que c’est fini, la souffrance indicible que provoque la peur, l’amour inconditionnel libérateur et enfin le retour brusque à la vie. De tous ces ingrédients, retenons que seuls le retour à la vie soit la renaissance, révélée à un Nicodème dubitatif, et l’amour inconditionnel ont été explicité jusqu’ici. Quand un homme tel que Jésus vit une NDE, il ne peut qu’en tirer des valeurs symboliques qu’ils croisent avec les écritures qui agissent comme un authentique renforcement psychologique. Le passage par la mort et la souffrance est donc inéluctable, car ils précèdent tout deux l’amour inconditionnel et la renaissance. Mort et souffrance apparaissent clairement dans ses prophéties aussi auto réalisatrices qu’auto destructrices. Elles sont le prélude à la renaissance, à un monde nouveau qui doit remplacer l’ancien. C’est inquiétant car dans la parabole suivante, il semble qu’il n’y ait aucun espoir pour le monde ancien. Le Christ Roi a besoin d’un nouveau monde à sa mesure qui ne peut que remplacer l’ancien. L’Evolution n’est pas connue à son époque, c’est dommage.

    Source : Evangile selon Mathieu
    9.15 Jésus leur répondit: Les amis de l’époux peuvent-ils s’affliger pendant que l’époux est avec eux? Les jours viendront où l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.
    9.16 Personne ne met une pièce de drap neuf à un vieil habit; car elle emporterait une partie de l’habit, et la déchirure serait pire.
    9.17 On ne met pas non plus du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement, les outres se rompent, le vin se répand, et les outres sont perdues; mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le vin et les outres se conservent.

    Cette métaphore ne pose aucune difficulté d’interprétation. La pièce de drap neuf et le vin nouveau représentent le Christ. La déchirure représente l’incompréhension que nous avons rencontrée dans la parabole des ouvriers. Elle serait pire que tout car le Christ pourrait se dénaturer dans le conflit qui constitue une antithèse radicale à l’amour inconditionnel quasi idéologique de l’expérience à la frontière de la mort. Les outres qui se rompent transmettent la même idée. Le Christ Roi ne peut donc vivre que dans un monde nouveau où Lui et tout un chacun vivraient en parfaite harmonie comme le suggère le vin et les outres qui se conservent mutuellement et éternellement. Comment passe-t-on du monde ancien au monde nouveau ? Je ne pense pas que le Christ pensait sérieusement détruire le monde ancien par dépit ou vengeance. Son altruisme forcené l’a conduit à penser que sa souffrance et sa mort aboutirait à la naissance d’un monde nouveau d’amour inconditionnel. Cela aura pris un peu plus de temps que prévu, mais personne ne peut nier qu’objectivement le monde occidental a tout fait tout pour coller à la volonté du Christ même dans ses errements extrémistes les plus marxistes qui, par paresse intellectuelle, nous ont fourvoyés dans ce qui était donné ou plus précisément vendu. Tout n’est pas parfait mais tout est perfectible, à condition de réfléchir. C’est exactement la voie que nous montre le Christ. Encore une fois, et si la voix de Jésus était l’expression de notre système de sélection naturelle ?

    Une contradiction logique doit être résolue car elle est fondamentale. Jésus prophétise sa mort qui doit donner naissance au monde nouveau. Dans ce cas, pourquoi son magistère est-il tourné pratiquement entièrement vers la reconnaissance qu’il est le fils de Dieu ? Plusieurs explications logiques pourraient être avancées avec la réserve qui convient car Jésus n’a jamais parlé de faille dans son dispositif logique. On pourrait supputer que Jésus veut échapper à la mort en changeant le monde ancien par la Parole et s’éviter ainsi des souffrances devenue inutiles si le Verbe emportait la victoire. C’est, de mon point de vue, l’explication la plus vraisemblable quand on a affaire à un homme aussi intelligent. D’ailleurs, ne le dit-il pas lorsqu’il interroge Dieu sur sa volonté de lui faire boire la coupe ? Il adopte l’approche stratégique classique consistant à ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier et d’avoir plusieurs fers au feu. La complexité est toujours plus intéressante car elle offre un espace de solution plus important. De toute façon, il est préférable de mourir en tant que Fils de Dieu pour faire advenir le Royaume, la mort d’un prophète ne constituant pas une nouveauté, fait largement connu de la dialectique christique.

    Le thème de la reconnaissance est fondamental dans le nouveau testament. Lorsqu’on parle de thème on s’évite le périlleux exercice de savoir si Le Christ a été reconnu ou non. On s’évite aussi de s’interroger sur des reconnaissances inattendues qui prennent parfois la forme de malades mentaux. C’est bien connu, il n’y’a que nous qui comprenons le Christ. L’important, c’est que le thème est d’une signification démesurée dans les évangiles. Pour vous le démontrer, je mets ce florilège sans doute non exhaustif à votre disposition qui vous permettra de vous imprégnez de la thématique, notamment des problèmes qu’elle a posé au Messie. Je ne tiens même pas compte de l’injonction de croire qui n’est que de la reconnaissance déguisée. Croire, c’est reconnaitre que Jésus est le fils de Dieu, pas autre chose. Notre fil rouge qui symbolise le système de pensée du Christ s’enrichit donc d’un autre thème, d’un autre sillon dans les circonvolutions de son néocortex : la reconnaissance. Nous pouvons donc maintenant aborder la partie sportive de cet article. En l’occurrence, nous allons nous atteler à la lourde tâche de comprendre le chapitre 25 de l’évangile selon Mathieu qui a trait paraît-il au jugement dernier.

    Source : Evangile selon Mathieu
    25.1 Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l’époux.
    25.2 Cinq d’entre elles étaient folles, et cinq sages.
    25.3 Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d’huile avec elles;
    25.4 mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l’huile dans des vases.
    25.5 Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent.
    25.6 Au milieu de la nuit, on cria: Voici l’époux, allez à sa rencontre!
    25.7 Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes.
    25.8 Les folles dirent aux sages: Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.
    25.9 Les sages répondirent: Non; il n’y en aurait pas assez pour nous et pour vous; allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous.
    25.10 Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.
    25.11 Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous.
    25.12 Mais il répondit: Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas.
    25.13 Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure.
    25.14 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens.
    25.15 Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit.
    25.16 Aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla, les fit valoir, et il gagna cinq autres talents.
    25.17 De même, celui qui avait reçu les deux talents en gagna deux autres.
    25.18 Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un creux dans la terre, et cacha l’argent de son maître.
    25.19 Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte.
    25.20 Celui qui avait reçu les cinq talents s’approcha, en apportant cinq autres talents, et il dit: Seigneur, tu m’as remis cinq talents; voici, j’en ai gagné cinq autres.
    25.21 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
    25.22 Celui qui avait reçu les deux talents s’approcha aussi, et il dit: Seigneur, tu m’as remis deux talents; voici, j’en ai gagné deux autres.
    25.23 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
    25.24 Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit: Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné;
    25.25 j’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre; voici, prends ce qui est à toi.
    25.26 Son maître lui répondit: Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que j’amasse où je n’ai pas vanné;
    25.27 il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j’aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt.
    25.28 Otez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents.
    25.29 Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.
    25.30 Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.
    25.31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire.
    25.32 Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs;
    25.33 et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche.
    25.34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde.
    25.35 Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli;
    25.36 j’étais nu, et vous m’avez vêtu; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi.
    25.37 Les justes lui répondront: Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire?
    25.38 Quand t’avons-nous vu étranger, et t’avons-nous recueilli; ou nu, et t’avons-nous vêtu?
    25.39 Quand t’avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi?
    25.40 Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites.
    25.41 Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges.
    25.42 Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire;
    25.43 j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.
    25.44 Ils répondront aussi: Seigneur, quand t’avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t’avons-nous pas assisté?
    25.45 Et il leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne les avez pas faites.
    25.46 Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle.

    Historiquement, ma réflexion s’est tout de suite polarisée sur la parabole des talents qui, nous dit-on, est le symbole d’un don spirituel du Christ fait aux chrétiens censés le faire fructifier, afin que le maître soit en mesure d’être dans la position de pouvoir juger qui sont les bons et qui sont les méchants. L’interprétation est largement erronée et vous allez comprendre pourquoi. Maintenant que j’ai décodé la parabole elle m’apparaît dans une cohérence logique surnaturelle et il m’est difficile de vous la restituer dans un raisonnement linéaire. Je vais essayer. Essayez de vous accrocher, nous allons gravir une montagne avec une croix à son sommet. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que la première roche qu’a accrochée mon piolet est l’identité sémantique des versets 25.21 et 25.23. Exactement les mêmes mots. L’égalité représentée par la répétition d’une succession de mots identiques, il fallait y penser pour frapper les esprits.

    Nous avons donc la notion d’égalité de la récompense pour des œuvres clairement inégales des serviteurs ce qui doit vous rappeler quelques choses. Le premier serviteur gagne 5 talents, le second 2 et le dernier, rien. Le schème pointe clairement vers le paralogisme apparent de la parabole de la 11ème heure. A l’intérieur du concept d’égalité, représenté par les deux versets identiques, nous avons « la joie de ton maitre ». Au lieu d’argent, le maître parle de joie ce qui signifie que Jésus abat ses cartes avant la passion. Une notion de joie dans une notion d’égalité ne peut que pointer vers l’amour inconditionnel si vous avez bien compris le symbolisme Christique que j’ai développé dans les analyses précédentes. Cette parabole ne peut être qu’un problème d’inconditionnalité puisque nous avons les deux premières briques que sont l’amour inconditionnel de la joie du maître et l’égalité. Mais, attention, pour l’instant, ce n’est qu’un indice car la récompense est conditionnée par la bonté et la fidélité du serviteur en peu de chose. Il va falloir trouver en quoi consiste exactement la bonté et la fidélité du serviteur autrement il est clair que la parabole ne sera pas comprise. En outre, ce qui nous éloigne de l’inconditionnalité est la punition du troisième serviteur. Il faudra également comprendre pourquoi le 3ème serviteur est puni par un jugement par nature régi par la conditionnalité.

    Si la joie est enfin explicitée en tant que récompense ultime vécue à la frontière de la mort, Elle ne fait pas disparaître la notion d’argent. Le Christ en affectionne son poid affectif qui vous envoie aux fraises avec une régularité déconcertante et attendue. Le Christ vous pousse d’ailleurs à considérer la parabole comme un problème d’argent. Il y’a la notion de « bien » que remets un homme qui part et revient. Le Christ sait que la fin est littéralement proche pour lui. L’homme remet 5 talents à l’un, 2 talents à l’autre et 1 au dernier. Il est clair que le talent représente une unité monétaire. Il faut bien le comprendre car il n’y a pas de piège.

    Source : Wikipédia
    À Athènes, le talent a un poids légal de 60 mines, soit 25,86 kg d’argent. En unité monétaire, le talent équivaut ainsi à 6 000 drachmes.

    A partir de là, la machine exégétique s’emballe et nous fait croire que le talent est symbole de don qu’il convient de faire fructifier. Il faudra revenir sur la notion de « don ». Il nous faut trouver la signification véritable du symbole en tant que symbole dans la tête du Christ pour ne pas tomber dans les pièges exégétiques. Il faut m’expliquer pourquoi les 5 talents donnés par Jésus se transforment exactement en 5 autres talents gagnés. Pourquoi pas 10, 20 ou 500 millions de talents gagnés ? Il y’à clairement une limite qu’il faut expliquer. Il y’a une contrainte évidente : exactement 5, pas plus, pas moins et le nombre donné doit être égal au nombre gagné. L’image de l’égalité et de la règle qui signifie le commandement rode toujours autour de l’amour inconditionnel dans la tête du Christ. L’explication est simple. Jésus ne peut ignorer le fait que le talent est une unité de masse avant d’être une unité monétaire. Plus précisément, voilà comment était défini son étalon et cela aussi il ne pouvait l’ignorer.

    Source : Wikipédia


    Une amphore grecque : un talent équivalait approximativement à la masse d’eau requise pour remplir cette amphore.
    Le talent (Latin : talentum, du Grec ancien : τάλαντον, talanton = l’étalon) est une unité de masse utilisée à l’époque de la Grande-Grèce et jusque sous l’Empire romain.
    Sa valeur correspondait à la masse d’eau contenue dans un pied cube et pouvait donc varier en fonction de la valeur du pied retenue.    

    Nous pouvons donc conclure au choix d’une légitime option complétement différente de l’exégèse classique mais ô combien plus logique. La notion de talent renvoie évidemment à un contenant qui mesure le contenu. Lorsque je remplis une amphore d’un liquide quelconque jusqu’à sa pleine contenance, vous êtes bien d’accord que la forme du contenu est égale à la forme du contenant. Jésus adore les formes et les traduit en chiffre, autre marotte de l’ogre allégorique. Je te donne 5 et tu gagnes 5, je te donne 2 et tu gagnes 2. L’image est parfaite car elle explique non seulement la limitation mais également l’exacte concordance des chiffres. Les deux formes du contenant et du contenu concordent lorsque le liquide est à ras bord. Mais elle ne nous dit pas ce qu’est la nature du contenu. Les formes sont des abstractions qui diffèrent en effet de la matière concrète dont elles tirent leurs représentations. La forme amphore ne renvoie ni à l’eau, ni au vin ni à tout autre liquide qui reste indéterminé pour l’instant car nous parlons de forme. Et cette forme qui se valorise isomorphiquement n’est surement pas le symbole de l’argent ni de la fructification d’un don quelconque car, si le Christ donnait quelque chose de cette sorte, on serait plutôt motivé, en tant que chrétien, à gagner beaucoup plus que ce qu’il nous a donné pour lui faire plaisir. Le débordement de l’amphore entraine la décrépitude du symbole logique. Par contre, il y’a motivation à remplir l’amphore à ras bord pour que la forme soit exact et fidèle à elle-même en tant que contenant et contenu, entraînant l’émergence du symbole du corollaire de l’amour inconditionnel qu’est l’égalité. La raison d’être d’une amphore pour Jésus, c’est d’être exactement pleine. Que représente la forme désignée par l’amphore ? Jésus va nous aider à répondre à la question mais il ne va pas faire tout le chemin car son but a toujours été de nous faire réfléchir.

    Il nous dit deux choses importantes. Premièrement, quand le Christ part, les talents sont gagnés immédiatement sans qu’on sache comment car le verbe valoir entraine une indétermination suspecte. C’est à nous de la lever. Deuxièmement, le Christ récompense également les deux premiers serviteurs parce qu’ils ont été fidèles en peu de chose en gagnant d’autres talents. Donc un homme part, donne quelque chose qui permet de créer immédiatement une chose de forme égale au don, qui, en plus, doit rendre cohérente la récompense de fidélité en peu de chose et caractériser votre bonté contenu dans les versets identiques de l’égalité et donc symbolisant votre amour inconditionnel. Une seule conclusion logique peut être tirée de ces prémisses. Jésus nous parle de souvenir. Quand quelqu’un part il vous donne son image, son amphore que vous remplissez avec son image, la forme symbolisant votre souvenir, le contenu de l’amphore en tant que forme et non en tant que nature. Cela se fait immédiatement, car intuitivement, c’est au moment du départ que la photo qui se fixe est la plus précise et elle doit continuer à être fidèle à l’image du Christ. La formation du souvenir est immédiate lorsque la personne disparaît de votre regard. Si votre souvenir ou contenu en tant que forme est exactement égale à la capacité de l’amphore alors vous êtes fidèles dans le souvenir et cela ne vous a pas coûté beaucoup d’effort, en tout cas d’effort matériel. La nature du liquide, au vu de l’égalité symbolisé par l’identité de la forme du contenu et du contenant, ne peut pointer que vers l’amour inconditionnel Christique renforcé par la bonté mentionnée par le maître. Donc le miracle des talents qui se multiplie toujours suivant la même règle est le souvenir de l’amour inconditionnel dont le Christ rayonnait et bien sur le « bien » dont il parle dans le verset 25.14 est l’amour inconditionnel, sa personne et son expérience la plus profonde.

    Il surgit un problème logique qui ne fait que me fait révéler ma propre insuffisance parfois. Si le récipient contient de l’amour inconditionnel alors pourquoi les récipients ont des tailles différentes ? Jésus ne peut pas donner des récipients de tailles différentes car son amour est inconditionnel et ne peut pas être représenté par le conditionnement par la capacité. En effet, nous avons des récipients de cinq talents, de deux talents et de un talent. Vous n’avez pas bien compris parce que le Christ est subtil. La taille du récipient ne représente pas l’amour inconditionnel, il représente la capacité des serviteurs à s’en souvenir. Et il est bien connu que la mémoire varie en fonction des gens, elle est finitude et pure conditionnalité. Le souvenir ou mieux, la capacité à se souvenir, conditionne la taille du récipient. Ainsi est expliqué le trou béant intentionnel du verset 25.15. La capacité dont il est question est la capacité à se souvenir. Le Christ veut que vous réfléchissiez. Petit détail amusant, la capacité est l’unité de mesure des liquides. Le litre par exemple est une unité de capacité. Ceci est un pur hasard bienveillant car en anglais, la traduction du grec donne « ability » qui n’a rien à voir avec une mesure de capacité. Donc la France était sur la bonne voie ou encore, les circonvolutions de l’évolution du langage ont peut-être fait ressurgir une signification originelle provenant d’une lointaine influence araméenne.

    Donc si nous considérons que la capacité à se souvenir peut être mesurée, on en déduit logiquement que moins on a de capacité à se souvenir moins on aura de chance de faire quelque chose qui a été l’un des principaux objectifs du Christ durant son magistère : la reconnaissance. Moins le récipient est grand plus on va avoir un problème de souvenir et donc de reconnaissance lorsque le Christ reviendra en tant que réalité de l’amour inconditionnel. Et le souvenir est bien un pré requis de la reconnaissance du messie en tant qu’il est l’Amour inconditionnel et but ultime de la prédication du fils de Dieu. Tant que vous possédez cinq ou deux mesures de souvenir, l’amour inconditionnel que vous avez en vous peut être visible et reconnu. Le niveau de souvenir vous protège du risque de l’oubli. En outre, ce souvenir vous permet le respect du pacte de l’égalité de la forme : je te donne un récipient de taille x, tu le remplis avec une forme de taille x. Le pacte renvoie à la règle qui renvoie au commandement qui renvoie à l’inconditionnalité de l’amour symbolisé par la nature du contenu. Quand vous pensez les choses comme le Christ, tout conspire à vous éclairer.

    Le 3ème serviteur a visiblement un problème de mémoire. Jésus lui a confié son amour inconditionnel mais il ne va pas s’en souvenir. Le serviteur va briser le pacte. Et Jésus nous aide à rendre sa parabole d’une clarté limpide. Premièrement, il a enfoui le talent dans la terre. Lorsque nous enterrons quelque chose, c’est pour le retirer de notre vue, c’est donc bien pour l’oublier qui est l’exact antithèse du souvenir. Ou encore, plus profondément, l’enterrement symbolise la mort de Jésus qu’il a toujours prophétisé. Et ceux qui l’enterrent ne sont pas des inconnus comme nous le verrons. Deuxièmement et de façon plus nette, il est évident que le serviteur ne le reconnaît pas. Il traite Jésus d’homme dur, s’appropriant le blé qu’il n’a pas semé. Jésus serait donc un homme non seulement dur mais voleur, profitant du labeur des autres. Ce n’est pas exactement comment il se décrit habituellement. Il y’a négation du souvenir, négation de l’amour inconditionnel donc inconnaissance du Christ. Il y’a donc absence de reconnaissance. On sent que cela va mal se passer pour le 3ème serviteur. D’abord Jésus le traite de méchant pour lui signifier qu’il a oublié l’amour inconditionnel et il le traite de paresseux pour lui rappeler que tout ce qu’on lui demandait, c’était un petit effort de mémoire pour respecter le pacte. L’intelligence symbolique est remarquable. A partir du moment où la reconnaissance n’est pas au rendez-vous, la valeur symbolique du talent se détruit car elle s’associe au monde réel symbolisé par les mots banquiers et des intérêts d’une dette. Le talent perd sa valeur symbolique et retourne, chute dans la corruption de l’argent qui n’a rien à voir avec l’amour inconditionnel.

    Je ne peux m’empêcher d’établir un parallèle avec la notion de pointeur informatique pour qualifier la logique symbolique du talent. Il représente le souvenir puis, dans la même parabole, il chute pour redevenir simple argent. C’est exactement la façon dont est utilisé un pointeur en informatique. Si j’utilise une variable qui représente l’ensemble des fleurs et une autre qui représente les cigares, je peux dans le déroulement du programme utiliser un pointeur que j’assignerai comme bon me semble soit aux fleurs soit aux cigares en cours d’exécution du programme, at runtime comme disent les informaticiens. Cette notion est toujours un peu difficile à expliquer aux béotiens de l’informatique car elle est très abstraite. C’est une variable de variable, un symbole de variable. Le Christ utilise le même concept, ce qui lui permet de jouer et de changer l’association d’idée, le symbolisme en cours de route et en fonction du contexte sémantique. Le Christ veut vous perdre, mais là il y’a une raison très simple. Qui sont les banquiers ? Pour le savoir nous allons provisoirement mettre de côté cette interrogation.

    Il y’a une interrogation logique qui doit attirer notre attention sur les biens remis au début de la parabole. Le transfert de propriété légal, effectif du bien en début de parabole est indéterminé, et c’est voulu parce qu’il va s’instancier plus loin dans le programme de la parabole. Il y’a confusion sciemment entretenue comme le suggère l’hétérogénéité des traductions du verset 25.14. Les traductions hésitent entre remettre et confier qui ne lèvent pas les ambiguïtés quant au transfert de propriété. Certes, le verset 25.15 emploie le verbe donner mais ce verbe traduit un changement de main physique mais pas légal comme on le dirait aujourd’hui. Vous pouvez donner votre perceuse à 5 heures à votre voisin car vous aviez convenu de son prêt une heure plus tôt avec lui. Il n’y a pas transfert légal de propriété alors que le verbe « donner » est utilisé. Remettre ou confier un bien laisse par contre une indétermination qui va être levée conditionnellement dans la parabole. Si vous respectez le pacte, tout ce que le Christ vous a donné est un don et vous le gardez, car le don est un acte d’amour sans contrepartie donc inconditionnel et le Christ vous confiera en sus beaucoup dans tous les cas que vous ayez 5 ou 2 mesures de mémoire. Par contre si vous n’avez pas respecté le pacte, la propriété n’est pas transférée. Ce fait est brutalement évoquée par les locutions « Mon argent au banquier, ce qui est à moi». Les symboles changent de nature en fonction du contexte. Le transfert devient soit un don soit un prêt. Et comme le 3ème serviteur vis dans un monde de prêt, soit de conditionnalité empêchant le don, inconditionnalité, le non Jésus lui conseille d’aller voir les banquiers prêteurs qui vivent selon la même nature de conditionnalité empêchant l’accès à l’amour inconditionnel.

    Le verset 25.29 est encore une petite merveille qui confirme notre approche car au premier abord il est incompréhensible. Jésus veut vous faire réfléchir. Il est bien sur hors de question de donner aux riches un bien possédé par un pauvre. La traduction exacte est la suivante. Otez le bien matériel de celui qui n’a pas respecté le pacte pour le donner à celui qui l’a respecté. Car les biens matériels seront donnés à celui qui a, qui a respecté le pacte. Il sera dans l’abondance matérielle que représente le talent déchu de sa valeur symbolique mais qui reprend soudainement des couleurs pour évoquer la matérialité qui arrivera en sus après la croyance, qui n’est autre qu’une reconnaissance déguisée du Christ, dans le Royaume, et à ce moment-là les 11 talents représentent la matérialité. Mais celui qui n’a pas respecté le pacte, tout lui sera enlevé, même la matérialité représentée par le talent qu’il possédait et qui s’est retransformé en argent sonnant et trébuchant. La question légitime qui se pose est la suivante. Pourquoi le talent n’est pas partagé en deux entre les deux premiers serviteurs ? La question n’a aucun sens car en « confiant beaucoup » ou encore selon les traductions anglaise en te faisant régent de beaucoup de chose, en te donnant des responsabilités sur beaucoup de chose, je te fais passer de serviteur à roi. Ce mouvement indique comme d’habitude qu’il faut regarder vers la parabole de la 11ème heure pour comprendre que Jésus fait de ses serviteurs ses égaux. Les aspects matériels n’ont plus aucune importance. Mais ce transfert vers le premier serviteur est voulu car il a lui une importance symbolique considérable. Nous reviendrons un jour sur ce point car cette parabole je la laisse en suspens. Enfin et bien sûr, le dernier serviteur est prié de rester dehors dans les ténèbres où ce ne sera pas drôle tous les jours.

    Je voudrais maintenant faire un petit ménage canonique. Lisez la parabole de Luc, elle a subi une érosion interprétative évidente de la parabole des talents que je vous ai présentée. Mais elle très intéressante car elle répond indirectement à des interrogations précises que nous avons eu.

    19.12Il dit donc: Un homme de haute naissance s’en alla dans un pays lointain, pour se faire investir de l’autorité royale, et revenir ensuite.
    19.13 Il appela dix de ses serviteurs, leur donna dix mines, et leur dit: Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne.
    19.14 Mais ses concitoyens le haïssaient, et ils envoyèrent une ambassade après lui, pour dire: Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.
    19.15 Lorsqu’il fut de retour, après avoir été investi de l’autorité royale, il fit appeler auprès de lui les serviteurs auxquels il avait donné l’argent, afin de connaître comment chacun l’avait fait valoir.
    19.16 Le premier vint, et dit: Seigneur, ta mine a rapporté dix mines.
    19.17 Il lui dit: C’est bien, bon serviteur; parce que tu as été fidèle en peu de chose, reçois le gouvernement de dix villes.
    19.18 Le second vint, et dit: Seigneur, ta mine a produit cinq mines.
    19.19 Il lui dit: Toi aussi, sois établi sur cinq villes.
    19.20 Un autre vint, et dit: Seigneur, voici ta mine, que j’ai gardée dans un linge;
    19.21 car j’avais peur de toi, parce que tu es un homme sévère; tu prends ce que tu n’as pas déposé, et tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.
    19.22 Il lui dit: Je te juge sur tes paroles, méchant serviteur; tu savais que je suis un homme sévère, prenant ce que je n’ai pas déposé, et moissonnant ce que je n’ai pas semé;
    19.23 pourquoi donc n’as-tu pas mis mon argent dans une banque, afin qu’à mon retour je le retirasse avec un intérêt?
    19.24 Puis il dit à ceux qui étaient là: Otez-lui la mine, et donnez-la à celui qui a les dix mines.
    19.25 Ils lui dirent: Seigneur, il a dix mines.
    19.26 Je vous le dis, on donnera à celui qui a, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.
    19.27 Au reste, amenez ici mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je régnasse sur eux, et tuez-les en ma présence.

    Remarques :

    • Le transfert de propriété n’est plus ambigu. Il ne peut plus s’instancier en fonction de la situation. La richesse symbolique disparait et appauvrit la parabole. Elle est interprétée.
    • Il n’y a plus 3 serviteurs mais 10 serviteurs auxquels on donne chacun 1 mine. On sauvegarde l’égalité mais elle est évidente et n’est présente qu’au début et disparaît dans la récompense. L’égalité est tolérée dans la mise de départ mais pas dans la rémunération. Alors que précisément l’égalité et la récompense pointe massivement vers l’amour inconditionnel.
    • Le verset 19.14 auquel fait écho au verset 19.27 n’apporte rien, et connaissant le Christ, il n’est pas homme à tuer qui que ce soit. Nous verrons ce que c’est qu’être dans les ténèbres. Cela ne nécessite en aucune manière un meurtre commandé. Ce verset est d’une horreur absolue pour quelqu’un qui a monté un système philosophico-religieux total basé sur l’amour inconditionnel.
    • L’égalité de la récompense a disparue. Cette interprétation malheureuse prouve qu’il était impossible de parler d’amour inconditionnel résolu dans l’égalité aux interlocuteurs de Luc, j’ai nommé les nazis qui étaient les romains à l’époque de Jésus. Vous comprenez pourquoi Jésus s’est réfugié dans les paraboles. Personne ne le comprenait. Il a donc fallu trouver un langage pour s’exprimer dans une langue qu’il espérait devenir compréhensible par quelqu’un un jour.
    • Le verset 19.25 est un verset d’interprétation qui se pose la question de savoir pourquoi on transfert la mine à celui qui a 10 mines par ce qu’il n’a rien compris à l’égalité. La question est pertinente mais la réponse est illégitime.

    Conclusion :

    Cette parabole est la preuve de ce que j’ai appelé l’érosion qu’a subi la Parole du Christ par ceux-là même qui ont voulu expliqué la Parole du Maître ou ce qu’il croyait en avoir compris. Je fais moyennement confiance à Luc et je n’étendrais pas trop sur ses paraboles. Par contre Mathieu, qui sait compter, a bien compris le mystère de la Parole du Christ. Il est intéressant que l’égalité de la récompense ou son inconditionnalité est inconcevable en tant que concept partout et de tout temps. La récompense baignant dans l’égalité et l’inconditionnalité pointe vers l’amour inconditionnel. C’est le message que Luc a essayé de comprendre, en vain.

    Maintenant que nous avons compris beaucoup de chose, nous allons nous attaquer à la parabole qui est quasiment le symétrique de celle que nous avons étudiée. Dans cette parabole nous ne voyons pas l’époux partir, par contre on le voit revenir. L’époux est d’évidence le Christ. Nous avons donc 10 vierges, cinq folles et cinq sages qui attendent l’époux. Il est de tradition juive qu’elles puissent assister au repas de noce de l’époux. Ne pensez pas que Jésus est polygame, cela n’a juste pas de sens. Il a professé l’égalité entre les femmes et les hommes durant tout son magistère. Egalité devant le mariage et égalité devant le pardon. Cette égalité, elle vient bien sûr de l’amour inconditionnel. La conclusion à en tirer est que les femmes comme les hommes sont capables d’accéder à l’amour inconditionnel. Les scènes de lapidation devaient lui causer un haut le cœur particulièrement inconditionnel. Le fait que les femmes soient vierges n’a aucune espèce d’importance dans la parabole. Pathénos peut se traduire autant par jeune femme que par vierge. Comme en allemand Jungfrau veut dire vierge mais les mots veulent dire jeune femme. Donc la virginité n’a aucune espèce d’importance ici. Tenez-le-vous pour dit.

    Une chose est sure, les 5 folles ne verront pas le royaume des cieux. Par contre les 5 sages seront admises au festin du Royaume. Nous ne pouvons pas les transformer les jeunes filles en amphore. Donc cette parabole va devoir subir un traitement intellectuel différent. Elle est nettement plus facile que la précédente. Qui peut le plus peut donc le moins. Les 5 folles ont ce gros défaut de ne pas être prévoyantes et de ne pas se munir de suffisamment d’huile pour faire fonctionner leurs lampes. Nous apprenons que les sages ont pensé à parer à toutes éventualités en gardant des réserves d’huile dans des vases. Nous avons ici une réminiscence d’évidence. Les récipients chez le Christ sont apparemment et symboliquement le réceptacle de l’amour inconditionnel. Et, de toute évidence, l’huile en se consumant permet d’éclairer et donc de permettre la reconnaissance des visages dans la nuit. Et comme on attend l’époux dans la nuit, allégoriquement et concrètement, la lumière des lampes, permet la reconnaissance du visage du Christ. Mon amour inconditionnel, soit la nature du liquide soit l’huile, permet d’être reconnu par l’amour inconditionnel de Jésus. Pas de vase, pas d’amour inconditionnel, pas de reconnaissance. Nous avons une liaison entre des concepts symboliques important. Le vase ne représente plus le souvenir mais la prévoyance, donc l’intelligence. L’huile en se consumant et en produisant de la lumière est l’amour inconditionnel qui permettra la reconnaissance christique. Il est intéressant de noter que les femmes n’ont pas besoin d’un pacte car Jésus sait qu’il est déjà signé pour elles. Dieu leur a donné naturellement la capacité de contenir de l’amour inconditionnel. Par contre il est évident qu’il vaut mieux être un peu plus mystérieux avec les hommes parce qu’ils sont plus enclins à l’inégalité, aux différences de positions sociales. Ils ont besoin d’alliance pour fonctionner.

    Donc, il est clair que l’attente va durer longtemps, elles tombent toutes dans un sommeil profond et se réveillent, ce qui est un préalable nécessaire à la reconnaissance. Les 5 folles vont essayer de corrompre les 5 sages car elles n’ont plus d’amour inconditionnel pour la reconnaissance. Le problème, et Jésus le sait depuis belle lurette, est que l’amour est une évidence alors que l’amour inconditionnel est très difficile à enseigner comme le démontre chaque parabole mystérieuse qu’il a ciselée. Apprendre l’amour inconditionnel à des folles ou à des imbéciles, selon certaines traductions anglaises, est une pure impossibilité. Les folles ne pouvant partager l’amour inconditionnel pour des raisons de troubles neuronaux, elles vont tenter de les corrompre, de les séduire pour se faire reconnaître, pour se glisser clandestinement dans le royaume des cieux. L’amour est une graine présente dans chacun de nous, mais il faut arroser pour qu’elle puisse germer et devenir ainsi inconditionnelle. Et Dieu sait que Jésus a tenté d’arroser avec son cœur d’eau vive mais il a constaté à la fin du magistère qu’il ne pouvait pas lutter contre la bêtise juste par onction d’amour inconditionnel et de logique sur des cerveaux fatigués. Impossible d’enseigner à des gens qui lui disaient : «  tu as un esprit », tu es fou. La charité, preuve d’amour inconditionnel des 5 sages, est affirmée lorsqu’elles conseillent aux cinq folles d’aller acheter de l’huile. Elles ne savent pas à ce moment-là que le temps est primordial et court. L’époux est là et la reconnaissance est immédiate. Et cette immédiateté est étrange vous ne trouvez pas ? Peut-être qu’un jour je vous dirai…

    N’en concluez pas que les hommes et les femmes sont inégaux. La règle de symétrie attribue les qualités énoncées aux deux sexes. La symétrie est une habitude Christique. L’égalité entre homme et femme font que les sexes dans les paraboles reçoivent par règle logique les mêmes qualités de mémoire et d’intelligence, et les mêmes aspirations à l’amour inconditionnel. Je crois que le Christ nous taquine tous un peu, il part de ce que nous croyons connaître. L’amour inconditionnel qui rend égal est le principe premier. Ce qui se passe ici-bas, c’est le développement de cette réalité. Puisque nous avons établi le principe de symétrie, nous pouvons remarquer grâce à ces deux versets une symétrie situationnelle.

    25.9 Les sages répondirent: Non; il n’y en aurait pas assez pour nous et pour vous; allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous.
    25.27 Il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j’aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt.

    Les 5 folles de la parabole des vierges et le 3ème serviteur de la parabole des talents vont connaître les affres de leur éviction du Royaume, une sorte de deuxième chute. Le point commun pour les deux est que l’huile et le talent déchoient de leurs valeurs symboliques dans les deux paraboles. Et on leur demande d’aller voir les vendeurs et les banquiers. Sauf que la traduction de la bible que j’ai mise à votre disposition est beaucoup trop moderne. C’est une contextualisation moderne qui empêche de voir où Jésus veut en venir. La traduction exacte est « changeur ». Les vendeurs et les changeurs séparés dans deux paraboles symétriques en termes d’interprétation ont une valeur symbolique considérable lorsqu’on comprend le puzzle assemblé. Ils représentent une véritable bombe politique aussi déguisée que furtive.

    Source : Evangile selon Mathieu
    21.12 Jésus entra dans le temple de Dieu. Il chassa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons.

    L’épisode du marchand du temple est très important pour Jésus. Il sait, car il n’est pas idiot, que cela va signer son arrêt de mort voire son suicide. Les gens qui refusent le royaume sont les gens qui ont un intérêt dans les changeurs et les marchands. Qui gère cet intérêt sinon le temple ? C’est voilé logiquement mais si on y réfléchit bien, la simple énonciation de changeur et de vendeur dans les paraboles des 10 vierges et des talents est un missile balistique à tête multiple contre le clergé, le sanhédrin, les prêtres, les pharisiens et tout la clique de gens soit disant intelligents qui ont foulé son enseignement au pied. Il ne s’agit pas des juifs en général. Il s’agit d’une clique de collabo et de pharisien sans courage qui a refusé son évidence alors qu’il ne demandait aucun pouvoir temporel, juste d’être reconnu. Avec les paraboles que je vous ai décodé, vous croyez que Jésus ne parlait qu’aux pauvres ? Réveillez-vous messieurs les exégètes, Jésus n’a pas arrêté de parler aux gens intelligents. Il aura fallu 2000 ans pour le comprendre. Ne tirez aucune conclusion des proportions sur qui va être sauvé ou condamné, Jésus raisonne avec des formes. 5 femmes sur 10 ou un serviteur sur trois cela n’a pas grande importance. Les juifs n’étaient pas le sanhédrin dans la même mesure que la France n’était pas le maréchal Pétain. Le Christ a rencontré des milliers de gens de toute marche de vie. Il les a aidés et réconfortés. Certains l’ont peut-être reconnu et la plupart de ces gens étaient Juifs. Jésus a créé un nouveau paradigme basé sur l’amour. Et comme c’est amour était inconditionnel il s’est créé un langage, un arsenal logique à lui dont les fragments les plus importants nous sont parvenus pour que nous soyons dans la mesure de le comprendre enfin. Son système d’enseignement devait ressembler aux pyramides d’il y’ a 40000 ans. La brillance devait aveugler à des centaines de kilomètres. Nous en percevons aujourd’hui les formes qui nous permettent d’en reconstituer la magnificence.

    Nous allons maintenant aborder la dernière parabole dite du jugement dernier. Le mot jugement n’apparaît à aucun moment à partir du verset 31, commencement de la parabole. On comprend bien que dès ce verset le Christ est reconnu, c’est une reconnaissance massive, il est assis sur le trône de sa gloire. Aucune ambiguïté. Toutes les nations sont concernées, mais il sépare sur une base individuelle ce qui n’est pas étonnant au vu des deux paraboles précédentes où la reconnaissance se fait sur une base personnelle. Le Christ ne se préoccupe pas des groupes, ils ne se préoccupent que d’une chose. Et vous vous doutez de laquelle.

    Curieux jugement en effet, où les gens prennent connaissance qu’il y’a eu « jugement » en découvrant les attendus favorables ou défavorables sans mention de procès, d’instruction à charge ou à décharge. Le « verdict » est rendu après la reconnaissance. La notion de jugement ne tient pas la route. On ne peut cependant que remarquer la continuité du thème de la reconnaissance basée sur l’amour inconditionnel que je vais tenter de vous expliquer. Le Christ sépare les hommes en deux espèces différentes. On ne sait pas trop bien pourquoi et s’il y’a un principe mâle ou femelle. Ce principe n’est pas opérant lorsqu’on a deux espèces différentes qui le sont ontogénétiquement pour le Christ c’est cela qui compte. Le symbole de la brebis désigne les bons, il l’a assez répété. Le symbole du bouc désigne les méchants. C’est tout ce que l’on peut dire dans l’introduction. Maintenant analysons les attendus du procès et quelque chose d’incroyable va nous frapper en plein cœur.

    Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger : c’est de l’amour humain
    j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire : c’est de l’amour humain
    j’étais étranger, et vous m’avez recueilli : c’est de l’amour humain
    j’étais nu, et vous m’avez vêtu : c’est de l’amour humain
    j’étais malade, et vous m’avez visité : c’est de l’amour humain
    j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi : c’est de l’amour inconditionnel

    Le dernier amour a une portée symbolique considérable. Le bien et le mal ne sont pas l’ultime, l’irréductible conditionnalité que nous pensions être. Le Christ vous dit que le mal en tant que conditionnalité n’est pas le critère de je ne sais quel jugement dernier. Il ne nie pas son existence, il nie son caractère conditionnant. L’amour inconditionnel doit exister en dépit du mal et du bien. En effet, raisonnons comme le Christ. Si je suis en prison = si je suis le mal, alors tu es venu vers moi = tu m’aimes. Traduisons et simplifions symboliquement encore : si tu es le mal, je t’aime. Qui peut le plus peut donc le moins, règle logique, alors on a forcément « si tu es le bien, alors je t’aime ». Donc reconstruisons notre petit programme du début de l’article.

    20 Si tu es le mal, alors je t’aime
    30 Si tu es le bien, alors je t’aime

    Donc les deux conditionnalités « si » étant superflues je les supprime et donc je crée la dernière et unique ligne qui est pure inconditionnalité.

    40 Je t’aime inconditionnellement. CQFD

    Attention, le Christ ne dit pas d’ouvrir les portes des prisons et que le mal n’existe pas. Il assène que le mal est une conditionnalité dont on peut se débarrasser pour atteindre l’amour inconditionnel. Il dit, aimez celui qui a péché. Respectez sa dignité d’homme ou de femme et commencez par offrir des locaux décents de détention. L’emprisonnement symbolique du Christ en prison fait l’objet d’une insistance lourde car il veut attirer votre attention sur l’amour inconditionnel. La locution « l’un de ces plus petits de mes frères » pointe directement et logiquement vers le prisonnier qui pointe vers la suppression du mal et du bien en tant que conditionnant de l’amour. Le prisonnier ainsi symbolise la possibilité d’un amour qui a supprimé la conditionnalité, et non la réalité, des barreaux du mal représenté par la prison. Seul l’amour est inconditionnel, nous sommes tous des êtres soumis à la conditionnalité de la vie. Et Dieu est le Dieu des vivants qui nous a laissé cette inconditionnalité de l’amour comme indice de son existence. L’Amour de Dieu nous rend un car son accès supprime toutes les conditionnalités qui nous en barrent l’accès. L’inconditionnalité de l’amour est donc activité de l’Esprit et de notre âme. En tant qu’inconditionnalité unique dans un monde conditionnant il est aussi principe infini de liberté.

    La rencontre de deux amours inconditionnels constitue bien la reconnaissance au sens Christique du terme. Vous avez compris ? La reconnaissance du Christ est basée sur son et sur votre amour inconditionnel. Dans l’énumération des amours de la 3ème parabole, l’amour inconditionnel du frère du Christ en prison arrive en dernier. Ce n’est pas un hasard. Les derniers et les premiers seront égaux lors de l’avènement de l’amour inconditionnel car c’est la seule solution juste et logique d’un système où vous avez abattu toutes les cloisons de la conditionnalité relative à l’amour. C’est symboliquement très efficace. L’amour du Christ est par-delà le bien et le mal. J’espère que vous saisissez le gros exocet tiré en direction du futur qui extermine Nietzsche d’un seul battement de cœur. Ou peut-être que l’amour et la puissance sont deux faces d’une même médaille. Mais alors de quel type de puissance parlons-nous sinon de la puissance de l’amour inconditionnel de Dieu?

    Ceux qui n’auront pas la faculté d’aimer inconditionnellement seront séparés de ceux qui aiment inconditionnellement donc les boucs resteront entre eux et la bête périra de l’intérieur par accumulation létale de comportements supprimés par l’amour inconditionnel. Tant qu’il n’y a pas séparation, ce sont des parasites, des passagers clandestins. Quand ils seront séparés ils se retrouveront entre eux et les comportements conditionnés par la conditionnalité de leur amour s’accumuleront pour les détruire in fine. C’est ainsi qu’il faut comprendre la séparation qu’évoque Jésus. En résumé :

    LE JUGEMENT DERNIER ET LA FIN DU MONDE N’EXISTENT PAS DANS LE SYSTEME CHRISTIQUE, LA RECONNAISSANCE EN TANT QUE RECONNAISSANCE PAR JESUS DE L’AMOUR INCONDITIONNEL RECIPROQUEMENT PARTAGE VAUT JUGEMENT. IL EST MEME PLUS QUE LE JUGEMENT CAR LE JUGEMENT ET LA JUSTICE DES HOMMES SONT UN UNIVERS DE CONDITIONNALITES. ILS N’ONT RIEN A VOIR AVEC L’AMOUR INCONDITIONNEL QUE REVELE JESUS ! ATTENTION, L’AMOUR INCONDITIONNEL NE NIE PAS LA JUSTICE DES HOMMES, LE JUGEMENT DES HOMMES OU LA REALITE EN TANT QUE CONDITIONNALITES CREEES PAR DIEU ET PERMETTANT L’EXISTENCE. L’AMOUR INCONDITIONNEL EST LA SEULE INCONDITIONNALITE DANS UN UNIVERS REGIT PAR LA CONDITIONNALITE. CETTE SINGULARITE CONSTITUE BIEN POUR LE CHRIST UNE PREUVE DE L’EXISTENCE DE DIEU.

    Je suis bien content que l’amour et la logique triomphe à la fin de cet article qui aura eu le mérite de montrer que l’obsession du Christ n’était pas le jugement mais la reconnaissance sous tendue par l’amour inconditionnel car Unconscient non conditionné par l’un et le multiple. Au passage, le jugement est une pure instance de conditionnalité. Le baratin apocalyptique du chapitre 24 de l’évangile ne tient pas la route. Il est un ajout évident effectué par des gens ignorants qui ont assemblés des fragments pour les faire pointer vers la destruction du monde total qu’ils abhorraient en fin de compte. Cela ne cadre pas avec l’amour inconditionnel. Cela est en complète contradiction avec les paraboles qui ont protégées la pensée originelle du Christ de la compréhension perverse de scribes voulant soumettre la Parole à des objectifs inavouables. L’apocalypse de Jean ? Un écrit psychotique qui me parait, pour le moment, illogique. Il est temps à nouveau, de reprendre le souffle à nouveau et de replonger avec l’œil neuf du visage poupin dans l’amour inconditionnel que le Christ a professé durant tout son magistère. L’enfant, pure vulnérabilité et conditionné à l’amour de ses parents pour survivre demande à l’autre un amour inconditionnel c’est-à-dire sans contrepartie. Devinez pourquoi le Christ laissait les petits enfants venir à lui ? Ceci est la déclaration en bonne et due forme de ma première conversion. Je me tourne vers Lui. Je ne crois pas en Lui, je sais en Lui et le reconnais en tant que Guide. Je suis un anarchiste chrétien.

    Bon je vais me reposer je suis crevé. Dire que, moi, je n’avais pas pensé à tout cela après ma NDE. Je suis nul, nul, nul. La vie enseigne et nous fait revenir sur ce que peut montrer notre capacité.

    Attention, je sais beaucoup plus de chose que j’en ai l’air. Moi, le bipolaire au style ampoulé. Vous n’êtes pas des lumières. Je pensais devoir utiliser la deuxième clé à savoir la dominance. Elle me donne d’autres indices et elle éclaire la parabole des talents et des vierges d’une incroyable cohérence. Je ne l’utiliserai pas car elle n’apporterait rien à votre compréhension. Cependant elle affermit mes convictions. Et mes convictions que je vous ai détaillées dans cet article ne sont pas des fantasmagories. Je n’ai pas utilisé le ban et l’arrière ban des écritures pour déchiffrer les paraboles les plus complexes. Je me suis mis dans la peau de Jésus. J’ai découvert, par analogie avec ma propre expérience, qu’il avait vécu une NDE qui l’a amené à ressentir un amour inconditionnel. TOUS les gens qui ont vécu cet amour accole le mot inconditionnel au ressenti. Jésus l’a fait aussi mais il en a fait un concept formalisé et agissant porté par toute la logique dont il disposait de son temps. L’expression des conditions logiques est un champ important du langage. Pour comprendre la logique qu’a utilisée le Christ, il suffit de se regarder parler. « S’il fait beau demain alors je sors ». « C’est et ce n’est pas ». Jésus a eu le génie d’utiliser les formes logiques présentes naturellement dans toutes les langues du monde. Si elles n’existaient pas, il serait impossible de vivre et de communiquer. Il a créé une machine dialectique basée sur le passage de la conditionnalité à l’inconditionnalité pour symboliser l’amour absolu qu’il a ressenti. Tout cela prouve, démontre ce que je dis. Personne n’a eu l’idée jusqu’à maintenant de prendre le concept d’inconditionnalité et de se demander comment l’enseigner à une foule d’ignare. Jésus s’est adressé aux gens intelligents. Ils n’ont pas compris. Ils ne pouvaient pas comprendre le génie logique qui était né d’une pure essentialisation du langage des Ecritures. Il n’a assommé personne avec les Ecritures, il en a repris l’armature logique fécondée de mot simple pour être compris du plus grands nombres. Vignes, vigneron, cèpes, maître de maison, champs, blés, ivraies, moissons, semeurs, pain, vin devenaient dans sa bouche des réseaux de signes liés par une logique visant à révéler l’inconditionnalité la plus mystérieuse et consubstantielle de l’univers : l’Amour dans son inconditionnalité perceptible dans les expériences au frontière de la mort.

    On peut proposer, vendre de l’amour, dire qu’on est le superman de l’amour. Tout cela est à la portée du premier benêt ou gourou de secte venu. Par contre l’accès à l’amour inconditionnel est beaucoup plus difficile à expliquer. On ne vient donc à Dieu que par les deux ventricules du cœur à savoir l’amour et la raison. C’est le message subliminal du Christ. Aimez et Réfléchissez et faites ce vous voulez. Saint Augustin n’était pas loin, il réfléchissait alors pourquoi ne l’a-t-il pas dit, écrit et surtout compris. L’intelligence fait il tant désordre dans une religion ? Alors réfléchissez, non plus que ça, ça y’est ? Non allez encore, si, si, si, y êtes-vous presque ? Non, vous ne pouvez pas, c’est impossible et c’est pour cette raison que je ne vous le dirai pas. Bon vous avez le numéro du pape ? J’ai deux mots à lui dire. Je vais me plaindre. Comme d’habitude ce sont les presta externes qui font tout le boulot.

    Moi ? J’ai encore un petit détail à régler. 2016 sera une année intéressante et pleine de changements où j’arriverai enfin à formaliser complétement ma théorie de la dominance générale. Jésus l’a observé, et des versets du nouveau testament la suggèrent. Cependant, le Christ, sans machinerie conceptuelle complexe que seule la science et la philosophie actuelle pouvait offrir, n’a pas pu l’intellectualiser alors il a invoqué Dieu. Il n’avait pas les outils conceptuels pour faire autre chose. Pourquoi je dis 2016 ? Je ne sais pas, mon petit doigt me l’a dit et ce petit doigt est au centre d’un tableau étincelant. Restez connectés ! La vie est merveilleuse et magique. Plus que vous ne le croyez… Demandez-vous pourquoi tous ceux qui ont vécu une NDE n’ont pas eu un destin de génie religieux… Il y’a autre chose… autre chose de réel et de fantastique, relisez le verset du vent ! Et réfléchissez !

    Le vent souffle où il veut : Le vouloir ne conditionne pas la direction du vent donc le vent est pure inconditionnalité donc le vent représente l’amour inconditionnel qui est l’attribut de Dieu. L’attribut de Dieu est nommé Esprit Saint par convention. Il équivaut à l’amour inconditionnel, attribut de Dieu, car l’amour inconditionnel n’est pas l’en soi de Dieu donc la sainte-trinité est un concept valide. Jésus, 3ème membre trinitaire, est né de l’Esprit donc de l’amour inconditionnel de sa NDE. Il provoque un comportement car il voit que tu entends le bruit, le bruit du vent invisible, signal mystérieux. Ce comportement suggère une reconnaissance inconditionnelle non conditionnée par une reconnaissance habituelle pilotée par la conditionnalité du « je te connais ». Je te reconnais mais je ne te connais pas. La reconnaissance inconditionnée est donc encore la représentation de l’amour inconditionnelle. Que peut être une reconnaissance inconditionnelle ? C’est une reconnaissance qui n’est pas soumise à la conditionnalité de ta volonté. Si elle n’est pas soumise à la conditionnalité de ta volonté, pure conditionnalité, c’est qu’une autre volonté agissante représente l’amour inconditionnel qui est à même de reconnaître l’amour inconditionnel de l’autre. Ce qui signifie que l’amour inconditionnel est la substance qui nous rend égale, qui nous débarrasse de la conditionnalité du singulier et du multiple. Quel comportement suggère la reconnaissance et qui est inconscient en tant que volonté inconditionnelle ? Réfléchissez et vous trouverez. Moi je sais. Et c’est aussi réel qu’impressionnant. Mon Dieu, le Christianisme est non seulement une religion mais une science expérimentale et une philosophie. C’est une Connaissance Totale.

    Scorpions / Wind of change
    The wind of change blows straight
    Jean 3.8 : Le vent souffle…
    Into the face of time
    Jean 3.8 : …où il veut…
    Like a storm wind that will ring
    Jean 3.8 : le vent souffle où il veut, tu en entends le bruit…
    The freedom bell for peace of mind
    Jean 3.8 :… tu en entends le bruit…
    Let your balalaika sing
    Jean 3.8 :… tu en entends le bruit…
    What my guitar wants to say
    Jean 3.8 :… tu en entends le bruit…
    Take me to the magic of the moment
    Jean 3.8 :… mais tu ne sais d’où il vient ni où il va.
    On a glory night
    Where the children of tomorrow share their dreams
    Jean 3.8 :… Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit.
    With you and me

    No doubt / Don’t speak
    Don’t speak
    I know just what you’re saying
    So please stop explaining
    Don’t tell me cause it hurts
    Don’t speak
    I know what you’re thinking
    I don’t need your reasons
    Don’t tell me cause it hurts
    Our memories
    Well, they can be inviting
    But some are altogether
    Mighty frightening
    As we die, both you and I
    With my head in my hands
    I sit and cry
    It’s all ending
    I gotta stop pretending who we are…
    You and me I can see us dying…are we?
    I know you’re good,
    I know you’re god,
    I know you’re real god

    Téléphone / au cœur de la nuit (de Nicodème…)
    J’avais un ami, mais il est parti
    Mathieu 25.15 : Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit.
    Ce sens a ma vie. Il n’est plus en vie
    Mathieu 27.46 : Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte: Éli, Éli, lama sabachthani?
    Il m’a tout donné, puis s’est effacé
    Mathieu 25.15 : Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit.
    Sans me déranger, et je crois j’ai pleuré, j’ai pleuré
    Tout au fond, l’air d’un con, envie de me casser
    Voudrais bien essayer,
    Voudrais bien continuer, continuer
    Un moment, un instant, j’ai cru oublier
    Mathieu 25.24 Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit: Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné;
    En parlant, en marchant,
    A Paris, à minuit, dans ma ville
    Quelques mots perdus, dans la nuit
    Quelques mots qui traînent, à minuit
    Quelques mots qui cognent au cœur de la nuit
    Mais la nuit ne peut pas entendre
    Jean 3.9 Nicodème lui dit: Comment cela peut-il se faire?
    Non la nuit ne peut pas comprendre
    Jean 3.9 Nicodème lui dit: Comment cela peut-il se faire?
    C’est à croire, que la nuit n’as pas de cœur, pas de cœur
    J’avais une amie, maintenant c’est fini
    Mathieu 27.46 : Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte: Éli, Éli, lama sabachthani?
    Un sens à ma vie, mais je n’ai plus envie
    Et j’ai tout donné, j’ai tout dépensé
    Mathieu 10:24 Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu.
    Pour ce souvenir, ce rêve éveillé, réveillé
    Mathieu 25.16 Aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla, les fit valoir, et il gagna cinq autres talents.
    Plus un rond, l’air d’un con,
    Mathieu 10:24 Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu.
    envie de me cacher, voudrais bien essayer,
    Luc 10.31 Un sacrificateur, qui par hasard descendait par le même chemin, ayant vu cet homme, passa outre.
    Luc 10.32 Un Lévite, qui arriva aussi dans ce lieu, l’ayant vu, passa outre.
    Luc 10.33 Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu’il le vit.

    voudrais bien continuer, continuer
    Un moment, un instant,
    j’ai cru oublier en parlant, en marchant
    Mathieu 25.24 Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit: Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné;
    A Paris, à minuit, tout près d’ici
    Quelques mots perdus dans la nuit
    Quelques mots qui traînent à minuit
    Quelques mots qui cognent au cœur de la nuit
    Mais la nuit ne peut pas entendre
    Jean 3.9 Nicodème lui dit: Comment cela peut-il se faire?
    Non la nuit ne peut pas comprendre
    Jean 3.9 Nicodème lui dit: Comment cela peut-il se faire?
    C’est à croire, que la nuit n’a pas de cœur.

    Soul asylum / runaway train
    Call you up in the middle of the night
    like a firefly without a light
    you were there like a blowtorch burning
    I was a key that could use a little turning
    so tired that I couldn’t even sleep
    so many secrets I couldn’t keep
    promised myself I wouldn’t weep
    one more promise I couldn’t keep
    it seems no one can help me now
    I’m in too deep
    there’s no way out
    this time I have really led myself astray
    I can go where no one else can go
    I know what no one else knows
    bought a ticket for a runaway train
    like a madman laughing at the rain
    little out of touch, little insane
    it’s just easier than dealing with the pain
    runaway train, never comin’ back
    runaway train, tearin’ up the track
    runaway train, burnin’ in my veins
    I run away but it always seems the same

    Queens / Play the game
    Open up your mind and let me step inside
    Rest your weary head and let your heart decide
    It’s so easy
    When you know the rules
    My game of love has just begun
    Love runs from my head down to my toes
    My love is pumping through my veins (play the game)
    Driving me insane
    Come, come, come play the game,
    Everybody play the game of love

    Guns’n’roses / November rain (Best slash’s guitar bit ever!)
    You’re not the only one
    Luc 15.11 : Il dit encore: Un homme avait deux fils
    You’re not the only one
    Jean 15.26 Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi.
    Don’t ya think that you need somebody?
    Jean 16.14 Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera.
    Don’t ya think that you need someone?
    Jean 16.14 Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera.
    Everybody needs somebody
    Jean 16.14 Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera.
    You’re not the only one
    Jean 16.7 : Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai
    You’re not the only one
    Jean : 16.13 Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir.
    Don’t ya think that you need somebody?
    Jean 16.14 Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera.
    Don’t ya think that you need someone?
    Jean 16.14 Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera.
    Everybody needs somebody…
    Jean 16.14 Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera.

    Tina Arena / Aller plus haut
    Il faut aussi dire ses doutes
    Mathieu 14.31 : Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit: Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?
    Et les poser dans d’autres mains
    Mathieu 23.34 : Jésus dit: Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font.
    Pour aller plus haut, aller plus haut
    Louis 1.2.1 : Premier épisode maniaque chez un jeune homme de 22 ans, étudiant…
    Et dessiner des souvenirs
    Mathieu 25.16 Aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla, les fit valoir, et il gagna cinq autres talents.
    Aller plus haut, aller plus haut
    Louis 1.2.1 : Premier épisode maniaque chez un jeune homme de 22 ans, étudiant…    
    Et croire encore à l’avenir
    Mathieu 14.31 : Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit: Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?

    Toto / Africa
    I seek to cure what’s deep inside,
    Frightened of this thing that I’ve become

    Evanescence / bring me to life
    How can you see into my eyes like open doors?
    Leading you down into my core where I’ve become so numb
    Without a soul, My spirit sleeping somewhere cold
    until you find it there and lead it back home
    Wake me up inside
    Call my name and save me from the dark
    Bid my blood to run
    Before I come undone
    Save me from the nothing I’ve become

    Jean-Louis Aubert / ces idées-là
    Bébé, un doute en moi s’est figé
    Tu n’vas plus rentrer
    Je peux faire une croix sur toi
    Comment ne pas crier
    Comment ne pas pleurer
    Je suis fatigué
    Faut pas m’laisser traîner là
    Seul avec ces idées-là
    J’suis pas si fort que tu crois
    Pas si fort que ça

    Source : Wargames
    Jennifer : Mais qu’est-ce qu’il fait ?
    David : Il ingurgite ! (ndlr : l’égalité constante du jeu du morpion qui sauve le monde)


    Lady gaga / Judas
    En mémoire d’Axel.

    Note : cet article a été écrit entre le 21/11/2015 et le 28/11/2015. © Jésus et son frère tout droit réservé.

  • 4.000 Evangile selon Louis

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    Les vaisseaux de la flotte suivaient le vaisseau amiral. Ce dernier était toujours visible par la vigie à onze heures. Ils fendaient les flots à la vitesse des Lumières en révolution autour du Royaume des cieux. Les voiles étaient affalées et hissées toutes les heures. Trois mesures de ris avaient été nécessaires pour contenir le vent solaire. Le sage descendit de l’Horizon avec son enseigne. Ils parcouraient les déserts et les montagnes. Par monts et par vaux, peuplés de brebis et d’agneaux. Survint un pic plus haut que les autres, ou était-ce un haut plateau ? Ils y trouvèrent une oasis de pierre, de gris et de blanc. Les nuages s’accrochaient autour des neiges éternelles et protégeaient le bivouac des voyageurs audacieux. L’enseigne dressa trois tentes. Une pour lui, une pour le sage et une autre pour celui qui était là sans être ici tout en étant toujours dans les parages. Un matin, le sage se retira pour prier, et prit ses deux clefs pour ouvrir deux portes forgées à même le roc. Ces deux portes donnaient sur deux couloirs où des fresques primitives racontaient la place de l’homme dans l’ordre cosmique. Ces deux couloirs menaient vers une grande porte ouvrant sur une nef. Deux projecteurs tournaient comme un système binaire. La semeuse de Phrygie moissonnait le dôme. La persistance rétinienne laissait entrevoir des constellations faisant leurs révolutions en ordre rassemblé. Le centre de ce monde était toujours visible, car le sage décidait où était le centre du monde. Il savait, de source sure, que son cœur était partout et nulle part. On devinait les noms des constellations dans les pénombres miroitantes, tour à tour, obscure clarté puis lumière aveuglante. La constellation des talents, des dix vierges et des ouvriers de la onzième heure formaient l’armature d’un amas stellaire. Elles appartenaient toutes à la voûte céleste lisible. Petites et grandes constellations dessinaient une fresque sémantique où des invariants aux couleurs éclatantes et vives allumaient la torchère de l’arbre de Boole dissimulée durant les siècles des siècles.

    Source : évangile selon Luc
    8.16 Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase, ou ne la met sous un lit; mais il la met sur un chandelier, afin que ceux qui entrent voient la lumière.
    8.17 Car il n’est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret qui ne doive être connu et mis au jour.

    L’étymologie du mot logique vient du mot Logos. Dieu s’exprime rationnellement dans le monde. Le cosmos sera toujours l’expression d’une logique qui le sous-tend. Cette logique est présente partout dans le langage qui est sa première manifestation empirique. Le Christ et l’Evangéliste le savaient parfaitement. Ils ont utilisé la logique. Dans le christianisme, trois types d’observateurs sont témoins du Verbe conditionnant le cosmos. Le premier observateur, ou messie, constate un phénomène réel unique, observable de lui seul. Il doit donc traduire l’observation en connaissance accessible aux observateurs du second cercle. L’information doit être suffisamment intelligible pour être transmise. Les fidèles sont happés par le Verbe du messie. Ils sont hypnotisés par la dominance divine et transmettent le contenu logico symbolique de l’enseignement. Une partie des manifestations du Dieu est visible. Les miracles sont dument répertoriés dans les Evangiles. Cependant, les miracles ne constituent pas l’essentiel de l’enseignement du Christ qui refuse la publication de ses exploits. La pierre angulaire de Son enseignement est résumée dans le dialogue avec Nicodème. Je vous renvoie aux articles précédents sur le Royaume pour comprendre de quoi il s’agit. La lecture de chronique du Royaume est obligatoire pour comprendre la présence de l’Amour Inconditionnel et de l’Egalité. Le testament philosophique de Christ repose sur deux idées qui n’ont jamais été explicitées. La compréhension de la parabole de la Onzième Heure est obligatoire pour en saisir toute la puissance implicite. Cette puissance n’a jamais été dévoilée car le Christ était un visionnaire qui aurait été incompris de son temps. Son époque a contraint la transmission. La dissimulation était obligatoire.

    Royaume
    Echo du Royaume
    Chronique du Royaume

    Le temps passe et un troisième observateur déchiffre l’intention du messie qui est révélée par-delà les dispositifs logico symboliques et affectifs. La partition de l’Evangéliste est déchiffrée et son intentionnalité mise au jour. Le troisième observateur ne fait que se conformer à la volonté de l’Evangéliste (Luc 8.17). Le présent, ses modes de pensée et ses techniques sont utilisés pour jeter une nouvelle lumière sur le passé. Le premier observateur avait une lumière derrière la tête. Il existe un message, une interprétation, une hiérarchisation des récits cachée dans l’Evangile. On peut le révéler grâce à une méthode logique. Le langage de la bible est un langage simple. Les mots ne sont pas compliqués, le style est dépouillé. Il est fait pour des gens simples. Ou il a été pensé pour cacher quelque chose aux gens intelligents. Le cryptage est imparable lorsque personne ne sait qu’il y’a un code. Pour décoder, il faut prendre la décision de déchiffrer. Ce choix est inhibé car La Bible est la Vérité. Rien ne saurait y être caché. Et pourtant…

    La logique est utilisée dans un domaine dont on nous dit qu’il est en train de révolutionner nos vies. L’informatique peut être définie comme l’ensemble des moyens visant à traiter et conserver automatiquement des données structurées pour déclencher d’autres traitements ou des actions modifiant l’environnement. Par exemple, Facebook traite et conserve automatiquement vos humeurs en les structurant. La structure des données personnelles permettent leurs conservations dans d’immense data center. La contrebande de ces données confidentielles permet à d’autres organismes de pourrir votre quotidien en vous assénant des publicités ciblées. Heureusement, nos humeurs sont changeantes et partiellement structurables à cause de l’impossibilité de modéliser totalement le système complexe que nous devrions tous aspirer à être. Je connais très bien l’informatique. Les informaticiens se sont transformés en expert dans les systèmes d’information puis en consultant dans les technologies de l’information et enfin en geek du web x.0. Ces appellations marketing ne doivent pas nous leurrer. Nous travaillons tous dans l’informatique à partir du moment où nous créons ou modifions un programme. Je suis un informaticien. J’ai appris l’assembleur à 14 ans et j’ai excellé dans un art confidentiel où une certaine communauté m’a considéré comme un demi-dieu. Après cet exercice de jeunesse, je suis revenu à mes chères études où le système éducatif n’a pas été capable de motiver la curiosité d’une intelligence non conventionnelle. J’ai fait des études moyennes plus par désintérêt que par manque d’intelligence. Un amateur, c’est écrit noir sur blanc sur mon bulletin de terminale.

    J’ai eu une passion pour l’assembleur, appelé également langage machine. Ce langage primitif pour les uns, primordiales pour les autres, permet de dialoguer directement avec le processeur sans contrainte. Pas de paradigme compliqué masquant la logique brute. Les données et les instructions ne sont pas différenciables ; elles occupent toutes deux la mémoire. En dernier ressort, tous les langages informatiques sont compilés dans le langage machine, seul susceptible d’être traité par le processeur. Ce langage machine est le plus rébarbatif des langages qui puissent exister. Il est logique pure et symbolisme limité. Tous les langages de programmation ont tenté de rendre l’interface entre l’homme et le processeur plus intuitive en y introduisant de la sémantique. Le but est bien de masquer la logique rébarbative sous un symbolisme plus accessible. Je me demande parfois si cette évolution vers plus d’ergonomie de programmation n’a pas abouti à créer des langages beaucoup plus intelligent que ceux qui les utilisent. Ce gain d’ergonomie s’est traduit par un surcroit de complexité. L’assembleur est rébarbatif mais simple. Il permet de tout comprendre car le contrôle sur le processeur est total. Le langage que j’utilise dans ma vie professionnelle est complexe. Il ne viendrait à personne l’idée d’utiliser le langage machine. Les développements sont beaucoup trop complexes pour parler directement au processeur. Il faut une couche intuitive qui permet de réaliser des tâches très complexes en un minimum d’instructions. L’accès aux bases de données ou la gestion de l’interface utilisateur demande l’exécution de millions de lignes d’instructions d’assembleur. Impensable de les écrire toutes, on y passerait des siècles homme au vu de la complexité des applications modernes.

    J’ai donc appris plusieurs langages, j’ai débuggé des millions de ligne de code parce que cela me faisait passer le temps au bureau où je me suis toujours ennuyé ferme. Dans un projet informatique, l’ordinateur est le seul membre d’une équipe auquel on peut faire confiance. Il fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait. Cependant, Le processeur n’est pas l’aire de Broca. Vous pouvez apprendre un langage comme le français et le parler couramment. Vous comprenez ce que vous dites. Vous ne pourrez jamais, à la lecture d’un programme informatique, en déduire précisément son intention sans une documentation, dispositif sémantique nécessaire à sa compréhension. La logique n’est pas phylogénétiquement ancrée en nous mais elle nous est mystérieusement accessible par tâtonnement. Dès que la logique pure est employée, le cerveau est mis en difficulté d’autant plus que le programme est un algorithme où une condition peut changer le cours du traitement suivant. La dépendance à la condition initiale est totale.

    Je reconnais un code lorsque j’en vois un et j’en vois un, très simple dans les évangiles. Un code, un langage qui permet d’assembler des données comme dans un puzzle. Rien n’est crypté, tout est remis en forme pour embrasser une nouvelle perspective. Ne paniquez pas, enfin pas tout de suite. Nous allons nous intéresser à une instruction informatique qui permet de réutiliser des bouts de code dans un programme. Chaque semaine vous allez au supermarché que vous connaissez bien. Il y’a un grand parking, les prix sont compétitifs et les caissiers sont sympas. Chaque semaine, vous exécutez le sous-programme « je vais faire mes courses à Felix Potin ». Un programme est une suite d’instruction, un plan qui est exécuté. Je me gare, je mets un euro dans le caddie, je passe les contrôles de sécurité, je prends les produits qui m’intéressent, je règle à la caisse, je transfère les produits dans mon coffre puis je m’en vais. Un programme peut appeler plusieurs sous-programmes qui peuvent appeler, à leur tour, d’autres sous-programmes. L’instruction de saut gère cet empilement de bout de code. C’est une gare de triage qui mène le train sur le bon rail de code à exécuter. Cette instruction est un quasi invariant dans tous les langages informatiques. Vous devez savoir d’où vous partez pour revenir et où vous allez pour bien atterrir. En clair, il faut que les achats à Felix Potin et votre domicile soient localisables géographiquement. Je vais à Felix Potin et je reviens chez moi où je poursuis le programme « vie du beauf moyen » en allumant la télé. Chaque programme est différent. Moi, j’allume mon PC ou j’ouvre un bon bouquin.

    En assembleur, le mnémonique JSR (jump to subroutine) faisait partie du jeu d’instruction du processeur de mon enfance. Cette instruction de saut est primitive. Le saut de l’assembleur ne gère pas les variables en entrée et en sortie. Il fait partie d’un paradigme de programmation que les gardiens du temple informatique qualifient d’obsolète. Le paradigme de la programmation structurée, plus récent mais déjà ancien, rend possible un saut accompagné de variable en entrée et en sortie. Par exemple, l’instruction perform (« fait » en anglais) permet de lancer un sous-programme. Des variables en entrée du programme appelant permettent de transférer au sous-programme appelé des informations nécessaire au traitement qui va renvoyer des variables en sortie. Par exemple, lorsque j’exécute le programme appelant « fais la cuisine », j’appelle le sous-programme appelé « plat du jour ». Les données en entrée sont la date. Le sous-programme appelé va retourner la dénomination du plat et sa recette. Donc une instruction de saut complexe induit des notions comme la localisation géographique des programmes liés et les variables en entrée et en sortie. Le petit exemple ci-dessous permet de fixer les idées. On met « 1 » dans la variable gv_entree. On utilise une instruction de saut qui appelle le sous-programme aj1 (ajoute 1) avec la variable gv_entree en entrée et la variable gv_sortie en sortie. Gv_sortie contient 2 après l’exécution du sous-programme aj1. La logique affiche la valeur 2 à l’écran après le retour au programme principal. Le sous-programme aj1 a ajouté de l’information au programme principal. Comme dirait Jean Paul, N’ayez pas peur : la compréhension complète de l’informatique n’est pas obligatoire. Je marche, je fais un écart, je regarde la vue, je reprends mon chemin avec l’image de la vue. C’est aussi simple que cela, la vue a été ajoutée dans la mémoire du marcheur. Le code de l’évangile est aussi simple et intuitif. L’Evangéliste n’était pas un ingénieur informaticien. Il ne faut quand même pas exagérer.

    * Programme principal, Nobel d’informatique 2016
    gv_entree = 1.
    PERFORM aj1 USING gv_entree
    CHANGING gv_sortie.
    WRITE gv_sortie.
    * sous-programme aj1 : ajoute 1 à la variable en entrée
    FORM aj1.
    USING lv_entree TYPE any
    CHANGING lv_sortie TYPE any.
    lv_sortie = lv_entree + 1
    ENDFORM.

    Nous allons considérer qu’une partie des quatre Evangiles est un Programme, une chaine de nucléotide lue par une machine de Turing messagère. Un programme particulier, certes, au vu du flou induit par la sémantique. Une interprétation prudente sera donc nécessaire mais l’intentionnalité de l’Evangéliste ne pourra pas être mise en doute. L’Evangéliste utilise le symbolisme à plusieurs niveaux de lectures. Aucun n’est à privilégier car personne ne détient la vérité. Mais il existe une lecture qui trahit l’intention de raconter un récit dans le récit. Cette intentionnalité va être traquée et discutée. A la fin de l’article, elle sera indiscutable car l’Evangéliste l’a formellement voulue ainsi. Il a laissé une preuve irréfutable de sa volonté, une forme bien connue des chrétiens.

    Des hypothèses seront élaborées. Elles fourniront un contexte à l’exécution du programme. Le danger, bien sûr, est de voir ce que l’on veut voir. J’ai un regard extérieur sur la foi. Je n’ai aucun a priori. Je revendique mes racines judéo chrétiennes mais je ne suis pas un pratiquant fanatique ni un exégète chevronné. Ma relation avec l’Eglise s’est arrêtée brutalement lorsqu’on m’a expliqué que je devais me confesser à un vieil homme en noir. Je n’avais absolument rien à lui dire d’une part, et je ne lui reconnaissais aucune légitimité d’autre part.

    Si un ensemble d’hypothèse ne rend plus compte de la cohérence du tableau d’ensemble alors elles seront supprimées sans état d’âme. Qu’importe si l’hypothèse a construit des soutènements à de nombreuses déductions. Quand on a tort, on a tort. La voie est explorée ; un cul de sac nous commande de faire demi-tour. Les déductions dépendantes s’évanouissent dans un glissement de terrain. La bible est le symbole de la Foi, de l’humilité et de la persévérance. Il ne faudra pas l’oublier tout en étant confiant. Avec le Christ on ne tire jamais des bords carrés. Les erreurs font toujours avancer. La faute, c’est de persister dans l’erreur.

    Les instructions de saut se rajoutent aux instructions de condition qui nous avaient permis de comprendre la parabole des ouvriers de la onzième heure. Je vais utiliser une nouvelle technique informatique qui porte un nom barbare. Le parsing consiste à extraire des données d’une structure complexe pour la rendre intelligible. De plus en plus, les fichiers qui sont échangés entre les applications informatiques, deviennent complexes. Nous passons de l’ère du fichier plat au fichier XML. Le fichier plat est intelligible. Les concepts du fichier plat sont implicites dans Excel, feuille à deux dimensions. Par contre, la donnée XML est localisée dans une arborescence. Les dossiers, où les fichiers sont stockés, sont un exemple d’arborescence simple. Les fichiers XML sont hiérarchiques et sont plus ardus à manipuler qu’un fichier plat. Il faut trouver un moyen pour rendre les données intelligibles, c’est-à-dire reconnaissable et exploitable par un processeur ou un programme. Cette opération s’appelle le parsing. Le concept de parsing sera étendu. Il sera manuel mais massif. Nous raisonnerons à tous les niveaux : mots, versets, loggia, paraboles. Nous les contextualiserons, décontextualiserons. Nous en extrairons les symboles premiers, voire second. Nous estimerons leur importance logico affective relative. Nous détecterons les liens et les chemins logiques, les interprèterons. Nous considèrerons les symboles avec la plus grande attention. L’ambition n’est pas d’atteindre la vérité ultime mais de détecter une intentionnalité de l’évangéliste. La pensée doit être en mouvement perpétuel et la mémoire, une mémoire vive. Les erreurs sont temporairement vraies et des vérités deviennent définitivement fausses. Cela peut rendre fou. L’article présente les résultats de la méthode, il ne rend pas compte du voyage sidérant qui a présidé aux conclusions. La quête est surnaturelle. La rencontre entre un modèle sémantique quantique poussant à conserver l’indétermination et mon cerveau « fragile » a été des plus surprenantes. Le temps semblait aboli, les hasards étaient des synchronicités. Je me suis arrêté dès que j’ai vu la vérité transmise par l’Evangéliste. Et cette vérité, j’y crois car la dissimulation est justifiée. Elle ne remet pas en cause la foi. Elle va jeter sur elle une lumière nouvelle. Il serait intéressant de confronter un homme d’église à cet article et d’avoir son retour. Vérifiez qu’il est bien assis sur un siège ne pouvant pas tomber à la renverse. Une voix éteinte depuis 2000 ans va se faire entendre.

    Les choses sérieuses commencent. Nous pouvons d’ors et déjà distinguer un sous-programme auxiliaire. Ce dernier est localisé en mémoire morte ou ROM, c’est-à-dire qu’il est tout le temps là et qu’il sert pratiquement tout le temps au programme principal et à ses routines auxiliaires. Ce programme particulier est la parabole des ouvriers de la 11ème heure. C’est le vaisseau amiral de l’application Nouveau Testament, le testament philosophique de Christ. Il peut être invoqué à n’importe quel moment. Les variables d’entrée contiennent toujours la notion de premier ET de dernier. En variable de sortie, il retourne toujours la notion d’Egalité et d’Amour inconditionnel. La première instruction du programme de la 11ème heure valide l’existence de la notion de premier ET de la notion de dernier. Si l’une des deux notions manquent, alors le programme retourne un message d’erreur du type : « désolé, vous devez vous rabaisser, je ne peux rien pour vous ». Comme tout bon informaticien, nous allons procéder à un test unitaire simple du programme de la 11ème heure. Nous avons un exemple idéal sans instruction de saut.

    Source : Evangile selon Matthieu
    7.21 Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! N’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.
    7.22 Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? Et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom?
    7.23 Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.

    Dans le verset 22, les interlocuteurs du Christ s’élèvent en se déclarant prophètes ou messies. Ils se considèrent donc comme des premiers. Seulement des premiers et pas des derniers. Alors Jésus et la 11ème heure renvoient une variante du message d’erreur en attirant l’attention sur le non-respect de l’égalité, base de la Justice. Vous auriez dû vous repentir ou frapper votre poitrine comme le publicain pour rétablir l’ordre Juste. Le test unitaire est passé avec succès mais il n’est pas complet, il nous manque le cas où le programme va retourner l’Egalité et l’Amour Inconditionnel, seuls objets dépositaires de la Volonté du Père qui est dans les cieux. La onzième heure complète sera appliquée à quelques reprises dans notre cheminement. L’égalité peut être invoquée en variable d’entrée, le programme retournera la présence de l’amour chrétien, l’Amour Inconditionnel. Nous allons maintenant nous intéresser au programme principal. Il est composé de trois blocs distincts. La parabole des 10 vierges et des talents forment un ensemble homogène basé sur le thème de la reconnaissance. Elles ont été interprétées partiellement dans l’article précédent. Quant au récit du « jugement dernier » il fera l’objet d’une étude spécifique en fin d’article. Ces trois blocs forment une super parabole qui délimitent un programme principal contenu dans le chapitre 25 de l’Evangile de Matthieu. C’est un choix arbitraire que je ne peux pas vous justifier pour l’instant. Les 2 paraboles et le récit du jugement dernier composent un algorithme et tout algorithme raconte une histoire. Nous allons comprendre cette histoire pour voyager à l’intérieur de l’Esprit du Christ.

    Le concept d’instruction de saut évangélique est illustré dans la parabole du trésor caché. Dans le code de l’évangile, le problème premier du processeur qui traite les instructions de saut, vous, est de savoir où il doit sauter au juste. L’évangile est composé de mots. Ces derniers doivent servir à identifier le programme appelé. Dans l’exemple qui va suivre le programme appelant est le programme principal. Le programme appelé est déterminé par un lien sémantique. En variable d’entrée, nous considérerons que toutes les informations du programme principal sont disponibles. A cet égard, le chapitre 25 de Matthieu n’est ni plus ni moins qu’un réservoir de mot utiles à l’élaboration d’une signification et à la gestion des sauts du programme. Reste à déterminer quelles sont les variables de sortie ou quelles informations sont déterminées par l’appel. Les routines appelées et les informations retournées au programme appelant constituent le cœur de l’interprétation.

    PARABOLE DU TRESOR CACHE

    Source : Evangile selon Matthieu (programme principal appelant)
    25.25 j’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre; voici, prends ce qui est à toi.
    Source : Evangile selon Matthieu (programme appelé)
    13.44 Le royaume des cieux est encore semblable à un trésor caché dans un champ. L’homme qui l’a trouvé le cache; et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il a, et achète ce champ.

    Les deux programmes communiquent par une instruction de saut qui repose sur une locution extrêmement voisine, un réseau lexical similaire voire identique. La parabole du trésor a été interprétée dans Echo du royaume. Elle présente le mode d’action de L’Esprit Saint. La variable de sortie récupérée dans la parabole du trésor cachée est la présence de l’Esprit Saint dans la parabole des talents. Dans les deux cas l’Esprit est oublié. Un processus mystérieux, involontaire et inconscient est à l’œuvre dans la parabole des talents. Il touche un serviteur plus que les deux autres, sa capacité à se souvenir est moins importante. Le caractère involontaire est un élément à décharge sur lequel nous insisterons en temps voulu. Une parabole de l’Evangile de Jacques est intéressante. Son authenticité n’est pas évidente car elle n’a pas subi le filtre canonique. Elle est le symétrique de la parabole du trésor cachée. On sort du royaume sans s’en apercevoir. L’Esprit Saint est oublié définitivement car l’appartenance au Royaume disparaît. L’appartenance au Royaume, le champ de la parabole du trésor, est la seule façon, le seul marqueur visible qui permet la communion dans l’Esprit Saint.

    Source : Evangile selon Jacques (Apocryphe)
    97 : Jésus a dit : « Le Royaume du Père est semblable à une femme, qui portait une cruche pleine de farine. Pendant qu’elle marchait sur un chemin éloigné, l’anse de la cruche se brisa et la farine se répandit derrière elle sur le chemin. Elle ne s’en aperçut pas ; elle n’avait pas su peiner. Lorsqu’elle entra dans sa maison, elle posa sa cruche et la trouva vide.».

    Tout au long de l’article, nous emploierons beaucoup les notions d’Amour inconditionnel et d’Egalité. La présence de l’Esprit Saint et ces deux notions sont synonymes. La rencontre avec l’Esprit implique le ressenti de l’amour inconditionnel et l’intellectualisation de l’Egalité. La parabole de l’Onzième Heure ne fait aucun lien symbolique avec l’Esprit Saint. Ce lien ne peut être effectué que par une personne ayant rencontré l’Esprit. Il n’est pas structurant pour la suite de l’article. On gardera en tête que l’amour inconditionnel, l’égalité et l’Esprit Saint pointent vers le même phénomène.

    La première lecture de la parabole des talents a souffert d’un handicap majeur, elle n’a pas cherché à s’intégrer dans un tout cohérent. Elle n’était pas erronée. Toute lecture unitaire de la parabole est correcte en soi mais elle se prive de la vision d’ensemble fournie par les instructions de saut. L’existence de lien avec d’autres paraboles est une invitation à élargir la focale. Un œil nouveau est appelé par la méthode des sauts sémantiques. Toutes les interprétations sont recevable mais celles qui se rapprochent le plus de la feuille, de la réalité doivent être préférée. L’intentionnalité cachée de l’Evangéliste est l’objet de toute l’attention. Historiquement, le premier saut analysé est lié à un mot de la parabole du bon samaritain. Je suis tombé sur une pépite. L’interprétation de ce mot n’était pas complète. Son sens symbolique définitivement établi le rend structurant dans un chemin particulier, le chemin du voyage. Dans la parabole du bon samaritain, J’avais défini voyage comme l’antithèse du mot hasard en tant qu’un voyage suppose la conception d’un itinéraire, d’un plan, d’un début et d’une fin. Il est important de saisir le symbolisme complet d’un récit avant d’avoir confiance dans telle ou telle interprétation. Le projet, le plan sont inclus dans le concept de voyage. En mathématique sémantique l’équation suivante decompose le voyage en ses parties fonctionnelles : projet = voyage – mouvement dans l’espace. La symbolique est métonymique. Le tout (le voyage) symbolise la partie (le projet, le plan, le complot etc…). Les poètes ont souvent à recours à ces artifices métaphoriques. Ils symbolisent généralement la partie pour le tout dans les synecdoques. Corneille utilise cette figure de style pour symboliser une flotte de navires dans le Cid. « Enfin avec le flux nous fait voir trente voiles ».

    Le précédent article avait donc attiré mon attention sur le mot voyage dans la parabole du bon samaritain. Le voyage y était mis en opposition avec un déplacement fait au hasard dont on ne connait ni l’itinéraire ni le plan précis. La promenade ou le déplacement impromptu ne relève pas du voyage en tant que ce dernier contient des notions de plan, de conception qui contraignent son exécution. Le voyage nécessite donc un plan, des étapes et une exécution planifié. En considérant Le voyage comme le symbole d’un complot, d’un plan, Il prend une nouvelle dimension. Un plan, un complot ont des prérequis, des tâches, des dépendances, une exécution. Si on enlève au mot voyage sa dimension géographique, il ressemble étrangement à un plan, à un projet. Les étapes deviennent des tâches, les villes des jalons. Sous la géographie se cache donc un projet, une conjuration, une volonté, une prophétie dont l’exécution n’est pas laissée au hasard. Il symbolise donc une stratégie voire une sorte de plan général dont l’aboutissement semble être Jérusalem. Le mouvement du voyage part d’un mot anodin symbolisant l’antithèse du hasard pour aboutir à la notion de plan, de conspiration. C’est une association maniaque de niveau deux. Un plan peut parfaitement être une prophétie auto réalisatrice. La notion de voyage est utilisée parcimonieusement dans le nouveau testament. La traduction en français facilite la recherche car elle traduit par voyage des mots grecs différents. Une petite analyse est à effectuer avant d’entrer dans le vif du sujet. Voici les extraits où le mot ou la notion de voyage est présente. Le Christ est par ailleurs aussi en déplacement itinérant pour les besoins de son magistère. La dimension géographique reste présente. L’Evangéliste joue sur les deux tableaux, ils jouent en général sur tous les tableaux. Tous les déplacements ne sont pas des voyages. Certains récits sont exclus de l’analyse. Ils sont en rouge dans le tableau ci-dessous.

    Le terme grec apodēmeō est utilisé sept fois dans la bible. Les trois paraboles du Vigneron sont exclues car le voyageur semble être Dieu lui-même. Les plans sont le fait d’homme ou de fils d’homme. L’homme qui part en voyage dans le programme principal est le Fils de l’Homme. En outre, l’utilisation de la violence n’est pas notre tasse de thé. La route de l’Amour Inconditionnel est un des fils rouges. La violence est inclue dans la réflexion uniquement si des arguments probants sont mis en évidence. La parabole des deux fils va être sortie de notre carnet de route car le voyageur du programme principal ne dilapide pas le bien de son père avec les prostituées. Le voyage de l’évangile de l’enfance n’est pas dans le périmètre de l’analyse : les projets, les complots sont affaires d’adulte. Le programme principal est la référence de notre voyage. Il donne le la des instructions de saut. Nous allons concentrer notre analyse sur les récits de couleur jaune. D’autres règles viendront préciser les raisons des choix opérés. Les deux derniers récits en blanc dans le tableau seront exclus eux aussi pour des raisons bien précises. Le « voyage », l’exécution d’un projet prophétique commencent.

    VOYAGE…

    RECIT DU DEPART (Voyage)

    Source : Evangile selon Matthieu (Programme principal)
    25.5 Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent.
    25.6 Au milieu de la nuit, on cria: Voici l’époux, allez à sa rencontre!

    25.10 Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte
    fut fermée.
    25.13 Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure.
    25.14 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens.
    25.15 Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit en voyage.
    25.18 Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un creux dans la terre, et cacha l’argent de son maître.
    25.19 Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte.
    25.21 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
    25.23 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
    Source : Evangile selon Marc (Récit du départ)
    13.34 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, laisse sa maison, remet l’autorité à ses serviteurs, indique à chacun sa tâche, et ordonne au portier de veiller.
    13.35 Veillez donc, car vous ne savez quand viendra le maître de la maison, ou le soir, ou au milieu de la nuit, ou au chant du coq, ou le matin;
    13.36 craignez qu’il ne vous trouve endormis, à son arrivée soudaine.
    13.37 Ce que je vous dis, je le dis à tous: Veillez.

    Le lien entre ces deux textes est presque superflu à analyser tant les situations décrites s’emboîtent parfaitement. Beaucoup de lien mot à mot ou plus suggèrent la relation forte entre le programme principal et le récit du départ de Marc : notion d’endormissement, au milieu de la nuit, veiller, notion de porte, voyage, homme partant pour un voyage (locution complète), maître. L’analyse des liens est aussi simple que cela. Elle indique que le complot, le projet, la conspiration commence avec une distribution des rôles.

    D’évidence, l’homme qui part en voyage est Jésus dans la parabole des talents. Le récit de Marc nous donne des informations sur son état d’esprit lorsqu’il s’apprête à rentrer dans la logique du voyage, du projet. Il est l’homme qui, partant pour un voyage, remet l’autorité à ses serviteurs. Les serviteurs sont peut-être les douze apôtres. Mais rien ne nous permet de les identifier. Pierre est le seul apôtre auquel un rôle précis est dévolu. Jésus considère Pierre comme le portier de son église. Donc Le gardien de la porte a vocation à être Pierre dans toutes les paraboles. Jésus lui ordonne de veiller, l’analogie est frappante avec l’impératif du verset 25.13 de Matthieu. Cet ordre est à retenir. Il éclairera la parabole de l’ami importun, dernier jalon du projet terrestre. Le récit appelé par le programme principal apporte donc une information significative. Pierre fait partie du voyage c’est-à-dire d’un plan, d’un complot voire d’une prophétie. Il en a certainement conscience. Il est surement mis dans la confidence de quelques éléments du projet. On ne sait pas lesquels.

    Source : Evangile selon Matthieu
    16.18 Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle.
    16.19 Je te donnerai les clefs du royaume des cieux: ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux.

    Le symbole du chant du coq et du matin est clairement lié à Pierre. Le portier va faire l’objet de toute l’attention du Christ en tant que dépositaire principal de son autorité durant le voyage. La méthodologie requiert l’identification d’une variable de sortie renvoyée par le récit du départ. La parabole des talents mentionne trois serviteurs. L’un de ces serviteurs ne peut être que Pierre. Le symbole du coq n’est pas mélioratif car il est associé à la peur qui conduit au reniement. Le verset 13.37 est la pierre angulaire du voyage. Il faut veiller, se tenir prêt, être sur ses gardes. Constamment. Pierre doit s’en souvenir. Nous aussi.

    Source : Evangile selon Matthieu
    26.33 Pierre, prenant la parole, lui dit: Quand tu serais pour tous une occasion de chute, tu ne le seras jamais pour moi.
    26.34 Jésus lui dit: Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois.

    Le récit des messagers fait suite au récit du départ. Le récit du départ est logiquement la première étape qui suit le départ du programme principal car nous avons dans les deux cas le participe présent « partant ». Le récit des messagers ne contient pas la mention explicite du voyage. Le terme grec « poreuo » se traduit par le verbe « aller » qui est employé très fréquemment à l’image du français. Le mot clé important qui permet de juger de l’importance du récit est la désignation des habitants de la Samarie. Le symbolisme du Samaritain sera dévoilé plus tard. Il est absent du récit du départ. Le récit du départ n’est donc pas structurant, il ne fait pas partie du chemin critique du voyage. Comme nous le verrons, un voyage sans samaritain, c’est un complot sans personnage important. Impensable.

    RECIT DES MESSAGERS (Voyage)

    Source : Evangile selon Matthieu (Programme principal)
    25.13 Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure de la venue du Fils de l’homme.
    25.14 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens.
    25.15 Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit en voyage.

    25.31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire.
    25.35 Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli;
    25.41 Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges.
    Source : Evangile selon Luc (Récit des messagers)
    9.51 Lorsque le temps où il devait être enlevé du monde approcha, Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem.
    9.52 Il envoya devant lui des messagers, qui se mirent en route et entrèrent dans un bourg des Samaritains, pour lui préparer un logement.
    9.53 Mais on ne le reçut pas, parce qu’il se dirigeait sur Jérusalem.

    9.54 Les disciples Jacques et Jean, voyant cela, dirent: Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume?
    9.55 Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda, disant: Vous ne savez de quel esprit vous êtes animés.
    9.56 Car le Fils de l’homme est venu, non pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver. Et ils allèrent dans un autre bourg.
    9.57 Pendant qu’ils étaient en chemin, un homme lui dit: Seigneur, je te suivrai partout où tu iras.
    9.58 Jésus lui répondit: Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids: mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête.
    Source : Evangile selon Luc (Baptême de Jean)
    3.16 il leur dit à tous: Moi, je vous baptise d’eau; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint Esprit et de feu.
    3.17 Il a son van à la main; il nettoiera son aire, et il amassera le blé dans son grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point.
    3.18 C’est ainsi que Jean annonçait la bonne nouvelle au peuple, en lui adressant encore beaucoup d’autres exhortations.
    3.19 Mais Hérode le tétrarque, étant repris par Jean au sujet d’Hérodias, femme de son frère, et pour toutes les mauvaises actions qu’il avait commises,
    3.20 ajouta encore à toutes les autres celle d’enfermer Jean dans la prison.
    3.21 Tout le peuple se faisant baptiser, Jésus fut aussi baptisé; et, pendant qu’il priait, le ciel s’ouvrit,
    3.22 et le Saint Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix fit entendre du ciel ces paroles: Tu es mon Fils bien-aimé; en toi j’ai mis toute mon affection.

    Source : Evangile selon Luc (Récit d’identification)
    13.31 Ce même jour, quelques pharisiens vinrent lui dire: Va-t’en, pars d’ici, car Hérode veut te tuer.
    13.32 Il leur répondit: Allez, et dites à ce renard: Voici, je chasse les démons et je fais des guérisons aujourd’hui et demain, et le troisième jour j’aurai fini.

    Le chapitre 25 de l’évangile de Matthieu est toujours notre programme principal. Il appelle le récit des messagers grâce à des liens sémantiques. Le lien « fils de l’homme » est faible car cette locution est très usitée dans les évangiles. Le mot « feu » est plus intéressant, c’est une relation de type mot à mot. Ces deux liens renforcent deux autres liens forts. En premier lieu, la relation entre ange et messager est très forte. La bible grecque utilise le même mot ἄγγελος (aggelos) à la fois pour ange et messager. Nous sommes donc en présence d’un lien de type mot à mot utilisant le sens propre et le sens figuré. Le programme principal contient deux fois le mot « ange » qui font écho au messager du récit.de Luc. La qualité du lien ange est donc forte. La notion d’oiseaux du ciel renvoie elle aussi à la notion d’ange. Le lien qui dénonce l’intentionnalité de l’évangéliste est l’analogie entre deux locutions exprimant le secours que l’on doit à un étranger. Jésus est un étranger pour les samaritains. Des émissaires doivent être reçus pour préparer un logement ou apporter une aide. Les samaritains sont donc éligibles à être les acteurs de la locution « j’étais étranger ; et vous m’avez recueilli ». Peu importe si dans les faits, ce n’est pas le cas. Nous décontextualisons les locutions dans le seul but de trouver un lien. Le programme principal et le récit des messagers sont liés. Le récit des messagers fait partie du voyage, du plan, du projet même si le mot voyage n’est pas dans le corps du texte des messagers. La notion de secret, de planification stratégique (Jérusalem) et tactique (changement d’itinéraire) est présente. Il donne toute sa dimension au récit du projet dans ses ramifications secrètes et justifie son choix dans la liste des textes liés au voyage. On se rend à Jérusalem avec les notions de résolution, de secret et de messager qui font baigner le récit dans une atmosphère feutrée de conspiration et de mystère. On ne connaît ni la localisation du bourg des samaritains ni les interlocuteurs des messagers. La raison pour laquelle Jésus n’est pas reçu nous est inconnue.

    Le récit des messagers est également lié au récit du baptême prodigué par Jean dans l’évangile de Luc. Les mots esprit, descendre, feu, Jean sont communs entre les deux récits. Ils se renforcent mutuellement pour indiquer une connivence. L’utilisation de Jean, fils de Zébédée et Jean le Baptiste est inattendu. La surprise dénonce l’intentionnalité de l’Evangéliste. Le mot grec πνεῦμα (pneuma) est utilisé. Il ne peut pas s’agir d’un jeu de mot involontaire lié à la traduction du mot esprit. Enfin, L’intentionnalité de l’évangéliste est une fois encore confirmée par la mention du roi Hérode et du renard, son représentant symbolique. Le mot renard est employé trois fois dans la bible. C’est très peu. Une fois chez Matthieu avec la même locution des tanières mais dans un contexte totalement différent. Deux autre fois dans les versets 9.58 et 13.32 qui nous intéresse. Dans Luc 13.31-32 nous apprenons que Hérode est représenté par un renard. La liaison des versets 3.19 avec le verset 9.58 n’est donc pas fortuite. L’évangéliste a voulu lier les deux récits pour qu’il soit interprété de façon concomitante en utilisant une variable tampon, le renard. Le récit du baptême par les autres évangélistes ne fait pas mention d’Hérode. C’est tout à fait remarquable.

    Le complot inclut le magistère public du Christ, le baptême ne laisse plus aucune ambiguïté à ce sujet. Par ailleurs, l’indétermination voire le flou règne. Aucune information n’est donnée sur les samaritains à qui on envoie pourtant des messagers. Le contenu du message est inconnu. S’agit-il uniquement d’une demande d’aide ? La notion de messager implique une prise de contact voire une négociation. En outre, on n’envoie pas des messagers à n’importe qui. Des gens importants sont en jeu. Mais nous ne savons rien de plus. Le bourg des samaritains garde son secret. On ne sait pas pourquoi les samaritains ne reçoivent pas Jésus. La raison invoquée est que Jésus se dirige vers Jérusalem. Mais Jésus était résolu depuis le début à se rendre à Jérusalem, les samaritains n’étaient pas au courant. Ils étaient peut-être déjà à Jérusalem. La vrai raison pour laquelle Jésus ne s’arrête pas au bourg des samaritains nous est inconnue. Le but du voyage n’a pas changé mais l’itinéraire si. La cause du changement d’itinéraire peut être multiple. Le bourg des samaritains n’est pas sûr. Une personne que l’on devait rencontrer n’était pas présente ou encore un itinéraire plus avantageux ou plus sûr a emporté le choix du voyageur. Un autre bourg est donc choisi. Le fils de l’homme n’est ni un renard ni un oiseau du ciel. Il semble avoir autant de tanière et de nid qu’il le désire.

    Le récit des messagers nous indique que les frères Zébédée font explicitement partie du voyage, du plan. Sont-ils les messagers ? Jacques et Jean sont donc dans la confidence du plan car ils ont conscience du changement d’itinéraire. Leur motivation à vouloir déchaîner le feu du ciel indique peut-être une raison grave à la modification du périple. Une personne importante devant être présente n’a pas fait le déplacement. On ne sait pas. Mais le Christ indique qu’il n’y a pas mort d’homme. Il calme les fils du Tonnerre. La solution est d’aller dans un autre bourg. Voilà tout.

    L’association du récit des messagers avec le baptême a une fonction symbolique. Il inclue le magistère public du Christ dans le plan du voyage en indiquant son début et sa fin, le baptême et la crucifixion (Luc 9.51 «enlevé du monde »). Le voyage est donc un plan dont la conception a été conceptualisée sur un temps assez long de quelques années qui commence par la renaissance de Christ. Le baptême est un moment fort de la prédication du Christ. Il s’y est passé quelque chose d’anormal et l’attention du bourg des samaritains a été peut-être été attirée provoquant l’échange de communication via des messagers. Il n’y a pas de point de vue absolument vrai, l’Evangéliste veut nous laisser dans l’indétermination et le mystère.

    Le cheminement du voyage s’accomplit dans un environnement politique dangereux. Hérode le renard rôde et ceux qui dénoncent ses turpitudes sont susceptibles d’aller en prison. Le jeu politique n’est pas aussi clair qu’une lecture simpliste des évangiles voudrait nous le faire croire. Un nombre indéterminé de pharisiens veut protéger Jésus en l’avertissant de la férocité du renard. L’avertissement est partie intégrante du voyage, du plan. Il a un certains poid politique. Il vient relativiser un jugement où tous les pharisiens sont les représentants d’un levain putride. Ce n’est manifestement pas le cas ici. Une partie avisée de la classe sacerdotale avertit le Christ des instincts meurtriers du renard. Le récit des messagers pourraient donc symboliser le début d’un jeu politique entre personnages importants. Les cabales secrètes peuvent se déjouer soit par la stratégie soit par la tactique. L’objectif stratégique final est Jérusalem alors que la tactique peut s’accommoder de changement d’itinéraire. Le mot voyage n’est pas explicite dans le récit des messagers. Par contre, encore une fois, la notion de plan, de complot laisse une empreinte indélébile sur le chemin de sa compréhension. La notion symbolique de plan n’exclue pas celle de déplacement véritable. Le génie de l’Evangéliste est bien de jouer sur les deux tableaux symboliques du mot voyage.

    Nous quittons le récit des messagers avec des idées nouvelles. Elles constituent les variables de sortie de notre programme appelé et de ses dépendances. Nous avons un voyage où des samaritains semblent jouer un rôle important. Un environnement politique complexe, aussi discret que secret, est suggéré ainsi qu’un renvoi au baptême du Christ qui identifie le contexte du magistère public. Nous complétons notre équipe de serviteur du programme principal en y incluant les frères Zébédée. Le voyage et l’exécution du plan continuent de plus belle et nous amène à Sychar en Samarie. Jésus y rencontre une samaritaine. Le récit de cette rencontre se situe dans l’Evangile de Jean. La succession des récits sera justifiée en fin d’article.

    PARABOLE DE LA SAMARITAINE (voyage)

    Source : Evangile selon Matthieu (programme principal)
    25.2 Cinq d’entre elles étaient folles, et cinq sages.
    25.11 Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous.
    25.13 Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure.
    25.14 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens.
    25.15 Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit en voyage.
    25.17 De même, celui qui avait reçu les deux talents en gagna deux autres.
    25.20 Celui qui avait reçu les cinq talents s’approcha, en apportant cinq autres talents, et il dit: Seigneur, tu m’as remis cinq talents; voici, j’en ai gagné cinq autres.
    25.22 Celui qui avait reçu les deux talents s’approcha aussi, et il dit: Seigneur, tu m’as remis deux talents; voici, j’en ai gagné deux autres.
    25.24 Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit: Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné;
    25.26 Son maître lui répondit: Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que j’amasse où je n’ai pas vanné;
    25.31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire.
    25.34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde.
    25.35 Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli;
    25.37 Les justes lui répondront: Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire?
    25.42 Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire;
    25.44 Ils répondront aussi: Seigneur, quand t’avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t’avons-nous pas assisté?
    25.46 Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle.
    Source : Evangile selon Jean (programme appelé, rencontre avec la samaritaine)
    4.4 Comme il fallait qu’il passât par la Samarie,
    4.5 il arriva dans une ville de Samarie, nommée Sychar, près du champ que Jacob avait donné à Joseph, son fils.
    4.6 Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué du voyage, était assis au bord du puits. C’était environ la sixième heure.
    4.7 Une femme de Samarie vint puiser de l’eau. Jésus lui dit: Donne-moi à boire.
    4.8 Car ses disciples étaient allés à la ville pour acheter des vivres.
    4.9 La femme samaritaine lui dit: Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine? -Les Juifs, en effet, n’ont pas de relations avec les Samaritains. –
    4.10 Jésus lui répondit: Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire! Tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t’aurait donné de l’eau vive.
    4.11 Seigneur, lui dit la femme, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond; d’où aurais-tu donc cette eau vive?
    4.12 Es-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses troupeaux?
    4.13 Jésus lui répondit: Quiconque boit de cette eau aura encore soif;
    4.14 mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.
    4.15 La femme lui dit: Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici.
    4.16 Va, lui dit Jésus, appelle ton mari, et viens ici.
    4.17 La femme répondit: Je n’ai point de mari. Jésus lui dit: Tu as eu raison de dire: Je n’ai point de mari.
    4.18 Car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit vrai.
    4.19 Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es prophète.
    4.20 Nos pères ont adoré sur cette montagne; et vous dites, vous, que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem.
    4.21 Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père.
    4.22 Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.
    4.23 Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande.
    4.24 Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent en esprit et en vérité.
    4.25 La femme lui dit: Je sais que le Messie doit venir (celui qu’on appelle Christ); quand il sera venu, il nous annoncera toutes choses.
    4.26 Jésus lui dit: Je le suis, moi qui te parle.
    4.27 Là-dessus arrivèrent ses disciples, qui furent étonnés de ce qu’il parlait avec une femme. Toutefois aucun ne dit: Que demandes-tu? ou: De quoi parles-tu avec elle?
    4.28 Alors la femme, ayant laissé sa cruche, s’en alla dans la ville, et dit aux gens:
    4.29 Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait; ne serait-ce point le Christ?
    4.30 Ils sortirent de la ville, et ils vinrent vers lui.
    4.31 Pendant ce temps, les disciples le pressaient de manger, disant: Rabbi, mange.
    4.32 Mais il leur dit: J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas.
    4.33 Les disciples se disaient donc les uns aux autres: Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger?
    4.34 Jésus leur dit: Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre.
    4.35 Ne dites-vous pas qu’il y a encore quatre mois jusqu’à la moisson? Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson.
    4.36 Celui qui moissonne reçoit un salaire, et amasse des fruits pour la vie éternelle, afin que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble.
    4.37 Car en ceci ce qu’on dit est vrai: Autre est celui qui sème, et autre celui qui moissonne.
    4.38 Je vous ai envoyés moissonner ce que vous n’avez pas travaillé; d’autres ont travaillé, et vous êtes entrés dans leur travail.
    4.39 Plusieurs Samaritains de cette ville crurent en Jésus à cause de cette déclaration formelle de la femme: Il m’a dit tout ce que j’ai fait.
    4.40 Aussi, quand les Samaritains vinrent le trouver, ils le prièrent de rester auprès d’eux. Et il resta là deux jours.
    4.41 Un beaucoup plus grand nombre crurent à cause de sa parole;
    4.42 et ils disaient à la femme: Ce n’est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons; car nous l’avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde.

    Les liens entre le programme principal et le récit de la rencontre avec la samaritaine sont riches et variés. De nombreuses relations sémantiques de type mot à mot sont présentes. Cinq, deux, jour, heure, monde, fils, père, vie éternelle. La notion de boire et manger du verset 25.35 du programme principal est largement reprise. Tous ces liens simples mais nombreux ne me paraissent pas être le fruit du hasard. Nous ne nous étonnons pas alors de retrouver le mot clef voyage qui semble très bien s’emboiter avec la notion de samaritain. Vous l’avez maintenant compris, le voyage est notre fil rouge. Il semble qu’un plan impliquant des samaritains se confirme et apparaisse comme la prolongation du récit des messagers. L’intentionnalité de l’Evangéliste est confirmée par un lien de nature complexe. Le verset 4.38 du récit de la rencontre avec la samaritaine fait écho au verset 25.24 et 25.26 du programme principal. Moissonner ce que l’on n’a pas travaillé est strictement équivalent, en terme allégorique, à moissonner où l’on n’a pas semé ou à amasser où l’on n’a pas vanné. Dans tous les cas, on récolte des fruits sur des arbres que l’on n’a pas plantés. L’idée de moisson occasionne de nombreux liens mot à mot. Semer, amasser, moissonner. Je le répète encore. Ces liens ne sont pas les fruits du hasard. Le récit de la samaritaine est bien un texte appelé par le chapitre 25 de Matthieu. Cela ne fait aucun doute.

    La rencontre avec la samaritaine donne à Jésus l’occasion d’exercer ses talents de rhéteurs. La notion d’eau vive qui ne donne plus soif est intéressante. Le concept d’infini est esquissé ici. Giordano Bruno a payé de sa vie une idée déjà suggérée par le Christ. A première vue le dialogue est simple. Les deux protagonistes devisent des vertus du Père et de Jacob, de la messianité du Christ. Les versets 4.18 et 4.19 montrent, au premier abord, la clairvoyance exceptionnelle du Christ qui révèle à la samaritaine son impudicité. La première lecture n’est pas à l’avantage de la Samaritaine. Comme d’habitude, un casse-tête logique vient pimenter la parabole. Qui est donc le mari de cette samaritaine ? Pourquoi Jésus demande-t-il sa présence ? Et enfin, qui est donc cette samaritaine ? Les Samaritains emboitent toujours le pas du voyage. Aucun samaritain n’est pourtant mentionné dans le Nouveau Testament.

    Le récit de la samaritaine désigne clairement un évènement et un personnage important. Il est lié au programme principal, il fait partie du voyage, du plan et implique encore une fois les samaritains. La formulation d’hypothèses concernant les samaritains devient nécessaire. Le Nouveau Testament ne mentionne aucun personnage important de cette région. L’Evangéliste relate un voyage, un complot important. Or, Les samaritains ne sont pas des gens respectés par les juifs. La locution « En effet, les juifs n’ont pas de relation avec les samaritains » lèvent toutes ambiguïtés à ce sujet. L’importance de la rencontre et le mépris envers les samaritains constitue un hiatus logique. L’évangéliste attire souvent notre attention par ce biais. Le récit de l’entretien est sur le chemin critique du programme principal. Son importance ne saurait être mesurée à l’aune d’un simple dialogue dont le sujet saillant serait un adultère apparent d’une femme appartenant à une nation méprisée. Si l’évangéliste fait autant de mystère alors une explication doit résoudre le hiatus logique. Jésus semble très au fait de la religion des samaritains, pourtant il ne la nomme pas. Il parle uniquement d’une montagne où on adore.

    Source : Evangile selon Jean
    4.21 Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père.
    4.22 Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.

    Source : Evangile selon Luc

    23.29 Car voici, des jours viendront où l’on dira: Heureuses les stériles, heureuses les entrailles qui n’ont point enfanté, et les mamelles qui n’ont point allaité!
    23.30 Alors ils se mettront à dire aux montagnes: Tombez sur nous! Et aux collines: Couvrez-nous!
    23.31 Car, si l’on fait ces choses au bois vert, qu’arrivera-t-il au bois sec?

    Qui sont donc ces montagnes qui tombent sur les gens et ces collines qui couvrent ? « Ils » sont surement les ennemis du Christ donc le Sanhédrin est visé. Qui le Sanhédrin appelle-t-il cas de problème quand il veut faire mourir, de quoi le Sanhédrin a-t-il peur ? Où trouve-t-on 7 collines ? 7 monts ? Pourquoi la Samarie est une région montagneuse et de collines ? Les symboles ont-ils été disposés au hasard ?

    Source : Wikipédia
    La Samarie שומרון (Shomrôn) est le nom historique et biblique d’une région montagneuse…
    Le Capitole (en latin : Capitolinus Mons, en italien : Campidoglio) est l’une des sept collines de Rome. C’est le centre religieux de la ville avec le temple consacré à la triade Jupiter, Junon et Minerve. Par extension chaque cité romaine se doit d’avoir son Capitole.

    Source : EnseigneMoi
    Samarie = « montagne de guet »
    Source : Evangile selon Jean
    11.48 Si nous le laissons faire, tous croiront en lui, et les Romains viendront détruire et notre ville et notre nation.

    Lorsqu’une parabole est liée au voyage, la recherche d’une parabole auxiliaire est systématique. Le sous-programme permet ainsi de moissonner des informations précises sur la parabole source. La méthode de recherche montre que le récit de la samaritaine est lié à celui de la résurrection de Lazare. L’exercice de liaison nécessite une bonne connaissance des paraboles principales pour que la mémoire vive du cerveau puisse réagir aux échos sémantiques.

    Source : Evangile selon Jean (programme appelant, rencontre avec la samaritaine)
    4.5 il arriva dans une ville de Samarie, nommée Sychar, près du champ que Jacob avait donné à Joseph, son fils.
    4.6 Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué du voyage, était assis au bord du puits. C’était environ la sixième heure.
    4.7 Une femme de Samarie vint puiser de l’eau. Jésus lui dit: Donne-moi à boire.
    4.8 Car ses disciples étaient allés à la ville pour acheter des vivres
    4.9 La femme samaritaine lui dit: Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine? -Les Juifs, en effet, n’ont pas de relations avec les Samaritains. –
    4.10 Jésus lui répondit: Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire! Tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t’aurait donné de l’eau vive.
    4.11 Seigneur, lui dit la femme, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond; d’où aurais-tu donc cette eau vive?
    4.12 Es-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses troupeaux?
    4.13 Jésus lui répondit: Quiconque boit de cette eau aura encore soif;
    4.14 mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.
    4.15 La femme lui dit: Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici.
    4.16 Va, lui dit Jésus, appelle ton mari, et viens ici.
    4.17 La femme répondit: Je n’ai point de mari. Jésus lui dit: Tu as eu raison de dire: Je n’ai point de mari.
    4.18 Car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit vrai.
    4.19 Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es prophète.
    4.20 Nos pères ont adoré sur cette montagne; et vous dites, vous, que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem.
    4.21 Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père.
    4.22 Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.
    4.23 Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande.
    4.24 Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent en esprit et en vérité.
    4.25 La femme lui dit: Je sais que le Messie doit venir (celui qu’on appelle Christ); quand il sera venu, il nous annoncera toutes choses.
    4.26 Jésus lui dit: Je le suis, moi qui te parle.
    4.27 Là-dessus arrivèrent ses disciples, qui furent étonnés de ce qu’il parlait avec une femme. Toutefois aucun ne dit: Que demandes-tu? ou: De quoi parles-tu avec elle?
    4.28 Alors la femme, ayant laissé sa cruche, s’en alla dans la ville, et dit aux gens:
    4.29 Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait; ne serait-ce point le Christ
    4.30 Ils sortirent de la ville, et ils vinrent vers lui.
    4.31 Pendant ce temps, les disciples le pressaient de manger, disant: Rabbi, mange
    4.32 Mais il leur dit: J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas.
    4.33 Les disciples se disaient donc les uns aux autres: Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger?
    4.34 Jésus leur dit: Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre.
    4.35 Ne dites-vous pas qu’il y a encore quatre mois jusqu’à la moisson? Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson.
    4.36 Celui qui moissonne reçoit un salaire, et amasse des fruits pour la vie éternelle, afin que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble.
    4.37 Car en ceci ce qu’on dit est vrai: Autre est celui qui sème, et autre celui qui moissonne.
    4.38 Je vous ai envoyés moissonner ce que vous n’avez pas travaillé; d’autres ont travaillé, et vous êtes entrés dans leur travail.
    4.39 Plusieurs Samaritains de cette ville crurent en Jésus à cause de cette déclaration formelle de la femme: Il m’a dit tout ce que j’ai fait.
    4.40 Aussi, quand les Samaritains vinrent le trouver, ils le prièrent de rester auprès d’eux. Et il resta là deux jours.
    4.41 Un beaucoup plus grand nombre crurent à cause de sa parole;
    4.42 et ils disaient à la femme: Ce n’est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons; car nous l’avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde.
    Source : Evangile selon Jean (programme appelé, Résurrection de Lazare)
    11.1 Il y avait un homme malade, Lazare, de Béthanie, village de Marie et de Marthe, sa soeur.
    11.2 C’était cette Marie qui oignit de parfum le Seigneur et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux, et c’était son frère Lazare qui était malade.
    11.3 Les sœurs envoyèrent dire à Jésus: Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade.
    11.4 Après avoir entendu cela, Jésus dit: Cette maladie n’est point à la mort; mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle.
    11.5 Or, Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare.
    11.6 Lors donc qu’il eut appris que Lazare était malade, il resta deux jours encore dans le lieu où il était,
    11.7 et il dit ensuite aux disciples: Retournons en Judée.
    11.8 Les disciples lui dirent: Rabbi, les Juifs tout récemment cherchaient à te lapider, et tu retournes en Judée!
    11.9 Jésus répondit: N’y a-t-il pas douze heures au jour? Si quelqu’un marche pendant le jour, il ne bronche point, parce qu’il voit la lumière de ce monde;
    11.10 mais, si quelqu’un marche pendant la nuit, il bronche, parce que la lumière n’est pas en lui.
    11.11 Après ces paroles, il leur dit: Lazare, notre ami, dort; mais je vais le réveiller.
    11.12 Les disciples lui dirent: Seigneur, s’il dort, il sera guéri.
    11.13 Jésus avait parlé de sa mort, mais ils crurent qu’il parlait de l’assoupissement du sommeil.
    11.14 Alors Jésus leur dit ouvertement: Lazare est mort.
    11.15 Et, à cause de vous, afin que vous croyiez, je me réjouis de ce que je n’étais pas là. Mais allons vers lui.
    11.16 Sur quoi Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples: Allons aussi, afin de mourir avec lui.
    11.17 Jésus, étant arrivé, trouva que Lazare était déjà depuis quatre jours dans le sépulcre.
    11.18 Et, comme Béthanie était près de Jérusalem, à quinze stades environ,
    11.19 beaucoup de Juifs étaient venus vers Marthe et Marie, pour les consoler de la mort de leur frère.
    11.20 Lorsque Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla au-devant de lui, tandis que Marie se tenait assise à la maison.
    11.21 Marthe dit à Jésus: Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort.
    11.22 Mais, maintenant même, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera.
    11.23 Jésus lui dit: Ton frère ressuscitera.
    11.24 Je sais, lui répondit Marthe, qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour.
    11.25 Jésus lui dit: Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort;
    11.26 et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela?
    11.27 Elle lui dit: Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui devait venir dans le monde.
    11.28 Ayant ainsi parlé, elle s’en alla. Puis elle appela secrètement Marie, sa sœur, et lui dit: Le maître est ici, et il te demande.
    11.29 Dès que Marie eut entendu, elle se leva promptement, et alla vers lui.
    11.30 Car Jésus n’était pas encore entré dans le village, mais il était dans le lieu où Marthe l’avait rencontré.
    11.31 Les Juifs qui étaient avec Marie dans la maison et qui la consolaient, l’ayant vue se lever promptement et sortir, la suivirent, disant: Elle va au sépulcre, pour y pleurer.
    11.32 Lorsque Marie fut arrivée là où était Jésus, et qu’elle le vit, elle tomba à ses pieds, et lui dit: Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort.
    11.33 Jésus, la voyant pleurer, elle et les Juifs qui étaient venus avec elle, frémit en son esprit, et fut tout ému.
    11.34 Et il dit: Où l’avez-vous mis? Seigneur, lui répondirent-ils, viens et vois.
    11.35 Jésus pleura.
    11.36 Sur quoi les Juifs dirent: Voyez comme il l’aimait.
    11.37 Et quelques-uns d’entre eux dirent: Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas faire aussi que cet homme ne mourût point?
    11.38 Jésus frémissant de nouveau en lui-même, se rendit au sépulcre. C’était une grotte, et une pierre était placée devant.
    11.39 Jésus dit: Otez la pierre. Marthe, la sœur du mort, lui dit: Seigneur, il sent déjà, car il y a quatre jours qu’il est là.
    11.40 Jésus lui dit: Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu?
    11.41 Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut, et dit: Père, je te rends grâces de ce que tu m’as exaucé.
    11.42 Pour moi, je savais que tu m’exauces toujours; mais j’ai parlé à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé.
    11.43 Ayant dit cela, il cria d’une voix forte: Lazare, sors!
    11.44 Et le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandes, et le visage enveloppé d’un linge. Jésus leur dit: Déliez-le, et laissez-le aller.
    11.45 Plusieurs des Juifs qui étaient venus vers Marie, et qui virent ce que fit Jésus, crurent en lui.
    11.46 Mais quelques-uns d’entre eux allèrent trouver les pharisiens, et leur dirent ce que Jésus avait fait
    11.47 Alors les principaux sacrificateurs et les pharisiens assemblèrent le sanhédrin, et dirent: Que ferons-nous? Car cet homme fait beaucoup de miracles.
    11.48 Si nous le laissons faire, tous croiront en lui, et les Romains viendront détruire et notre ville et notre nation.
    11.49 L’un d’eux, Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là, leur dit: Vous n’y entendez rien;
    11.50 vous ne réfléchissez pas qu’il est dans votre intérêt qu’un seul homme meure pour le peuple, et que la nation entière ne périsse pas.
    11.51 Or, il ne dit pas cela de lui-même; mais étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation.
    11.52 Et ce n’était pas pour la nation seulement; c’était aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu dispersés.
    11.53 Dès ce jour, ils résolurent de le faire mourir.
    11.54 C’est pourquoi Jésus ne se montra plus ouvertement parmi les Juifs; mais il se retira dans la contrée voisine du désert, dans une ville appelée Éphraïm; et là il demeurait avec ses disciples.
    11.55 La Pâque des Juifs était proche. Et beaucoup de gens du pays montèrent à Jérusalem avant la Pâque, pour se purifier.
    11.56 Ils cherchaient Jésus, et ils se disaient les uns aux autres dans le temple: Que vous en semble? Ne viendra-t-il pas à la fête?
    11.57 Or, les principaux sacrificateurs et les pharisiens avaient donné l’ordre que, si quelqu’un savait où il était, il le déclarât, afin qu’on se saisît de lui.

    Dans cette association, beaucoup de liaison mot à mot : juif, rabbi, ville, homme, fils, disciples, dieu, ville, Père, yeux, seigneur, jours, Jérusalem, esprit, heure, monde, lieu. La longueur des deux extraits doit nous inciter à la prudence. Le chiffre quatre est représenté dans les deux récits ce qui en fait un élément d’autant plus intéressant qu’il est répété deux fois dans la résurrection de Lazare. Trois éléments m’ont permis de valider l’association. Ils permettent d’indiquer une intentionnalité de l’Evangéliste. En premier lieu, la décision de prolonger le séjour de deux jours est prise dans les deux récits dans les versets 4.40 et 11.6. La vie éternelle est le second élément décisif. Elle est explicite dans le verset 4.14 et implicite dans le verset 11.25. Enfin, dans les deux récits un personnage est assis. Jésus est assis au bord du puit au verset 4.6 et Marie est assise à la maison au verset 11.20. Le lien est de qualité moyenne. Les éléments sont suffisants pour faire pencher la balance du bon côté.

    Les informations que nous pouvons moissonner sont intéressantes. Quel est le rapport entre une ville de Samarie et le village de Béthanie, près de Jérusalem ? La Samarie symbolise les romains. La samaritaine est romaine. Sychar étant une ville et non un village, elle représente Jérusalem tenue par les occupants Romains. Nous pouvons alors tenter d’identifier qui se cache derrière la Samaritaine. Nous avons deux personnages féminins dans le récit de la guérison de Lazare. Marthe, et Marie sœur de Marthe. Nous ne savons pas si elles sont romaines ou juives à ce stade. Des juifs peuvent habiter dans des villes ou villages tenus par les Romains. Le personnage important est Marie de Béthanie car Jésus la demande. C’est un honneur insigne d’être appelé par le Maître. Les deux personnages sont assis ponctuellement dans les deux textes liés. Marie de Béthanie et la samaritaine sont liées. Ce lien n’a de sens que si elles sont une seule et même personne. L’intérêt de les considérer comme des bonnes copines est limité dans le cadre risqué du récit d’un complot.

    Par voie de conséquence familiale, Marthe et Lazare sont romains. Marie de Béthanie est la samaritaine romaine dont le mari est pour le moins très mystérieux. Elle est la personne qui montre le plus d’attachement à Christ de toute l’Evangile. Elle lui verse du parfum de très grand prix sur la tête. Nous verrons en outre qu’elle est une romaine de très haut rang. L’Evangéliste a recours massivement au symbole. L’association symbolique entre romain et samaritain ne doit pas étonné. Le récit d’un complot sans personnage important et identifiable n’offre que peu d’intérêt.

    Pour définitivement inclure le récit dans notre périmètre d’analyse, il faut se remémorer l’analyse du récit des messagers. L’atmosphère était empreinte de mystère. Jésus envoyait des messagers vers un bourg samaritain. Le bourg est bien entendu romain. A noter que bourg et village ont été traduits du même mot grec kōmē. Ce mot est relativement fréquent. Il est cité 27 fois dans le nouveau testament. Nous allons faire une requête dans la base des versets du nouveau testament. Nous allons chercher tous les versets avec kōmē associé à un nom de village. On pourra ainsi deviner si l’Evangéliste veut nous donner un coup de main. Bonjour HAL 9000, pourrais-tu exécuter la requête ?

    Source : Evangile selon Luc
    10.38 Comme Jésus était en chemin avec ses disciples, il entra dans un certain village, et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison.
    17.12 Comme il entrait dans un certain village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Se tenant à distance, ils élevèrent la voix, et dirent:
    24.13 Et voici, ce même jour, deux disciples allaient à un village nommé Emmaüs, éloigné de Jérusalem de soixante stades;
    Source : Evangile selon Jean
    11.1Il y avait un homme malade, Lazare, de Béthanie, village de Marie et de Marthe, sa sœur.

    Les deux premiers versets que nous renvoient la requête n’ont pas de nom de village. Cependant aux yeux de l’Evangéliste, il est défini dans les deux cas. La traduction française a oublié le mot « certain » qui invite à un dialogue avec le Rédacteur. Il est clair que dans son esprit le village dont il est question est Béthanie mais il veut éveiller la curiosité du lecteur. Un certain village, tu sais celui dont nous avions discuté. Tu ne t’en rappelles pas, tout ce mystère à propos du bourg des samaritains ? Jésus y avait envoyé des messagers (Luc 9.51). Examinons deux versets de la guérison de Lazare :

    Source : Evangile selon Jean
    11.20 Lorsque Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla au-devant de lui, tandis que Marie se tenait assise à la maison.

    11.28 Ayant ainsi parlé, elle s’en alla. Puis elle appela secrètement Marie, sa sœur, et lui dit: Le maître est ici, et il te demande.

    Marthe appelle secrètement Marie. Nous replongeons dans l’ambiance du récit des messagers. Imaginez un Village, Jésus arrive. Dans une famille juive du peuple, on lancerait joyeusement à la cantonade « Ramène ta fraise, Marie, le maître veut te voir ». Et tout le village serait au courant. Cette conformation d’évènement n’est pas celle qui est relatée ici. Marie est un personnage important qui nécessite certains égards, du secret. Dans le verset 11.20, Marthe prend connaissance d’un message : Jésus arrive. Dans le verset 11.28, Marie prend connaissance d’un message : le maître est ici. Le métier de messager est très populaire à Béthanie. Des analogies situationnelles lient Béthanie au bourg du récit des messagers. Le récit des messagers est sur le chemin critique. Il n’est pas absolument nécessaire de connaître le nom de tous les lieus. La signification du récit n’en dépend pas. L’Evangéliste nous entraine à penser comme lui.

    Nous allons faire maintenant un autre lien car Marie de Béthanie de Samarie est présente dans trois récits. Ces trois récits montrent l’emprise du Maître sur cette femme. Marie de Béthanie montre un attachement sans borne, un amour inconditionnel à Jésus en lui prodiguant une onction de parfum de grand prix. Trois récits réfèrent sans ambiguïté à la famille de Béthanie et à cet amour inconditionnel. Mat 26.6, Mar 14.3 et Jean 12.1 font état d’un repas chez Simon Le Lépreux qui est le personnage explicite liant les trois textes. Seul Jean nomme tous les personnages. La scène décrite est un repas dans lequel Marie donne des preuves de son amour inconditionnel pour le Christ. Aux yeux des disciples, elle gaspille du parfum. Les disciples ne sont pas nommés à l’exception de Judas qui tape dans la caisse. Les liens entre la famille de Béthanie et le magistère du Christ sont donc connus d’un cercle de disciple qui n’est pas défini. Dans les trois textes, l’Evangéliste invite à considérer la sépulture, le sépulcre. Littéralement, il invite à un saut sémantique vers la fin de la crucifixion en utilisant le mot « parfum ».

    26.12 En répandant ce parfum sur mon corps, elle l’a fait pour ma sépulture. (Matthieu)
    14.8 Elle a fait ce qu’elle a pu; elle a d’avance embaumé mon corps pour la sépulture (Marc)
    12.7 Mais Jésus dit: Laisse-la garder ce parfum pour le jour de ma sépulture. (Jean)

    Le mot parfum a une distribution particulière dans le nouveau testament.


    Il est répété treize fois dans le Nouveau Testament. Il est présent dans un autre récit d’onction de parfum. Le repas chez Simon le pharisien (Luc 7.36) présente des similarités avec les 3 textes présentés. Nous allons le laisser de côté pour l’instant. Rien n’indique une relation même si l’onction de parfum désigne Marie de Béthanie. En outre, aucun panneau indicateur ne donne la direction de la sépulture dans le récit du repas chez Simon le Pharisien. Le mot « parfum » est utilisé 3 fois chez Matthieu, 2 fois chez Marc et 4 fois chez Jean. Il est le pivot du repas chez Marthe. Il établit un lien avec la sépulture en nous indiquant la scène du transfert de corps impliquant Joseph d’Arimathée (Luc 23.50). Le transfert du corps à la demande de Joseph est présent dans les quatre Evangiles. Quelle information utile peut-on en retirer ? Beaucoup d’information de saut nous conduise ou nous conduiront à identifier des personnages. Il nous faut chercher une personne. Le principe de la requête va toujours marcher. Bonjour HAL 9000, peux-tu étudier le transfert du corps de Jésus à Joseph d’Arimathée et nous indiquer un personnage féminin important ? Je veux une trace d’audit de ton choix.

    Réponse de Hal 9000 : Marie de Magdala, trace d’audit.

    La samaritaine est Marie de Béthanie. Marie de Béthanie est Marie de Magdala. L’évangéliste attire notre attention vers la sépulture et confirme son intention en utilisant le mot « parfum » comme pivot pour l’instruction de saut. Il veut nous mettre au parfum. A noter que des traditions chrétiennes anciennes ont confondu Marie de Magdala et Marie de Béthanie. D’autres traditions récentes en ont décidé autrement. Je m’attacherai dans un proche avenir à essayer de connaître la motivation de cette décision.

    Source : Wikipédia
    L’Église de Rome considéra, à partir de Grégoire Ier au VIe siècle, que Marie de Magdala ne faisait qu’une avec Marie de Béthanie ainsi qu’avec la pécheresse qui oint le Christ de parfum. Cette position a été abandonnée par l’Église catholique après Vatican II, sainte Marie de Magdala étant célébrée le 22 juillet, tandis que Marie de Béthanie l’est avec sa sœur Marthe le 29 juillet. L’Église orthodoxe a toujours fait la distinction entre ces personnages.

    PARABOLE DU BON SAMARITAIN (Voyage)

    Source : Evangile selon Matthieu (programme principal appelant : chapitre 25)
    25.11 Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous.
    25.12 Mais il répondit: Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas.
    25.14 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens
    25.15 Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit en voyage.
    25.16 Aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla, les fit valoir, et il gagna cinq autres talents.
    25.17 De même, celui qui avait reçu les deux talents en gagna deux autres.
    25.18 Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un creux dans la terre, et cacha l’argent de son maître.
    25.19 Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte.
    25.20 Celui qui avait reçu les cinq talents s’approcha, en apportant cinq autres talents, et il dit: Seigneur, tu m’as remis cinq talents; voici, j’en ai gagné cinq autres.
    25.21 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
    25.22 Celui qui avait reçu les deux talents s’approcha aussi, et il dit: Seigneur, tu m’as remis deux talents; voici, j’en ai gagné deux autres.
    25.23 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
    25.24 Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit: Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné;
    25.25 j’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre; voici, prends ce qui est à toi.
    25.26 Son maître lui répondit: Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que j’amasse où je n’ai pas vanné;
    25.28 Otez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents.
    25.30 Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.
    25.35 Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli;
    25.36 J’étais nu, et vous m’avez vêtu; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi.
    25.37 Les justes lui répondront: Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire?
    25.44 Ils répondront aussi: Seigneur, quand t’avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t’avons-nous pas assisté?
    25.46 Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle.
    Source : Evangile selon Luc (programme appelé : parabole du bon samaritain)
    10.25 Un professeur de la loi se leva et dit à Jésus pour le mettre à l’épreuve: «Maître, que dois-je faire pour hériter de la vie éternelle
    10.26 Jésus lui dit: «Qu’est-il écrit dans la loi? Qu’y lis-tu?»
    10.27 Il répondit: «Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même.»
    10.28 «Tu as bien répondu, lui dit Jésus. Fais cela et tu vivras
    10.29 Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus: «Et qui est mon prochain?»
    10.30 Jésus reprit la parole et dit: «Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba entre les mains de brigands qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s’en allèrent en le laissant à moitié mort.
    10.31 Un prêtre qui, par hasard, descendait par le même chemin vit cet homme et passa à distance.
    10.32 De même aussi un Lévite arriva à cet endroit; il le vit et passa à distance.
    10.33 Mais un Samaritain qui voyageait arriva près de lui et fut rempli de compassion lorsqu’il le vit.
    10.34 Il s’approcha et banda ses plaies en y versant de l’huile et du vin; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
    10.35 Le lendemain, [à son départ,] il sortit deux pièces d’argent, les donna à l’aubergiste et dit: ‘Prends soin de lui, et ce que tu dépenseras en plus, je te le rendrai à mon retour.’
    10.36 Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands?»
    10.37 «C’est celui qui a agi avec bonté envers lui», répondit le professeur de la loi. Jésus lui dit [donc]: «Va agir de la même manière, toi aussi.»

    Le nuage de mot peut paraître confus. Le regroupement des liens sous la forme d’un tableau améliore la clarté de l’association en linéarisant la lecture.

    Du point de vue des liens sémantiques, la parabole du bon samaritain est massivement liée au chapitre 25 de l’Evangile de Matthieu. Trois types de liaisons sont mis en évidence. Nous avons la répétition du même mot dans les paraboles source et cible. Ce type de lien ne vaut en général que par le nombre de répétition total. Le mot « seigneur » totalise huit occurrences, le mot « homme » trois et le « maître » 1. Nous avons donc un total de douze occurrences qui représentent la notion d’un individu ou entité. La qualité du lien est ici mis en exergue par le quantitatif, et toujours ce nombre douze qui indique possiblement la bonne voie. Le nombre deux est lui aussi surreprésenté par un total de sept répétitions. La notion de vie éternelle et de juste vient finir de sécher la colle des liaisons de mots analogues.

    Les réseaux lexicaux sont aussi représentés deux fois dans l’association. Le mot talent et pièce d’argent font tous les deux référence à de la valeur, à de la monnaie. Le talent représentait le souvenir de l’amour inconditionnel de l’Esprit Saint dans la parabole des talents. Il perd ici sa valeur symbolique pour reprendre une valeur sonnante et trébuchante. Les mots ont été décontextualisés pour mettre un lien intentionnel en évidence.. C’est l’esprit de la méthode. Un nombre élevé d’occurrence et une appartenance à un même réseau lexical nous indique une intention de l’Evangéliste. Le talent et la pièce d’argent renvoie à l’argent. Plus le lien est complexe, précis et polymorphique plus l’intentionnalité de l’évangéliste est mise en évidence.

    Trois liens sont remarquables. La notion de soin présent dans la parabole du bon samaritain fait fermement écho aux soins prodigués dans le récit du jugement dernier. La notion de soin et de don ne peut se remarquer que par une lecture humaine et affective. L’ordinateur aura du mal à lier des locutions voisines en terme de sens mais éloignée en terme de codage sémantique. Le soin du samaritain résume ici les différents marque d’attention du récit du jugement dernier.

    La notion de voyage est toujours notre fil rouge. Il est présent dans la parabole des talents et dans la parabole du bon samaritain et totalise quatre notions, quatre occurrences de la même idée. Le samaritain emboîte à nouveau le pas du voyage. Nous avons presque une dépendance fonctionnelle. En langage informatique de bases de donnée, une dépendance fonctionnelle est caractérisée quand une notion A est toujours liée avec une notion B. Le samaritain apparaît fonctionnellement dépendant du voyage dans le récit. L’algèbre symbolique du voyage s’est imposée à moi dans la parabole du bon Samaritain. Dans chronique du Royaume, Le voyage symbolisait la négation du hasard. Un voyage comporte un plan, des étapes, un itinéraire qui est l’exacte antithèse d’un déplacement fait au hasard. La première lecture avait été imprécise. Cependant elle était capitale en ce qu’elle révélait à la réflexion un mot extrêmement structurant dans le nouveau testament. Le voyage symbolise une conspiration, un complot ou un plan qui implique des samaritains. L’idée n’est pas de devenir conspirationniste. Le fil du voyage doit être suivi en gardant à l’esprit, qu’un projet secret, un plan divin s’exécute avec une fin bien précise.

    Le dernier lien sur lequel je veux insister est celui du serviteur inutile. La traduction française est imprécise. La traduction littérale du grec est différente : serviteur sans profit. C’est-à-dire sans profit pour lui-même et pour l’autre dont il est le serviteur. Je préfère la notion originale tirée du grec car le Christ emploie souvent l’argent dans ses paraboles. Son universalité liée à sa mesure de toute chose en fait un bon symbole de l’amour inconditionnel. L’aubergiste est un serviteur inutile car le samaritain lui rembourse ses frais. Il a fait une action sans profit. Le lien entre les deux récits du samaritain et du chapitre 25 ne peut être qu’intentionnel car il fait référence à la parabole du serviteur inutile. En sautant vers cette parabole, nous récupérons la notion de « faire ce qui vous a été ordonné » dans le même verset. Nous avons là un premier indice d’un complot. L’aubergiste est une pièce d’un échiquier où le samaritain a ordonné. Le samaritain lui a donné deux pièces d’or en lui assurant de couvrir ses frais. L’aubergiste est donc bien un serviteur sans profit puisque tous les frais sont couverts sans bénéfice. Nous avons ici un saut avec une expression en entrée simple mais lourde de sens. Nous récupérons l’information présente sur le même verset. Quelqu’un a ordonné de faire quelque chose au serviteur inutile. L’ordre implique un maître important donc une personnalité de premier plan et riche de surcroît. « Ce que nous devions faire » suggère encore une fois une planification liée au voyage, au complot.

    Source : Evangile selon Luc (parabole du serviteur inutile)
    17.10 Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites: Nous sommes des serviteurs inutiles (sans profit), nous avons fait ce que nous devions faire.

    L’identification des protagonistes du voyage est rendue nécessaire par l’intentionnalité de l’évangéliste ; les récits ne peuvent pas rester désincarnés. Le programme appelant nous indique que l’homme partant pour un voyage est Jésus ; le récit des messagers couplés avec le baptême est sans ambiguïté à ce sujet. L’interprétation partielle de la parabole dans chronique du Royaume n’était pas exacte. Une difficulté majeure n’a pas été résolue. La parabole du bon samaritain fait mention de quatre personnages en déplacement. Il y’a tout d’abord un homme qui descend de Jérusalem à Jéricho. Techniquement, cet homme est bien en voyage puisqu’il y’a une notion de planification, de point de départ vers un lieu d’arrivée. Le lévite et le prêtre ne sont pas en voyage pour deux raisons majeures. Ils passent là par hasard, négation en soi d’un voyage planifié. Aucune mention n’est faite du lieu de départ ou du lieu d’arrivée. Ce n’est pas un voyage, c’est un déplacement impromptu ou une promenade. Il n’y a strictement rien d’organisé ni de planifié. Le samaritain est explicitement en voyage. Il n’est donc pas utile d’en rajouter et nous pouvons déduire que deux personnes sont en voyage dans cette parabole. Deux personnages font donc partie d’une conspiration, d’un accord, d’un plan. Le programme appelant nous dit que Jésus est parti en voyage. Logiquement, deux solutions s’offrent à nous pour qu’il prenne corps dans la parabole. Notre affectivité nous pousse à considérer le samaritain à cause de sa compassion. C’est une grave erreur car personne n’a le monopole du cœur.

    Le voyageur infortuné est agressé par deux brigands. Sa destination finale, la ville de Jéricho, possède une histoire biblique dont l’examen permet d’identifier un premier élément de contextualisation. Selon l’Ancien Testament, les murailles de Jéricho se sont effondrées sous la vibrante action de trompettes. Les trompettes sont mentionnées dans le récit sur la fin du monde du chapitre 24 de l’Evangile de Matthieu. Le bon sens dicte le rejet de cette option de contextualisation : la fin du monde ne s’est pas produite pendant le voyage, le complot.

    Source : évangile selon Matthieu
    24.31 Il enverra ses anges avec la trompette retentissante, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis une extrémité des cieux jusqu’à l’autre.

    Jésus est rationnel dans son cadre logico symbolique. Cet axiome est une clé de la lecture logique des Evangiles. Le Christ utilise les symboles dans un but de dissimulation. Le seul évènement pouvant venir à bout d’une muraille en peu de temps est un tremblement de terre. Il ne s’agit pas de savoir si cela s’est vérifié dans la réalité. Il s’agit de penser comme le Jésus logique et rationnel défendu par la ligne éditoriale du blog. La cause rationnelle de l’effondrement brusque d’une muraille est un tremblement de terre. La cause symbolique de l’effondrement a été représentée par les trompettes. Le symbole pointe vers un évènement inhabituel, signe de la présence de Dieu. L’ogre allégorique qu’est le Christ comprend le rôle des symboles.Il masque ses observations sous des métaphores. Les métaphores et les symboles sont des outils de transmission pour ceux qui ne voient pas, c’est-à-dire tout le monde. Le verset du vent est l’exemple le plus frappant de cette méthode de communication. Le tremblement de terre est mentionné dans le récit de la fin du monde, à proximité du verset des trompettes retentissantes. Cette proximité ne doit rien au hasard.

    Source : évangile selon Matthieu
    24.7 Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et il y aura, en divers lieux, des famines et des tremblements de terre.

    Les trompettes sont liées au tremblement de terre dans l’Ancien Testament, elles le sont également dans le Nouveau Testament par la proximité des deux locutions dans la venue du Fils de l’Homme. Le tremblement de terre n’est pas un évènement récurrent dans le Nouveau Testament. Il est répété trois fois dans Matthieu, une fois dans Luc et Marc. Luc et Marc lient également les trompettes au tremblement de terre lors de la venue du Fils de l’Homme alors que Matthieu ajoute des tremblements de terre dans le récit de la crucifixion. Donc, nous pouvons sauter à la crucifixion en utilisant le mot clé « tremblement de terre ». En suivant les mots, l’identité du voyageur de Jérusalem à Jéricho est déduite.

    Source : évangile selon Matthieu
    27.51 Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent,
    27.54 Le centenier et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui venait d’arriver, furent saisis d’une grande frayeur, et dirent: Assurément, cet homme était Fils de Dieu.
    28.2 Et voici, il y eut un grand tremblement de terre; car un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre, et s’assit dessus.

    Le tremblement de terre révèle une contextualisation vraisemblable : La crucifixion. Le verset 27.54 donne une variable de sortie attendue. Nous sommes partie de Jéricho, nous avons emprunté l’axe des trompettes. Nous sommes sortis par la bretelle du tremblement de terre pour trouver notre variable de sortie : « Assurément, cet homme était le fils de Dieu ». Nous décontextualisons l’expression pour en déduire un premier élément sur l’identité de notre voyageur dans la parabole du bon samaritain. Le raisonnement peut vous paraître audacieux. L’audace va devenir une habitude ennuyeuse. Les symboles présents dans les paraboles du chemin emprunté par le malchanceux voyageur sont névralgiques. La ville de Jéricho est allégorique. Elle est une variable instanciée en tremblement de terre. Elle permet de pointer vers Jérusalem et la crucifixion par une instruction de saut utilisant les trompettes et le tremblement de terre comme liaison. Les instructions de saut sont deux types. Soit elles lient des récits entiers. Les liens sont alors multiples et complexes. Soit la recherche est basée sur des mots clé. Pour les spécialistes, l’instruction SQL « Select » cède le pas à l’instruction de saut. La parabole est contextualisée : la parabole du bon samaritain symbolise la crucifixion. L’Evangéliste est un ogre allégorique, il joue continuellement avec des variables qui pointent vers des valeurs réelles. Jésus est le voyageur agressé.

    Seul Matthieu fait mention d’un tremblement de terre lors de la crucifixion, les autres Evangélistes ont peut-être eu peur du caractère un peu trop vérifiable des tourments de la terre. Ils ont pu vouloir mettre aussi en exergue le tremblement de terre en l’éludant dans certains évangiles pour le faire ressortir dans une autre. La comparaison est une opération de base de toute logique, de tout processeur. Nous entrons ici dans l’intentionnalité massive et concertée du ou des Evangélistes. Les autres symboles de la crucifixion sont le déchirement du voile du temple et l’ouverture des sépulcres des saints. Ils ne me permettent pas de faire des liens. Soit des paraboles s’y référant ont disparu, soit les deux symboles sont des poissons qui se sont noyés pour brouiller les pistes. Le jeu de piste existe bien ; sa boussole sera dévoilée en fin d’article. Nous allons renforcer la contextualisation en liant cette fois une parabole au récit toujours avec notre méthodologie de sauts sémantiques.

    Source : Evangile selon Luc (Parabole des samaritains)
    10.30 Jésus reprit la parole et dit: «Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba entre les mains de brigands qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s’en allèrent en le laissant à moitié mort.
    Source : Evangile selon Matthieu (crucifixion)
    27.38 Avec lui furent crucifiés deux brigands, l’un à sa droite, et l’autre à sa gauche.
    27.44 Les brigands, crucifiés avec lui, l’insultaient de la même manière.

    En sus du tremblement de terre, nous avons des brigands qui insultent le Christ. Les brigands sont présents dans tous les récits de la crucifixion. Le doute n’est plus permis quant à la contextualisation : la parabole du samaritain, sous couvert de maxime morale, est un dispositif ingénieux visant à symboliser la crucifixion. Le verset 10.30 est fascinant, bouleversant. La crucifixion laisse le Christ à moitié mort. Donc à moitié vivant. Il a donc survécu. Le bon samaritain est aussi en voyage, il suit un plan, le même plan de la conspiration. Ce plan vise à sauver le Christ de la mort. Le plan doit rester caché dans les Evangiles pour protéger la vie de personnes qu’on ne veut pas inquiéter de leur vivant. La lecture logique des Evangiles doit toujours être aux aguets. Pourquoi Jéricho, pourquoi les trompettes, pourquoi un tremblement de terre, pourquoi un évangile fait mention de davantage de tremblement de terre que les 3 autres. On aboutit à une lecture logique quasi instinctive. Le raisonnement est pointilliste et non linéaire, chaque symbole constitue un pixel formant une image narrative. Le récit synoptique cache une perspective cachée sur le Magistère de Christ.

    Toute l’agitation autour du crucifié est suspecte. Des gens se sont occupés du Christ. Quand on perce son corps, il jaillit de l’eau et du sang. Symboliquement, le vinaigre avait une vertu désaltérante connue du seul Evangéliste. En outre, la soldatesque ne lui rompt pas les os. La mort immédiate d’un homme placardé sur une croix est ainsi évitée. Les soldats dépendent d’un occupant connu, connue pour la discipline de ses armées. Qui a donné les ordres pour sauver le soldat Jésus et permettre ainsi la poursuite du voyage, du plan, du complot ?

    Source : évangile selon Jean
    19.32 Les soldats vinrent donc, et ils rompirent les jambes au premier, puis à l’autre qui avait été crucifié avec lui.
    19.33 S’étant approchés de Jésus, et le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes
    19.34 mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de l’eau.
    19.35 Celui qui l’a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai; et il sait qu’il dit vrai, afin que vous croyiez aussi.

    La parabole du bon samaritain est bâtie autour d’une armature logique qui comprend quatre pièces sur l’échiquier. Caïphe, le prêtre sacrificateur, est aussi à Jérusalem et se promène en laissant le Christ pour mort. Curieusement, l’ajout du Lévite dans le contenu morale de la parabole paraît superflu. En lisant bien, il semble s’approcher du demi-mort comme s’il le reconnaissait mais il suit le même chemin impassible que le représentant du Sanhédrin. En tout cas, le verset 10.32 suggère une proximité plus nette avec l’infortuné voyageur que celle indiquée dans le verset 10.31. Matthieu était un publicain Lévite. Il n’y a rien qui permette de penser que Matthieu ait trahi. On peut émettre l’hypothèse minimale d’un symbole représentant la clandestinité du voyage, du complot. La méfiance envers ses amis les plus proches est une composante naturelle de toute conjuration. Le vertueux samaritain est un non juif, il semble riche et possède une monture. La monture est un attribut d’homme important, le symbole d’une personne ayant des responsabilités dans la Jérusalem occupée. Le samaritain va non seulement aider et soutenir financièrement Jésus mais il va le faire sur une base récurrente car il reviendra payer l’aubergiste. Le bon samaritain est un romain du nom de Pilate et l’aubergiste est Joseph d’Arimathée.

    Source : Wikipédia
    Ponce Pilate (en latin Pontius Pilatus), vraisemblablement né vers la fin du Ier siècle av. J.-C. à un endroit inconnu, était un citoyen romain, membre de la classe équestre, qui, à partir de 26 sous le règne de l’empereur Tibère…

    L’auberge, lieu de repos des voyageurs, est le sépulcre où on a administré les premiers soins au Christ. La science disponible des membres du complot ont sorti le Christ d’affaire. Pilate et Joseph d’Arimathée font partie des évangiles. Il est inimaginable de vouloir compromettre un allié aussi puissant et compatissant. Aucun mot ne doit permettre de remonter jusqu’à Pilate. Un équilibre doit être maintenu entre celui qui condamne et celui qui montre sa sympathie. Le numéro d’équilibriste de Pilate lors du procès de Jésus est suspect pour des synapses soupçonneuses. L’Evangéliste nous envoie un message caché. Les versets suivants montrent que Pilate « ordonne ». Le pinceau de Seurat effleure la toile. Le serviteur sans profit s’exécute.

    Source : évangile selon Luc (parabole du bon samaritain)
    10.34 Il s’approcha et banda ses plaies en y versant de l’huile et du vin; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
    10.35 Le lendemain, [à son départ,] il sortit deux pièces d’argent, les donna à l’aubergiste et dit: ‘Prends soin de lui, et ce que tu dépenseras en plus, je te le rendrai à mon retour.’
    Source : évangile selon Matthieu (Récit présent dans les autres évangiles)
    27.57 Le soir étant venu, arriva un homme riche d’Arimathée, nommé Joseph, lequel était aussi disciple de Jésus.
    27.58 Il se rendit vers Pilate, et demanda le corps de Jésus. Et Pilate ordonna de le remettre.
    27.59 Joseph prit le corps, l’enveloppa d’un linceul blanc,
    27.60 et le déposa dans un sépulcre neuf, qu’il s’était fait tailler dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l’entrée du sépulcre, et il s’en alla.

    Le récit du transfert du corps est présent dans les quatre Evangiles. Chez Marc, Joseph d’Arimathée ose demander le cadavre à un Pilate qui s’étonne de la mort prématurée du Messie. L’étonnement et l’audace semble contredire la thèse du plan, du voyage. L’étonnement peut être public donc fin et l’audace peut très bien s’inscrire dans une conspiration où la peur est de mise. La conspiration est une arme absolue pour celui qui veut cacher quelque chose. De nos jours, le stratagème est continuellement utilisé. Plus on essaye de démontrer qu’un complot n’existe pas, plus on en renforce sa thèse. L’Evangéliste veut visiblement se prémunir contre un petit malin qui découvrirait le pot aux roses trop tôt. Il est également possible de démontrer que le complot n’existe pas devant un prétoire Romain. Les Romains aiment la loi, l’Evangéliste le sait. Tout doit pouvoir être nié.

    Les liens sémantiques entre la parabole du bon samaritain et le récit de Joseph d’Arimathée sont inexistants. Par contre, Une analogie de situation évidente est suggérée. Il y’ a transfert du corps de Jésus du samaritain vers l’aubergiste d’une part et d’autre part de Pilate vers Joseph d’Arimathée. Si vous factorisez les deux récits vers le plus petit dénominateur commun situationnel, vous obtenez dans les deux cas le transfert du corps du Christ. Nous sommes en présence d’une instruction de saut situationnel. La fin de l’article montrera que les narrations de l’Evangéliste ne sont jamais innocentes : il joue non seulement avec les mots mais également avec les situations.

    Le récit de Matthieu pourrait tout aussi bien concerner un homme vivant, rien ne dit qu’il s’agit d’un corps déclaré officiellement mort. Toute la subtilité de l’Evangéliste est là. Il dit la vérité mais pas toute la vérité. Si nous admettons que Pilate est le samaritain, alors nous admettons par là même que les samaritains symbolisent les romains comme nous l’envisagions dès le récit de la samaritaine. Le bourg des messagers est romain et la samaritaine est romaine. Sychar renvoie à Jérusalem. L’association voyage et samaritain ne peut prendre de sens que dans le cadre du complot, du plan ou de la conspiration. Si l’Evangéliste a décidé de raconter une histoire, il est impensable que le samaritain soit juste un samaritain. Il ne peut que symboliser un peuple puissant présent dans les évangiles. Le tableau de bord du début d’article est actualisé. La colonne samaritain rend visible l’étrange corrélation entre la Samarie et le voyage, le complot, le projet secret.


    Trois récits indiquent les modalités de la prédication des apôtres ; ces derniers n’emportent pratiquement pas grand-chose avec eux. Le récit de Matthieu (10.10) contient la notion de samaritain. Il est éligible à l’analyse même si le voyageur n’est pas Jésus. La parabole de l’ami importun est conservée malgré l’absence de samaritain. Ces choix seront justifiés plus loin dans l’étude.

    L’implication de Pilate est bien une énigme qui prend sa source dans son dialogue personnel avec le Christ. Son surprenant respect, à la limite de la bienveillance compréhensive s’inscrit dans une scène cinématographique où l’Evangéliste est absent. Est-il vraiment si absent ? Ou encore, qui lui a raconté la scène dans ce luxe de détails ? L’acharnement de Pilate à vouloir sauver le Christ des griffes de la vindicte populaire est une suggestion subliminale : il soutient ou soutiendra le Christ en voyage. Pourtant il le condamne à mort sous la pression de la populace juive du 1er siècle et du Sanhédrin, il le livre à la soldatesque romaine qui fait preuve d’une finesse impériale des plus douloureuses. Le hiatus logique est total et il se résout dans le complot. La crucifixion doit donner le change au temple. Certains versets brouillent les pistes. Par exemple, l’Evangéliste nous dit que Pilate devient ami avec le Tétrarque Hérode. Il ne l’était pas avant. Donc Pilate devient ami avec une ordure. Cela semble contraire au plan. L’Evangéliste est subtil. On peut feindre d’être un ami pour ne pas éveiller les soupçons. Le concept même d’amitié a un sens particulier dans les hautes sphères. Il ne faut pas lire l’Evangéliste au pied de la lettre car il veut cacher quelque chose dans un texte qui est supposé être une révélation. Les exégètes ont fait une petite erreur. Le dieu des Juifs est caché et se révèle par le symbolisme. Jésus est un juif dissident, il reste juif dans le cœur et le mode de pensée.

    Le procès de Jésus donne lieu à une intervention étonnante. La femme de Pilate confie à son mari qu’elle a souffert en songe à cause d’un juste. Jésus est la cause de son rêve tourmenté. L’épouse de Pilate intercède véritablement en faveur du Christ ; sa souffrance ne saurait occulter ce fait. Le seul couple romain connu du Nouveau Testament est un couple de voyageur. Ils appartiennent au complot. La samaritaine et son problème de mari est une affaire de famille romaine. Il n’est pas absurde de rapprocher le couple de Samarie avec le couple formé par le gouverneur et sa femme. La clé est unique. Le symbolisme de la Samarie instanciée en Empire Romain provoque immédiatement une logique de rapprochement. L’Evangéliste choisit les personnages en fonction de besoins d’identification des protagonistes du voyage.

    Source : Evangile selon Matthieu
    27.17 Comme ils étaient assemblés, Pilate leur dit: Lequel voulez-vous que je vous relâche, Barabbas, ou Jésus, qu’on appelle Christ?
    27.18 Car il savait que c’était par envie qu’ils avaient livré Jésus.
    27.19 Pendant qu’il était assis sur le tribunal, sa femme lui fit dire: Qu’il n’y ait rien entre toi et ce juste; car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui.

    La Samarie est un mot névralgique. J’ai demandé à HAL 9000 de m’indiquer tous les cas de son emploi. La notion est répétée neuf fois dans les récits ou paraboles liées au voyage. Une seule utilisation ne fait pas partie du voyage. La decontextualisation des versets identifiés est éclairante. Le mot Samaritain est lié deux fois au mot démons et la locution du verset 8.50 va comme un gant à Pilate.

    Source : Evangile selon Jean
    8.47 Celui qui est de Dieu, écoute les paroles de Dieu; vous n’écoutez pas, parce que vous n’êtes pas de Dieu.
    8.48 Les Juifs lui répondirent: N’avons-nous pas raison de dire que tu es un Samaritain, et que tu as un démon?
    8.49 Jésus répliqua: Je n’ai point de démon; mais j’honore mon Père, et vous m’outragez.
    8.50 Je ne cherche point ma gloire; il en est un qui la cherche et qui juge.

    L’analyse du récit de la rencontre de Sychar a établi un lien entre la Samaritaine, Marie de Béthanie et Marie de Magdala. Les deux Marie avaient été unifiées en un seul personnage grâce au parfum. L’Evangéliste confirme toujours que la voie empruntée est la bonne. Le mot samaritain est rare mais très structurant. Le mot démon est beaucoup plus fréquent. Cependant l’association Samaritain / démon n’est pas innocente.

    Source : Evangile selon Luc
    8.2 Les douze étaient avec de lui et quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits malins et de maladies: Marie, dite de Magdala, de laquelle étaient sortis sept
    démons,

    L’usage de l’esprit impur est accolé à Marie de Magdala, le chiffre sept représente Rome par les septs collines. La femme de Pilate est Marie de Magdala alias Marie de Béthanie alias la Samaritaine. Un couple samaritain romain à problème, un couple romain appartenant à la préfectorale. Des associations de mot rendent cohérent l’intuition narrative synthétique. Magdala signifie « tour ». Un rang élevé est suggéré. Les problèmes maritaux de la samaritaine sont un problème de théorie de l’Esprit. Pilate, son époux actuel, n’est pas son mari du point de vue du dieu de Jésus. Le Dieu de Jésus impose une stricte égalité entre l’homme et la femme dans le mariage. Cette alliance novatrice et inconnue est basée sur l’Amour Inconditionnel, premier moteur de l’Egalité. Elle s’applique à un mariage que le droit Romain ne pouvait qu’ignorer. Elle a pu avoir cinq maris du point de vue du droit des romains. La loi romaine était plutôt conciliante dans les affaires de divorce. Une femme de haut rang a dû probablement être convoitée à de nombreuses reprises. Son mari actuel, Pilate, n’est toujours pas un mari aux yeux du Dieu de Jésus. La femme de Pilate est son épouse du point de vue d’un droit romain qui est nul et non avenu dans l’Esprit de Christ.

    L’évangéliste jongle avec les perspectives, Jésus devinait les pensées des autres. La théorie de l’esprit est sa seconde nature. Il nous demande de faire preuve de la même sagacité. La parabole des sept maris ridiculisant les sadducéens nous apprend à raisonner comme le souhaite le Christ. Le chiffre sept symbolise encore Rome. Les problèmes maritaux pointent vers la samaritaine. L’Evangéliste commande d’appliquer la règle des sept maris à la samaritaine qui n’en a que cinq.

    Dans la parabole du soufflet infligé aux sadducéens (Mat 22.23, Marc 12.18, Luc 20.27), Dieu est le Dieu des vivants. Donc sa loi s’applique partout, tout le temps et pour tous. Le mariage des Sadducéens contrevient à l’Egalité homme-femme de l’Amour Inconditionnel. Il n’est pas permis de se refiler entre frère stérile une épouse. Une femme n’est pas un vulgaire sac à pomme de terre. Le mariage sadducéen n’a aucune valeur aux yeux du Dieu de Jésus. A la résurrection, personne ne sera marié car le mariage sadducéen est nul et non avenu. C’est la Loi d’airain de la Onzième heure, invocable à tout moment lorsque il y’a manquement caractérisé à l’Egalité. Jésus cache le concept derrière les saintes écritures de la chute du jardin d’Eden car il ne veut pas avoir d’ennui. L’habileté est remarquable. Personne ne comprend la véritable raison du célibat de la résurrection dissimulée par la Sainte Horloge. L’ironie cachée est d’une brutalité réjouissante. Jésus était un rebelle intelligent.

    Claudia Procula est le nom historique de l’épouse de Pilate. La consommation de personnage qui la représente dans le Nouveau Testament est impressionnante : La Samaritaine, Marie de Béthanie, Marie de Magdala. La raison de cette boulimie est toujours la dissimulation. Plus cette dissimulation est importante, plus le secret et donc l’importance du protagoniste doit être élevé.

    La démonstration n’est pas encore faite que l’Evangéliste joue avec les mots. Elle sera établie en fin d’article. L’Evangéliste ne peut pas laisser trainer des associations de mots, de symboles ou de situations au hasard. Le Nouveau Testament est un réservoir de personnage. Les acteurs y sont évoqués dans le but de les faire participer au voyage, au complot. Le voyage du vivant continue. Le sépulcre est ouvert, Le Christ apparaît à ses disciples qui croient dure comme fer à sa résurrection. Cette apparition doit se faire selon les plans du voyage. Les disciples sont fermement invités à croire au retour du Christ du Royaume des morts. La montée au ciel est un procédé spirituel bien pratique pour disparaître « définitivement » sans laisser de traces compromettantes tout en ouvrant la boite d’allumette qui va allumer la trainée de poudre du christianisme.

    La parabole du samaritain symbolise la crucifixion. Le récit du voyage inclut l’effroyable supplice. Il est caché sous le récit synoptique. Trois hypothèses logiques sont raisonnables, elles deviendront des intentions de l’Evangéliste lorsque sa propension à jouer avec les mots sera dévoilée en fin d’article. Premièrement, le bon « samaritain » n’est autre que Pilate. Deuxièmement sa femme « samaritaine » a intercédé en faveur de Jésus et baigne dans un nuage de démon qui la rapproche de Marie de Magdala. Cette dernière est décrite comme faisant partie d’un groupe de femme qui assiste le Christ de ses biens. Son rôle est majeur dans le récit de la résurrection officielle ; je ne suis pas étonné. Enfin, le lévite semble éveiller les soupçons du Christ. Ce soupçon nécessitera un développement particulier.

    RECIT GUERISON DE 10 LEPREUX (Voyage)

    Source : Evangile selon Matthieu (programme principal appelant : chapitre 25)
    25.1 Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l’époux.
    25.18 Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un creux dans la terre, et cacha l’argent de son maître.
    25.19 Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte.
    25.21 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
    25.23 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
    25.26 Son maître lui répondit: Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que j’amasse où je n’ai pas vanné;
    25.35 Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli;
    25.38 Quand t’avons-nous vu étranger, et t’avons-nous recueilli; ou nu, et t’avons-nous vêtu?
    25.43 J’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.
    25.44 Ils répondront aussi: Seigneur, quand t’avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t’avons-nous pas assisté?
    Source : Evangile selon Luc (programme appelant : parabole du bon samaritain)
    10.33 Mais un Samaritain qui voyageait arriva près de lui et fut rempli de compassion lorsqu’il le vit.
    10.31 Un prêtre (hiereus) qui, par hasard, descendait par le même chemin vit cet homme et passa à distance.
    10.34 Il s’approcha et banda ses plaies en y versant de l’huile et du vin; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
    10.35 Le lendemain, [à son départ,] il sortit deux pièces d’argent, les donna à l’aubergiste et dit: ‘Prends soin de lui, et ce que tu dépenseras en plus, je te le rendrai à mon retour.’
    10.37 «C’est celui qui a agi avec bonté envers lui», répondit le professeur de la loi. Jésus lui dit [donc]: «Va agir de la même manière, toi aussi.»

    Source : évangile selon Luc (Programme appelé : Récit de la guérison des 10 lépreux)
    17.11 Jésus, se rendant à Jérusalem, passait entre la Samarie et la Galilée.
    17.12 Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Se tenant à distance, ils élevèrent la voix, et dirent:
    17.13 Jésus, maître, aie pitié de nous!
    17.14 Dès qu’il les eut vus, il leur dit: Allez-vous montrer aux sacrificateurs (hiereus). Et, pendant qu’ils y allaient, il arriva qu’ils furent guéris.
    17.15 L’un deux, se voyant guéri, revint sur ses pas, glorifiant Dieu à haute voix.
    17.16 Il tomba sur sa face aux pieds de Jésus, et lui rendit grâces. C’était un Samaritain.
    17.17 Jésus, prenant la parole, dit: Les dix n’ont-ils pas été guéris? Et les neuf autres, où sont-ils?
    17.18 Ne s’est-il trouvé que cet étranger pour revenir et donner gloire à Dieu?

    L’analyse des liens entre ces paraboles n’est pas aisée. Mais cette étude permet de montrer à quel point la méthode de rapprochement n’est pas mécanique et laisse place à l’interprétation. Le mot « maître » est présent dans les deux récits mais il ne constitue pas un lien fort car le mot est banal dans la Bible. En ce sens, le mot « étranger », beaucoup moins utilisé dans les autres liaisons est un peu plus intéressant mais guère plus. Les liaisons mot à mot sont des indices, ils renforcent mais ne créent pas de liens insoumis au hasard. Il manque une relation complexe pour dévoiler l’intentionnalité de l’Evangéliste. Le nombre « dix » est également un bon candidat. L’opposition vierge et lépreux qui renvoient au pure et à l’impure est une bonne machine pour moudre le grain de l’interprétation. Mais la méfiance envers la surinterprétation doit être permanente. Autant la notion de soin s’applique au verset 25.43 du programme principal, autant il faut considérer son lien avec la guérison avec prudence. Prendre soin n’est pas guérir. Ce sont deux concepts apparentés mais moyennement liés.

    Finalement, une comparaison fine entre la parabole du samaritain et le récit de la guérison des 10 lépreux trahit des relations voulues par l’Evangéliste. Quand les lépreux appellent à la pitié, ils font directement écho à la compassion du samaritain voire à sa bonté. C’est un lien direct, affectif et complexe. Des déplacements courts sont exprimés dans les deux paraboles en prenant la forme de retour. «Revint ses sur ses pas » et « pour revenir » font écho à « à mon retour ». C’est un lien fort, intentionnel. En dernier lieu, nous avons la notion de voyage. Mais le mot n’est pas expressément mentionné dans le récit de la guérison. Il est suggéré. L’itinéraire n’est pas précis. La mention d’« un village » entre la Samarie et la Galilée ne donne pas un haut degré d’intensité de corrélation avec le plan d’un complot. Les circonstances de la guérison du samaritain, assumant désormais sa romanité, n’étaient peut-être pas prévues dans le plan initial. Pilate est guéri de la lèpre lors de la crucifixion.

    L’interprétation est brute mais elle reste fidèle à l’esprit de la méthode. Le récit des 10 lépreux fait partie intégrante de la crucifixion mais il n’était pas prévu au programme. Les miracles ne se commandent pas. Il est loisible d’ergoter sur la notion de miracle. Il est inutile de chercher à savoir si un miracle est vrai ou pas dans le Nouveau Testament. C’est rationnellement un contre sens. Seul Jésus, Pilate et ceux qui ont assisté à la crucifixion connaissent la vérité. Si l’évangéliste confirmait l’authenticité du miracle par la méthode que nous suivons, il n’y aurait aucune avancée majeure. Personne ne sait ce qui s’est réellement passé au 1er siècle. La bible est un symbole de la foi, de la vérité qu’a voulu transmettre l’Evangéliste. Ce n’est pas un enregistrement d’IPhone pris sur le vif.

    La notion parcimonieuse de samaritain est présente dans la parabole du bon samaritain et le récit de la guérison. Nous avons la notion de voyage et de samaritain dans les deux textes. Le voyage et la Samarie structurent le chemin critique du voyage. Les récits du samaritain et dix lépreux sont donc liés. Le récit des 10 lépreux est inclus dans la crucifixion. Nous confirmerons ce point quand nous nous attacherons à trouver une aide inattendue de l’évangéliste. Nous apprenons donc un évènement capital dans le voyage. Pilate le samaritain a été guéri de la Lèpre. Nous ne savons pas si la lèpre est un symbole faisant passer un être du statut d’impur à pur ou une vraie guérison. Cette discussion ne peut pas être tranchée. Ce miracle est-il la cause du ralliement de Pilate au complot ? Rien ne permet de l’affirmer. La crucifixion du Christ a changé l’état de Pilate. Que cet état soit psychologique, physiologique ou religieux nous est égal pour la compréhension de la suite du voyage.

    PARABOLE DE L’AMI IMPORTUN (Voyage)

    Source : Evangile selon Matthieu (programme principal)
    25.6 Au milieu de la nuit, on cria: Voici l’époux, allez à sa rencontre!
    25.10 Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.
    25.11 Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous.
    25.14 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens.
    25.15 Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit en voyage.
    25.16 Aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla, les fit valoir, et il gagna cinq autres talents.
    25.17 De même, celui qui avait reçu les deux talents en gagna deux autres.
    25.18 Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un creux dans la terre, et cacha l’argent de son maître.
    25.20 Celui qui avait reçu les cinq talents s’approcha, en apportant cinq autres talents, et il dit: Seigneur, tu m’as remis cinq talents; voici, j’en ai gagné cinq autres.
    25.22 Celui qui avait reçu les deux talents s’approcha aussi, et il dit: Seigneur, tu m’as remis deux talents; voici, j’en ai gagné deux autres.
    25.24 Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit: Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné;
    25.31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire.
    25.34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde.
    25.35 Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli;
    25.42 Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire;
    25.43 j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.
    Source : Evangile selon Luc (programme appelé, parabole de l’ami importun)
    11.5 Il leur dit encore: Si l’un de vous a un ami, et qu’il aille le trouver pour lui dire: Ami, prête-moi trois pains,
    11.6 car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir,
    11.7 et si, de l’intérieur de sa maison, cet ami lui répond: Ne m’importune pas, la porte est déjà fermée, mes enfants et moi sommes au lit, je ne puis me lever pour te donner des pains,
    11.8 je vous le dis, même s’il ne se levait pas pour les lui donner parce que c’est son ami, il se lèverait à cause de son importunité et lui donnerait tout ce dont il a besoin.
    11.9 Et moi, je vous dis: Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira.
    11.10 Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.
    11.11 Quel est parmi vous le père qui donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain? Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d’un poisson?
    11.12 Ou, s’il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion?
    11.13 Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint Esprit à ceux qui le lui demandent.

    L’analyse de la parabole débute par l’étude désormais classiques des liens sémantiques. Le classique du voyage est présent dans les deux paraboles sources et cibles. Aucun samaritain n’est mentionné dans la parabole. Il doit être identifié. Le voyage ne saurait se passer de la présence de samaritain. La présence du gouverneur est requise pour assurer la cohérence synthétique du récit La dépendance fonctionnelle entre voyage et samaritain doit être vérifiée. Ce refrain accompagne les pas du voyageur.

    Beaucoup d’écho iso sémantique entre les deux paraboles : Voyage, au milieu de la nuit, ouvrir, trois/troisième, recevoir, père, porte fermée. La variété des relations mot à mot est remarquable. La notion de porte fermée dénonce nettement l’intentionnalité du Rédacteur. Le don de pain, d’œuf et de poisson dans la parabole de l’ami importun renvoie au « vous m’avez donné à manger » du verset 25.35 du programme principal. Le lien le plus intéressant et qui va nous mettre sur la voie de l’identification des acteurs est la locution « j’étais étranger et vous m’avez recueilli » qui pointe vers le « chez moi » du verset 11.6. Ce lien nous conforte dans la piste samaritaine. La paire d’ami qui habite « chez moi » a probablement vocation à être internationale. En effet, la rencontre d’étranger est une figure imposée du voyage. Cette parabole n’a pas de contexte particulier en ce qui concerne le temps et l’espace. Elle se situe après la crucifixion. L’ordre narratif des paraboles du chemin du voyage est garanti par la démonstration de la fin de l’article. Cette démonstration implique qu’une étape du voyage a lieu après la crucifixion, rien n’indique qu’elle se situe au ciel. Jésus est bien vivant.

    Trois amis sont en présence. Seul un ami est en voyage. Jésus est l’éternel voyageur. Son ami, qui l’a recueilli chez lui, est très certainement Pilate. La supposition doit être étayée car aucun nuage samaritain ne vient perturber l’horizon. Pilate voudrait offrir du pain à Jésus mais Il n’en a pas. Les possessions impliquent un jugement d’égalité. La Onzième Heure attire l’attention vers le nombre de pain que possède chaque protagoniste. Pilate demande trois pains à un autre ami qui a du mal à se lever. Nous allons donc considérer que la mesure de l’égalité est le pain. Nous ne savons pas combien de pain Jésus a dans sa besace. Pilate souhaite offrir un pain à Jésus. Il n’est pas possible d’en déduire le nombre de pain que Jésus a en sa possession. La situation au début de la parabole n’est pas des plus claires. Jésus a un nombre indéterminé de pain. Pilate n’a rien du tout car même s’il avait une miette il pourrait la partager en deux et avoir quelque chose à offrir à son colocataire. L’ami à l’intérieur de la maison en possède au moins trois. Un récit auxiliaire va nous aider à clarifier le nombre de pain possédé par Jésus. L’Evangéliste part du principe que la parabole de la onzième heure est comprise. Si l’égalité n’est pas trouvée par manque d’information alors il faut chercher dans une autre parabole. Si pas information dans parabole A alors saute vers parabole B. Les informaticiens apprécieront les notions de « IF », de « NOT », de « then » et de « form/subform ».

    La réponse au nombre de pain que détient le Christ est une clé importante. Le cheminement qui conduit vers la réponse montre une facette du Nouveau Testament qui établit une nouvelle fois sa connexion méthodologique avec l’informatique. Le chapitre 25 de Matthieu, le programme principal est lié avec la parabole de l’ami importun. La parabole de l’importun est liée à trois autres récits présents chez Luc, Marc et Matthieu qui précisent les modalités du voyage, de la prédication des apôtres. Le dénuement doit en être la règle et la recherche d’endroit accueillant une nécessité. Les trois récits de l’envoi des Douze sont liés à la parabole des drachmes via la poussière accumulée sous les pieds. La poussière symbolise la repentance, la poussière qu’on a balayée hors de la maison. La parabole des drachmes présente à son tour un lien prononcé avec le chapitre 25. En bonne logique informatique on appelle cela une boucle. Le Nouveau Testament vous attire vers ce qui est important à l’aide d’attracteurs et de chemin. Les chemins se parcourent dans le sens que l’on veut. Le voyage est une autoroute qui se parcourt à double sens. L’Evangéliste n’avait pas prévu que nous irions directement dans le vif du sujet ; il guide le lecteur non averti en le guidant par des aimants sémantiques.

    Source : Evangile selon Matthieu (programme principal)
    25.6 Au milieu de la nuit, on cria: Voici l’époux, allez à sa rencontre!
    25.10 Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.
    25.11 Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous.
    25.14 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens.
    25.15 Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit.
    25.16 Aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla, les fit valoir, et il gagna cinq autres talents.
    25.17 De même, celui qui avait reçu les deux talents en gagna deux autres.
    25.18 Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un creux dans la terre, et cacha l’argent de son maître.
    25.20 Celui qui avait reçu les cinq talents s’approcha, en apportant cinq autres talents, et il dit: Seigneur, tu m’as remis cinq talents; voici, j’en ai gagné cinq autres.
    25.22 Celui qui avait reçu les deux talents s’approcha aussi, et il dit: Seigneur, tu m’as remis deux talents; voici, j’en ai gagné deux autres.
    25.24 Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit: Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné;
    25.31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire.
    25.34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde.
    25.35 Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli;
    25.36 j’étais nu, et vous m’avez vêtu; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi.

    Source : Evangile selon Luc (programme appelé, parabole de l’ami importun)
    11.5 Il leur dit encore: Si l’un de vous a un ami, et qu’il aille le trouver au milieu de la nuit pour lui dire: Ami, prête-moi trois pains,
    11.6 car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir,
    11.7 et si, de l’intérieur de sa maison, cet ami lui répond: Ne m’importune pas, la porte est déjà fermée, mes enfants et moi sommes au lit, je ne puis me lever pour te donner des pains,
    11.8 je vous le dis, même s’il ne se levait pas pour les lui donner parce que c’est son ami, il se lèverait à cause de son importunité et lui donnerait tout ce dont il a besoin.
    11.9 Et moi, je vous dis: Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira.
    11.10 Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.
    11.11 Quel est parmi vous le père qui donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain? Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d’un poisson?
    11.12 Ou, s’il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion?
    11.13 Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint Esprit à ceux qui le lui demandent.
    Source : Evangile selon Matthieu, (Récit auxiliaire, envoi des Douze)
    10.1 Puis, ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité.
    10.2 Voici les noms des douze apôtres. Le premier, Simon appelé Pierre, et André, son frère; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère;
    10.3 Philippe, et Barthélemy; Thomas, et Matthieu, le publicain; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée;
    10.4 Simon le Cananite, et Judas l’Iscariot, celui qui livra Jésus.
    10.5 Tels sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes: N’allez pas vers les païens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains;
    10.6 allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
    10.7 Allez, prêchez, et dites: Le royaume des cieux est proche.

    10.8 Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.
    10.9 Ne prenez ni or, ni argent, ni monnaie, dans vos ceintures;
    10.10 ni sac pour le voyage, ni deux tuniques, ni souliers, ni bâton; car l’ouvrier mérite sa nourriture.
    10.11 Dans quelque ville ou village que vous entriez, informez-vous s’il s’y trouve quelque homme digne de vous recevoir; et demeurez chez lui jusqu’à ce que vous partiez.
    10.12 En entrant dans la maison, saluez-la;
    10.13 et, si la maison en est digne, que votre paix vienne sur elle; mais si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne à vous.
    10.14 Lorsqu’on ne vous recevra pas et qu’on n’écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.
    10.15 Je vous le dis en vérité: au jour du jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins rigoureusement que cette ville-là.
    10.16 Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes.
    10.17 Mettez-vous en garde contre les hommes; car ils vous livreront aux tribunaux, et ils vous battront de verges dans leurs synagogues;
    10.18 vous serez menés, à cause de moi, devant des gouverneurs et devant des rois, pour servir de témoignage à eux et aux païens.
    10.19 Mais, quand on vous livrera, ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz: ce que vous aurez à dire vous sera donné à l’heure même;
    10.20 car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.
    Source : Evangile selon Marc (Information additionnelle)

    6.7 Alors il appela les douze, et il commença à les envoyer deux à deux, en leur donnant pouvoir sur les esprits impurs.
    6.8 Il leur prescrivit de ne rien prendre pour le voyage, si ce n’est un bâton; de n’avoir ni pain, ni sac, ni monnaie dans la ceinture;
    6.9 de chausser des sandales, et de ne pas revêtir deux tuniques.
    6.10 Puis il leur dit: Dans quelque maison que vous entriez, restez-y jusqu’à ce que vous partiez de ce lieu.
    6.11 Et, s’il y a quelque part des gens qui ne vous reçoivent ni ne vous écoutent, retirez-vous de là, et secouez la poussière de vos pieds, afin que cela leur serve de témoignage.

    Source : Evangile selon Luc (Information additionnelle)
    9.1 Jésus, ayant assemblé les douze, leur donna force et pouvoir sur tous les démons, avec la puissance de guérir les maladies.
    9.2 Il les envoya prêcher le royaume de Dieu, et guérir les malades.
    9.3 Ne prenez rien pour le voyage, leur dit-il, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent, et n’ayez pas deux tuniques.
    9.4 Dans quelque maison que vous entriez, restez-y; et c’est de là que vous partirez.
    9.5 Et, si les gens ne vous reçoivent pas, sortez de cette ville, et secouez la poussière de vos pieds, en témoignage contre eux.

    Evangile selon Luc (Parabole des dix drachmes)

    15.8 Ou quelle femme, si elle a dix drachmes, et qu’elle en perde une, n’allume une lampe, ne balaie la maison, et ne cherche avec soin, jusqu’à ce qu’elle la retrouve?
    15.9 Lorsqu’elle l’a retrouvée, elle appelle ses amies et ses voisines, et dit: Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la drachme que j’avais perdue.
    15.10 De même, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent.
    Source : Evangile selon Luc (programme appelant, parabole de l’ami importun)
    25.1 Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l’époux.
    25.3 Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d’huile avec elles;
    25.4 mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l’huile dans des vases.
    25.7 Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes.
    25.8 Les folles dirent aux sages: Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.
    25.28 Otez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents.
    25.31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire.
    25.35 Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli;
    25.36 j’étais nu, et vous m’avez vêtu; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi.
    25.41 Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges.

    La parabole de l’ami importun est liée à trois récits contenant la notion de voyage. Les trois récits sont de premiers abords très similaires. Ils présentent les modalités de déplacement des apôtres en prédication. Les relations sémantiques concernant les récits de Luc et Marc sont communes. Nous avons des relations mot à mot pour voyage, pain, maison et recevoir. Les relations sont simples. Elles peuvent être le fruit du hasard. Le récit de Matthieu offre plus de liens structurant ; sa longueur n’explique pas tout. Les liens mot à mot y sont plus riches que chez Marc et Luc : maison, voyage, recevoir, donner, chez lui/moi, milieu, serpent. La similarité des situations décrites emportent le choix. Matthieu évoque très clairement un homme digne de recevoir le voyageur et de lui fournir un logement. Le personnage de Pilate de la parabole de l’ami importun est bien caractérisé. L’identification de Pilate est confirmée par une circonstance dépendante de la volonté du voyage : la notion de samaritain apparaît comme par magie. Les mots gouverneurs, tribunal, témoignage pointent également vers le préfet romain. La lèpre est un nouveau symbole signant la présence de Pilate. Le récit de la guérison des 10 lépreux créé un nouveau pointeur vers le séide repenti de César. Le mot « démon » signe la présence implicite de Claudia Procula, la samaritaine alias Marie Magdala libérée de sept démons. Le récit de l’envoi des Douze est un carrefour symbolique d’identification.

    Une autre maison attire les foudres du Christ. Ses portes ne s’ouvrent pas. La maison fermée au milieu de la nuit de l’ami apparemment importuné est clairement désignée ici. Les deux maisons du récit de Matthieu font écho aux deux maisons de l’ami importuné et de l’ami importun. La nourriture de l’Envoi des Douze et le pain de la parabole de l’ami importun pointent vers L’esprit Saint. L’Esprit, justement, finit de lier les deux textes de manière définitive. En effet, la présence de l’Esprit et de son symbole, la colombe du Baptême, dénonce encore l’intentionnalité de l’Evangéliste. Les récits de Marc et Luc sont rejetés au profit de celui de Matthieu qui est très riche en liaison et symbole de toute sorte. L’association du récit de Matthieu et de la parabole de l’ami importun est indiscutable et voulue par l’Evangéliste

    La notion de samaritain apparaît encore. Cette fois elle figure dans un récit lié. L’apôtre en prédication ne doit pas se charger inutilement car il trouvera sa nourriture sur place. Le voyageur n’a donc pas de pain sur lui. Jésus et son ami chez qui il trouve le gîte ont le même nombre de pain : zéro. Cette égalité pointe vers l’Esprit Saint. Jésus et Pilate sont unis dans l’amour chrétien de la Onzième Heure. Jésus progresse dans l’exécution du plan. Après sa guérison miraculeuse lors de la crucifixion, Pilate veut entrer dans l’Eglise gardée par Pierre le portier. L’entrée dans l’église signifie le baptême. Pilate frappe à la porte et normalement, elle aurait dû s’ouvrir (Luc 11.10) mais elle est déjà fermée. Le déjà signifie qu’elle aurait dû être ouverte. Mais le portier est au lit, les enfants dorment. L’Evangéliste s’est époumoné sur tous les tons à signifier à son lecteur le devoir de veille. Le conseil vaut spécifiquement pour le portier. Il semble que Pierre commet une faute. Il est minuit, il cherche le sommeil alors que Pilate veut entrer dans l’église. Le gardien de la porte est supposé veiller pour accueillir ses nouvelles ouailles. Il cherche le sommeil au milieu de la nuit. Quelque chose tracasse l’Eglise.

    Pilate semble être l’ami importun. Il arrive en plein milieu de la nuit et il ne demande pas, il propose une transaction de prêt. Dans l’univers symbolique de Jésus le prêt représente la conditionnalité alors que le don pointe vers l’amour inconditionnel. Un prêt doit être remboursé avec des intérêts. Le don est ne nécessite ni remboursement ni d’intérêt. Il est inconditionnel. Pilate apparaît importun à double titre. Ce n’est pas le cas. Premièrement, le Christ exige une veille symbolique continue du portier. Le milieu de la nuit n’est donc pas un signe d’importunité. Deuxièmement, Pilate n’est pas encore à l’intérieur de l’église. Il ne connait donc pas encore la joie du Royaume : le don inconditionnel. Il reste à l’extérieur avec les codes de l’ancien monde. Pilate n’est pas l’ami importun. Qui est donc l’importun dans la parabole ?

    Source : Evangile selon Luc (parabole de l’ami importun)
    11.8 je vous le dis, même s’il ne se levait pas pour les lui donner parce que c’est son ami, il se lèverait à cause de son importunité et lui donnerait tout ce dont il a besoin.

    Le verset 11.8 est une merveille de logique. Il ne peut pas être compris sans l’invocation de la routine de la 11ème heure. La beauté de son armature logico symbolique est d’une beauté surnaturelle. Pierre voudrait bien se lever du lit pour donner le pain. Mais en s’élevant physiquement, il deviendrait symboliquement premier par la hauteur. Pierre ne veut pas se lever car s’il se levait, et devenait par là même premier, alors la 11ème heure le punirait pour manquement à l’Egalité de l’Amour Inconditionnel. Donc logiquement, ne pas se lever pour un ami constitue bien une bonne excuse logico symbolique pour continuer à essayer de trouver le sommeil. Jésus vous perd en appliquant la logique de la Onzième Heure dans un verset qui n’est pourtant pas structurant pour la compréhension du récit. Il utilise sa logique pour vous conditionner à l’appliquer. Il envoie des signes de connivence. La lecture de la Bible est un exercice de decontextualisation logico symbolique. On y entre par de nombreuses portes.

    Le possessif « son » dans « son importunité » est ambigu. Il peut pointer tout aussi bien vers Pilate que Pierre. Pilate doit être éliminé. Il n’est pas fautif dans cette parabole. Pierre est l’ami importun. Il devrait se lever pour donner. Sa seule importunité l’en empêche. L’importunité est l’absence de don qui aurait rétabli l’égalité de la Onzième Heure. Il se lève. Pierre est Premier. Il donne deux pains qui assurent aux trois amis l’Egalité de l’Esprit Saint. En passant de trois pains à un pain, il s’abaisse. La notion de premier et de dernier déclenche La Onzième Heure. En ne donnant pas Pierre empêche le partage de l’Esprit Saint. Son importunité est grave et caractérisé. Le refus du partage de l’Esprit Saint signe le refus, la peur de Pierre de faire entrer le gouverneur romain dans l’Eglise.

    La faute de Pierre est mise en exergue par l’association avec la parabole de la drachme perdue. Le lien principal est la poussière qu’on balaye de la maison. Le lien est basé sur un sous-entendu. Quand on secoue la poussière sous ses pieds, On a symboliquement marché dans une maison où les fautes se sont accumulées en l’absence de repentance. Nettoie ce qui n’est pas toi dit la chanson fortement inspiré par le pillage des symboles chrétiens. Ce lien complexe dénonce à lui seul l’intentionnalité de l’Evangéliste. Nous avons en outre la maison qui complète une mise en relation voulue. Pierre ayant commis une faute, il doit entrer en repentance. La parabole des dix drachmes est une parabole de la repentance personnelle.

    Evangile selon Luc (Parabole des dix drachmes)
    15.8 Ou quelle femme, si elle a dix drachmes, et qu’elle en perde une, n’allume une lampe, ne balaie la maison, et ne cherche avec soin, jusqu’à ce qu’elle la retrouve?
    15.9 Lorsqu’elle l’a retrouvée, elle appelle ses amies et ses voisines, et dit: Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la drachme que j’avais perdue.
    15.10 De même, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent.

    Une femme a dix drachmes. Elle en perd une. A l’instant N, la femme possède dix drachmes. A l’instant N+1, elle en possède neuf. Une rupture d’égalité constatée entre les instants N et N+1 fait perdre l’amour inconditionnel et les ténèbres s’installent. La repentance commence en allumant la lampe de la réflexion qui provoque la prise de conscience de la faute et sa reconnaissance. La femme peut ainsi balayer les poussières hors de la maison qui rendaient invisible le chemin de la drachme perdue. Elle peut rechercher avec soin la drachme dans un environnement clair et rétablir l’égalité originelle des dix drachmes procurant le retour à l’Amour Inconditionnel de l’Esprit Saint symbolisé ici par la joie partagée avec ses amies. Pierre a commis une faute mais il est entré en repentance. La repentance doit toujours trouver la cause ultime de la faute qui l’a induite

    Source : Evangile selon Luc (parabole de l’ami importun)
    11.11 Quel est parmi vous le père qui donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain? Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d’un poisson?
    11.12 Ou, s’il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion?

    La symbolique confirme massivement la présence de Pierre dans la parabole. La pierre, le poisson et l’œuf pointe vers Pierre d’une manière précise. La pierre est l’église de Pierre. Les mots grecs Lithos de la parabole de l’ami importun et petra de la confession de Pierre sont différents mais ils renvoient à la même idée. Le poisson renvoie à la profession de Pierre, pécheur de son état au sens marin. L’œuf renvoie à la poule qui renvoie au chant du coq symbolisant le reniement de Pierre. Jésus demande au Père l’Esprit Saint de l’Eglise souvent symbolisé par le pain. Il ne reçoit qu’une pierre physique. Le roc de l’église perd sa valeur symbolique d’Eglise sous l’effet d’une étrange force. Pilate demande un poisson il ne reçoit qu’un serpent. Pierre demande un œuf il ne reçoit qu’un scorpion. Le serpent et le scorpion utilise le venin pour tuer leur proie, le venin symbolise donc la cause de la peur. Il y’a cependant une différence symbolique notable entre les deux animaux. Le venin est situé à l’intérieur de la bouche du serpent alors qu’il est situé à l’extérieur pour le scorpion. Pilate est à l’extérieur de l’église, il a donc peur et Pierre ne le rassure pas avec l’Esprit. Pierre n’arrive pas à trouver le sommeil, prisonnier de sa peur à ‘intérieur de L’Eglise. La peur règne à l’extérieur et à l’intérieur de l’église. Pierre ne veut pas baptiser Pilate par un excès de prudence dicté par la peur (Mat 10.16). La crainte est l’ennemi Héréditaire de l’Amour Inconditionnel. Jean Paul II l’a parfaitement compris.

    La symbolique a permis d’allouer le venin aux deux amis de la parabole. Il ne permet pas d’identifier le symbole qui se cache derrière le venin. La peur a une origine précise dans les deux cas. Pour pierre, l’exercice d’identification ne pose pas de problème majeur. Le serpent est une figure de l’Ancien Testament donc du livre des pharisiens et des scribes. Il est le diable qui fait chuter Adam et Eve hors du jardin d’Eden. Le sanhédrin est le diable. Celui qui n’est pas de Dieu ne peut être que du diable.

    Source : Evangile selon Jean
    8.47 Celui qui est de Dieu, écoute les paroles de Dieu; vous n’écoutez pas, parce que vous n’êtes pas de Dieu.

    Le venin qui effraie Pilate est d’une tout autre nature. Du point de vue des Romains du temps de Jésus, le scorpion a une symbolique tout à fait évidente : il symbolise la puissance armée meurtrière de Rome. Pilate a peur de Tibère César. En identifiant la cause de la peur, l’identification de Pilate est renforcée.

    Source : wikipédia
    Le scorpion ou scorpio (lanceur de flèche) était une pièce d’artillerie romaine inventée en 50 av. J.C., (également connue sous le nom de baliste quand il lançait des boulets). D’origine probablement grecque (avec une arme à répétition comme le Polybolos, plus ancien d’au moins trois siècles et inventé par le grec Dionysius d’Alexandrie) puis adoptée et utilisée à grande échelle par les légions romaines, elle a été décrite en détail par Vitruve, avec la dernière innovation majeure qui était la cheiroballista1. À la différence d’un arc qui fonctionne grâce à la torsion de ses bras, le scorpion utilisait un système de ressort de torsion permettant d’obtenir une très grande puissance pour les bras et donc une grande vitesse d’éjection pour les flèches. Cette arme remarquable par sa précision et sa puissance était particulièrement redoutée par les ennemis de l’Empire romain.

    L’utilisation des symboles romains (sept collines, scorpions) par le Rédacteur n’est pas surprenante si on admet une alliance entre Pilate et le Christ. Le rédacteur a pris bien soin de gommer toute influence romaine de l’Evangile. Il révèle néanmoins la connivence par les symboles qu’il utilise. On peut imaginer Jésus et Pilate dans des grandes discussions sur Rome et sur l’armée Romaine.

    L’utilisation simultanée du serpent et du scorpion apparait à un autre endroit dans la bible. Le mot scorpion est utilisé une fois dans la parabole de l’ami importun et une fois dans ce verset. La peur du temple et des romains est écrasée par la force du Christ et de l’Esprit Saint.

    Source : Evangile selon Luc
    10.19 Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi; et rien ne pourra vous nuire.

    La parabole du bon samaritain commence au verset 10.25. L’ombre de Pilate plane sur le symbole la crucifixion. La place des mots n’est pas due au hasard dans le voyage de l’Evangéliste. Un autre exercice de saut sémantique après decontextualisation prend son inspiration dans l’emploi du mot gouverneur et d’un lexique qui renvoie au procès de Jésus. Le hasard ne peut pas être invoqué : le récit de l’envoi des Douze de Matthieu est une mine d’or. Tribunal, verges, témoignage et gouverneurs pointent vers le jugement de Jésus par Pilate.

    Source : Evangile selon Luc
    10.17 Mettez-vous en garde contre les hommes; car ils vous livreront aux tribunaux, et ils vous battront de verges dans leurs synagogues;
    10.18 vous serez menés, à cause de moi, devant des gouverneurs et devant des rois, pour servir de témoignage à eux et aux païens.

    Le châtiment du fouet est traduit diversement dans les quatre évangiles. Le français utilise la locution « battre de verge » dans tous les cas ce qui n’est pas tout à fait exact. Dans le récit de l’envoi des Douze, le mot grec μαστιγόω (mastigoō) est spécifiquement utilisé dans le verset 10.17. Ce mot est présent six fois dans le nouveau testament. Une fois dans le verset 10.17 de Matthieu, trois fois dans les prophéties de la crucifixion (Mat 20.19, Mar 10.34, Luc 18.33), une fois dans un récit sans intérêt et surtout une fois dans l’évangile où Jean raconte le procès de Jésus.

    Source : Evangile selon Jean
    19.1 Alors Pilate prit Jésus, et le fit battre de verges.

    Pilate, par cette méthode, est nommément désigné en variable de sortie. Le verset est d’une incroyable simplicité. Le ciel vous envoie un signe : Bien joué ! Chez Matthieu, le saut sémantique est imparfait car il emploie un autre terme grec. Toutefois il nous apprend le futur baptême du gouverneur romain par le biais de la plus incroyable confusion symbolique passée dans le langage courant. Prendre de l’eau et se laver les mains renvoient symboliquement au baptême qui est un contact du corps avec l’eau au milieu d’une assemblée. Et le sang du juste symbolise l’alliance. Il est exclu qu’un procès romain se termine toujours par un lavage de mains. L’incongruité de la situation est passée dans les mœurs. Plus personne ne s’interroge sur la valeur des symboles car l’analyse est toujours effectuée au niveau du verset ou des récits. La decontextualisation des mots permet de raconter une autre histoire. Je n’ai aucune action dans la société de Pilate et de sa femme. Je suis la méthode que j’ai décrite. Elle génère du sens. Elle sera entièrement validée à la fin de l’article. Le hasard n’existe pas : le ou les Evangélistes avaient une intention.

    Source : Evangile selon Matthieu
    27.24 Pilate, voyant qu’il ne gagnait rien, mais que le tumulte augmentait, prit de l’eau, se lava les mains en présence de la foule, et dit: Je suis innocent du sang de ce juste. Cela vous regarde.
    27.25 Et tout le peuple répondit: Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants!
    27.26 Alors Pilate leur relâcha Barabbas; et, après avoir fait battre de verges Jésus, il le livra pour être crucifié.

    La paire de mot Pilate et sang est présente deux fois dans les Evangiles. Une fois dans le verset Mat 27.24 et une fois dans le verset Luc 13.1

    Source : Evangile selon Luc
    13.1 En ce même temps, quelques personnes qui se trouvaient là racontaient à Jésus ce qui était arrivé à des Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang avec celui de leurs sacrifices.
    13.2Il leur répondit: Croyez-vous que ces Galiléens fussent de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu’ils ont souffert de la sorte?
    13.3 Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également.
    13.4 Ou bien, ces dix-huit personnes sur qui est tombée la tour de Siloé et qu’elle a tuées, croyez-vous qu’elles fussent plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem?
    13.5 Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également.

    Les versets 13.3 et 13.5 sont identiques. La Onzième Heure est alertée exactement comme dans la parabole des talents. L’égalité signe la présence de l’amour Inconditionnel entre deux personnes. Ces deux personnes se connaissent. Pilate est identifié. Les galiléens ne sont pas une personne mais un groupe de personnes. La deuxième personne semble introuvable. Sous forme humaine, oui. Elle est identifiable sous forme symbolique. La tour renvoie à Marie de Magdala. Magdala signifie la tour. Elle confirme le réseau symbolique utilisé par l’Evangéliste pour identifier la femme de Pilate. Siloé et le repentir pointe aussi vers le baptême. Siloé est un tour mais aussi un réservoir d’eau. Le baptême de Pilate a certainement eu lieu au réservoir de Siloé. L’eau vive du récit de la samaritaine renvoie également au baptême de la femme de Pilate. Le réseau lexical de l’eau couvre l’essentiel du début de ce récit.

    La signification de la parabole de l’Ami importun est la peur qui empêche l’expansion de l’église. Le temple et la puissance romaine sont deux raisons importantes de cette peur. La faute de Pierre est secondaire, vénielle. L’absence de baptême dans cette séquence est insignifiante. Elle permet la première lecture morale de la parabole. L’important est l’idée que le baptême est désiré mais que la peur le diffère. Ce baptême se fera. Pilate est une pièce maîtresse du dispositif de Christ.

    DISTRIBUTION SAMARITAIN (COMPLETE) ET VOYAGE (PARTIELLE) DANS LE NOUVEAU TESTAMENT


    RETOUR AU PROGRAMME PRINCIPAL…

    Jésus revient donc du voyage dans le chapitre 25 de Matthieu. Le projet est finalisé. La dernière étape, la faute de Pierre dans la parabole de l’ami importun symbolise la peur dans l’église. Pierre est aux avant-postes de cette peur. Nous ne savons pas exactement quand Jésus revient. La chronologie est imprécise. Sa dernière demeure connue est chez Pilate lorsque les pains de Pierre ne furent pas partager pour cause d’abonné dormant. Il part et se réfugie dans la clandestinité. Longtemps après (Mat 25.19), Jésus revoit ses trois serviteurs. Les trois serviteurs forment un groupe à part chez les douze. Cette « core team » avait un degré supérieur de connaissance du complot. Elle est composée de Pierre, Jean et Jacques. Il faut confirmer l’identité des de cette élite apostolique.

    RECIT DE LA VEILLEE AVANT CRUCIFIXION (IDENTIFICATION DES TROIS SERVITEURS)

    Judas va livrer Jésus. Avant cette trahison Jésus invite les disciples à veiller. Il leur réclame trois fois de veiller avec lui. Trois fois les disciples tombent dans les bras de Morphée. Cet épisode est relaté dans les quatre évangiles.

    Source : Evangile selon Matthieu (Programme principal appelant)
    25.5 Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent.
    25.6 Au milieu de la nuit, on cria: Voici l’époux, allez à sa rencontre!
    25.12 Mais il répondit: Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas.
    25.13 Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure de la venue du Fils de l’homme.
    25.15 Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit en voyage.
    25.17 De même, celui qui avait reçu les deux talents en gagna deux autres.
    25.22 Celui qui avait reçu les deux talents s’approcha aussi, et il dit: Seigneur, tu m’as remis deux talents; voici, j’en ai gagné deux autres.
    25.25 j’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre; voici, prends ce qui est à toi.
    25.31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire.
    25.34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde.
    25.40 Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites.
    25.45 Et il leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne les avez pas faites.
    Source : Evangile selon Matthieu (Récit appelé)
    26.33 Pierre, prenant la parole, lui dit: Quand tu serais pour tous une occasion de chute, tu ne le seras jamais pour moi.
    26.34 Jésus lui dit: Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois.
    26.35 Pierre lui répondit: Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous les disciples dirent la même chose.
    26.36 Là-dessus, Jésus alla avec eux dans un lieu appelé Gethsémané, et il dit aux disciples: Asseyez-vous ici, pendant que je m’éloignerai pour prier.
    26.37 Il prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, et il commença à éprouver de la tristesse et des angoisses.
    26.38 Il leur dit alors: Mon âme est triste jusqu’à la mort; restez ici, et veillez avec moi.
    26.39 Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi: Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux.
    26.40 Et il vint vers les disciples, qu’il trouva endormis, et il dit à Pierre: Vous n’avez donc pu veiller une heure avec moi!
    26.41 Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible.
    26.42 Il s’éloigna une seconde fois, et pria ainsi: Mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe s’éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite!
    26.43 Il revint, et les trouva encore endormis; car leurs yeux étaient appesantis.
    26.44 Il les quitta, et, s’éloignant, il pria pour la troisième fois, répétant les mêmes paroles.
    26.45 Puis il alla vers ses disciples, et leur dit: Vous dormez maintenant, et vous vous reposez! Voici, l’heure est proche, et le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs.

    Un certain nombre de liaisons mot à mot dans cette association : nuit, vérité, veille, fils de l’homme, deux/second, trois/troisième. En soi, ces liens ne sont pas suffisants. C’est bien l’analogie situationnelle qui emporte la décision d’association. Dans la parabole des lampes du programme principal, tout le monde s’assoupit et s’endort exactement comme dans les trois veillées demandées par le Christ. Les deux textes sont liés indubitablement au-delà des liaisons sémantiques. Le récit de la veillée est présent dans les quatre évangiles. Seul l’évangile de Matthieu mentionne explicitement la présence de Pierre, Jean et Jacques. Nous récupérons les trois personnages ainsi mis en exergue en variable de sortie. Il n’y a plus de toute possible, les trois serviteurs dans le programme principal sont Pierre et les fils de Zébédée. Le voyage implique les trois colonnes du christianisme.

    PARABOLE DU MAUVAIS RICHE ET DU PAUVRE LAZARE (programme d’identification)

    Les 10 vierges de la parabole des lampes ont aussi une identité. La parabole du mauvais riche et de Lazare met un nom sur les cinq vierges folles.

    Source : Evangile selon Matthieu (programme principal appelant : chapitre 25)
    25.2 Cinq d’entre elles étaient folles, et cinq sages.
    25.10 Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.
    25.14 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens.
    25.21 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
    25.23 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
    25.24 Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit: Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné;
    25.28 Otez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents.
    25.29 Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.

    25.31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire.
    25.34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde.
    25.36 j’étais nu, et vous m’avez vêtu; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi.
    25.38 Quand t’avons-nous vu étranger, et t’avons-nous recueilli; ou nu, et t’avons-nous vêtu?
    25.41 Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges.
    25.42 Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire;
    25.43 j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.
    25.46 Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle.
    Source : Evangile selon Luc (programme appelé, Le Mauvais riche et le pauvre Lazare)
    16.19 Il y avait un homme riche, qui était vêtu de pourpre et de fin lin, et qui chaque jour menait joyeuse et brillante vie.
    16.20 Un pauvre, nommé Lazare, était couché à sa porte, couvert d’ulcères,
    16.21 et désireux de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche; et même les chiens venaient encore lécher ses ulcères.
    16.22 Le pauvre mourut, et il fut porté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche mourut aussi, et il fut enseveli.
    16.23 Dans le séjour des morts, il leva les yeux; et, tandis qu’il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein.
    16.24 Il s’écria: Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu’il trempe le bout de son doigt dans l’eau et me rafraîchisse la langue; car je souffre cruellement dans cette flamme.
    16.25 Abraham répondit: Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et que Lazare a eu les maux pendant la sienne; maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres.
    16.26 D’ailleurs, il y a entre nous et vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d’ici vers vous, ou de là vers nous, ne puissent le faire.
    16.27 Le riche dit: Je te prie donc, père Abraham, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père; car j’ai cinq frères.
    16.28 C’est pour qu’il leur atteste ces choses, afin qu’ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments.
    16.29 Abraham répondit: Ils ont Moïse et les prophètes; qu’ils les écoutent.
    16.30 Et il dit: Non, père Abraham, mais si quelqu’un des morts va vers eux, ils se repentiront.
    16.31 Et Abraham lui dit: S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait.
    Source : Evangile selon Matthieu (Addition au programme Le Mauvais riche et le pauvre Lazare)
    3.1 La quinzième année du règne de Tibère César, -lorsque Ponce Pilate était gouverneur de la Judée, Hérode tétrarque de la Galilée, son frère
    Philippe tétrarque de l’Iturée et du territoire de la Trachonite, Lysanias tétrarque de l’Abilène,
    3.2 et du temps des souverains sacrificateurs Anne et Caïphe, -la parole de Dieu fut adressée à Jean, fils de Zacharie, dans le désert.

    Les liaisons mot à mot sont intéressantes : cinq, homme, porte, biens, homme, ange, père, vêtu, feu/flamme. Elles sont complétées par des locutions qui renvoient à la même idée. Le parallélisme des locutions « j’ai eu soif et vous ne m’avez pas donné à boire » et « dans l’eau et me rafraîchisse la langue » implique dans les deux cas un manque d’eau. En ce qui concerne la nourriture, le raisonnement est le même : « Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger » et « désireux de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche ». Ce qui emporte la décision, ce sont les versets 25.28 et 25.29 qui, décontextualisé, font penser à un homme riche qui est bien caractérisé dans Luc 16.19.

    Dans le récit de Matthieu (3.1, 3.2), il est question de Frère, clé sémantique de saut. Il est surtout question de sept personnes. La personne riche aux manteaux royaux est Tibère César, le chiffre sept est encore associé à l’empire romain. Reste six personnes. Ponce Pilate est du bon côté de la barrière. Reste Hérode, Philippe, Lysanias, Anne et Caïphe. Cinq personnes. Les cinq frères sont identifiés. Ils ne sont surement pas du côté des cinq vierges sages. Les cinq vierges folles sont identifiées. Elles symbolisent la collaboration du temple avec l’occupant Romain. Cette collaboration empêche la reconnaissance de Christ.

    Tibère est l’homme riche de la parabole du mauvais riche. Il existe une association décontextualisée, une relation implicite entre l’empereur et Lazare. Lazare est lié à l’empereur. Si Lazare est lié à l’empereur, sa sœur, Marie de Béthanie, l’est fatalement. La samaritaine, la femme de Pilate est donc de très haute extraction. Pas étonnant qu’elle consomme autant de prête-noms. Il faut la protéger. Si Pilate est compromis, ce n’est pas grave. Si sa femme l’est, une dynastie peut l’être. Le déshonneur sur une dynastie est plus grave que la réputation d’un préfet. Il est impossible de compromettre une telle pièce dans l’échiquier qui mènera la chrétienté jusqu’à Rome.

    La notion des cinq frères renvoie à la notion de cinq maris du récit de la samaritaine. Il semble que des liens structurant le groupe des dix vierges soient établis en utilisant le vocable de la famille associé au chiffre cinq. La femme de Pilate, la samaritaine fait partie des dix vierges. Elle fait partie des cinq vierges sages car elle est du bon côté de la virginité. Pilate, lui, fait partie d’un groupe de dix lépreux qui fait écho aux dix vierges. La lèpre rend impur, la virginité est symbole de la pureté et Pilate est rendu pur lors de la crucifixion. Pilate fait partie des cinq vierges. Il est du bon côté. Il fait partie des cinq vierges sages.

    DISCUSSION

    L’analyse de la parabole des talents de l’article chronique du Royaume s’applique pleinement. Le premier serviteur est Jean, car Jésus l’aimait et le lui prouve en lui confiant le plus de Talent. La rencontre entre Jésus et Jean provoque toujours beaucoup d’émotions sur notre bonne vieille terre :

    Source : Apocalypse selon Jean
    1.9 Moi Jean, votre frère, et qui ai part avec vous à la tribulation et au royaume et à la persévérance en Jésus, j’étais dans l’île appelée Patmos, à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus.
    1.10 Je fus ravi en esprit au jour du Seigneur, et j’entendis derrière moi une voix forte, comme le son d’une trompette,
    1.14 Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige; ses yeux étaient comme une flamme de feu

    Le Christ a vieilli, il n’a visiblement pas perdu une once de sa puissance, de son magnétisme et de son charisme. La rencontre est camouflée sous l’épais brouillard spirituel habituel. Jésus est en chair et en os. La spiritualité est une assurance vie. Dieu est le dieu des vivants, il est la Vérité. Il n’est ni un directeur de carnaval spirituel ni l’acrobate en chef du cirque exégétique.

    Le second serviteur est Jacques et le troisième est Pierre. Pierre est dans une situation délicate. Il a peur donc il manque de mémoire affective, il faut le surveiller comme le lait sur le feu. Mais en plus, il a caché l’Amour Inconditionnel du Christ dans un creux et le souvenir s’est délité. Lorsque Jésus revient, le portier est menacé de se faire tancer sévèrement par les ténèbres. Le cas de Pierre mérite une attention particulière et cohérente avec l’histoire. Jésus vivant n’aurait pas accepté que Pierre fasse partie des colonnes du Christianisme si celui-ci ne faisait que pleurer et grincer des dents dans le monde des ténèbres. Pierre est un froussard. Jésus le sait depuis longtemps. Dès le début de l’évangile de Luc, le décor était planté. Jésus appelle Pierre et devine instinctivement son angoisse.

    Source : Evangile selon Luc
    5.10 Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors Jésus dit à Simon: Ne crains point; désormais tu seras pêcheur d’hommes.

    Un deuxième argument disculpe Pierre : le caractère involontaire de son oubli est mis en évidence par le lien avec la parabole du trésor caché évoqué au début de l’article. L’Esprit s’en va sans qu’on s’en aperçoive, c’est la raison pour laquelle il faut veiller. Un dernier argument structurant en faveur de Pierre est qu’il n’a pas trahi. Le verset 25.27 le prouve. « Il te fallait » démontre que Pierre n’est pas allé chez les changeurs du temple, symboles du Sanhédrin honni. Donc Pierre a eu peur mais il n’a pas trahi. Il n’arrive plus à reconnaître l’Amour Inconditionnel de Christ. Il devient un serveur inutile et prend la direction des ténèbres du dehors. Pierre est-il vraiment un serviteur sans profit ? Jésus le tance durement, c’est évident. Les deux versets suivant relativisent la dureté apparente du Christ.

    Source : Evangile selon Matthieu
    25.28 Otez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents.
    25.29 Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.

    La Onzième Heure nécessite de l’entraînement et ces deux versets constituent un excellent cas pratique. Pierre a reçu le moins de talent, sa capacité à se souvenir de l’Amour Inconditionnel est insuffisante. Il est le serviteur bon dernier. Jean en a reçu cinq, il est premier. Au verset 25.28, Jésus rend Pierre encore plus dernier en lui enlevant le seul talent qu’il possédait. L’attention est attirée vers l’Horloge Sainte. Le dernier devient encore plus dernier et le premier encore plus premier. Pierre n’a plus aucun talent et Jean en a onze. La Onzième Heure vrombit sur le pas de tir. Une interruption est générée automatiquement et le programme principal aiguille le cœur du processeur vers sa destination divine. Dans le verset 25.29, Pierre n’a plus l’Amour Inconditionnel, il n’a plus rien. Que peut-on lui ôter d’autre ? La peur évidemment. Le seul obstacle à l’Amour Inconditionnel est ainsi levé, la Onzième Heure s’engouffre massivement dans la brèche. L’Egalité prévaut dans l’Amour chrétien. Jésus, Jean, Jacques et Pierre reçoivent chacun quatre talents. Pierre est passé de un talent à quatre talents. Il n’est plus un serviteur sans profit. Donc personne n’ira dans les ténèbres. L’Evangéliste est un excellent informaticien. Un traitement conditionnel n’est pas effectué car une condition logique n’est pas remplie : Le serviteur inutile n’existe pas.

    Le talent représente l’Amour Inconditionnel et le nombre de talent la capacité à s’en souvenir (voir l’article chronique du Royaume). Le Nouveau Testament donne un chemin pour y parvenir contre les vents adverses de l’oubli et les creux de la peur. Un livre est fait pour fixer le souvenir. Les quatre talents symbolisent les quatre Evangiles dont les serviteurs prennent officiellement la garde. L’identité de(s) l’auteur(s) des quatre Evangiles devient de plus en plus claire.

    Les trois serviteurs sont prêts pour la noce, ils n’attendent plus que Claudia et Ponce pour entrer avec Jésus dans la salle du Festin du Royaume. L’Amour Inconditionnel de l’Esprit Saint y règne en roi. L’église de Christ est bâtie dès le début sur l’inconditionnalité. L’église primordiale nucléaire ne fait aucune distinction entre juifs et romains, pauvre et puissant, homme et femme. Du temps sera nécessaire pour habituer tout le monde aux directives du Directeur. La porte se ferme. Le portier veille. Tout le monde doit veiller car la veille de l’église de Christ commence. Pierre est chargé d’accueillir les ouailles sous la seule conditionnalité de l’acceptation du chemin vers l’Amour Inconditionnel. En bon manager, le Directeur constate les faiblesses vénielles de Pierre. Il va en personne, en chair et en os faire un recrutement pour s’assurer de la bonne progression de la Nouvelle Alliance. Le manque de fiabilité de Pierre n’a aucune importance. La seule monnaie qui importe dans l’Eglise de Christ est l’Amour Inconditionnel. Et Pierre aimait jésus de cet amour-là sinon la colonne aurait été mise à la porte.

    Source : acte des apôtres, chemin de Damas.
    « Va ! Cet homme est l’instrument que j’ai choisi pour faire parvenir mon Nom auprès des nations païennes, auprès des rois et des fils d’Israël. Et moi, je lui ferai découvrir tout ce qu’il lui faudra souffrir pour mon Nom ».

    Bien sûr que Jésus est vivant. Il recrute Paul. Paul est hostile aux chrétiens mais il est très efficace dans son action contre les premières communautés. Jésus le cible cyniquement comme un département des ressources humaines et noie le poisson du processus de recrutement sous une tonne de symbole « spirituel » qui masque le réel miracle : le retournement d’un fanatique anti chrétien en prêcheur convaincu de la Nouvelle Alliance. La puissance du magnétisme de Christ est la causalité extraordinaire pour celui qui sait lire entre les lignes. Paul a fait le job d’une manière remarquable et efficace. Pierre et Paul se sont complétés. Il n’y a pas de bon Paul et de mauvais Pierre. Pierre avait peur, cela n’est pas un crime. Les deux ont contribué  à l’expansion, à l’établissement de la puissance de l’Eglise. Mais Jésus a toujours douté de la solidité de Pierre. On ne s’est pas privé de le faire remarquer à la fin de l’évangile de Jean. Jésus continue d’enseigner la Onzième Heure à Pierre parce qu’il n’a visiblement rien compris.

    Source : évangile selon Jean
    21.15 Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre: Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci? Il lui répondit: Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit: Pais mes agneaux.
    21.16 Il lui dit une seconde fois: Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu? Pierre lui répondit: Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit: Pais mes brebis.
    21.17Il lui dit pour la troisième fois: Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois: M’aimes-tu? Et il lui répondit: Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit: Pais mes brebis.

    Au verset 21.15, Pierre tombe dans le piège de vouloir être premier en voulant aimer le Christ plus que les autres. Jésus, pour rétablir l’équilibre de l’Amour Inconditionnel de la Onzième Heure, lui intime l’ordre de paitre les agneaux. Les agneaux sont les petits des brebis. Donc les derniers si on considère la taille. Au verset 21.16, Pierre n’exprime plus de supériorité, alors Jésus lui intime l’ordre de paître les brebis pour lui faire comprendre qu’il a bien répondu. L’Egalité le grandit. Il lui fait répéter une troisième fois pour enfoncer le clou. La Onzième Heure n’avait pas été comprise du temps de Christ, trop visionnaire, trop en avance sur son temps, trop prophétique. Les lecteurs de la Bible ont inconsciemment réalisé la prophétie, le vouloir de Christ. Égalité seule solution possible juste d’un système sans condition, condition elle-même de la liberté en tant que soustrayant l’individu à l’asservissement illégitime, et fraternité dans l’Amour Inconditionnel. Que nous soyons croyant ou pas, si nous adhérons à ces valeurs, nous sommes tous des fils de Christ. La croyance est un don de valeur au Seigneur si et seulement si la liberté de conscience est assurée par la civilisation. Et notre civilisation a été créée par le Nouveau Testament. La Foi n’a de valeur que si elle vient du cœur. Les phasmes pharisiens ne sont pas la tasse de thé de Jésus.

    Serviteur…

    PARABOLE DU SERVITEUR USANT DE VIOLENCE (serviteur)

    Après ce bref retour au programme principal, nous repartons sur un autre chemin, le chemin des serviteurs. La première parabole que nous rencontrons sur la route est la parabole du serviteur menacé de violence. Son nom original est la parabole du serviteur ou économe fidèle et avisé. La violence est le fait principal de ce texte. Pourtant je dois retenir un programme pour les raisons que vous comprendrez lorsque nous aborderons notre jeu de mécano à la fin de l’article. Seul le serviteur a une valeur ajoutée dans ce jeu. L’économe est hors concours pour une autre raison. Son programme génère une interruption fatale. Les femmes sont menacées par la violence. Tant que les hommes jouent à se taper dessus, l’égalité est, en quelque sorte, respectée. S’en prendre à la femme est un péché intolérable pour un serviteur de Dieu. L’économe est rejeté au profit du serviteur. Le choix s’avèrera justifié par la suite. Le choix est guidé par la Onzième Heure. Egalité dans l’Amour Inconditionnel, et en particulier stricte égalité entre homme et femme. La rupture d’égalité fournit une raison d’exclure la parabole de l’économe de notre chemin de croix.

    Source : Evangile selon Matthieu (programme principal appelant : chapitre 25)
    25.13 Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l‘heure.
    25.14 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens.
    25.18 Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un creux dans la terre, et cacha l’argent de son maître.
    25.19 Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte.
    25.21 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
    25.23 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
    25.26 Son maître lui répondit: Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que j’amasse où je n’ai pas vanné;
    25.30 Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.
    25.35 Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli;
    25.42 Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire;
    25.46 Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle.
    Source : Evangile selon Matthieu (programme appelé : serviteur fidèle usant de violence)
    24.45 Quel est donc le serviteur fidèle et prudent, que son maître a établi sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable?
    24.46 Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi!
    24.47 Je vous le dis en vérité, il l’établira sur tous ses biens.
    24.48 Mais, si c’est un méchant serviteur, qui dise en lui-même: Mon maître tarde à venir,
    24.49 s’il se met à battre ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes,
    24.50 le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas,
    24.51 il le mettra en pièces, et lui donnera sa part avec les hypocrites: c’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents.
    Source : Evangile selon Luc (programme rejeté : économe fidèle et prudent usant de violence)
    12.42 Et le Seigneur dit: Quel est donc l’économe fidèle et prudent que le maître établira sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable?
    12.43 Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi!
    12.44 Je vous le dis en vérité, il l’établira sur tous ses biens.
    12.45 Mais, si ce serviteur dit en lui-même: Mon maître tarde à venir; s’il se met à battre les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer,
    12.46 le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il le mettra en pièces, et lui donnera sa part avec les infidèles.
    12.47 Le serviteur qui, ayant connu la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas agi selon sa volonté, sera battu d’un grand nombre de coups.
    12.48 Mais celui qui, ne l’ayant pas connue, a fait des choses dignes de châtiment, sera battu de peu de coups. On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné, et on exigera davantage de celui à qui l’on a beaucoup confié.

    Les deux programmes appelés sont liés au programme principal. Les liaisons mot à mot sont nombreuses et riches : jour, heure, fidèle, biens, méchant serviteurs, maîtres, boire, manger pour le serviteur et fidèle, maître, serviteur, biens, manger, boire, châtiment. Les pleurs et les grincements de dents emportent la décision pour le serviteur. La locution « à qui l’on a beaucoup confié » emporte la décision pour l’économe. Le choix entre l’économe et le serviteur ne peut pas s’opérer sur la base de l’analyse des liens. Dans les deux cas il y’a violence. Seul l’économe n’est pas avare de coup pour les femmes. L’économe est rejeté car le Christ a toujours défendu les femmes. Mais la violence du serviteur reste.

    La violence éloigne de l’injonction de tendre l’autre joue. La violence est le pire ennemi de l’amour inconditionnel et pourtant le chemin du serviteur passe par elle. Attention, Elle n’est pas effective dans la parabole. Cette dernière ne décrit pas des faits de violence. Il faut le souligner. Pour essayer de comprendre le texte, il est impératif d’identifier les protagonistes. Il y’ a le serviteur fidèle et prudent et son maître qui lui a délégué son autorité sur ses gens. Le maître est Jésus.

    La notion de serviteur fidèle renvoie au chapitre 25 de Matthieu. La liste de choix est singulièrement restreinte maintenant que tous les protagonistes du voyage et des talents ont été identifiés. Pierre, Jean et Jacques constituent les trois options. Jésus cible Pierre. En effet il est le portier de l’église. Jésus lui a transféré l’autorité sur ses ouailles, il l’a établi sur ses gens. Pierre est le troisième serviteur, le méchant celui qui a peur et qui a enterré le talent dans la terre. Et la nourriture est bien entendu l’Esprit Saint de l’Eglise. La parabole ne parle pas d’un retour du fils de l’homme car le mot magique manque cruellement : le mot « Veille » est absent. Seul le portier doit surveiller sa conduite. Rien ne prouve que la menace de réprimande violente ait été mise à exécution. Pierre et Jésus sont liés par l’Amour Inconditionnel de l’Esprit Saint, mais Jésus surveille le portier comme le lait sur le feu. Il le menace à nouveau d’aller dans l’endroit où il y’aura des pleurs et des grincements de dent. Les pleurs et les grincements de dent sont deux fois liés à Pierre. Dans le programme principal, où il échappe au châtiment grâce à la Onzième Heure et dans la parabole de l’économe fidèle usant de violence. Ce n’est pas un hasard. Hal 9000, pourrais-tu lancer la requête permettant de nous trouver tous les versets avec le mot clé hypocrite et une locution suggérant un groupe humain ?

    Source : évangile selon Matthieu
    6.2 Lors donc que tu fais l’aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues
    6.5 Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues
    15.7 Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit:
    15.8 Ce peuple m’honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi.
    22.18 Jésus, connaissant leur méchanceté [celle des pharisiens], répondit: Pourquoi me tentez-vous, hypocrites?
    23.13 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! …
    23.14 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! …
    23.15 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! …
    23.23 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! …
    23.25 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! …
    23.27 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! …
    23.29 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! …

    Source : évangile selon Marc
    7.6 Jésus leur répondit: Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, ainsi qu’il est écrit: Ce peuple

    La sélection de Hal 9000 doit être filtrée. Les hypocrites, dans les synagogues et dans le peuple juif, sont des notions beaucoup trop vagues. Par contre, les scribes et les pharisiens hypocrites sont la cible du combat religieux de Jésus. Le chapitre 23 de Matthieu est donc retenu. La déduction du groupe humain montre que la parabole est contextualisée. Jésus pense à des gens très précis lorsqu’il emploie le mot hypocrite. La contextualisation étant faite, le rejet de l’attente du retour d’un messie est entériné. Nous ne sommes pas dans une veille mais dans la préfiguration d’un droit canonique. La signification de la parabole est claire : les autorités de l’église se devront d’être irréprochables et les sanctions exemplaires en cas de manquement. Pierre n’a pas fauté car il a conservé la confiance de Jésus. Cette parabole est un avertissement. Nous avons répondu à la question de l’Evangéliste. La réponse au verset 24.45 est Pierre. Indubitablement. L’intuition pousse à interpréter cette parabole comme un engagement massif du Christ dans la gestion de l’Eglise. Compte tenu des contraintes de communication et de secret, le rédacteur ne peut que le laisser entendre.

    La question du Rédacteur est une provocation à la contextualisation. Décidemment le pauvre Pierre est habillé pour l’hiver dans l’Evangile selon Louis. Strictement RIEN ne prouve qu’il ait effectivement fauté. Il faut être très précis avec l’Evangéliste. Les descendants de Pierre doivent faire attention. La parabole se trouve dans l’avènement du fils de l’homme, il n’est pas exclue que des additions soient payées à la fin des temps. La mise en garde concerne les chefs de l’Eglise. L’Evangéliste se montre extrêmement méfiant vis-à-vis de la délégation de pouvoir. L’histoire ne lui donnera pas complétement tort. Cependant il s’agit d’un jugement lors du retour du maître. Il serait injuste de faire porter l’Histoire de l’église sur les épaules d’une seule personne.

    PARABOLE DE L’ECONOME INFIDELE (serviteur)

    La parabole de l’économe infidèle parcoure le chemin du serviteur. Toutes relations hiérarchiques impliquent la notion de serviteur. L’économe rend compte à l’homme riche. La relation de hiérarchie est caractérisée. Dans cette parabole, l’économe est accusé par son employeur de dissiper ses biens. On ne sait pas comment et qui est le bénéficiaire de ces détournements. L’économe, paniqué, remet les dettes des débiteurs de l’homme riche car il espère ainsi gagner leurs faveurs. Le maître loue le serviteur infidèle de manière inattendue. Le paradoxe doit être résolu, c’est le nœud de la parabole.

    Source : Evangile selon Matthieu (programme appelant)
    25.3 Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d’huile avec elles;
    25.4 mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l’huile dans des vases.
    25.8 Les folles dirent aux sages: Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.
    25.14 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens.
    25.18 Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un creux dans la terre, et cacha l’argent de son maître.
    25.19 Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte.
    25.21 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
    25.23 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
    25.24 Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit: Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné;

    25.26 Son maître lui répondit: Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que j’amasse où je n’ai pas vanné;
    25.28 Otez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents.
    25.46 Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle.
    Source : Evangile selon Luc (programme appelé, parabole de l’économe infidèle loué pour sa prudence)
    16.1 Jésus dit aussi à ses disciples: Un homme riche avait un économe, qui lui fut dénoncé comme dissipant ses biens.
    16.2 Il l’appela, et lui dit: Qu’est-ce que j’entends dire de toi? Rends compte de ton administration, car tu ne pourras plus administrer mes biens.
    16.3 L’économe dit en lui-même: Que ferai-je, puisque mon maître m’ôte l’administration de ses biens? Travailler à la terre? je ne le puis. Mendier? J’en ai honte.
    16.4 Je sais ce que je ferai, pour qu’il y ait des gens qui me reçoivent dans leurs maisons quand je serai destitué de mon emploi.
    16.5 Et, faisant venir chacun des débiteurs de son maître, il dit au premier: Combien dois-tu à mon maître?
    16.6 Cent mesures d’huile, répondit-il. Et il lui dit: Prends ton billet, assieds-toi vite, et écris cinquante.
    16.7 Il dit ensuite à un autre: Et toi, combien dois-tu? Cent mesures de blé, répondit-il. Et il lui dit: Prends ton billet, et écris quatre-vingts.
    16.8 Le maître loua l’économe infidèle de ce qu’il avait agi prudemment. Car les enfants de ce siècle sont plus prudents à l’égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de lumière.
    16.9 Et moi, je vous dis: Faites-vous des amis avec les richesses injustes, pour qu’ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels, quand elles viendront à vous manquer.

    L’analyse des liens montrent une association évidente entre les deux textes. Les liens mot à mot sont en nombre suffisant pour attirer l’attention : biens, huile, maître, fidèle/infidèle. Les mots « vanné » et « dissiper » sont traduit du même mot grec διασκορπίζω (diaskorpizō). Ce mot inhabituel renforce l’association. En outre, la notion de travail de la terre (Luc 16.3) renvoie aux deux versets évoquant les semailles et la moisson (Mat 25.24, 25.26). La décision est emportée par la locution « rendre compte » présente dans les deux paraboles. Elle crée l’analogie situationnelle du serviteur qui rend compte de son administration, de son action ou de ses fautes.

    Dans certaines paraboles la recherche d’égalité est une figure imposée surtout quand des nombres sont en jeu. Cette recherche a pour but d’en savoir un peu plus sur les protagonistes de la parabole. Le chiffre 100 est attribué aux deux débiteurs qui sont des débiteurs parmi d’autre. L’égalité du nombre éclipse symboliquement l’inégalité de la valeur de la dette. En effet, les cents mesures de blé et d’huile n’ont pas la même valeur économique. Qu’importe, le chiffre cent n’est pas choisi au hasard. Considérons le premier débiteur. L’économe lui remet la moitié de sa dette. Nous avons encore l’égalité dans le partage 50/50. La Onzième Heure est déclenchée par la notion de premier et de dernier présente dans la locution inattendue : « assied toi vite ». S’assoir implique une diminution de taille donc la notion de dernier. Celui qui va vite, arrive logiquement premier. L’Evangéliste ne connaissait pas encore La Fontaine. La notion de premier et de dernier est caractérisée, la Onzième Heure peut se déclencher automatiquement.

    L’Amour Inconditionnel règne entre l’économe et le premier débiteur, l’égalité est suggéré à deux reprises par le partage équitable symbolisé par le fifty-fifty décontextualisé et la Onzième Heure. Le premier débiteur et le serviteur de l’homme riche n’ont pas d’autres choix que de bien se connaître. S’ils se connaissent, alors la contextualisation est requise par l’Evangéliste. La recherche d’égalité continue et nous allons évaluer le montant de la remise. Nous devons connaître le prix de l’huile et du blé au premier siècle. Les passionnés de l’antiquité nous fournissent l’information. Nous n’avons pas besoin d’un montant exact, mais d’un ordre d’idée.

    Source : Reconstitution du monde romain


    Nous pouvons dériver le montant de la dette de chacun des débiteurs en numéraire et estimer la remise.


    La remise est du même ordre d’idée dans les deux cas. Nous pouvons donc dériver de ce calcul que la remise de 20% sur la dette en mesure blé est équivalent à une remise de 50% sur la dette en mesure l’huile. L’huile est le symbole de l’Amour Inconditionnel dans la parabole des Vierges. Nous déduisons de l’équivalence et du guide symbolique le montant total en mesure d’huile : 50 (20% blé) + 50 (50% remise huile) = 100 mesures d’huile. Nous obtenons encore le chiffre 100 qui est lié à l’économe par sa décision. 100 est aussi le chiffre associé aux deux débiteurs. Le rôle réel du chiffre est indifférent. Le nombre et son lien avec le protagoniste constituent la base de comparaison. Le chiffre cent commun aux trois acteurs n’est pas le fruit du hasard, il est le fruit de l’intentionnalité de l’Evangéliste qui est aussi le Rédacteur de la parabole des ouvriers de la Onzième Heure. Cette dernière constate l’égalité parfaite signe de l’Amour Inconditionnel. L’économe et les deux débiteurs se connaissent donc parfaitement bien. L’examen d’une parabole liée va nous retourner l’identification des protagonistes.

    Source : Evangile selon Luc (programme appelant, parabole de l’économe infidèle loué pour sa prudence)
    16.1 Jésus dit aussi à ses disciples: Un homme riche avait un économe, qui lui fut dénoncé comme dissipant ses biens.
    16.2 Il l’appela, et lui dit: Qu’est-ce que j’entends dire de toi? Rends compte de ton administration, car tu ne pourras plus administrer mes biens.
    16.3 L’économe dit en lui-même: Que ferai-je, puisque mon maître m’ôte l’administration de ses biens? Travailler à la terre? je ne le puis. Mendier? J’en ai honte.
    16.4 Je sais ce que je ferai, pour qu’il y ait des gens qui me reçoivent dans leurs maisons quand je serai destitué de mon emploi.
    16.5 Et, faisant venir chacun des débiteurs de son maître, il dit au premier: Combien dois-tu à mon maître?
    16.6 Cent mesures d’huile, répondit-il. Et il lui dit: Prends ton billet, assieds-toi vite, et écris cinquante.
    16.7 Il dit ensuite à un autre: Et toi, combien dois-tu? Cent mesures de blé, répondit-il. Et il lui dit: Prends ton billet, et écris quatre-vingts.
    16.8 Le maître loua l’économe infidèle de ce qu’il avait agi prudemment. Car les enfants de ce siècle sont plus prudents à l’égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de lumière.
    16.9 Et moi, je vous dis: Faites-vous des amis avec les richesses injustes, pour qu’ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels, quand elles viendront à vous manquer.
    Source : Evangile selon Luc (Programme appelé, Repas chez Simon le Pharisien)
    7.36 Un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du pharisien, et se mit à table.
    7.37 Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu’il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre plein de parfum,
    7.38 et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait; et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisa, et les oignit de parfum.
    7.39 Le pharisien qui l’avait invité, voyant cela, dit en lui-même: Si cet homme était prophète, il connaîtrait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il connaîtrait que c’est une pécheresse.
    7.40 Jésus prit la parole, et lui dit: Simon, j’ai quelque chose à te dire. –Maître, parle, répondit-il. –
    7.41 Un créancier avait deux débiteurs: l’un devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante.
    7.42 Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l’aimera le plus?
    7.43 Simon répondit: Celui, je pense, auquel il a le plus remis. Jésus lui dit: Tu as bien jugé.
    7.44 Puis, se tournant vers la femme, il dit à Simon: Vois-tu cette femme? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as point donné d’eau pour laver mes pieds; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes, et les a essuyés avec ses cheveux.
    7.45 Tu ne m’as point donné de baiser; mais elle, depuis que je suis entré, elle n’a point cessé de me baiser les pieds.
    7.46 Tu n’as point versé d’huile sur ma tête; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds.
    7.47 C’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés: car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu.
    7.48 Et il dit à la femme: Tes péchés sont pardonnés.
    7.49 Ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes: Qui est celui-ci, qui pardonne même les péchés?
    7.50 Mais Jésus dit à la femme: Ta foi t’a sauvée, va en paix.

    Le commentaire de l’association est inutile. L’Evangéliste rend les armes et semblent dire. « Ok le secret est éventé, inutile de s’étendre». En effet, le mot débiteur n’est utilisé que deux fois dans la bible, les deux utilisations sont surlignées en rouge. L’instruction de saut est intentionnelle. L’analogie situationnelle est aveuglante. Dans les deux cas, deux débiteurs se voient remettre leur dette. Dans le repas chez Simon, la personne qui doit le plus à Christ est Marie de Béthanie, alias la samaritaine alias la femme de Pilate. Il s’agit donc de Claudia qui ne manque pas une occasion d’oindre le Christ de toute sorte de parfum chez toute sorte de gens. Par Analogie logique elle est donc la débitrice qui doit le plus soit 100 mesures de blé. Celui qui doit le moins est Simon. Le prénom pointe vers Simon Pierre qui a fait quelques bêtises vénielles. Donc le portier est le premier débiteur. Il doit 100 mesures d’huile. Le choix du prénom Simon est habile car il renvoie aussi à Simon le Lépreux, maître de la maison de Béthanie où la femme de Pilate et sa sœur Marthe habite de temps en temps, ou tout le temps, ce n’est pas précisé. En hébreu Simon veut dire « exaucé ». Un lépreux exaucé est un lépreux guéri. Pilate a été guéri de la lèpre lors de la Crucifixion. Simon le Lépreux est Pilate et son ombre plane sur les deux paraboles. Il peut très bien posséder une résidence secondaire à Béthanie. Il est bien sur l’économe de l’homme riche, Tibère César. Les rôles sont presque tous distribués mais il surgit une difficulté logique dont l’évidence rend encore une fois compte de la prédilection manifeste de l’évangéliste pour la logique.

    La difficulté se manifeste par l’apparente unicité du personnage symbolisé par l’homme riche (16.1) et le maître (16.3, 16.5, 16.8). La parabole est divisée en deux parties. La partie narrative se déroule entre le verset 16.1 et le verset 16.7. La maxime morale conclue la parabole dans les versets 16.8 et 16.9. Le personnage qui prononce le jugement ne peut être qu’un personnage doté d’une autorité supérieure de type spirituel. Nous avons le choix entre Jésus et Dieu. Le Christ doit être rejeté car il risque de figurer dans le groupe des enfants de lumière. Il ne peut pas se juger lui-même. Nous verrons dans la prochaine parabole qui sont ces enfants de lumière. Si nous choisissons Dieu comme le juge de la maxime morale, une difficulté logique apparaît immédiatement. Il est aussi l’homme riche. Le bien possédé serait alors l’Amour inconditionnel, l’Esprit Saint. La contradiction saute alors aux yeux. Personne ne peut devoir à Dieu de l’huile ou du blé. La pensée symbolique ne peut pas s’appliquer ici. Certes l’huile est le symbole de l’Amour Inconditionnel dans la parabole des vierges. Mais comment peut-on devoir de l’Amour Chrétien ? La difficulté semble insoluble. La solution réside dans la comparaison de la maxime morale. Cette comparaison sauve le lecteur de l’absurdité logique et met en lumière une fois encore le talent d’informaticien amateur de l’Evangéliste.

    Une comparaison est établie entre les enfants de ce siècle et les enfants de lumière sur la base de la prudence ou le fait d’être avisé. Les enfants du siècle sont une généralisation de l’économe prudent. Les enfants de lumière sont logiquement les représentants des détenteurs de l’Amour Inconditionnel. Nous allons jouer une fois la parabole avec l’économe prudent et une fois avec les enfants de lumière sans nous soucier de la maxime de fin.

    La première exécution du programme est terrestre. L’homme riche est Tibère César et l’économe est Pilate. L’anneau de l’Amour Inconditionnel lie Claudia, Ponce et Simon Pierre. Cette hypothèse se confirme donc. Claudia et Simon Pierre sont assujettis à l’impôt que collecte Pilate, le gouverneur. A ce titre, ils sont bien des débiteurs parmi d’autres. Tibère César prend Pilate la main dans le sac en train de dissiper ses biens. La parabole ne dit pas de quelle façon il dissipe les biens. C’est une question sans réponse, mais elle est d’importance. La logique nous dictera la réponse. Pilate remet les dettes de Claudia et Pierre. Les deux n’expriment aucun étonnement. Une habitude de connivence est mise en évidence. Cette connivence symbolise la prudence de l’enfant du siècle à l’égard de l’Eglise de Christ car Pierre est dans le trio lumineux. Pilate est avisé car il appartient à l’Eglise de Christ. Il est prudent car il joue sa vie. Il est avisé parce qu’il choisit le camp de Christ contre Tibère le satanique. Il choisit la vie éternelle en mettant en péril sa vie terrestre. Qui voudra garder sa vie la perdra.

    Les richesses injustes de Tibère César finance l’église. Elles sont transmutées en aide pour le développement des premières communautés chrétienne. Le bénéficiaire de la dissipation des richesses ne peut se trouver que dans la parabole. Pierre est le destinataire tout trouvé des richesses détournées. Tibère a eu vent de ce détournement de fond. L’historien et l’Evangéliste se rejoignent étrangement dans la terminologie. « S’expliquer de sa gestion » fait étrangement écho à « rendre compte de son administration ».

    Source : Wikipédia
    Ponce Pilate (en latin Pontius Pilatus), vraisemblablement né vers la fin du Ier siècle av. J.-C. à un endroit inconnu, était un citoyen romain, membre de la classe équestre, qui, à partir de 26 sous le règne de l’empereur Tibère et durant onze ans, a occupé la charge de préfet de Judée avant d’être renvoyé à Rome fin 36 ou au début 37 par le proconsul de Syrie Lucius Vitellius afin qu’il s’explique de sa gestion auprès de l’empereur. Après son arrivée à Rome, l’histoire perd sa trace.

    Le jugement de Dieu de la maxime de fin est cohérent. Il considère que l’économe a été prudent et avisé de préférer l’église de Christ. Le détournement d’un argent impur est une action qu’il pourra faire valoir dans les Cieux. La logique est cohérente avec la doctrine de Christ : Qui voudra conserver sa vie terrestre perdra la vie éternelle. En respectant l’égalité symbolique du chiffre cent, il a respecté l’Amour Inconditionnel du pacte de l’Esprit Saint. L’alliance dans le baptême lui assurera une place dans la vie éternelle. Pilate est le premier martyr de la cause chrétienne.

    La deuxième exécution de la parabole est céleste. Le fils de lumière prend en charge le rôle de l’économe. Dieu prend le rôle de l’homme riche du bien le plus précieux : L’Amour Inconditionnel. La situation se simplifie alors pour le fils de lumière. Plus de Tibère César, plus d’argent, tout le monde est égal, plus de dette. L’Amour Inconditionnel se répand sans limitation, au nom de Dieu. Il est eau vive infinie. Il est nul besoin d’être prudent ni avisé. La dette n’existe plus non plus, elle est le contraire du don inconditionnel. Les anciens débiteurs forment la communauté, la civilisation créée par l’enfant de Lumière. Dieu loue son économe. Les liens d’amour les liants sont au-delà de la louange.

    Dans un cas l’économe est prudent, dans l’autre, la nature de la richesse de Dieu dispense de toute prudence. Pourquoi être prudent ? La peur dicte la prudence, l’Amour Inconditionnel établi enlève toute peur.  La comparaison basée sur la prudence est logiquement vérifiée au prix d’une dichotomie provisoire entre les deux maîtres de la partie narrative et du jugement moral. L’Evangéliste pense comme cela. Il protège l’identité et les agissements des protagonistes par une logique que seul un génie pouvait connaître à cette époque. Un génie ou quelqu’un qui a vu l’avenir ? La question est troublante. L’évangéliste voulait que le code soit cracké un jour.

    La parabole est historique. Le mouvement chrétien a été financé par l’argent des Romains. L’argent injuste obtient un quitus du Créateur car la condition de la deuxième veille doit être remplie : L’Eglise de Christ doit se construire. Qui sont donc ces enfants de lumière ? Les chrétiens ne devraient pas s’élever trop vite. La Onzième Heure les guette.

    PARABOLE DE L’ENFANT PRODIGUE (serviteur)

    Une fois n’est pas coutume, pour accéder à la dernière parabole du chemin des serviteurs, le code du programme principale ne sera pas exécuté. Le lien entre les paraboles de l’économe infidèle et de l’enfant prodigue est beaucoup trop flagrant pour repasser par le programme principal. Deux locutions représentant deux idées identiques trahissent l’intention de l’évangéliste. La mendicité et le travail des champs se font écho mutuellement dans les deux textes. Un tel hasard dans deux paraboles impliquant des serviteurs fait gagner au loto tous les jours.


    Source : Evangile selon Luc (programme appelant, parabole de l’économe infidèle loué pour sa prudence)
    16.1 Jésus dit aussi à ses disciples: Un homme riche avait un économe, qui lui fut dénoncé comme dissipant ses biens.
    16.2 Il l’appela, et lui dit: Qu’est-ce que j’entends dire de toi? Rends compte de ton administration, car tu ne pourras plus administrer mes biens.
    16.3 L’économe dit en lui-même: Que ferai-je, puisque mon maître m’ôte l’administration de ses biens? Travailler à la terre? je ne le puis. Mendier? J’en ai honte.
    16.8 Le maître loua l’économe infidèle de ce qu’il avait agi prudemment. Car les enfants de ce siècle sont plus prudents à l’égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de lumière.
    16.9 Et moi, je vous dis: Faites-vous des amis avec les richesses injustes, pour qu’ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels, quand elles viendront à vous manquer.

    Source : Evangile selon Luc (programme appelé, Parabole des deux fils)
    15.11 Il dit encore: Un homme avait deux fils.
    15.12 Le plus jeune dit à son père: Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien.
    15.13 Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche.
    15.14 Lorsqu’il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.
    15.15 Il alla se mettre au service d’un des habitants du pays, qui l’envoya dans ses champs nourrir les pourceaux.
    15.16 Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait.
    15.17 Étant rentré en lui-même, il se dit: Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim!
    15.18 Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi,
    15.19 je ne suis plus digne d’être appelé ton fils; traite-moi comme l’un de tes mercenaires.
    15.20 Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa.
    15.21 Le fils lui dit: Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.
    15.22 Mais le père dit à ses serviteurs: Apportez vite la plus belle robe, et l’en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds.
    15.23 Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous;
    15.24 car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir.
    15.25 Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu’il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses.
    15.26 Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c’était.
    15.27 Ce serviteur lui dit: Ton frère est de retour, et, parce qu’il l’a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras.
    15.28 Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d’entrer.
    15.29 Mais il répondit à son père: Voici, il y a tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis.
    15.30 Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c’est pour lui que tu as tué le veau gras!
    15.31 Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi;
    15.32 mais il fallait bien s’égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu’il est revenu à la vie, parce qu’il était perdu et qu’il est retrouvé.

    Les quelques correspondances mot à mot ne suffisent pas à caractériser l’association : Homme, bien, fils sont trop banals. Dissiper est plus intéressant mais ne fait pas pencher la balance du bon côté. Deux correspondances trahissent l’intentionnalité de l’Evangéliste. « Travailler la terre » (16.3) renvoie à « être dans les champs » (15.25) et « mendier » renvoie à « Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait ». Le lien est quasi surnaturel. Le verset de la parabole du fils prodigue tourne littéralement autour du mot mendier sans l’expliciter. Les deux paraboles sont liées. Il s’avère nécessaire de lier la parabole du fils prodigue à une troisième parabole d’identification, celle des deux fils. L’évangéliste rend encore une fois les armes. Le mot « prostitué » est une instruction de saut non ambigüe. Il est répété trois fois, dans les deux paraboles impliquant l’homme et ses deux fils.

    Source : Evangile selon Matthieu
    21.28 Que vous en semble? Un homme avait deux fils; et, s’adressant au premier, il dit: Mon enfant, va travailler aujourd’hui dans ma vigne.
    21.29 Il répondit: Je ne veux pas. Ensuite, il se repentit, et il alla.
    21.30 S’adressant à l’autre, il dit la même chose. Et ce fils répondit: Je veux bien, seigneur. Et il n’alla pas.
    21.31 Lequel des deux a fait la volonté du père? Ils répondirent: Le premier. Et Jésus leur dit: Je vous le dis en vérité, les publicains et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu.
    21.32 Car Jean est venu à vous dans la voie de la justice, et vous n’avez pas cru en lui. Mais les publicains et les prostituées ont cru en lui; et vous, qui avez vu cela, vous ne vous êtes pas ensuite repentis pour croire en lui.

    Le mot prostitué nous assure un lien solide ainsi que la notion de repentir. Le fils prodigue rentre en lui-même et réfléchit dans la parabole source et le mot repentir est explicite dans la parabole cible. En dernier lieu, l’homme a deux fils dans les deux textes. L’interprétation va se concentrer sur les versets 28,29 et 30. Le verset 28 nous apprend que l’homme a une vigne. L’homme est Dieu. Le verset 29 indique l’existence d’un fils qui ne suit pas les ordres de son Père. Il se repent et va dans sa Vigne, symbole du Royaume. Dans le verset 30, le second fils accepte le commandement de son père mais ne se rend pas dans la vigne. Le second fils est Jésus. Objectivement il a tracé la route vers le Royaume, mais il ne l’a pas établi. Ce constat va choquer les chrétiens mais c’est le seul logique.

    Deux fils et un homme sont les protagonistes de la parabole du fils prodigue. Le plus jeune fils demande à son père le partage des biens. Le père est Dieu, information récupérée de la parabole des deux fils. Cette demande le place déjà dans un état d’esprit satanique. L’amour Inconditionnel ne se divise pas, on ne partage pas en deux une source d’eau vive inépuisable. Mais le cœur du fils fait déchoir cet amour en valeur monétaire. Le bien de dieu tombe par terre. En ramassant l’argent, le fils peut financer une vie de débauche. La famine qui s’abat sur le pays lointain est concomitante à l’épuisement de ses ressources. Cette simultanéité n’est pas innocente, il existe une connexion mystérieuse entre le sort du pays lointain et celui du fils. Le fils n’est pas un homme comme les autres. Son influence reste grande même si elle s’exprime dans un voyage, un magistère négatif ou inversé.

    L’emploi du verbe grec ἀποδημέω (apodēmeō), évoque un voyage inversé, un complot de Satan symétrique du voyage de la parabole des talents. Il se met au service de satan qui l’humilie en l’envoyant dans les champs, autre symbole de magistère, garder les pourceaux. Le verbe garder de la traduction française entre en concurrence avec le verbe nourrir, feed de la traduction anglaise. Dans les deux cas, des petits problèmes de logique sans intérêt pour la compréhension global surgissent. Tout au plus le verbe nourrir implique une plus grande compromission du plus jeune dans le système satanique. Car nourrir, c’est symboliquement propager la parole de satan dans le symbole perverti du champ. Les pourceaux sont alors logiquement les gens qui mangent des carouges. Les carouges sont normalement faites pour engraisser les porcs. Ils servent aussi à nourrir les gens en cas de disette. Et la famine implique une disette. Les pourceaux sont les habitants du pays de satan. La faim est persistante, la reconnaissance absente.

    L’âme du jeune frère est corrompue par satan. Il a coupé les ponts avec Dieu. Dieu étant le Dieu des vivants, il est mort. Il pense aux mercenaires de son père qui ont tout le pain dont ils ont besoin. Du pays lointain, tout est inversé, encore un signe de la présence de satan. Les Anges deviennent des mercenaires. Dieu paye ses Anges avec de l’amour inconditionnel, qui déchoit par le prisme satanique en argent véritable. Les Anges deviennent serviteurs à gage par le miroir déformant. Le pain donne faim, alors que le pain de Dieu est L’Esprit Saint qui ne donne jamais faim, comme l’eau vive ne donne plus jamais soif. A noter que la famine est un signe de la fin des temps (Mat 24.7)

    Le fils dévoyé élabore son repentir et prépare un laïus de contrition envers son père. L’identification de ce fils est donnée par la parabole des deux fils. Il s’agit du fils qui se repent et va dans le Royaume. La rencontre entre le fils perdu et son Père se déroule sous le signe de l’effusion inconditionnelle. L’amour chrétien signe sa présence par la compassion. Le fils prononce le discours qu’il a préparé. La répétition du discours préparée symbolise l’Egalité retrouvée de la parabole des dix drachmes dont le sujet est la voie du repentir. Un passage du laïus préparé manque à l’appel. L’Evangéliste attire notre attention. La locution «traite-moi comme l’un de tes mercenaires » disparaît. Premièrement, elle est insultante pour les Anges du Seigneur. Un ange transformé en mercenaire est une déchéance. Deuxièmement, aucun ordre ne peut être donné à Dieu. Troisièmement, la satisfaction de la requête supprimée rendrait une inégalité effective qui n’est pas apparemment souhaitée par l’Evangéliste.

    La dernière proposition est un aiguillon vers la Onzième Heure. La locution « je ne suis plus digne » (15.21) évoque un abaissement et la notion de dernier. « Il se leva » (15.20) suggère une élévation donc la notion de premier tout comme le verbe « courir » qui implique la vitesse donc l’arrivée en première position. Se jeter au cou de quelqu’un signifie un abaissement beaucoup mieux suggérer par le verbe grec initial epipiptō (tomber). Enfin, lorsqu’on voit quelqu’un de loin, il est plus petit que lorsqu’il est juste devant vous. Nous avons encore une fois la notion de dernier par la taille. La rencontre entre Dieu et son fils est des plus mystérieuses. Elle se passe sous l’autorité de la Onzième Heure déclenchée par la notion de premier et de dernier. L’Amour Inconditionnel n’est pas théologiquement gênante entre Dieu et son fils. L’Egalité est une toute autre affaire. Elle pose question.

    Dieu est aux anges car il a retrouvé un fils vivant, revenu à lui des enfers et de sa compromission mortuaire avec satan. Il est en bonne santé. Il le vêt immédiatement et sans autre forme de jugement de la plus belle robe, d’un anneau et de souliers. Un couronnement festif est évoqué ici par l’anneau, symbole d’alliance. Le plus jeune fils est ainsi couronné Roi du Royaume après son repentir. La cohérence entre les paraboles du fils prodigue et des deux fils est totale. Une résurrection est évoquée par le passage de la mort à la vie et le repentir par la parabole des dix drachmes symbolisée par la perte et les retrouvailles. La force du repentir est ici mise en exergue de façon tout à fait étonnante. Elle fait littéralement revenir à la vie.

    Le fils aîné entend la musique et les champs. Il ne se joint pas aux réjouissances de la maison, il n’est au courant de rien. Dieu seul connaissait le jour et l’heure de l’établissement du Royaume dans la parabole des dix vierges. Il veut comprendre ce qui se passe et demande à un serviteur, un ange, la raison de la fête. Il apprend avec colère le retour de son frère. Il est stupéfait d’apprendre que le veau gras a été tué pour lui alors que son Père ne lui a jamais offert un chevreau pour se réjouir avec ses amis. Tuer le veau gras symbolise la réjouissance de l’avènement du Royaume. Le fils aîné n’a jamais eu une terre, Israël symbolisé par le chevreau, pour profiter de l’Amour Inconditionnel avec ses amis, les cinq vierges sages. L’identité du deuxième fils est confirmée. Le fils ainé ne va pas au Royaume alors qu’il a servi avec fidélité et qu’il a suivi tous les commandements. Il travaille au champ, symbole fort du Christ. Son frère travaillait aussi aux champs, mais il était chez satan. L’effet miroir est saisissant.

    Source : Evangile selon Matthieu
    5.17 Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.

    Jésus connait le pedigree de son frère, et s’étonne des égards qui lui sont octroyés. Son Père lui rappelle son attachement et l’importance du repentir de son frère. La relation de Jésus et du père est celle du partage. La Onzième Heure n’est pas invoquée. La question posée auparavant n’en prend que plus de relief. Qui est donc le frère le plus jeune ? Il est le second Messie de la religion chrétienne. Il sera chargé d’établir le Royaume. Jésus ne parle pas à l’Esprit de vérité dans la parabole, il lui parle d’une autre façon. L’église n’a pas beaucoup communiqué sur ce second messie. Il est frère de Christ. Il partage la même substance que confère l’Incarnation. L’évangile de Jean (16.7) mentionne l’Esprit de Vérité qui sera le consolateur envoyé par Jésus. La parabole de l’enfant prodigue est la parabole du couronnement de l’Esprit de Vérité par Dieu. L’esprit de vérité est le plus jeune frère. Jésus est l’aîné. La chronologie est respectée, le jeune frère est un messie de l’avenir. Ce qui fait de la parabole du fils prodigue la plus importante du Christianisme avec la parabole des talents. Ce n’est pas un jugement de valeur, une opinion. Les deux paraboles occupent des positions centrales dans une forme dont les contours vont être maintenant tracés. Les exégètes ne pouvaient imaginer qu’un Messie reviendrait des enfers. Et bien ils ont eu tort. Voici pourquoi…

    SPECIFICATION FONCTIONNELLE DE L’EVANGILE SELON LOUIS

    Ce schéma résume les paraboles et les récits qui ont été commentés. Seuls les chemins des serviteurs et du voyage y figurent car il regroupe plus d’une parabole. Les paraboles sans thème précis sont des paraboles d’informations.


    CONSTRUCTION DE LA CROIX…

    Tous les récits que nous avons sélectionnés pour l’analyse à partir du programme ont un inconvénient majeur. Le symbole de la croix est absent. Le symbole ne figure même pas dans la parabole du samaritain qui est la crucifixion cryptée. L’idée de construire une croix a été une intuition soudaine, peut-être venant du film le nom de la Rose. Les seuls matériaux de construction sont les récits et les paraboles. Mon imagination fertile me conduisit à formuler des hypothèses qui se sont révélées payantes. Le programme principal et les deux chemins forment les deux branches de la croix. Le programme principal est la branche horizontale. La deuxième branche se subdivise en deux parties. La partie qui pointe vers le ciel est le chemin des serviteurs de Dieu et la partie qui pointe vers le bas est le chemin du voyage.

    La branche horizontale regroupe la parabole des 10 vierges (Mat 25.1), la parabole des talents (Mat 25.14) et le récit du jugement dernier (Mat 25.31). La branche qui pointe vers le ciel regroupe la parabole du serviteur usant de violence (Mat 24.45), plus connu sous le nom de serviteur fidèle et avisé, la parabole de l’économe infidèle (Luc 16.1) et la parabole des deux fils (Mat 21.28). La branche qui pointe vers la terre regroupe le récit des messagers (Luc 9.51), le récit de la rencontre avec la samaritaine (Jean 4.6), la parabole du bon samaritain (Luc 10.33) et la parabole de l’ami importun (Luc 11.6). Elle est le chemin critique dont nous avons abondamment parlé lors de l’exégèse des récits correspondants.

    La branche horizontale ne nécessite pas de plan car elle comporte trois unités logiques de mots. Elle a un centre, la parabole des talents et deux branches symétriques (Vierges et jugements derniers). L’ordre n’a aucune importance puisqu’il est donné par la géométrie de la croix. Par contre pour les branches pointant vers le ciel et la terre, il faut une logique, un plan de construction. Le chemin du ciel est le plus facile à déterminer. Dans tous les cas nous avons des serviteurs. Le nombre de serviteur va déterminer le plan de construction du chemin du ciel. Dans la parabole du serviteur usant de violence, il y’a un serviteur. Mais ce dernier est mis en pièce. Il ne l’est pas forcément, mais nous recherchons une idée décontextualisée. Nous allons valoriser la parabole à néant. Le zéro n’était pas connu en araméen ; rien ou néant fera donc l’affaire. Rien est inférieur à 1 donc la règle de construction est valide. La parabole de l’économe infidèle, comporte un serviteur, le serviteur ou l’économe de l’homme riche. La parabole de l’enfant prodigue comporte deux serviteurs, les deux fils car l’homme est Dieu et tout ce qui est en dessous de Dieu est un serviteur. Nous avons donc la suite néant, 1 et 2.

    La branche pointant vers la terre a donné plus de fil à retordre. La parabole de l’ami importun comporte une constante : Trois pains sont à partager. En outre, le cerveau est bombardé de chiffre trois ou de rythme ternaire : trois amis et rythme ternaire des versets 11.9, 11.10 et 11.11/12. Trois est le bon choix pour la parabole de l’ami importun. De même la parabole du bon samaritain contient une constante. Le bon samaritain donne deux pièces d’argent à l’aubergiste. Deux est le bon choix pour la parabole du bon samaritain d’autant plus qu’il existe beaucoup de groupe de deux personnes dans cette parabole : Jésus et le docteur de la loi, le lévite et le prêtre, les deux brigands, le samaritain et l’aubergiste. Les paraboles du bon samaritain et de l’ami importun sont les plus faciles, les constantes sont données.

    Les deux dernières paraboles sont beaucoup plus difficiles à ordonner. Dans le récit de la rencontre avec la samaritaine, les constantes ne permettent pas de faire un choix : sixième heure, quatre mois, deux jours. Il faut réfléchir. Nous avons déjà deux et trois. Il nous manque néant et un car le raisonnement est analogue avec le chemin du ciel. Je ne cherche pas quatre et cinq. Il nous faut une règle logique qui permette de déterminer la valorisation des récits de la samaritaine et du récit des messagers. Nous avons un indice, les gens semblent être à peu près impliqués dans les paraboles deux et trois : trois amis, groupe de deux.

    Cherchons quelque chose de caché et d’inhabituel. Dans le récit de la samaritaine, Jésus est laissé tout seul pendant un laps de temps indéterminé. Voilà qui est inhabituel. Ses disciples sont allés chercher des vivres et la samaritaine arrive pendant que Jésus est assis seul près du puit. Nous avons donc un Jésus tout seul. Dans le récit des messagers, nous avons zéro Jésus (ou néant) en décontextualisant la locution « Il [Jésus] devait être enlevé du monde ». Nous avons notre suite de nombre néant, 1, 2 et 3. Trois des quatre paraboles du chemin du voyage sont dans l’évangile synoptique de Luc. La suite de nombre ne contrevient pas à l’ordre synoptique donné par Luc. C’est une confirmation intéressante. La suite d’évènement que nous avons décrite dans la partie relatant les péripéties du voyage suit cette chronologie correcte. La parabole de l’ami importun arrive dans un quatrième temps et ne souffre d’aucune incertitude interprétative : Jésus est bien vivant dans cette parabole. Cette dernière fait nécessairement suite à la crucifixion symbolisée par la parabole du bon samaritain. Si le voyage se poursuit, la seule interprétation possible est un Christ en vie. Dieu et le Dieu des vivants.

    Nous avons tout ce qu’il nous faut pour construire une croix. Nous faisons l’hypothèse que les valorisations à néant sont celles contiguës à la branche horizontale. Cette hypothèse sera confirmée par la suite. Ci-dessous la croix obtenue en respectant notre plan de construction. L’inversion du jugement dernier avec les dix vierges n’a aucune importance. Si vous regardez la croix par derrière, les dix vierges seront à droite.


    Nous allons maintenant vérifier si nous pouvons reconstituer le corps du Christ grâce à notre croix. Nous avons fait un certain nombre d’hypothèse pour sa construction. La construction doit être cohérente avec la place des parties du corps. La tête ne doit pas être localisée dans la parabole de l’ami importun par exemple. Ces hypothèses vont nous aider à choisir les bonnes parties du corps. Choisir avec discernement et bon sens et accepter le minimum de bruit possible. Il ne s’agit pas non plus de faire vingt-cinq sauts sémantiques pour trouver ce que nous cherchons.

    LE CORPS DE CHRIST SUR LA CROIX…

    LES PIEDS (PARABOLE DE L’AMI IMPORTUN)

    Reprenons l’association des deux paraboles effectuée lors du récit du voyage. Le chiffre d’ordonnancement sur la croix associé à la parabole de l’importun est le plus élevé : trois. Plus le nombre est élevé, plus la partie du corps trouvée doit être basse. L’hypothèse est raisonnable.

    Source : Evangile selon Luc (programme appelant, parabole de l’ami importun)
    11.5 Il leur dit encore: Si l’un de vous a un ami, et qu’il aille le trouver au milieu de la nuit pour lui dire: Ami, prête-moi trois pains,
    11.6 car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir,
    11.7 et si, de l’intérieur de sa maison, cet ami lui répond: Ne m’importune pas, la porte est déjà fermée, mes enfants et moi sommes au lit, je ne puis me lever pour te donner des pains,
    11.8 je vous le dis, même s’il ne se levait pas pour les lui donner parce que c’est son ami, il se lèverait à cause de son importunité et lui donnerait tout ce dont il a besoin.
    11.9 Et moi, je vous dis: Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira.
    11.10 Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.
    11.11 Quel est parmi vous le père qui donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain? Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d’un poisson?
    11.12 Ou, s’il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion?
    11.13 Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint Esprit à ceux qui le lui demandent.
    Source : Evangile selon Matthieu, (Envoi des douze, Information additionnelle)
    10.1 Puis, ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité.
    10.2 Voici les noms des douze apôtres. Le premier, Simon appelé Pierre, et André, son frère; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère;
    10.3 Philippe, et Barthélemy; Thomas, et Matthieu, le publicain; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée;
    10.4 Simon le Cananite, et Judas l’Iscariot, celui qui livra Jésus.
    10.5 Tels sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes: N’allez pas vers les païens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains ;
    10.6 allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
    10.7 Allez, prêchez, et dites: Le royaume des cieux est proche.

    10.8 Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.
    10.9 Ne prenez ni or, ni argent, ni monnaie, dans vos ceintures;
    10.10 ni sac pour le voyage, ni deux tuniques, ni souliers, ni bâton; car l’ouvrier mérite sa nourriture.
    10.11 Dans quelque ville ou village que vous entriez, informez-vous s’il s’y trouve quelque homme digne de vous recevoir; et demeurez chez lui jusqu’à ce que vous partiez.
    10.12 En entrant dans la maison, saluez-la;
    10.13 et, si la maison en est digne, que votre paix vienne sur elle; mais si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne à vous.
    10.14 Lorsqu’on ne vous recevra pas et qu’on n’écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.

    Il n’y aucune notion de partie du corps dans la parabole du chemin critique. Nous sautons donc au récit auxiliaire qui lui est directement associé et nous trouvons, comme par hasard, les pieds.

    LES JAMBES (Parabole du bon samaritain)

    La partie du corps liée à la parabole du bon samaritain m’a donné beaucoup de fil à retordre car je ne connais pas le grec. Nous allons faire appel à nos sauts habituels pour déterminer la partie du corps. Nous nous attendons à trouver la partie du corps juste au-dessus des pieds. Il est clair que le danger est de voir ce que l’on veut voir. Si rien de pertinent n’était trouvé, le modèle entier s’écroulerait et la spécification fonctionnelle devrait être revue. Certains liens sont évidents, d’autres le sont moins.

    Source : Evangile selon Luc (programme appelé : parabole du bon samaritain)
    10.30 Jésus reprit la parole et dit: «Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba entre les mains de brigands qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s’en allèrent en le laissant à moitié mort.
    10.32 De même aussi un Lévite arriva à cet endroit; il le vit et passa à distance.
    Cible : Evangile selon Jean (programme appelé : Récit de la crucifixion)
    19.33 S’étant approchés de Jésus, et le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes;

    Les mots grecs ἔρχομαι erchomai (arriver) et εἴδω eidō (voir) sont utilisés dans le cas du lévite et des soldats. Ils suggèrent une analogie de situation. On se déplace assez pour voir s’il y a un mort ou pas. Le saut nous ramène la partie de corps jambe qui est juste au-dessus des pieds. Le mot jambe est répété 3 fois dans la bible : Jean 19.31, 19.32 et 19.33. L’Evangéliste n’a pas laissé le choix. La parabole du bon samaritain est représentée par les jambes.

    LES GENOUX (Guérison des 10 lépreux)

    Nous avons épuisé notre lot de lien partant de la parabole du bon samaritain. Le récit de la guérison des 10 lépreux est une option intéressante pour découvrir d’autres parties du corps.

    Source : évangile selon Luc (Programme appelant : Récit de la guérison des 10 lépreux)
    17.11 Jésus, se rendant à Jérusalem, passait entre la Samarie et la Galilée.
    17.12 Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Se tenant à distance, ils élevèrent la voix, et dirent:
    17.13 Jésus, maître, aie pitié de nous!
    17.14 Dès qu’il les eut vus, il leur dit: Allez-vous montrer aux sacrificateurs. Et, pendant qu’ils y allaient, il arriva qu’ils furent guéris.
    17.15 L’un deux, se voyant guéri, revint sur ses pas, glorifiant Dieu à haute voix.
    17.16 Il tomba sur sa face aux pieds de Jésus, et lui rendit grâces. C’était un Samaritain.
    17.17 Jésus, prenant la parole, dit: Les dix n’ont-ils pas été guéris? Et les neuf autres, où sont-ils?
    17.18 Ne s’est-il trouvé que cet étranger pour revenir et donner gloire à Dieu?
    17.19 Puis il lui dit: Lève-toi, va; ta foi t’a sauvé.
    Source : évangile selon Marc (programme appelé, Récit de la guérison d’un lépreux)
    1.40 Un lépreux vint à lui; et, se jetant à genoux, il lui dit d’un ton suppliant: Si tu le veux, tu peux me rendre pur.
    1.41 Jésus, ému de compassion, étendit la main, le toucha, et dit: Je le veux, sois pur.
    1.42 Aussitôt la lèpre le quitta, et il fut purifié.
    1.43 Jésus le renvoya sur-le-champ, avec de sévères recommandations,
    1.44 et lui dit: Garde-toi de rien dire à personne; mais va te montrer au sacrificateur, et offre pour ta purification ce que Moïse a prescrit, afin que cela leur serve de témoignage.
    1.45 Mais cet homme, s’en étant allé, se mit à publier hautement la chose et à la divulguer, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer publiquement dans une ville. Il se tenait dehors, dans des lieux déserts, et l’on venait à lui de toutes parts.

    La guérison des lépreux est soit collective soit individuelle. La purification est donnée à 10 personnes dans le récit lié à la parabole du bon samaritain. La guérison individuelle est relatée dans 3 récits quasiment identiques. L’analyse du choix du texte de Matthieu est nécessaire car nous ne devons pas donner l’impression que nous choisissons ce que nous voulons. Le verset 1.41 de Matthieu n’est pas présent dans les autres récits. Il augmente l’intensité du lien avec la guérison des 10 lépreux par le mot compassion. Une amusante symétrie centrale autour de la pitié apparaît dans l’ensemble des 3 paraboles liées. Cette symétrie semble montrer un degré d’intentionnalité significatif. L’Evangéliste adore les symétries, nous l’avons vu dans la parabole de la Onzième Heure.

    10.33 Mais un Samaritain qui voyageait arriva près de lui et fut rempli de compassion lorsqu’il le vit (Parabole du bon samaritain, Luc)
    17.13 Jésus, maître, aie pitié de nous! (Guérison des 10 lépreux, Luc)
    1.41 Jésus, ému de compassion, étendit la main, le toucha, et dit: Je le veux, sois pur (Guérison d’un lépreux, Marc)

    Le polymorphisme du verset d’agenouillement est tellement massif qu’on se demande s’il est le fruit du hasard. Cela me rappelle un jeu de mon enfance.

    5.12 Jésus était dans une des villes; et voici, un homme couvert de lèpre, l’ayant vu, tomba sur sa face, et lui fit cette prière: Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur (Luc – tu refroidis, tu refroidis !)
    8.2 Et voici, un lépreux s’étant approché se prosterna devant lui, et dit: Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur (Matthieu – t’es tiède, t’es tiède !)
    1.40 Un lépreux vint à lui; et, se jetant à genoux, il lui dit d’un ton suppliant: Si tu le veux, tu peux me rendre pur (Marc – tu brûles, tu brûles !)

    Bien sûr, j’ai demandé à HAL 9000 de faire quelque petite recherche pour fabriquer de l’intuition. Le couple sémantique lépreux/compassion fonctionne très bien pour expliquer l’association des récits de guérisons. Si on ajoute la liaison mot à mot sacrificateur et le parallélisme entre la guérison et la purification, alors le caractère solide de la liaison est établi. La guérison des 10 lépreux renvoie les genoux comme partie du corps. Les genoux font partie des jambes. Par conséquent la parabole des 10 lépreux est incluse dans la parabole des samaritains. Nous avons eu raison de ne pas l’ajouter au chemin critique du voyage ; c’est un récit auxiliaire. Les pieds (Luc 17.16) sont du bruit. La perfection alerterait trop facilement. Le mot est très présent dans la bible et il a déjà été utilisé pour la parabole de l’ami importun. Rien n’empêche qui que ce soit de bâtir une nouvelle croix basé sur le pied et pas sur le genou. Bonne chance. Il faut tout reconstruire en partant du début. Trouvé une nouvelle justification pour les positions et être cohérent au niveau du corps.



    LE BAS VENTRE (Parabole de la samaritaine)

    Source : Evangile selon Luc, Récit de la samaritaine
    4.6 Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué du voyage, était assis au bord du puits. C’était environ la sixième heure

    Avec le bas ventre, nous rentrons dans des considérations tendancieuses. L’Evangéliste va suggérer les parties du corps et non les mentionner explicitement. Le Christ est assis au bord du puit. On est assis avec ses fesses et le puit est une verticale qui suggère la branche verticale de la croix. L’angle entre le ventre et les jambes dépend de la hauteur à laquelle vous êtes assis. Nous ne connaissons pas la hauteur du bord du puit. Lorsque vous êtes affalés dans votre divan en regardant bêtement la télé, l’angle est peu important et pourtant vous êtes assis. Lorsqu’on vous attendez votre train, la SNCF vous met gracieusement un dispositif tellement haut qu’on se demande s’il sert vraiment à s’asseoir.

    La première lecture du récit de la samaritaine fait planer une accusation d’impudicité. Lorsqu’on vous dit que vous avez eu cinq maris et que celui que vous avez présentement n’est pas le vôtre, il plane un fort doute de jambe en l’air non autorisée. Ce ne sont pas les jambes dont il est question dans le récit de la samaritaine mais des parties génitales.

    Le récit de la samaritaine renvoie donc les fesses et les parties génitales qui caractérisent bien le bas ventre.

    LE VENTRE (Récit des messagers)

    Source : Evangile selon Luc
    9.51 Lorsque le temps où il devait être enlevé du monde approcha, Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem.
    9.52 Il envoya devant lui des messagers, qui se mirent en route et entrèrent dans un bourg des Samaritains, pour lui préparer un logement.
    9.53 Mais on ne le reçut pas, parce qu’il se dirigeait sur Jérusalem.
    Source : Evangile selon Marc
    7.19 Car cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, puis s’en va dans les lieux secrets, qui purifient tous les aliments.
    Source : Evangile selon Matthieu
    15.17 Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche va dans le ventre, puis est jeté dans les lieux secrets?

    Le récit des messagers baigne dans le mystère. Le bourg des samaritains est un lieu secret. La clé est toute trouvée. Elle peut sembler arbitraire logiquement ; affectivement elle est très puissante car elle est bien le nœud du récit. Le verset 7.19 est parfait et nous renvoie le ventre. Le cœur est un organe, pas une partie visible du corps. Le verset 15.17 est encore recevable dans le sens où la bouche n’est pas juste au-dessus du bas ventre. HAL 9000 nous a fait quelque recherche, tout d’abord sur le ventre puis sur les lieux secrets pour tester la négation logique.

    Recherche sur le mot clé : Ventre

    Source : Evangile selon Matthieu
    12.40 Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson, de même le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre.
    19.12 Car il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère; il y en a qui le sont devenus par les hommes; et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne.

    Recherche sur les mots clefs : lieu(x) secret(s)

    Source : Evangile selon Matthieu
    6.6 Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.
    6.18 Afin de ne pas montrer aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.

    LES MAINS LES BRAS LA POITRINE DOIGT EPAULE (Programme principal)

    Je vais vous surprendre. Je ne vais faire aucun effort pour la branche horizontale. Il y’a deux raisons à cela. Pour comprendre la première raison, parcourez le programme principal. En 46 versets, une seule mention directe d’une partie du corps, c’est peu. On pourrait ergoter. Les dents (25.30) sont une partie du corps. Elles seront une partie du corps lorsque la tête sera étudiée. En tout état de cause, les dents ne sont pas au niveau de la branche horizontale où l’on s’attend à avoir des doigts, des mains, des bras et des épaules. Le grincement de dent n’est que du bruit. Le programme principal contient trop de mot et il est vierge de toute instruction de saut pour la recherche des parties du corps. La recherche des membres de la branche horizontale n’aboutira qu’à un seul résultat : aucune intentionnalité ne sera détectée, sauf celle de l’obstiné. Un mot serait pris comme clé de saut et vous mènerait où vous avez décidé qu’il vous mène. Aucun intérêt.

    La deuxième raison tient dans le tableau complet que nous essayons de confirmer en cherchant les parties du corps. Autant il est crucial de confirmer l’ordre des paraboles pour la branche verticale autant il est inepte de vouloir à tout prix effectuer cette opération pour la branche horizontale. L’ordre des textes pour la branche horizontale n’a absolument aucune importance. Trois paraboles, un centre, deux extrémités interchangeables. L’évangéliste n’est pas esthète, il n’a aucun intérêt à ajouter des liens sémantiques. Chaque lien est un risque, les multiplier inutilement conduirait à donner trop facilement la puce à l’oreille. Le programme principal est central. Il est l’objet de toutes les attentions car il relate les évènements du jugement dernier. En multipliant les liens vers d’autres paraboles pour un bénéfice nul, le pot aux roses pourrait être découvert trop tôt.

    Pourtant, je vais proposer une approche. Ses résultats seront à prendre avec tous les conditionnels qu’il faut avoir l’honnêteté de mettre en exergue. Après un travail préparatoire de recherche effectué en compagnie d’HAL 9000, Nous partons du chapitre 25 pour sauter sur la parabole du publicain. Les liens sont intéressants. Les liaisons mot à mots sont pourtant peu nombreuses : homme, deux, justifié. Comme d’habitude elles n’emportent pas la décision. Le lien est entériné par la Onzième Heure. Le poid affectif de la Onzième Heure est énorme dans la philosophie du Christ. L’Amour Chrétien et L’Egalité constituent le testament philosophico-théologique de Christ, son importance ne peut pas être éludée dans la recherche des liens. Le chapitre 25 provoque la Onzième Heure. La parabole du publicain et du pharisien contient la Onzième Heure par la locution « Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé ». Il en découle un lien de bonne qualité. Nous récupérons la poitrine. Le publicain frappe sa poitrine en signe de repentir. Tous les membres des bras sont mobilisés, donc nous pouvons aussi récupérer les mains, les bras, les poignets, les coudes et les épaules. La suggestion vaut ce qu’elle vaut. Je ne tirerais aucune conclusion définitive car les membres de la branche horizontale ne sont pas structurant.

    De la parabole du pharisien et du publicain, un autre saut identifie un récit intéressant (Mat 23.1). Une seule liaison mot à mot est présente : pharisien. C’est très pauvre. Cependant, la locution « car ils disent et ne font pas » (Mat 23.3) renvoie de façon ironique au verset 18.11 et 18.12 de la parabole de Luc. Cette ironie révèle une certaine intentionnalité de l’évangéliste. En outre, les fardeaux pesants qu’on pose sur les épaules des hommes renvoient au symbole de la croix, voire au symbole du chemin de croix. Nous récupérons explicitement les doigts et les épaules. En cherchant d’autres occurrences, on s’aperçoit que les fardeaux présents chez Matthieu renvoient aussi les doigts qui ne touchent pas la croix. C’est un peu mystérieux.

    HAL 9000 me dit qu’il a trouvé cinq occurrences pour le mot bras. Parmi ces occurrences, une seule contient la notion puissante de Onzième Heure. Quelques liens mot à mot : serviteur, milieu. Nous pouvons ainsi récupérer le bras. Enfin, n’oublions pas le programme principal. La notion de main est clairement suggérée par les nombres : dix vierges, dix doigts. cinq sages + cinq folles = deux mains * cinq doigts.

    Source : Evangile selon Matthieu (programme principal appelant : chapitre 25)
    25.6 Au milieu de la nuit, on cria: Voici l’époux, allez à sa rencontre!
    25.13 Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure de la venue du Fils de l’homme.
    25.14 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens.
    25.15 Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit.
    25.17 De même, celui qui avait reçu les deux talents en gagna deux autres.
    25.22 Celui qui avait reçu les deux talents s’approcha aussi, et il dit: Seigneur, tu m’as remis deux talents; voici, j’en ai gagné deux autres.
    25.24 Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit: Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné;
    25.28 Otez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents.
    25.29 Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.
    25.31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire.
    25.37 Les justes lui répondront: Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire?
    25.46 Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle.
    Source : Evangile selon Luc (programme appelé, parabole du pharisien et du publicain
    18.9 Il dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres
    18.10 Deux hommes montèrent au temple pour prier; l’un était pharisien, et l’autre publicain
    18.11 Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même: O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain
    18.12 je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus
    18.13 Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant: O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur
    18.14 Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé
    Source : Evangile selon Matthieu
    23.1 Alors Jésus, parlant à la foule et à ses disciples, dit
    23.2 Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse.
    23.3 Faites donc et observez tout ce qu’ils vous disent; mais n’agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas
    23.4 Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt.
    Source : Evangile selon Matthieu
    11.45 Un des docteurs de la loi prit la parole, et lui dit: Maître, en parlant de la sorte, c’est aussi nous que tu outrages.
    11.46 Et Jésus répondit: Malheur à vous aussi, docteurs de la loi! Parce que vous chargez les hommes de fardeaux difficiles à porter, et que vous ne touchez pas vous-mêmes de l’un de vos doigts.
    Source : Evangile selon Marc
    9.35 Alors il s’assit, appela les douze, et leur dit: Si quelqu’un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous.
    9.36 Et il prit un petit enfant, le plaça au milieu d’eux, et l’ayant pris dans ses bras, il leur dit:

    LA TÊTE (Parabole du serviteur fidèle usant de violence)

    La parabole du serviteur fidèle va nous renvoyer plusieurs parties de la tête. La locution « mettra en pièce » est amusante car différentes parties, pièces du visage vont être renvoyées par la logique adoptée. L’Evangéliste a clairement voulu signifier quelque chose ici. Il ne manque pas d’humour.

    Source : Evangile selon Matthieu Un intendant fidèle et prudent
    24.51 il le mettra en pièces, et lui donnera sa part avec les hypocrites: c’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents.

    Sans recherche particulière, le Rédacteur nous met sur la voie. Les pleurs renvoient aux yeux et nous avons explicitement les dents. Le mot hypocrite a une très haute charge émotionnelle. Précédemment, le mot clé a servi à l’identification des menteurs. Nous allons demander à HAL 9000 de nous trouver toutes les parties du corps à partir du mot clé « hypocrite » et « souille ». Ce qui sort de l’homme et qui le souille est le mensonge. Le mensonge est une spécialité des hypocrites. Le verset suivant la localisation du mot clé pourra être comme d’habitude considéré. Mais la priorité va toujours au verset courant. Une petite tolérance est admise.

    Source : Evangile selon Matthieu
    6.16 Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air triste, comme les hypocrites, qui se rendent le visage tout défait, pour montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense.
    6.17 Mais quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage,
    7.5 Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère.
    15.11 Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme; mais ce qui sort de la bouche, c’est ce qui souille l’homme.
    Source : Evangile selon Marc
    7.6 Jésus leur répondit: Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, ainsi qu’il est écrit: Ce peuple m’honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi.
    7.15 Il n’est hors de l’homme rien qui, entrant en lui, puisse le souiller; mais ce qui sort de l’homme, c’est ce qui le souille.
    7.16 Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende.

    Source : Evangile selon Luc
    6.42 Ou comment peux-tu dire à ton frère: Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l’œil de ton frère.
    12.56 Hypocrites! Vous savez discerner l’aspect de la terre et du ciel; comment ne discernez-vous pas ce temps-ci?

    La moisson est impressionnante. Nous récupérons explicitement les dents qui sont visibles (Mat 24.51), le visage (Mat 6.16, 6.17), la tête (Mat 6.17), les deux yeux (Mat 7.5, Luc 6.42), la bouche (Mat 15.11), les lèvres (Marc 7.6), les oreilles (Mar 7.16). Le nez est suggéré dans le parfum (Mat 6.17) et l’articulation du cou est dérivée du mouvement de la tête de celui qui veut discerner la terre et le ciel (Luc 12.56). Une paire d’yeux aurait suffi au bonheur de la méthode. Pourquoi cette avalanche de mot pointant vers le visage ? Le Rédacteur signifie son intentionnalité tout simplement. Ne sentez-vous pas une voix, une petite musique cachée depuis 2000 ans qui met son grain de sel ?

    LA LUMIERE, L’AURA (Parabole de l’intendant infidèle loué pour sa prudence)

    La parabole de l’intendant infidèle révèle la lumière, l’Aura de Jésus. Elle ne nécessite pas de saut sémantique. Le retour d’information est immédiat.

    Source : Evangile selon Luc (programme appelé, parabole de l’économe infidèle)
    16.8 Le maître loua l’économe infidèle de ce qu’il avait agi prudemment. Car les enfants de ce siècle sont plus prudents à l’égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de
    lumière
    .

    CORPS DU CHRIST : LA COURONNE D’EPINE (Parabole du fils prodigue)

    Lorsqu’on lit la bible, on acquiert certains automatismes. La plus belle robe renvoie au manteau de pourpre, la forme de l’anneau renvoie à une couronne. Le saut sémantique est immédiat et utilise des symboles simples.

    Source : Evangile selon Luc, parabole des deux fils.
    15.20 Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa
    15.22 Mais le père dit à ses serviteurs: Apportez vite la plus belle robe, et l’en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds.

    Source : Evangile selon Matthieu

    27.28 Ils lui ôtèrent ses vêtements, et le couvrirent d’un manteau écarlate.
    27.29 Ils tressèrent une couronne d’épines, qu’ils posèrent sur sa tête, et ils lui mirent un roseau dans la main droite; puis, s’agenouillant devant lui, ils le raillaient, en disant: Salut, roi des Juifs!
    Source : Evangile selon Marc :
    15.17 Ils le revêtirent de pourpre, et posèrent sur sa tête une couronne d’épines, qu’ils avaient tressée.
    Source : Evangile selon Jean
    19.5 Jésus sortit donc, portant la couronne d’épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit: Voici l’homme.

    La parabole des deux fils renvoie sans conteste la couronne d’épine. Je ne serais pas étonné que le manteau de pourpre symbolise le corps maculé de sang de Jésus. On peut oublier les pieds encore une fois pour les mêmes raisons d’ubiquité sémantique. Le cou est plus gênant. Je vous laisse refaire une croix cohérente sur la base d’une parabole du fils prodigue renvoyant le cou en partie du corps. Pour éviter les effets de bord des genoux, des mains et de la tête, on sélectionnera préférentiellement Jean 19.5. Toutes ces parties du corps parasites font partie du jeu. Plus il y’a de bruit, moins l’Evangéliste risque d’être découvert. Il faut avoir une méthode, autrement, on peut se perdre. Et la méthode renvoie des résultats quasi exact dans certains cas (voir la tête).

    ILLUSTRATION

    En définitive, peu de bruit a été trouvé sur le chemin. La croix est construite et fait sens. La cohérence entre le corps et la croix est la preuve de l’intentionnalité de l’Evangéliste.


    DISCUSSION

    Le Christ semble pendouiller misérablement dans les représentations usuelles de la crucifixion.


    En comparant cette représentation à la croix obtenue à partir de la logique de l’Evangéliste, il saute aux yeux que la tête n’est pas placée au bon endroit dans les représentations populaires. L’Evangéliste a révélé toute son intentionnalité dans la tête. Christ a été élevé sur la croix. Il n’est pas hypocrite, son visage n’est pas défait (Mat 6.16) en dépit de la souffrance atroce. Il découvre des dents qui grincent à cause de la douleur. Sur son visage se lit un sourire surhumain. Il hoche la tête de la terre vers le ciel (Luc 12.56). Il répond par l’affirmative à la question que tout être humain se pose sur l’existence de Dieu. Il est en tête à tête avec l’Homme, son Père qui lui révèle l’avenir. Dieu a élevé le Christ hyperdominant sur la croix. Le dernier miracle de Christ est un miracle de Dieu. Tout le monde était là et tout le monde a vu le signe de Dieu. Le voile s’est déchiré, et le Royaume des morts et des vivants s’est confondu dans les ténèbres. La terre trembla. Le Christ a réuni le Royaume, des morts et des vivants, des vivants car Dieu est le Dieu des vivants. Le temps et la chair ne sont que des conditionnalités.

    Source : Evangile selon Jean
    8.28 Jésus donc leur dit: Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous saurez que je suis lui, et que je ne fais rien de moi-même, mais que je parle selon ce que le Père m’a enseigné.

    SYNTHESE

    Le récit du jugement dernier est le texte parfait pour ouvrir une conclusion. Il est sans doute le plus simple à comprendre. Les ambiguïtés sont maintenant clarifiées. La confusion prend son origine dans la parabole du fils prodigue. Elle impose une infinie précaution. La locution « fils de l’homme » doit être interprétée à la lumière du fils prodigue. Jésus est le frère du fils prodigue. Ils sont donc tous les deux des fils de l’homme, des fils de Dieu. Le fils prodigue reviendra de l’enfer et se repentira. La force de son repentir prouvera l’intensité du désespoir provoqué par le monde d’en bas et sa capacité à se souvenir de l’Amour Inconditionnel de Dieu. Dans le chapitre 24 évoquant le retour du fils de l’Homme, Jésus ne dit jamais explicitement qu’il est le fils de l’homme. Relisez ce chapitre. La logique de Christ est d’une ambiguïté redoutable dans ces versets.

    Source : Evangile selon Matthieu
    24.5 Car plusieurs viendront sous mon nom, disant: C’est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens.
    24.23 Si quelqu’un vous dit alors: Le Christ est ici, ou: Il est là, ne le croyez pas.
    24.24 Car il s’élèvera de faux Christs et de faux prophètes; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s’il était possible, même les élus.

    Ceux qui se proclameront être Jésus Christ mentiront. Il n’est pas le Messie qui reviendra à la fin des temps. La prophétie de l’Evangéliste est claire et nette. Le fils prodigue est le Messie qui établira le Royaume. La parabole qui symbolise l’alliance avec le ciel est celle dont la position est la plus haute sur la croix. L’alliance avec le ciel est sans ambiguïté. Dieu n’a même pas accordé la terre d’Israël à Jésus symbolisé par le chevreau ; Jésus crie justement à l’injustice mais les voies du Seigneur sont impénétrables. Le veau gras représente quelque chose de beaucoup plus étendu que le chevreau. Jésus reviendra à la résurrection avec les oiseaux du ciel. Le récit du jugement dernier décrit l’intronisation du fils de l’homme sur terre après son couronnement par Dieu dans les Cieux. Le frère de Jésus fera œuvre de justice. Il nous reste un problème logico statistique à régler, un remue-méninge à démêler.

    Source : Evangile selon Matthieu
    25.40 Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites.

    Le plus petit des frères est le fils de l’homme avant son intronisation. Si vous ne prenez pas soin de lui, le châtiment éternel guette. L’enjeu de la parabole est d’identifier le plus petit des frères. Lorsqu’on fait l’examen des maux qui frappent les plus petits, on bute sur une indétermination circonstancielle. On peut mourir de faim, de soif et de maladie. La prison et la nudité sont infâmantes. Le rejet d’un groupe étranger est aussi grave de conséquence. A la lecture des plaies, on ne peut pas dériver les circonstances qui entourent le mauvais sort du plus petit. On ne sait pas à quel plus petit se vouer. L’Evangéliste a pourtant laissé trois indices structurants. Le premier indice identifié dans chronique du Royaume est la prison qui pointe vers l’amour chrétien qui supprime une conditionnalité primordiale vers l’amour: le bien et le mal justifie la prison mais il n’empêche pas la visite. Le deuxième indice est bâti sur une symétrie miroir. D’un côté les soins prodigués par les justes, de l’autre l’indifférence qui condamne les méchants.

    Source : Evangile selon Matthieu
    25.35 Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli;
    25.36 j’étais nu, et vous m’avez vêtu; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi.
    25.42 Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire;
    25.43 j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.

    Dans le verset 25.36, la maladie est séparée de la prison. Dans le verset 25.43, les deux plaies sont concomitantes. La logique des tables de vérité de Boole est utilisée. Etre en prison ET malade est différent de l’indétermination régnant dans le verset 25.36 où tous les cas sont possibles, comme en mécanique quantique. L’Evangéliste attire notre attention par rupture de symétrie. Tout esprit logique sursaute à la lecture du verset 25.36 et 25.43. Le troisième indice emporte le lecteur vers la réponse définitive. Le mot prison est traduit du grec phylakē. Il existe une autre traduction qui le rapproche du mot « veille » ou « personne qui veille ». Si vous considérez le verset 12.38 de Luc, phylakē est traduit par veille. La notion de veille, ou être sur ses gardes équivaut à la notion de magistère dans le Nouveau Testament. Lorsque Jésus confie ses biens à ses trois serviteurs, il entend que l’on veille sur eux. C’est le magistère de Christ symbolisé dans la parabole des talents. A la fin de la parabole des dix vierges, l’ordre est clair : il faut veiller. C’est le magistère de Pierre. La troisième veille se situe dans le récit du jugement dernier, le magistère du fils prodigue commence par une maladie et une personne qui le garde, qui veille. Le fils de l’homme est perdu chez satan au milieu des pourceaux réceptacles de l’esprit impur légion (Mar 5.9, Luc 8.30). Christ est en contact avec satan et de son esprit impur dans le désert. En d’autres termes, la folie est clairement associée à satan dans l’Esprit de Christ. Lorsqu’on est malade et gardé, on est fou ou à l’hôpital tout simplement. Le magistère du fils prodigue commencera dans un établissement de soin pour les fous. Le voyage inversé du fils prodigue emboîte le pas à cette interprétation logique. La soumission à satan est une folie. Jésus a résisté dans le désert, son frère s’est laissé entraîner. Le nœud de leurs destinées réside dans cette croisée des chemins. Résistance pour l’un et repentir pour l’autre.

    J’oubliais, qu’est devenu notre suspect lévite de la parabole du bon samaritain ? Voici la recette pour comprendre : Associer la parabole du bon samaritain avec la parabole du pharisien et du publicain. Le publicain se repent, c’est bon signe. Mais pourquoi ? Associer la parabole du pharisien et du publicain avec la parabole du juge inique ; elles sont contiguës. La ville du juge est Jérusalem, la veuve est Matthieu qui a perdu un corps et qui a senti un coup fourré. Il rompt la tête du juge inique, Pilate, qui est inique du point de vue de la veuve. Le repentir est expliqué : on a dû lui dire de la mettre en veilleuse. Peut-être a-t-il été mis dans la confidence ? Ces récits nous paraissent sans importance. Il ne l’était pas au moment où l’Eglise s’est constituée. Le voyage ne pouvait être dévoilé.

    CONCLUSION

    Les conclusions sont des fenêtres ouvertes sur les mondes. En ouvrant toutes les fenêtres en même temps, l’air frais qui entre dans la maison balaie tout sur son passage. Après la lecture de cette exégèse, il est impossible de douter de l’intentionnalité de l’Evangéliste. Admettons la mauvaise foi. Comment expliquer la cohérence de la croix et du corps? Il est impossible de me reprocher d’avoir vu ce que je voulais voir. Vous pouvez toujours essayez de réaliser un bonhomme sur un 1100 GSXR avec la même méthode, vous allez renoncer très vite. Les quatre évangiles sont un entonnoir qui conduit à la croix. Les entonnoirs, ça me connait, je les porte comme un diadème. Chacun sa croix…

    Tous les chemins que j’ai empruntés sont justifiés logiquement. Les règles employées sont ad hoc, elles varient, du bruit existe. Le langage ne devait pas être déchiffré avant longtemps. Admettons la foi fanatique. L’évangéliste aurait écrit sans s’apercevoir de la centralité d’une croix dessinée par Dieu dans le Nouveau Testament. Cette hypothèse se moque du monde. Le Rédacteur est parti de la croix et a construit ou enrichi le récit biblique en fonction de cette forme. La croix valide l’ordre du chemin du voyage et du chemin des serviteurs. Elle valide aussi la méthode des mots utilisés en tant que balise sémantique à plusieurs échelles.

    Par ailleurs, l’intentionnalité de l’Evangéliste est caractérisée au-delà d’un doute raisonnable. Surtout, elle confirme la méthode décrite dans l’introduction : le Nouveau Testament possède un langage quasi informatique basé sur des liens sémantiques et des analogies situationnelles. La méthode crache du sens et du résultat. Aucun mot, aucun personnage n’est innocent. La croix ne valide pas l’identification des personnages dans les paraboles mais sa logique commande à l’exégète audacieux de ne pas s’arrêter en si bon chemin. Tout conspire à l’emprunter jusqu’au bout. Le récit derrière les paraboles ne disqualifie pas les préceptes moraux. La validité de cette double lecture est fascinante. La personne qui a écrit les Evangiles possède une intelligence surnaturelle dans le domaine du symbolisme. La quête de l’intentionnalité a été voulue par l’auteur des Evangiles. Elle symbolise la quête de l’intentionnalité dans le monde. La quête de Dieu.

    Les allusions fréquentes à l’informatique ne doivent pas égarer. Le Rédacteur ne connaissait pas le langage des machines. La lecture de l’Ancien Testament est une mine de mots qui se font écho. Il a extrait des concepts simples, des invariants du langage des Ecritures. Il en a fait son propre langage : le logos, la logique. Le résultat ? Un puzzle qui a résisté à deux mille ans d’intense questionnement par les esprits les plus brillants. Le Rédacteur est doté d’une intelligence surnaturelle. Il connaît par cœur les affects et la logique, les deux mamelles auxquelles s’abreuve l’Esprit.

    Deux mille ans d’intense questionnement sur le Livre Saint n’ont pas pu trouver le chemin de la Croix. Une explication est nécessaire. Plusieurs raisons peuvent être avancées. Le Nouveau Testament est une révélation, rien ne saurait y être caché. Pourtant une puce mordille l’oreille de manière insistante. Certaines paraboles sont hermétiques. Jésus cache quelque chose. Le Rédacteur lui emboîte le pas et fabrique un récit derrière le récit. Personne ne le découvre. Vous connaissez tous les blagues des carambars, personne n’irait imaginer qu’un code secret cache le numéro de téléphone de la Grande Sophie, son restaurant préféré et ses périodes de célibat. Personne ne peut déchiffrer le code car le prérequis est de vouloir déchiffrer. Ce vouloir est endormi, anesthésié ou annihilé par le rire ou le sacré. En outre, les paraboles ont un contenu moral unitaire qui empêche d’avoir une vision du système intégré narratif construits par les liens sémantiques. Votre affectivité prime sur la logique. Le Rédacteur vous connaît bien. Il exploite cette faille dans votre système. Il fallait bien y cacher un récit pour protéger des pièces maîtresses de l’échiquier du Christ. Jésus n’a pas réservé l’exclusivité de son amour aux pauvres, il a ouvert le cœur des puissants. Claudia, Ponce, Santo subito !

    Vous connaissez la différence entre le meilleur des journalistes français et le moins bon des consultants ? Le consultant pose les bonnes questions. Qui est le Rédacteur des Evangiles ? Qui avait le temps, le calme et les moyens ? Pourquoi les sauts sémantiques se jouent-ils des barrières des quatre Livres ?

    Pour le reste, je vous laisse méditer les conséquences. Trois fois rien. Conflagration.

    Je voudrais remercier la naïveté rafraichissante et distrayante des athées. Les simples d’esprit ont une place réservée dans le Royaume, N’ayez pas peur!

    Michel OnfrayLawrence Krauss & Richard Dawkins

     

    Je voudrais sérieusement remercier les sites suivant pour l’aide gratuite donc inconditionnelle qu’ils m’ont apportée: info-bible, Blue Letter Bible, Témoignage Chrétien et bien sûr Wikipédia.

    Cet article est protégé par copyright. Pour toutes citations, utiliser le lien http://wp.me/p1D40t-1vN. Merci.

    EPILOGUE

    Nous allons maintenant associer des chiffres aux textes présents sur la croix. Pour la branche verticale, l’opération a déjà été effectuée. La valorisation de la branche horizontale est nécessaire pour obtenir ce que les informaticiens appellent une checksum. En simplifiant, lorsque des données sont sauvegardées, elles sont stockées sous formes de chiffres. La sauvegarde concomitante de la somme de ces chiffres permet une vérification de cohérence des données. Le manque de fiabilité des supports de sauvegarde conduit à ce genre de contrôle. Le processeur s’assure ainsi de la consistance des données aux prochains accès. Lorsqu’il accède une nouvelle fois aux données, il refait une somme et la compare à la checksum stockée. Si la comparaison est identique, les données sont consistantes.

    Un saut sémantique est nécessaire pour obtenir une valeur pour la parabole des vierges, la parabole des talents et le récit du jugement dernier. J’ai trouvé le récit lié en demandant à HAL 9000 de me faire une petite recherche sur le mot clé « noce » que je n’avais pas beaucoup utilisé jusqu’ici. Je vous laisse faire l’analyse des liens. On est dans le domaine de l’association écrasante en terme sémantique et situationnel.

    La parabole n’est pas sur le chemin des serviteurs pour une première raison formelle. Le nombre de serviteur est indéterminé ; le positionnement sur la croix est impossible. L’indétermination subsiste même après la contextualisation Jean, Jacques, Pierre car le maître sert dans le verset 12.37. Selon les points de vue, on a 4 ou 3 serviteurs. Un nombre indéterminé de serviteur laisse ce texte à l’écart de la croix. La parabole est donc une parabole d’information, pas une parabole structurant la croix.

    Source : Evangile selon Matthieu (Programme principal appelant)
    25.1 Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l’époux.
    25.3 Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d’huile avec elles;
    25.4 mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l’huile dans des vases.
    25.7 Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes.
    25.8 Les folles dirent aux sages: Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.
    25.10 Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.
    25.11 Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous.
    25.13 Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure.
    25.14 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens.
    25.15 Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit.
    25.18 Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un creux dans la terre, et cacha l’argent de son maître.
    25.19 Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte.
    25.21 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
    25.23 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
    25.24 Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit: Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné;
    25.26 Son maître lui répondit: Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que j’amasse où je n’ai pas vanné;
    25.30 Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.
    25.31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire.
    Source : Evangile selon Luc
    12.35 Que vos reins soient ceints, et vos lampes allumées.
    12.36 Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces, afin de lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera.
    12.37 Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant! Je vous le dis en vérité, il se ceindra, les fera mettre à table, et s’approchera pour les servir.
    12.38 Qu’il arrive à la deuxième ou à la troisième veille, heureux ces serviteurs, s’il les trouve veillant!

    Les textes du programme principal sont bien des textes liés à la reconnaissance. C’était l’hypothèse de chronique du Royaume. L’Evangéliste a eu une autre idée, il considère que l’unité principale est la veille, préalable logique de la reconnaissance. Le chapitre 25 rend compte de trois veilles, de trois moments, durées spécifiques où les chrétiens devront être ou auraient dû être sur leurs gardes. Les trois veilles du jardin des Oliviers montrent un Jésus pessimiste sur l’entreprise chrétienne. Rien n’est joué car tout le monde s’endort. La trahison de Judas ponctue un épisode un peu déprimant.

    La fin de la parabole des vierges où l’injonction d’être sur ses gardes est explicite (Mat 25.13) marque le début de la veille de l’église chrétienne. La parabole des talents représente la veillée lors du magistère de Jésus et ses prolongements inattendus. Le récit du jugement dernier représentera la veillée du magistère du frère de Jésus évoqué dans la parabole du fils prodigue. La première veille est passée comme le suggère le verset 12.38. La seconde s’ouvre et la troisième est l’eschatologie que tous les chrétiens espèrent inconsciemment : le frère de Christ sera l’artisan du jugement dernier.

    L’attention se porte de nouveau sur les serviteurs. La première contextualisation était une tentative erronée. Pierre, Jean et Jacques sont trois mais ils ne peuvent pas être les serviteurs. Ils vivent au 1er siècle et ne seront plus longtemps de la deuxième veillée et ne feront surement pas partie de la troisième veillée. Les trois serviteurs sont Jésus, Pierre et le frère de Christ. Le premier magistère de Christ a été soutenu par l’Esprit de Dieu dans la salle de noce. Jésus souhaite que ceux qui présideront aux destinées des deux magistères à venir soient aussi prêts à recevoir l’Esprit Saint qu’il l’a été. Ils demandent à tous de veiller. Chacun doit être sur ses gardes. L’Esprit Saint ne prévient pas. Il était présent dans la salle de noce du chapitre 25, il reviendra un jour ou l’autre. Il ne faudra pas le rater.

    Ainsi, le deuxième argument qui exclut le récit de la croix est d’ordre logique. La contextualisation de cette parabole nécessite l’identification du troisième magistère. Cette compréhension a une dépendance incontournable : la croix doit être construite entièrement sinon la parabole du fils prodigue et son voyage inversé n’est pas mise en avant en haut de la croix. Sans la croix, L’alliance avec le ciel n’est pas caractérisée, le troisième magistère est impossible à identifier.

    Veiller est le prérequis de la reconnaissance. Si tout le monde dort, alors tout le monde y passera tous car la conditionnalité de l’amour des non chrétiens l’emportera et la fin du monde nous grillera à petit feu à moins qu’une bombe A ou H se charge de nous définitivement. Logiquement, la parabole des talents aurait dû figurer en début de chapitre 25. Mais l’Evangéliste a voulu signifier que le voyage du Christ est au cœur de la religion chrétienne en le localisant au centre de la croix. La prophétie du fils prodigue et le Magistère de Christ sont les deux fondements messianiques de la religion chrétienne. Les trois magistères en sont le principe de communication. La communication de l’Esprit de Dieu, de L’Esprit Saint.


    La parabole du levain (Mat 13.33) livre son dernier secret. La symbolique des mesures de farine était la dernière inconnue identifiée dans écho du royaume. La femme représente Dieu dans sa capacité à donner la renaissance mentionnée dans le dialogue avec Nicodème. Le levain, dont le principe d’action est caché, représente l’Esprit Saint qui est insufflé aux trois mesures de farine. Les magistères de Christ, de Pierre et du Frère de Christ sont symbolisés chacun par une mesure de farine. Toute la pâte est levée grâce à l’action des trois Magistères. Le Royaume des Cieux est établi pendant le troisième magistère. Dans le système symbolique de Christ, la femme et l’homme symbolise Dieu tour à tour. La parabole du levain et la parabole du fils prodigue consacre la stricte égalité de l’homme et de la femme devant le Créateur. L’intervention de Christ en faveur de la femme lapidée obéit non seulement à la compassion mais aussi à un joyau implacable que Jésus nous a légué dans son testament philosophique. La Onzième Heure est le cœur du christianisme : Tout être humain est égal aux yeux de Dieu. Vous ne pouvez pas comprendre les pièces du puzzle cruciforme sans la Onzième Heure. La parabole du levain est une parabole de contrôle, le Rédacteur nous donne une confirmation que la logique qui nous a amené jusqu’ici est correcte.

    Source : Evangile selon Matthieu (La Bible Annotée)
    13.33 Le royaume des cieux est semblable à du levain, qu’une femme a pris et caché parmi trois mesures de farine.
    Source : Evangile selon Jean (dialogue avec Nicodème)
    3.3  Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.
    3.8  Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit.

    La symbolique du chiffre trois éclaire la parabole du figuier stérile. Les trois ans représentent les trois magistères. Dieu est celui qui a planté la croix rassemblant la communauté chrétienne. Jésus est le vigneron qui intercède auprès du Père et continue à s’occuper de la communauté des croyants. Il demande un répit. Si le Royaume de Dieu n’est pas établi par le troisième magistère, le figuier sera coupé. Cette parabole sonne comme un avertissement aux croyants. Veillez car vous ne savez ni le jour ni l’heure.

    Source : Evangile selon Matthieu
    13.6 Il dit aussi cette parabole: Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint pour y chercher du fruit, et il n’en trouva point.
    13.7 Alors il dit au vigneron: Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n’en trouve point. Coupe-le: pourquoi occupe-t-il la terre inutilement?
    13.8 Le vigneron lui répondit: Seigneur, laisse-le encore cette année; je creuserai tout autour, et j’y mettrai du fumier.
    13.9 Peut-être à l’avenir donnera-t-il du fruit; sinon, tu le couperas.

    Le programme principal contient trois veilles, trois magistères la valorisation des textes du chapitre 25 est immédiate :


    La somme des composants de la croix est 12, symbole des Douze Tribus d’Israël mais aussi et surtout de l’avènement du Royaume.

    Source : Evangile selon Matthieu
    Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. (La rue à côté de la onzième heure).

    Limahl / Never Ending Story
    Make believe I’m everywhere
    Matthieu 24.14: Cette bonne nouvelle du Royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations.
    Given in the light
    Matthieu 24.27 Car, comme l’éclair part de l’orient et se montre jusqu’en occident, ainsi sera l’avènement du Fils de l’Homme.
    Written on the pages
    Wikipedia : L’Hypertext Markup Language, généralement abrégé HTML, est le format de données conçu pour représenter les pages web.
    Is the answer to a never ending story
    Matthieu 25.46: … mais les justes à la vie éternelle

    Jean 16.33: Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde.

    Reach the stars
    Fly a fantasy
    Dream a dream
    And what you see will be
    Rhymes that keep their secrets
    Will unfold behind the clouds
    And there upon a rainbow
    Is the answer to a never ending story

    Desireless / Voyage Voyage
    Glisse tes ailes
    Sous le tapis du vent,
    Voyage voyage
    Eternellement
    Voyage voyage
    Dans tout le Royaume
    Voyage voyage
    Ne t’arrête pas
    Au-dessus des barbelés
    Des cœurs bombardés
    Regarde l´océan
    Voyage voyage
    Plus loin que la nuit et le jour
    Voyage voyage
    Dans l´espace inouï de l´amour

    La grande Sophie / La suite, le Milieu, La fin
    Avec des « si » on refait le monde
    J’en ai rêvées, j’en ai passées
    Des soirées sur des tapis
    Assis près du feu de cheminée
    Avec des gestes et des paroles
    En écoutant du rock’n’roll
    On voudrait que tout change et puis
    On attend la suite, l’après, le milieu, la fin du monde
    La suite, l’après, le milieu, la fin du monde
    Avec des « si » on refait le monde
    Avec des « si » on refait le monde
    Avec des « si » on refait le monde…


    Jean Jacques Goldman / Il suffira d’un signe
    Il suffira d’un signe, un matin
    Un matin tu es tranquille et serein
    Quelque chose d’infime, c’est certain
    C’est écrit dans nos livres, en latin
    Déchirées nos guenilles de vauriens
    Les fers à nos chevilles loin bien loin
    Tu ris mais sois tranquille un matin
    J’aurai tout ce qui brille dans mes mains

    Regarde ma vie tu la vois face à face
    Dis-moi ton avis que veux-tu que j’y fasse
    Nous n’avons plus que ça au bout de notre impasse
    Le moment viendra tout changera de place
    Et tu verras que les filles oh oui tu verras bien
    Auront les yeux qui brillent ce matin
    Plus de faim de fatigue des festins
    De miel et de vanille et de vin
    Il suffira d’un signe…
    L’acier qui nous mutile du satin !
    Nos blessures inutiles au lointain
    Nous ferons de nos grilles des chemins
    Nous changerons nos villes en jardins


    Toutes les fois où je déprime en voyant ce qui se passe dans le monde, je pense à la zone d’arrivée des passagers de l’aéroport de Londres ; de l’avis général nous vivons dans un monde de haine et de cupidité. Je ne suis pas d’accord. J’ai plutôt le sentiment que l’amour est présent partout ; il n’y a pas toujours de quoi en faire un roman mais il est bien là : père et fils, mère et filles, mari et femme, copains, copines, vieux amis… Quand les deux avions ont frappé les tours Jumelles, à ma connaissance aucun des appels téléphoniques de ces gens qui allaient mourir ne contenaient de message de haine ou de vengeance. C’étaient tous des messages d’amour. Si vous cherchez bien, j’ai la désagréable impression que vous constaterez qu’en définitive, nous sommes cernés par l’amour.


    Joey Ramone / What a wonderful world
    I see trees of green, red roses to0
    I see them bloom for me and you
    And I say to myself : what a wonderful world
    I see skies of blue and clouds of white
    Bright sunny days, dark sacred nights
    And I think to myself : what a wonderful world
    The colors of the rainbow are so pretty in the skies
    Are also on the faces of people walking by
    I see friends shaking hands saying : How do you do?
    They’re really saying I love you
    I see babies cry, I watch them grow
    They’ll learn much more than I’ll ever know
    And I think to myself : what a wonderful world


    CEM Monthey, The Toy Dolls & Europe / The final count-down
    W
    e’re leaving together,
    But still it’s farewell.
    And maybe we’ll come back
    To earth, who can tell ?
    I guess there is no one to blame
    We’re leaving ground (leaving ground)
    Will things ever be the same again ?
    It’s the final count-down.
    The final count-down

    We’re heading for Venus
    And still we stand tall
    ‘Cause maybe they’ve seen us
    And welcome us all, yeah.
    With so many light years to go
    And things to be found
    I’m sure that we’ll all miss her so.
    It’s the final count-down.
    The final count-down!

    Star trek 
    Espace, frontière de l’infini, vers laquelle voyage notre vaisseau spatial. Sa mission : explorer de nouveaux mondes étranges, découvrir de nouvelles vies, d’autres civilisations, et au mépris du danger avancer vers l’inconnu…

    Star wars
    Obi-wan Kenobi: Ce garçon est notre dernier espoir
    Yoda: Non il y en a un autre…


    Sabine Paturel / Les bêtises
    J’ai tout démonté tes tableaux
    J’ai tout découpé tes rideaux
    Tout déchiré tes belles photos
    Que tu cachais dans ton bureau
    Fallait pas m’quitter tu vois
    Il est beau le résultat
    Je fais rien que des bêtises
    Des bêtises quand t’es pas là
    J’ai tout démonté le bahut
    J’ai tout bien étalé la glu
    Comme t’étais toujours pas revenu
    J’ai tout haché menu menu
    J’ai tout brûlé le beau tapis
    J’ai tout scié les pieds du lit
    Tout décousu tes beaux habits
    Et mis le feu à la penderie
    Fallait pas m’quitter tu vois
    Il est beau le résultat
    Je fais rien que des bêtises
    Des bêtises quand t’es pas là
    Fallait pas casser mon cœur
    M’laisser sans baby sitter
    Je fais rien que des bêtises
    Des bêtises quand mes yeux pleurent
    J’ai tout renversé les poubelles
    J’ai tout pilé la belle vaisselle
    Attends c’est pas tout à fait tout
    J’ai aussi dépensé tous tes sous
    Fallait pas m’quitter tu vois
    Il est beau le résultat
    Je fais rien que des bêtises
    Des bêtises quand t’es pas là

    Evanescence / my heart is broken
    My heart
    s broken
    Sweet sleep, my dark angel
    Deliver us
    Change – open your eyes to the light


    Soundgarden / black hole sun
    Black hole sun. Won’t you come ?
    And wash away the rain?
    Black hole sun.Won’t you come? Won’t you come?
    In my shoes, A walking sleep and my youth I pray to keep
    Heaven send hell away

    Adele / Skyfall
    This is the end
    Hold your breath and count to ten
    Feel the earth move and then
    Hear my heart burst again
    For this is the end
    I’ve drowned and dreamt this moment
    So overdue I owe them
    Swept away, I’m stolen
    Let the sky fall
    When it crumbles
    We will stand tall
    Face it all together


    Where you go I go
    What you see I see
    I know I’d never be me
    Without the security
    Of your loving arms
    Keeping me from harm
    Put your hand in my hand
    And we’ll stand


    Liberté, égalité, Fraternité.  Ordre et progrès.

    ÊTES VOUS PRÊT ? ETES VOUS PRÊTS A PARTAGER L’INFINI ?

    QUE CELUI QUI A DES OREILLES ENTENDE, QUE CELUI QUI SAIT LIRE, LUISE! QUE CELUI QUI A DES YEUX BRILLE ET VEILLE ! VOUS NE CONNAISSIEZ NI LE JOUR NI L’HEURE, QUI VOUS A DIT QUE L’ANNEE NOUS ETAIT INCONNUE? EN 2016 TU VERRAS LA CROIX, C’EST ECRIT BLANC SUR NOIR DANS LE « JUGEMENT DERNIER ». réfléchissez avec le logos, et si vous ajoutez l’affect, le cœur, alors REPENTEZ VOUS CAR LE ROYAUME DE DIEU EST LA et IL VOUS CREVE LES YEUX.

    LalibertéGuidantLepeuple
    Le Royaume ou la mort! Le ciel nous offre l’envol de la noble colombe dont le nid fait battre le coeur du Christ.

    Matthieu 10:39 : « Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera ».
    Ainsi Parlait Zarathoustra : « Mais ainsi le veut notre qualité ; et j’aime ceux qui ne veulent point se conserver. Ceux qui sombrent, je les aime de tout mon cœur : car ils vont de l’autre côté. »

    Matthieu 21 : 41 Ils lui répondirent : « Il fera périr misérablement ces misérables, et il donnera la vigne en fermage à d’autres vignerons, qui lui remettront les fruits en temps voulu. » 42 Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs, c’est elle qui est devenue la pierre angulaire ; c’est là l’œuvre du Seigneur : Quelle merveille à nos yeux. 43 Aussi je vous le déclare : le Royaume de Dieu vous sera enlevé, et il sera donné à un peuple qui en produira les fruits

    Petrus

    Pour être libre, il faut beaucoup réfléchir. Pour l’égalité, il faut y penser chaque jour que Dieu fait. Pour être libre et égal, il faut être tour à tour, le premier et le dernier. A cette fin, il convient de rendre compte des vertus du dialogue et de son monologue intérieur. le Djihad! Oui! Contre soi ET pour les autres. Tous les autres sans distinction de race, de nationalité, de religion, de genre, de sexe, de couleur de peau, d’affinité politique, de caractère, de regard, de perspective, de tout ce que vous voudrez. La théorie de l’Esprit… Saint…. Républicain!

    Egalité + Liberté = Fraternité, équation de Barjavel.

    Tryptique
    Jésus + son frère = Royaume, équation théologique d’incomplétude de la VIE.

    Communisme = Royaume – Liberté = 666, Equation historique I
    Libéralisme = Royaume – Egalité = 666, Equation historique II

    Certitude + incertitude = Esprit , équation d’équilibre dynamique de l’Esprit Saint.
    Jésus + son frère + INCERTITUDE = Dieu, Equation de la sainte trinité.

    Moi ? j’ai juste fait le job. Et vous ?
    Mektoub. Amen. Alea jacta est.

     

     

     

     

     

    …. : Tu crois qu’il a compris ?
    Jésus : Il comprend vite mais il faut lui expliquer longtemps
    … : Toi tu as tout de suite vu
    Jésus : Mon cœur m’a suffit à te reconnaître immédiatement
    … : Et ENSUITE tu as utilisé la logique
    Jésus : Lui, il a d’abord utilisé la logique
    ….: Il semble que tous les chemins mènent à Rome
    Jésus : Oui, il a vu que la logique pouvait l’amener jusqu’à toi, tardivement
    ….. : Pour (re)venir à moi, il a sauté le pas, il est revenu à lui.
    Jésus : Il a enfin compris ton message, il a écouté son cœur.
    ….. : Oui mais il n’abandonnera jamais la logique. Il en aura besoin dans ce monde de Pierre. Toujours il cachera son cœur. Sa folie est pudique.
    Louis : Bon les deux là, quand vous aurez fini de gloser, je vous rappelle quand même qu’il y’a un boulot à finir. Et là heu je sais pas comment faire, va falloir me donner un coup de main, avec tous les cons qui traînent à l’heure actuel, je sens que je vais avoir besoin de l’éternité.
    Jésus : Tu vois, père, quelle impudence, il est comme cela
    …. : Qui te dit que je n’aime pas la rébellion ?
    Jésus : Tu crois quoi ? Que j’ai toujours regardé là où tu m’as dit de regarder ? Avec tous les crétins qui trainaient à l’époque, valait mieux pas tout dire. Seulement l’essentiel, dont il fera un accessoire, angulaire….

    Jean 8: 32 Et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres.

    Nous sommes le chemin, la vie.
    Nous sommes la République du pays de France, qui marche, qui courre, qui voltige et qui rendons grâce, volontairement ou inconsciemment au créateur. Nous sommes sur la voie, de l’Amour, oui de l’Amour Inconditionnel, arme de construction massive, créatrice de civilisation, de baguette de pain croustillante et de fraise qui ont le goût de fraise. Si vous retirez la saveur de nos framboises, que nous restera-t-il à nous ? les Vivants ? Qu’advienne le temps béni des cerises, le printemps éternel. Là haut, dans l’espace, Le Royaume nous attend, et il attend de nous que nous gardions le sens de la Terre. Prenons soin de la chrysalide, nous pauvre vers de terre, car la science, la 4ème religion monothéiste du Dieu Unique, nous donnera les ailes du papillon. Et les oiseaux du ciel nous regarderons alors d’un air moqueur. N’entendez vous pas déjà la musique et les danses ?

    Gloire à Jésus, son Messie! Gloire à Mahomet son Prophète et gloire à Moïse, son Légiste.

    Et gloire à Darwin, mon sauveur!